Carnet de voyage au Laos

Forum Laos

Laos (Du nord-ouest à Vientiane. Je ne suis pas allé plus au sud). Du 23/01/25- 17/02/25
Pour une présentation générale merci de voir ici

Houay Sai

Je suis arrivé depuis le nord de la Thaïlande et je voulais aller dans le nord. Je ne parlerai donc que du poste frontière de Houay Sai.

Après 1h30 de trajet depuis Chiang Rai, le bus laisse tout les blancs au pied du poste de contrôle thaïlandais

20 baths pour le bus traversant le pont jusqu’au poste frontière Laotien où il est bien de prévoir à l’avance les 40$ pour le visa et un stylo bille : y a pénurie.

Au guichet #1 je prends les papiers, les remplis et les redonne avec le passeport. On me demande 40 baths. Au guichet 2, 10 mn après on me demande 40$ et on me rend mon passeport avec un visa. En sortant un fonctionnaire demande 20 baths à tout le monde mais je ne comprends pas pourquoi. Par contre le songthaew pour se rendre en ville est à 100 baths (c’est trois fois moins cher qu’annoncé sur les forums et raisonnable) surtout qu’il y a 11km.

J’ai fait une réservation d’avion pour rien, aucun contrôle là dessus. Je ne dois pas avoir une tête à m’incruster car on ne m’a jamais demandé, dans aucun pays, un billet d’avion retour. Ce qui n’en fait pas une règle à suivre !

C’est au Thaveesinh Hotel où je suis descendu où je trouve le meilleur taux de change après avoir demandé à 3 endroits. Je change juste les baths qui me restent (l’équivalent de 280 €) et je deviens multimillionnaire : 6 500 000 kips laotiens environ ! C’est rigolo au début mais c’est pénible à l’usage tout ces billets. Un portefeuille convient mieux qu’un porte-monnaie.

J’ai acheté une carte sim (mon téléphone est trop vieux pour les esims) à cette hôtel aussi mais je ne crois pas avoir fait une bonne affaire : 300.000 kips (12€) pour un mois chez Unitel.

Bord de fleuve + crépuscule = moustiques. Spray anti-insecte obligatoire.

J’ai rencontré plus tard des gens qui avaient descendu le Mékong jusqu’à Louang Prabang. Les avis allaient de « pas terrible » à « très suant ».

Comme en Thaïlande, si vous cherchez le sucre, il est à l’abri des fourmis, dans le frigo.

Je n’ai pas trouvé de scooter à louer à Houay Sai mais je n’ai pas cherché beaucoup et je voulais aller dans les villages alentours ce qui fait peur aux loueurs.

Le Wat local est agréable sans plus et les vestiges coloniaux de fort Carnot abritent des sculptures en acier style Starwars et un café avec terrasse. Ça peut plaire.

Comme en Thaïlande, c’est impossible de trouver un petit sentier. On peut cependant emprunter un chemin qui passe devant une caserne sur la colline puis retour quand vous en avez marre.

Une bière (BeerLao, la marque nationale) , sympa, sans plus, coûte 20.000 kips (0.88€)

Un massage des pieds pendant une heure 120.000 kips (5,5 €)

La gare routière étant loin, l’option la plus pratique pour Louang Namtha est le minibus commandé par l’hôtel (350.000 kips, 16 €). L’hôtel d’en face proposait aussi un forfait songthaew pour la gare routière plus bus et un repas sandwich pour 300.000. Le minibus est 1h plus rapide et plus confortable. Avant de prendre le minibus il faut montrer son passeport. Il y’a une assurance comprise : 30 millions de kips en cas de décès donc aujourd’hui ma vie vaut 1376€. Je suis un petit peu déçu, j’aurais dit plus personnellement mais me voilà fixé sur ma valeur… :smirk:

La route qui était bonne devient très dégradée 20 km avant Louang Namtha.

Les bus n’arrivant pas par le nord s’arrêtent à la gare routière sud qui est à 10 km du centre ville et il n’y a pas de songthaew. 100.000 kips (5€) divisé par 2 (j’ai fait cause commune avec un autre voyageur) pour un taxi.

Le musée local est ouvert jusqu’à 16h mais s’il n’y a pas beaucoup de monde ils ferment plus tôt. Ah les fonctionnaires… Petit mais beaucoup de renseignements sur les tribus locales. On y passe une heure

Les agences de trek proposent toutes le même programme et les mêmes prix dégressifs selon le nombre de personnes. J’ai eu le prix pour 8 personnes mais on est 4. Le nombre supposé de personnes sert à mon avis à ajuster le prix. Les guesthouses et les hôtels ont recours aux agences avec parfois de meilleurs prix. J’ai payé 70$ (1.524.000 kips) pour 3 jours. Des chaussures de marche et une assez bonne condition physique sont indispensables : ça grimpe raide par moment. Il y a aussi des passages de rivière à gué un peu tangents lors des treks. Demandez à votre guide de vous tailler un bâton dès le début du trek, vous ne le regretterez pas.

J’ai eu une mauvaise expérience avec l’agence Izkit proposé par ma guesthouse. Beaucoup de problèmes de logistique (nourriture et matelas manquants entre autre).

Il y a pas mal de chiots ou de petits chats mais peu d’animaux domestiques adultes dans les villages. Cherchez l’erreur…

J’ai aussi fait le circuit vélo proposé par l’office du tourisme. : les rues dans les villes et villages aux alentours sont bonnes mais entre eux les chemins sont faits de remblais de rivières donc de sable et de gros galets inconfortables. Un Vtt n’est pas indispensable mais essayez d’avoir une bonne selle bien suspendue en louant un vélo. Pas mal de points d’intérêt étaient fermés lors de mon passage hélas mais les gens sont gentils, le paysage sympa, la circulation tranquille et tout les gosses ont à cœur de vous saluer d’un hello.

La gare routière vers le nord est proche du centre ville. Départ à 8h30 (100.000 kips, 4,5 €). Il y en a 4 par jour. Il se range pile devant le petit panneau Sing district.

Certains chinois sont pénibles dans les bus : ils regardent des vidéos ou passent des coups de fil en mettant le son à fond. On dirait qu’ils ne connaissent pas les écouteurs. Grr… Ceci dit, je suis allé à Muang Sing pour rien et la route est très mauvaise. Le trajet dure 2 h. Presque toutes les guesthouses sont dans le même coin, pas loin du musée, près du marché de nuit. J’ai failli coucher au Phou Lu bungalows. C’est à 50 m de la route principale donc silencieux, des petits bungalows avec des parois en bambous tressés. Charmant.

Mais le panneau des réservations pour les treks de l’office du tourisme (pas toujours ouvert dans la journée) est vide et n’a pas vu une trace de marqueur depuis longtemps. On peut aller voir seul 3 villages presque groupés avec des Akhas et des Yaos mais il y a 10 km à faire sur la route principale avant d’y arriver… Et pas un scooter à louer. Même pas un vélo : le seul (oui, le seul !) vélo louable était hs.

Réputée pour ses treks et ses nombreuses minorités ethniques sur internet (mais c’était avant le covid, depuis les touristes ne sont pas revenus d’après plusieurs sources locales), Muang Sing n’est pour le voyageur solitaire que je suis qu’une impasse poussiéreuse et sans charme avec des rues se croisant à angle droit. Ça vaut peut-être le coup si vous avez les moyens de payer un trek privé ou que vous êtes plusieurs. On trouve le site de l’office du tourisme et la description des treks assez facilement sur internet.

Le bus en direction du Vietnam part à 7h 30 de la gare routière extérieure du sud mais pas pendant les fêtes du nouvel an chinois. Autre solution pour Muang Khua (d’où je compte partir pour descendre les gorges de la Nam Ou) : prendre le bus pour Oudom Xay à 9h30. A la moitié du trajet, après Na Mor, la route s’améliore un peu. On arrive à 14 h 30 à Oudom Xay et il y a un bus qui démarre tout de suite vers Muang Khua mais c’est encore 4 h de bus et je n’en n’ai pas le courage. Je trouve une chambre un peu pourrie en face la gare pour 150.000 kips. Je repartirai le lendemain à 11h.

Muang Khua

Départ du bateau vers Muang Ngoi à 9h30. En prenant les tickets la vieille (300.0000 kips) on nous montre des bateaux étroits équipés de sièges de voiture. Déception en voyant le bateau aujourd’hui : c’est du basique avec de simples bancs en bois transversaux… pour le même prix et il n’y a pas le choix. Il y a 4 h de trajet.

La rivière est beaucoup plus large et plus calme qu’avant à cause d’un barrage peu avant Muang Ngoi. On ne peut plus appeler ça des gorges et c’est décevant.

Le moteur est extrêmement bruyant car le chauffeur laisse la porte du compartiment moteur ouverte pour le refroidissement. Le bateau s’arrête plusieurs fois pour prendre des gens ou/et des sacs de marchandises lorsque des riverains font signe depuis le bord.

Deux heures après, on fait un long arrêt on charge de nombreux gros sacs, un générateur …. Et 2 scooters ! Sans compter quelques passagers supplémentaires bien sûr. Je compte 27 personnes et j’estime à 500 kg le fret. L’inconfort est désormais réel. Puis le moteur casse sous l’effort dû à ce chargement déraisonnable. Un autre bateau nous prend en charge après une heure d’attente.

Après un très court transfert en tuktuk pour franchir le barrage proche de Houay Lo, avant Muang Ngoi, on remonte dans un autre bateau et tout change : dans le bateau il y a des sièges de voiture, plus de fret ou presque et la rivière coule dans son cours naturel avec de petites îles, des rapides et de magnifiques montagnes. Dommage qu’il ne reste qu’une dizaine de kilomètres avec ce paysage. 7 h de trajet éreintant au total. Je déconseille donc cet itinéraire. Mieux vaut remonter la Nam Ou depuis Muang Ngoi ou Nong Khia jusqu’au barrage seulement puis redescendre.

Muang Ngoi

La grotte Keo Nang est petite et banale mais 2 plateformes (l’une à mi-chemin et l’autre à gauche de la grotte) permettent d’admirer une jolie vue assez semblable. Partez à gauche de la fin de la rue principale parallèle à la Nam Ou pour trouver un petit pont de bambou piéton sinon vous devrez traverser un peu plus loin à gué comme les véhicules. Ça grimpe fort donc de bonnes chaussures et surtout une bonne forme physique sont nécessaires.

Des marches sont creusées et il y a des rampes en bout de bois cloués sur les arbres lorsque c’est très raide. Ce travail vaut peut-être les 30.000 kips demandés.

La rue principale (500 m de route cimentée toute droite avec une suite de commerces dans des maisons en bois, des restaurants, des agences de trek, des épiceries, des cafés etc…) n’est pas très belle. C’est assez touristique et les prix assez élevés. Je n’ai pas vu de trek attrayant pour moi qui souhaite marcher dans la jungle un peu sauvage. La plupart comprennent une demi-journée de marche, une nuit en tente et une descente en kayak.

Le soir (pas trop tard car ça part vite) on peut manger de délicieuses petites tranches de porc avec du riz au barbecue d’Anje au bord de la route principale.

Au lieu d’aller au village de Ban Na comme beaucoup on peut bifurquer à gauche après le petit gué vers Houey Sen ou Houei San (l’orthographe des noms de lieu en caractères latins est très variable mais après tout c’est une sorte de traduction destinée aux européens). C’est un village à 6 km débutant par une piste en terre poussiéreuse mais il n’y a quasiment pas de circulation. Noter que l’information comme quoi on est embêté en passant devant la grotte de Tham Kang est obsolète.

Houey Sen est un village normal, pas touristique où l’on peut simplement siroter une bière en regardant la vie quotidienne dans un petit village traditionnel. Moi j’aime. Retour par la même route car pas possible de faire une boucle.

Il y a des bateaux tout les jours pour remonter de Nong Khia vers Muang Ngoi a 11h et 14h30. Dans mon sens, pour descendre vers Nong Khia, le bateau est officiellement à 9h Il y en a sûrement d’autres, privés, à négocier. Possibilités de louer un bateau privé entier pour 400.000. Il est prudent d’arriver à l’embarcadère à 8h. Billet à 70.000 kips (3,20€ pour une heure de bateau). S’il y a trop de monde il y a 2 bateaux.

Nong Khia en elle-même est sans intérêt. Cette ville est juste le point de départ d’excursions organisées pour ceux qui viennent de Luang Prabang. Je fais le tour des agences de trek mais malgré les affiches accrocheuses évoquant la forêt profonde j’ai un peu de mal à y croire quand je regarde autour de moi et la carte satellite Google map, qui n’est déjà pas forcément à jour, montre plus de champs que de forêt aux alentours.

Ce qui se vend surtout ce sont des ascensions dans l’après-midi pour aller voir le coucher de soleil, passer la nuit en tente et le lendemain voir la mer de nuages (en fait la brume qui s’élève de la forêt au matin) avec le lever du soleil. Généralement ça forme des groupes de 10 à 20 personnes. Sinon, la plupart des treks en forêt comprennent une journée à Muang Ngoi or j’en viens.

Je fais finalement seul une balade de 18 km et 1000 m de dénivelé dans la forêt. J’ai conservé le tracé mais je décline toute responsabilité en cas de problème lors de son utilisation : c’est un peu dangereux et il n’y a pas de réseau. A mon goût c’était super mais je ne trouve pas d’autre itinéraire comme ça dans le coin.

J’ai couché au Sengdao Chittavong Guesthouse & Restaurant.

Les bungalows tout près de la rivière sont modernes, propres, assez bien insonorisés avec une grande baie vitrée. Les autres, moins chers, sont en bois donc moins bien insonorisés (réveil au chant du coq si vous ne mettez pas les bouchons d’oreilles) et beaucoup plus rustiques. Seule la jeune femme parle anglais. On mange bien pour un prix très convenable à leur restaurant.

Note culinaire et linguistique : en Asie, morning glory, ce n’est pas la petite gloire du matin, expression anglaise graveleuse ayant trait à la raideur d’un organe masculin au réveil mais c’est du liseron d’eau, une plante botaniquement proche de l’épinard même si ça ressemble à des haricots verts une fois dans l’assiette.

Plusieurs bus partent vers Louang Prabang à partir de 8h30. La gare routière est à la bordure de la petite ville comme d’habitude (1km du centre-ville). La route n’est pas très bonne mais c’est l’inverse du nord, ici c’est surtout dans les villes que c’est défoncé, pas besoin de faire des ralentisseurs. Enfin, y a aussi pas mal de passages au pas en pleine route à cause des trous.

Arrivé à la gare routière du nord de Louang Prabang c’est l’arnaque : il faut encore payer 100.000 (presque aussi cher que le minibus depuis Nong Khia) pour prendre un tuktuk pendant un court trajet vers le centre ville mais je le savais.

Louang Prabang est une ville touristique donc chère. Même au marché de nuit la nourriture est chère ! Attention en réservant un hôtel : les 2 ponts reliant la presqu’île du centre historique à la rive droite de la Nam Khan au sud-est n’existent plus. Le pont de bambou est détruit et le service de bateaux le remplaçant ne fonctionne pas. L’autre pont est en reconstruction et personne ne sait quand il sera fini. Cela rallonge de 3 km à pied pour passer sur le troisième pont qui n’est praticable que pour les piétons et les scooters, pas pour les voitures. Je me suis fait avoir la 1ere nuit.

J’ai donc couché pour ma 2eme nuit, en ville, à la Tingkham Guest House pour 18€, dans une chambre en sous-sol un peu humide et sur un matelas très dur. La douche commune est vraiment basse de plafond et pas très propre. C’est l’un des plus chers et des pires hébergements de mon voyage mais je n’ai rien trouvé d’autre d’abordable.

Le palais royal se visite en chaussettes et les photos sont interdites. Il n’y a pas beaucoup d’explications sur les différents objets présentés. C’est très mal mis en valeur et seul internet permet de comprendre un peu l’historique des lieux. Quel dommage.Le bâtiment est joli sans être impressionnant. Mais les jardins sont agréables. Profitez de votre visite pour prendre des billets pour le ballet-théâtre royal : 200.000 pour une heure de spectacle. Ça ne doit pas être facile, même pour un théâtre national, de trouver des acteurs-danseurs de bons niveaux pour un art traditionnel qui à, de plus, été longtemps considéré comme décadent et donc déprécié car certains sont très jeunes et ce n’est pas toujours bien synchronisé. Un résumé (en français aussi) de l’épisode du Ramayana joué chaque soir est disponible à côté de l’entrée. A la fin, les acteurs prennent différentes poses pour les photos. Malgré les défauts cités je trouve que c’est une activité à ne pas manquer.

Le plafond de retrait au distributeur (et il faut en trouver un qui fonctionne parmi les nombreux implantés) est de seulement 2 millions de kips (90€). On peut retirer beaucoup plus dans l’une des agences bancaires avec son passeport.

Il n’y a plus de menu dégustation laotien au restaurant l’éléphant. Juste des plats français. C’est dommage Le Cafe/Bistro Ban Vat Séné est une bonne adresse. La cuisine est simple mais bonne, le service impeccable. Excellent rapport qualité prix pour cette ville.

La Heuan Chan Heritage House est une vieille maison de riches traditionnelle transformée en petit musée intéressant sur la vie quotidienne des Laotiens. Agréable. D’ailleurs il faut reconnaître à LuangPrabang un certain charme dans le sens où, à part le centre-ville qui n’est comme ailleurs qu’une suite de magasins pour touristes, les rues sont bordées de belles maisons traditionnelles bien restaurées.

A noter que contrairement à la quasi-totalité des autres villes d’Asie on peut marcher sans trop d’appréhension sur les trottoirs de Louang Prabang. Dans les nombreuses autres villes que j’ai parcourues en Asie, les trous béants ou autres obstacles plus ou moins traitres sont nombreux et non signalés. Attention car dans de très nombreuses villes d’Asie il est autorisé de prendre un sens interdit en scooter. Méfiance quand on est piéton. Regardez plusieurs fois de chaque côté avant et pendant la traversée d’une rue.

J’ai fait une visite sympa sur la rive droite du Mékong (en face) en direction du Wat Nong Sa Keo. Pour 10.000 kips (0,50 €) il y a un ferry pour traverser toutes les demi-heures (ça prend 10 mn) jusqu’à 22 h y compris les jours fériés m’a-t-on dit. Juste avant d’arriver au Wat Chomphet j’ai obliqué à gauche pour aller au Wat Nong Sa Keo, grand comme une petite maison d’une pièce, très simple, bâti sur pilotis sur un petit étang. A part les nombreux coqs qui chantent à tout va comme partout en Asie, le lieu est calme et propice à une bonne pause, certains diraient « à la méditation ». On peut assez facilement trouver un sentier pour revenir vers les autres temples. La balade est agréable et, pour une fois, il y a pleins de panneaux explicatifs avec la légende souvent jolie et les faits historiques.

J’ai réservé sur 12go un package minibus + train chinois pour me rendre à Vang Vieng. C’était ça ou 5 h de bus… Et encore, de gare routière extérieure à gare routière extérieure !

Arrivé à la gare c’est le chauffeur qui va chercher les tickets de train. Pratique. Les contrôles de sécurité dans le train chinois sont encore plus sévères que dans l’avion : je dois sortir mon spray anti-insecte pour montrer qu’il n’est pas sous pression. Mes ciseaux de couture sont confisqués. Pour une fois le wagon n’est pas sur-climatisé. Il y a tellement de tunnels qu’on à l’impression de voir le paysage en pointillé pendant 1h.Le tuktuk de la gare vers le centre de Vang Vieng coûte 40.000 kips (1,77 €), étonnamment raisonnable.

Difficile de dormir au calme dans une ville comme Vang Vieng. Le Keosimoon Guesthouse fait ce qu’il peut avec ses bungalows un peu à l’écart de la ville et de la route. Il y a quand même du bruit (boîtes de nuit, camions) mais les chambres sont propres, la clim fonctionne et l’eau est chaude. Le tout pour un prix très raisonnable (200.000,17€). Depuis le Keosimoon, on peut rejoindre la ville par une petite prairie au lieu de passer par la route et on trouve des gargotes où manger bien et pas cher en s’éloignant un tout petit peu de la ville vers le nord.

Au night market, il n’y a presque que des habits et colifichets pour touristes, très peu de choix pour manger. Une exception en Asie. Le soir, les haut-parleurs commencent à donner de la voix, y a des lasers qui percent le ciel pour indiquer une boîte de nuit et je n’avais encore jamais vu autant de pizzerias en aussi peu de mètres en Asie. Ailleurs non plus en fait. Le ciel est régulièrement parcouru par des para moteurs et, le soir, des montgolfières qui promènent les touristes.

Vang Vieng a l’air d’un parc touristique aussi animé que provisoire. Il ne faudrait probablement pas plus d’une semaine pour démonter l’ensemble et l’installer ailleurs. Mais abstraction faite de ce cirque, le décor est très beau et mérite le coup d’œil.

A l’ouest de la ville, il y a un lagon caché (on le trouve sous ce nom sur Maps.me) au bout d’une vallée où l’on n’entend que le bruit de la nature (ce qui est rare car dans le reste de la vallée, le vrombissement incessant des buggys gâchent la contemplation du paysage naturel environnant). Hélas, en saison sèche il est à sec mais la vallée est reposante. Pas loin, il y a un beau point de vue tranquille et gratuit à faire. Ça grimpe très dur sur 400 m pour arriver au sommet et Il y a ensuite des échelles de bois puis une plate-forme et même une balustrade avancée (mais les garde-fous en bois ne sont pas en bon état sur cette dernière). Ça vaut le coup d’œil. Sinon, il y a d’autres points de vues plus accessibles, plus aménagés (certains sont payants) toujours à l’ouest de Vang Vieng.

Notes alimentaire : les barquettes de fruits sont parfois vendues avec un petit sachet rempli de sucre roux. En fait non, ce n’est pas du sucre mais un piment assez violent !

Gorges de la Nam Link,

Depuis Vang Vieng, il y a 60 km et il faut 1h30 pour aller voir les gorges de la Nam Link en scooter sans passer par l’autoroute me dit Google et mes autres applications sont d’accord. Sauf que c’est très mal entretenu depuis que les chinois ont fait l’autoroute. La route est un condensé de ce qu’on trouve de pire en Asie : trous énormes, saignées brutales de 20 cm de large et presque autant de profondeur qu’on ne voit qu’au dernier moment. Il y a aussi pas mal de vaches en liberté, des chiens, des chèvres… chaque sortie de virage peut cacher un danger potentiel. Je prends 3 h pour atteindre gentiment la Nam Link mais, au final, c’est comme pour la Nam Ou : il y a 2 barrages et les gorges ont disparues. Après une longue pérégrination sur les routes et chemins aux alentours je décide de prendre l’autoroute pour rentrer plus vite mais c’est interdit aux deux-roues et ça n’était marqué nulle part.

Du coup il est tard et je suis obligé de revenir rapidement par la même route pourrie. Avec tous les pièges qu’il y a je mets une heure et demie pour rejoindre Vang Vieng à la nuit tombante. Pourtant j’ai 10 ans de motocross derrière moi et je n’ai pas fainéanté sur la route. Ils sont solides les scooters Honda ! Moralité, les temps de trajet sur les applications sont très théoriques. Comptez le double au moins.

Le bus pour Vientiane démarre avec 20 mn d’avance. Ça n’est pas la compagnie annoncée sur ma réservation mais c’est de l’organisation laotienne, faut s’y faire et ça marche. La preuve, j’arrive à bon port.

Vientiane

Les restaurants et bars sont ouverts jusqu’à au moins 22h alors que, par comparaison, passée 20 h il n’y a quasiment plus rien d’ouvert dans le reste du pays.

J’ai mangé au Vendôme malgré des avis Google clivants. Steak et patates sautées. Purée que c’est bon de ne pas avoir de viande bouillie ou grillée accompagnée de riz ou de nouilles pour une fois ! Le tout pour 7€ alors que j’ai vu des steaks à 28€ pas loin. Bonne adresse.

Je vais visiter un centre de déminage et de prothèses toujours en activité hélas depuis les bombardements américains de bombes à fragmentation en 1964. Le COPE Visitor Centre. Intéressant.

Pas très loin, il y a un restaurant sympa avec terrasse au bord de l’eau et des petits jets d’eau rafraîchissants à côté du Setha Badminton Club. La spécialité locale, le Lap y est bon (trier pour enlever les piments peut être souhaitable avant d’attaquer ce plat).

Je zappe le sud du Laos, c’est long et j’ai trop vu de rizières alors je prends l’avion vers Siem Reap via Bangkok.

Malheureusement il n’y pas de consigne pour les bagages à l’aéroport de Vientiane et il faut faire la queue au comptoir des bagages pour une carte d’embarquement papier (version sur smartphone non autorisée) même si l’on n’a pas de bagages à enregistrer.

Attention si vous êtes fumeur, les panneaux d’interdiction et peintures au sol près de la porte sont effacés ou arrachés. Profitant de ça, c’est la seule fois où j’ai été victime d’une tentative d’extorsion de la part des policiers ou militaires pendant mon voyage de 4 mois et 5 pays.

Je leurs ai donc dis sans m’énerver que, si je payais je voulais un reçu, que j’allais prendre des photos prouvant qu’il n’y avait pas de panneau et envoyer le tout à mon ambassade. Ils ont dû me trouver trop chiant et ils ont laissé tomber. J’ai gentiment été fumer dans une zone près du parking que je n’avais pas vue. En sortant de l’aéroport à droite dans la rue principale (10mn de marche) il y a une gargote locale rustique mais saine et économique par rapport aux restos d’aéroport sans goût et chers.

On part avec 30 mn de retard. C’est habituel paraît-il… mais ce n’est rien comme je le verrais à Bangkok : le vol pour Siem Reap est annoncé avec une heure de retard. La patience est une des vertus principales des voyageurs n’est-ce pas ?

Merci beaucoup pour ce récit très précis et vraiment intéressant… comme je compte rejoindre Luang Prabang que je connais déjà depuis Chiang Rai en février prochain, ce récit ne servira beaucoup …
On peut regretter sur ce forum qu’il y ait de moins en moins de récit de voyage pourtant passionnant… souvent ce ne sont que des questions banales …
Encore bravo !

Content que ça vous plaise !
Malheureusement pour vous, je n’ai pas testé la descente du Mékong vers Luang Prabang. J’ai même fait un gros détour (plutôt sympa) par le Nord puis l’Est :grinning:.
Concernant l’état d’esprit, je ne suis pas sûr que cela soit spécifique à ce forum. J’ai plutôt l’impression que c’est hélas général.
Si ce n’est déjà fait, je vous invite à lire mon article sur les généralités (lien au début de ce texte) où j’ai compilé tout ce que j’ai pu comme conseils pratiques valables dans toute l’Asie… Enfin ce que j’ai constaté personnellement bien sûr, je ne prétend pas tout connaître des 5 pays parcourus.
En effet, je n’ai pas repris ces remarques générales pour chaque pays parcouru lors de mon voyage.

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