3 mois en Chine au printemps 2025

Forum Chine

8 mai 2025 - PARC GEOLOGIQUE NATIONAL DE ZHANGYE DANXIA

Nous avons prévu de visiter le site. Toute la nuit le vent a soufflé avec force et la vue est obscurcie par la tempête de sable. Le responsable du camp nous suggère d’aller visiter un autre site le matin et de réserver l’après-midi pour le parc “rainbow”. Le parc où nous allons s’appelle “extra-terrestre”. Un chauffeur nous y conduit. Il s’arrête en plusieurs endroits pour nous faire découvrir de remarquables formations rocheuses. Elles sont de toutes les formes et de toutes les tailles. Elles ne sont pas toutes colorées. Plusieurs d’entre elles ont retenues notre attention. La plus spectaculaire fait penser à un empilement de moulins à prières. D’autres ressemblent à des tours ou des murailles. Les eaux de ruissellement ont transformé des formations en stalagmites blancs. D’étranges dessins sont dessinés par la nature sur des rochers. La végétation est quasi absente et il y a très peu de touristes.

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Le responsable du camp vient nous chercher en voiture dans l’après-midi pour nous amener au site le plus spectaculaire, le parc “rainbow”. Il y a de nombreux touristes chinois. Après nous être acquittés du droit d’entrée, gratuit pour nous, des bus vont nous conduire de plateforme en plateforme aménagées pour mieux profiter de la vue. Tout est organisé pour la satisfaction des touristes, mais aussi pour éviter la détérioration du site par la foule. Du haut de chaque plateforme le spectacle est époustouflant. Sur des dizaines de kilomètres, ce ne sont que des montagnes de toutes les couleurs, jaunes, brunes, ocres, blanches. Les roches forment des méandres multicolores. Nous ne nous lassons pas de regarder cette vue du travail de la nature qui date plusieurs dizaines de millions d’années. Nous passons de plateforme en plateforme en bus au milieu de touristes chinois de plus en plus nombreux. A chaque arrêt nous nous extasions devant ce spectacle, qui varie aussi en fonction des nuages. Il n’y a pas deux massifs qui ne soient identiques. Nous faisons provision de photos et vidéos, ce qui n’est pas évident avec la force du vent. C’est difficile de décrire ce que nous voyons, car le spectacle est avant tout visuel. Après plus de trois heures à admirer ce qui se présente devant nos yeux et qui nous paraît irréel, nous quittons le parc à pied pour le camp situé à quelques centaines de mètres.

Ce fût une journée bien remplie et nous ne regrettons pas cette escapade. Le soir après le repas nous constatons que la tempête de sable s’est éloignée. Le vent souffle moins fort et le ciel est plus dégagé.

Le 9 mai nous prenons notre petit-déjeuner dehors avec comme décor les yourtes et les montagnes colorées. Nous sommes les seuls touristes dans le camp.

Dans quelques heures nous devons prendre un bus qui doit nous conduire à Zhangye.

9 mai 2025 - ZHANGYE

Après notre petit-déjeuner nous prenons un bus pour Zhangye. Le responsable du camp a téléphoné au chauffeur qui fait un détour pour nous prendre devant le camp. En une heure nous arrivons à Zhangye. Après notre installation à l’auberge de jeunesse nous partons à la découverte des monuments de la ville.

Celle-ci nous apparaît calme. Il y a peu de circulation. La rue où nous marchons est bordée de nombreux magasins de style occidental.

Notre première visite est pour la pagode en bois de Xilai. C’est une pagode en briques et en bois de trois niveaux construite au 6 ème siècle. Malheureusement pour nous elle est en cours de restauration et est recouverte d’échafaudages et de bâches.

Derrière un petit quartier de style ancien est en cours de construction. Il est constitué de quelques maisons et est totalement artificiel et désert.

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Sur une grande place des personnes âgées s’essaient à une danse moderne. D’autres effectuent des mouvements de Qigong. Dans un coin d’autres habitants jouent aux cartes. Plus loin de nombreuses personnes s’entretiennent sur des dizaines d’appareils de fitness ou de musculation.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le temple du Grand Bouddha. Il a été construit au 11 ème siècle. Il se compose de plusieurs pavillons, d’une énorme statue de Bouddha, mais aussi des milliers de sutras et textes bouddhistes très rares et très bien préservés. On est d’abord accueilli par un portique et deux pavillons en bois peints de toutes les couleurs. On aboutit directement sur le principal bâtiment en bois qui a conservé ses portes anciennes.

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Dans ce bâtiment on trouve un Bouddha couché de 35 mètres de long en bois, le plus long de Chine. Le temple en bois, bien qu’en mauvais état par endroit, fait partie des rares du pays a être encore d’époque. Bouddha y est représenté allongé, paisible. Il est construit en argile et en bois, et peint en couleurs et avec des feuilles d’or. On y voit aussi des statues d’arhats en argile et de nombreuses peintures murales.

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Derrière des salles abritent des expositions d’objets bouddhiques, statues, reliques, stèles, peintures. Comme dans tous les musées les expositions sont soignées et accompagnées de textes en anglais.

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On pénètre ensuite dans une salle d’exposition de sutras.

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Au fond du parc apparait une impressionnante pagode blanche en terre de 33 mètres de haut entourée de 4 petites pagodes à chaque coin de sa base.

Dans un angle du site on trouve le Shanxi Guild. C’est une remarquable structure en bois construite au début du 18 ème siècle en parfait état de conservation. On y trouve une porte bien conservée, une scène de théâtre, une tour de la cloche et du tambour, des ailes avec des mezzanines ayant conservé de belles peintures, un temple renfermant des statues de divinités taoïstes et de petits édifices. Toutes des structures sont finement sculptées et ont près de 300 ans.

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Nous regagnons tranquillement le quartier de notre logement. Nous faisons une balade dans une galerie marchande et mangeons le soir dans le restaurant situé dans un marché nocturne.

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10 mai 2025 - JIAYUGUAN

Le matin le TGV nous conduit en direction de Jiayuguan. Le paysage est splendide. D’un côté c’est le désert, de l’autre de hautes montagnes recouvertes de neige sont visibles et descendent jusque dans la plaine. Un taxi nous conduit à notre hôtel. Avec difficulté nous réussissons à avoir nos chambres, la barrière de la langue étant parfois difficile à surmonter. Mais l’employée de l’accueil a mis beaucoup de bonne volonté et avec l’aide d’une application de traduction sur les smartphones, nous avons obtenu toutes les explications sur notre séjour.

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Nous avons reçu des SMS de la part de China Unicom pour nos portables et nous décidons d’aller dans une agence pour avoir des explications. Un taxi nous y conduit. Finalement l’employée nous rassure. Tout est correct. Nous décidons de nous promener dans le centre-ville. C’est une ville difficile à saisir car il n’y a pas grand-chose à voir, peu de magasins, peu de personnes et de circulation, beaucoup d’immeubles. Nous entrons dans un marché couvert. Il est quasiment désert et presque toutes les boutiques sont fermées. De nombreuses tours parsèment le centre-ville et les montagnes enneigées sont visibles au loin.

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Nous arrivons dans un parc. A son entrée plusieurs statues nous accueillent. Nous nous baladons dans ce parc. Un lac y apporte de la fraîcheur avec une pagode sur une île et une forêt d’immeubles en toile de fond et les montagnes enneigées au fond. Le parc est vert avec de nombreux arbres, fleurs et plantes. Nous tombons subitement sur quelque chose que nous n’avions jamais vu, des perfusions sur des arbres. On a supposé qu’ils étaient malades, mais de là à les soigner comme ça !

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Nous regagnons tranquillement la direction de l’hôtel. Les rues semblent spécialisées dans un domaine. Il y a une rue où on trouve des dizaines de boutiques de téléphonie mobile, une autre pour les scooters, une autre pour les lunettes. De temps en temps quelques restaurants émergent. Nous en choisissons un pour manger d’appréciables wontons. A notre hôtel nous voyons avec la préposée de l’accueil la réservation d’une voiture pour les visites prévues demain.

11 mai 2025 - JIAYUGUAN

Nous avons prévu de consacrer cette journée à la Grande Muraille de Chine. Notre chauffeur nous conduit à la Première tour de guet de la Grande Muraille. Cette partie de la muraille a été construite au 13 ème siècle. Elle marquait la limite du monde civilisé. Au-delà se trouvaient les barbares d’Asie centrale. Une navette électrique nous y conduit après l’achat des billets. Au bord d’une rivière encaissée entre deux falaises d’une cinquantaine de mètres la Grande Muraille de Chaîne commence à des milliers de kilomètres de Beijing. De cette tour il ne reste plus qu’un monticule de terre d’une dizaine de mètres de haut. Puis démarre les restes d’un mur de 3 mètres de haut. A côté de la tour sur une cinquantaine de mètres la muraille a été reconstituée. Elle fait une dizaine de mètres de haut et elle est en brique recouverte de pisé à base de paille. Elle est précédée d’un fossé profond de 4 mètres.

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Nous visitons un intéressant musée racontant l’histoire de la Muraille de Chine et plus particulièrement de cette région.

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Une tyrolienne permet de franchir le canyon. Les filles en font, pas nous.

Nous nous retrouvons plus tard au bord de la rivière dans un camp reconstitué qui défendait cet endroit. Nous quittons ce lieu en ayant appris beaucoup de choses sur cette Grande Muraille.

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Le chauffeur nous conduit ensuite sur le site du Surplomb de la Grande Muraille. Cette section a entièrement été refaite et on peut l’emprunter pour monter jusqu’à une petite tour située en haut d’une colline. La montée est rude, mais la vue est exceptionnelle sur le désert, les montagnes enneigées, la ville et ses groupes d’immeubles, les centrales nucléaires et les cheminées des innombrables usines. Derrière la tour, les touristes peuvent acheter et fixer des cadenas avec un vœu ou un souhait sur des barrières. La descente est plus facile par un chemin aménagé.

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Le chauffeur nous conduit ensuite à la dernière destination, le Fort de Jiayuguan. Il a été construit au 14 ème siècle. Il a été restauré dernièrement, mais en conservant la majeure partie de ses éléments d’origine. Nous prenons une navette électrique qui nous conduit au Fort. Il est protégé par une première muraille. Puis il faut franchir une imposante porte surmontée d’une haute tour.

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Dans la première cour on trouve plusieurs bâtiments peints de couleurs éclatantes, dont une scène de théâtre et un bâtiment servant de hall de réception.

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On franchit une seconde porte imposante pour parvenir dans le Fort. Tous les murs et bâtiments sont construits en briques et en pisé.

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Sur la droite on trouve le logement du général qui commande le fort. Il est composé de plusieurs bâtiments repartis autour d’une cour, au différentes fonctions, chambre, cuisine, bureau de travail, salles des gardes et du personnel. Des mises en scène reconstituent les conditions de l’époque de la construction du Fort.

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Trois grandes tours posées sur des plateformes surplombent le site. Elles sont en briques et en bois et possèdent trois niveaux. Leurs structures sont peintes en rouge et la partie située sous le toit en plusieurs couleurs.

Nous nous promenons sur les remparts d’où on aperçoit les restes de la Grande Muraille parcourir la campagne en provenance de la Première tour de guet et continuant vers le site du Surplomb de la Grande Muraille que nous avions visitée auparavant.

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Nous terminons notre visite par le Musée. Il retrace l’histoire de la construction de cette partie de la Grande Muraille. Des photos, des cartes, des objets anciens montrent l’importance de ce Fort dans l’histoire de la Grande Muraille. Des cartes permettent d’avoir une vue d’ensemble de la Grande Muraille pour la Chine. Des matériaux de construction ayant servi pour édifier la Grande Muraille sont exposés. Des maquettes montrent l’importance du rôle défensif de cette construction. Des photos prises à un siècle d’intervalle permettent de mesurer son évolution sur cette période. Des reconstitutions grandeur nature de scènes de cette époque complète cette très instructive exposition.

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Le soir nous allons manger au marché situé à quelques centaines de mètres de notre hôtel. Nous en profitons pour nous promener parmi les stands sous le regard amusé et complice des commerçants. Nous y faisons quelques achats d’épices.

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12 mai 2025 - JIAYUGUAN

Nous avons décidé d’aller visiter seuls une tombe située à une douzaine de kilomètres de Jiayuguan. C’est un tombeau de la dynastie des Wei et Jin. Sur le site on a plus d’un millier de tombes datant de la période s’étendant du 3 ème au 6 ème siècles. Une vingtaine ont été examinées et une seule est visible. Un taxi nous y conduit. Notre passeport nous permet toujours de ne pas payer l’entrée. Nous commençons par la visite du musée. Il est situé dans un bâtiment récent et présente des objets trouvés sur le site des tombes, poteries, bronzes, statues, vases. On y trouve également un cercueil en bois vieux de plus de 2000 ans, ainsi que des reproductions de peintures sur briques qu’on trouve dans les tombes de cette période.

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Nous accédons ensuite au lieu de la tombe. Elle est repérable à un petit tumulus de terre surmonté d’un tuyau d’aération. C’est la tombe d’un couple. Un employé nous accompagne. Nous descendons plusieurs dizaines de marches pour atteindre l’emplacement de la tombe à 10 mètres de profondeur. Il fait frais à ce niveau. On entre dans trois petites salles parées de briques dont un certain nombre dont recouvertes de peintures simples représentant des scènes de la vue quotidienne, comme la chasse, la récolte de feuilles d’un arbre, la préparation du thé, le labourage. Il faut se baisser pour passer d’une pièce à l’autre. Chaque salle est de petite taille et ne peut contenir plus de deux personnes. Le sol est recouvert de dalles en pierre avec des dessins géométriques. Le plafond des salles se terminent par une clé de voute. Nous remontons à la surface très surpris par ce que nous venons de visiter. Nous passons à la petite boutique attenante et y achetons quelques souvenirs de cette étonnante découverte. En quittant le site nous voyons çà et là des monticules de terre surmontés d’un tuyau d’aération indiquant la présence de tombes sur cette surface désertique.

Nous retournons à la voiture en direction d’un ancien village fortifié situé à quelques kilomètres. Sur place nous ne trouvons rien. Il semble que ces ruines aient été détruites pour faire place à des maisons modernes. Dépités nous retournons à l’hôtel. En cours de route nous voyons les restes de la Grande Muraille de Chine et de tours de guet.

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Après quelques instants de repos dans notre chambre, nous prenons la direction du Musée de la ville de Jiayuguan. En arrivant nous constatons qu’il est fermé le lundi. Nous nous promenons sur cette vaste esplanade. Une partie est occupée par une foire pour les enfants. Sur une autre partie des habitants dansent ou s’essaient au karaoké. Au fond une longue fresque célèbre l’histoire de cette ville entre muraille de Chine et hommage aux travailleurs. Derrière on trouve un imposant bâtiment. C’est l’hôtel de ville. Nous rentrons finalement à l’hôtel à pied par des rues bordées de nombreux magasins vendant des scooters électriques, des ustensiles ménagers, les smartphones. Puis nous retournons manger au marché de nuit.

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13 mai 2025 - JIAYUGUAN

Nous allons visiter le Musée de la ville de Jiayuguan. C’est un musée installé dans un bâtiment neuf. Il comporte deux niveaux. Au premier sont détaillées les différentes réalisations de la ville en matière d’architecture, habitation, sport, culture, tourisme. Au centre une imposante maquette de la ville montre son étendue. Au second c’est l’histoire de la ville au 20 ème siècle à travers des photos, des cartes, des reconstitutions, des objets. La période depuis 1949 est la plus documentée. On reconnaît de nombreux objets de notre enfance, téléphone, télévision, tourne disque, mobilier. C’est une exposition intéressante qui nous a permis de découvrir toutes les facettes de cette ville.

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Nous terminons notre séjour dans cette ville par une promenade au milieu des sculptures disséminées dans les rues.

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Dans quelques heures nous allons prendre un train qui doit nous conduire à notre prochaine étape, Dunhuang.

13 mai 2025 - DUNHUANG

Un taxi nous amène à la gare ferroviaire. Un TGV nous conduit à notre nouvelle destination, Dunhuang. La ville laisse rapidement la place au désert. Il n’y a plus d’habitation. Par contre du train nous pouvons apercevoir des champs d’éoliennes à perte de vue. Des milliers d’éoliennes sur plusieurs dizaines de kilomètres. Le sol est de plus en plus désertique alors qu’au loin on aperçoit des montagnes enneigées qui marquent la limite de l’Himalaya. Puis le sable fait son apparition.

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14 mai - DUNHUANG

Nous avons prévu d’aller visiter les grottes de Mogao, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un taxi nous amène au centre d’accueil. Nous prenons des tickets. Pour la première fois depuis longtemps nous payons le plein tarif. La visite commence par deux films. Le premier présente l’histoire de la création des grottes. Le second est un film imax en 360 degrés qui reconstitue l’intérieur des grottes. Dans une telle salle on a vraiment l’impression d’être au centre de chaque grotte. Des écouteurs en français nous permettent de suivre facilement ces deux films. Puis un bus nous conduit sur les lieux des grottes. Il longue les dunes de sables pour atteindre une falaise dans laquelle sont creusées les grottes. On en aperçoit quelques-unes, petites, en arrivant. On nous demande d’attendre la venue d’un guide qui va nous faire visiter les grottes. Nous aurons un guide pour nous quatre.

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Les grottes de Mogao ont été creusées entre le 4 ème et le 14 ème siècles. A son apogée le site comprenait plus de 1000 grottes. Il en reste maintenant 500 et seules une vingtaine sont ouvertes au public. Ces constructions ont été élaborées par des moines et financées par de riches marchands. Certaines sont petites et servaient aux moines pour méditer et d’autres plus grandes renfermaient des temples avec des statues de Bouddha. Tous leurs murs et plafonds étaient recouverts de peintures.
Quand on arrive au pied de la falaise on est choqué par la bétonisation des lieux, même si celle-ci imite la structure de la falaise. Toutes les grottes sont fermées à clé par des portes en bois.

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Notre guide arrive. C’est une jeune femme qui parle très bien français. Elle connaît l’histoire de ce lieu et a fait des études sur le bouddhisme. Nous allons passer deux heures en sa compagnie à découvrir huit grottes.

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On n’a pas le droit de prendre de photos dans les grottes pour des raisons de conservation. Le nombre de visiteurs journaliers est limité et tout le site est surveillé de près. Les grottes que nous découvrons dans la pénombre avec comme lumière la lampe de poche de la guide sont magnifiques. Les peintures murales ou du plafond sont exceptionnelles. La plupart ont plus de mille ans et n’ont pas été restaurées. Elles racontent l’histoire de Bouddha et de ses disciples. Elles comportent aussi des scènes de la vie courante. Elles sont un témoignage important de l’évolution de cette région sur une période de 1000 ans de l’habitation, des costumes, de la nourriture, des croyances. Les peintures sont faites avec des pigments issus de roches trouvées dans la région ou en provenance d’Asie centrale. On trouve souvent des statues de Bouddha et de ses disciples. Elles sont faites en argile et peintes de couleurs chatoyantes.

La guide nous propose une lecture détaillée de certaines scènes peintes. Elle nous apporte des précisions sur les raisons de la construction de ces grottes et sur le bouddhisme. Dans une des grottes des moines ont enfermé dans une salle murée des dizaines de milliers de manuscrits et objets sacrés. Ouverte au début du 20 ème siècle, une grande partie de ces objets ont été achetés et transférés dans des musées du monde entier, dont un sutra datant de 868 et considéré comme le plus ancien livre imprimé au monde. D’autres grottes renferment mille petites effigies de Bouddha. Dans une grotte la guide nous éclaire la tête d’une statue de Bouddha dont les traits changent en fonction de la position de la lampe. Nous ne nous lassons pas de ces visites et des précisions passionnantes de notre guide. La visite guidée touche à sa fin et nous quittons à regret notre guide.

Nous visitons plusieurs autres grottes dont deux contiennent de grands Bouddha de 35 et 26 mètres de haut. Ils ont été directement sculptés dans la roche. Dans une autre grotte une statue de Bouddha allongé de 18 mètres de long est visible.

Nous finissons notre visite par la boutique pour y acheter des souvenirs, en particulier des cartes postales qui nous permettent de retrouver les dessins et les statues que nous n’avions pas pu prendre en photo. On y trouve aussi des reproductions de peintures de certaines grottes sur les murs.

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Nous mettons ci-dessous quelques photos des cartes postales que nous avons achetées et qui montrent la splendeur de ces grottes.

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Nous terminons notre journée au marché de nuit. Nous nous promenons au travers les nombreux restaurants et stands de souvenirs qui envahissent les rues et qui sont assiégés par les nombreux touristes chinois. Les rues piétonnes sont embouteillées et nous préférons nous en éloigner pour trouver un petit restaurant dans une rue calme au milieu des locaux.

15 mai 2025 - DUNHUANG

Nous allons visiter le Musée de Dunhuang le matin. C’est un musée situé dans un bâtiment moderne. Il comporte plusieurs salles retraçant l’histoire de cette région pour ces deux derniers millénaires. Cela constitue une très intéressante découverte à travers différents objets, cartes, photos, statues, peintures, livres, vases… Une place importante est donnée au site des grottes de Mogao et à la route de la soie.

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Cette très intéressante visite se termine par une exposition sur la route de la soie avec des tableaux en soie présentés par des personnalités politiques internationales. Nous regagnons notre auberge pour nous reposer pendant la chaleur du début de l’après-midi.

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A 16h00 nous prenons un taxi pour aller au Mont des sables chantants situé à quelques kilomètres au sud de Dunhuang. C’est un paysage de dunes qui émettent un son lorsque le vent souffle. On est à la limite sud du désert de Gobi. Nous prenons nos billets à plein tarif. Il y a beaucoup de monde. Pour accéder aux dunes il faut parcourir un chemin bordé de boutiques. On croise de nombreux touristes chinois chaussés de surchaussures oranges destinées à empêcher le sable de s’infiltrer dans leurs chaussures.

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Nous arrivons enfin en face des dunes. La vue est magnifique. Des dunes de plusieurs centaines de mètres sont devant nous.

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Mais aussi l’aménagement fait par les chinois tout autour. Vous pouvez faire un tour de chameau à la base des dunes. Des navettes électriques peuvent vous conduire à la base des dunes.

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Pour monter sur la première dune une échelle est fixée sur le sable permettant de mieux d’escalader. On fait la montée à la queue leu leu. Si un touriste s’arrête pour prendre une photo tout la file s’arrête et attend.

En haut la vue est splendide sur l’ensemble des dunes, la plus haute s’élevant jusqu’à 1700 mètres. Au loin on aperçoit la ville de Dunhuang dans la brume. On aperçoit en dessous le Lac en croissant de lune coincé entre deux dunes et sa pagode. La présence de ce lac est surprenante. C’est une curiosité géologique car il devrait avoir disparu depuis longtemps. On voit aussi la foule des touristes qui y accèdent. Il y a beaucoup de monde en haut de la dune.

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Pour descendre de la dune des luges de sable ont été installées. Des quads sont visibles et une partie du site leur est réservée. Heureusement pendant la durée de notre présence nous n’en verrons aucun. On ne peut accéder à la totalité du site pour des raisons de sécurité et de préservation des dunes.
Nous quittons la foule pour aller sur une autre dune un peu plus haute. Nous sommes quasiment seuls et la vue est encore plus remarquable. On voit des dunes de sable à perte de vue. De temps en temps le vent se lève et on voit les grains de sable voler à ras du sol. On entend alors les dunes chanter ou plutôt émettre un son. Nous nous asseyons pour savourer le plus possible du spectacle qui s’offre à nous. Nous n’oublions pas de nous hydrater car le soleil est bien présent. Il fait environ 30 degrés. Didier et Noémie montent sur une plus haute dune. La vue est encore plus magnifique et nous apercevons au loin après Dunhuang des montagnes et le désert omniprésent.

Nous restons un certain temps à contempler le paysage qui s’offre à nous. En bas nous voyons un enclos où des centaines de chameaux attendent les touristes. C’est ensuite le temps de la descente. Noémie décide de descendre en luge, ce qui lui a plu. Il y a de plus en plus de touristes qui montent.

En bas nous nous dirigeons vers le Lac en croissant de lune. De près il paraît vraiment petit encadré par ces hautes dunes. Il fait une centaine de mètres de long. La pagode a été récemment construite.

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Nous quittons ensuite le site non sans un dernier regard vers ces dunes. En cours de route nous croisons des groupes de chameaux. Nous devons nous arrêter à un feu tricolore pour les laisser passer, où les images des piétons ont été remplacées par des images de chameaux. On est en Chine.

Nous prenons un taxi pour regagner notre auberge.

Pour notre dernière soirée à Dunhuang nous allons manger au marché de nuit. Nous prenons des plats dans différents stands et nous asseyons à une table au milieu des touristes chinois. Nous nous promenons ensuite parmi les stands de souvenirs pour y faire quelques derniers achats.

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Demain nous prenons un train pour revenir à Xi’an, dernière étape pour Noémie et Marie, mais pas pour nous.

16 mai 2025 - XI’AN

Un taxi nous dépose à la gare ferroviaire de Dunhuang. Nous prenons un TGV qui nous conduit en 10 heures à notre nouvelle destination située à 1600 kilomètres, Xi’an. Nous prenons le métro et arrivons à l’Auberge de jeunesse où nous avons réservé des chambres. Elle est située en plein centre-ville, près de la Tour de la Cloche.

17 mai 2025 - XI’AN

Nous allons visiter La Grande pagode de l’oie sauvage pendant que les filles se reposent. Nous prenons le métro pour nous y rendre. Elle est située dans l’enceinte du temple Da Ci’en. Elle a été construite au milieu du 7 ème siècle. Son style est plutôt rare en Chine. Elle est carrée plutôt que ronde et est faite en briques. Elle s’élève à 65 mètres sur sept niveaux.

Didier monte jusqu’en haut. Des objets sacrés sont disposés aux différents niveaux. Du dernier niveau on a une magnifique vue sur les jardins et les bâtiments du temple. Au delà des allées arborées et piétonnes partent des quatre côtés. Plus loin de nombreuses tours apparaissent comme des ombres dans le brouillard, conséquence de la pollution et de la brume de chaleur.

La pagode est entourée d’un ensemble d’édifices qui appartiennent tous au Temple Da Ci’en, considéré comme le site bouddhiste le plus sacré de la ville. Il est agréable de se promener dans le site et de voir les différentes salles richement ornées d’œuvres d’art bouddhistes où des gens viennent prier.

Le BoRe Hall, renferme de très vieux livres et d’impressionnantes gravures en bois qui recouvrent tous ses murs.

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Le Mahavira Hall est situé sur la plateforme centrale du temple. À l’intérieur, trois statues bouddhistes sont vénérées et 18 arhats les entourent de chaque côté

Le Xuanzang Sanzang Hall, le plus grand bâtiment actuellement, abrite les reliques bouddhistes de Xuanzang et une statue en bronze le représentant assis.

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Le Light Hall contient des précieux livres anciens et des gravures en bois et dorures racontant l’histoire d’un moine bouddhiste Xuanzang.

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Plusieurs autres édifices sont également visibles.

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Sur une hauteur un petit kiosque aux structures fines apporte une touche apaisante.

Nous quittons le temple et allons boire dans le centre commercial situé à côté. Il est neuf, gigantesque et regroupe surtout des marques de prestige occidentales. Nous prenons ensuite le métro pour aller à porte Sud des remparts.

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Xi’an a conservé son enceinte fortifiée datant du 14 ème siècle. Les murailles font 12 mètres de haut et des tours de guet sont disposées à intervalle régulier. La vue face à la tour est à l’image de la Chine. Devant on a la vieille porte Sud. En se retournant on a une vue bouchée par des tours modernes de toutes les formes.

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Nous contournons la porte pour nous diriger vers le Musée de la forêt des stèles. Il est localisé dans un temple confucéen et regroupe plus de 1000 stèles. Certaines ont plus de 1500 ans. Il y a toutes sortes de stèles, en plus ou moins bon état, des petites avec quelques lignes jusqu’à des grandes de plusieurs mètres posées sur des reproductions de tortues, avec des dessins incrustés. Dans une salle est présentée l’évolution de l’écriture chinoise sur plusieurs siècles à travers ces stèles. Nous avons du mal à comprendre la signification de ces stèles, mais c’est intéressant à voir la qualité des écritures et des dessins. Dans une salle sont exposés des statues d’animaux gardiens des tombeaux, des stèles funéraires et des statues.

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Nous traversons ensuite un quartier qui nous paraît bohème avec ses galeries de peintures, ses stands de tampons, ses librairies, ses bars et salons de thé.

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Nous rentrons ensuite à pied jusqu’à notre auberge.

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Le soir nous allons manger dans un marché et profitons des illuminations des bâtiments et des petits stands de rue.

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18 mai 2025 - XI’AN

Nous avons prévu d’aller voir l’Armée des soldats en terre cuite. C’est le site le plus connu de Xi’an et aussi de la Chine. Une voiture nous y conduit en une heure. Il fait chaud et il y a beaucoup de monde. Ces soldats enterrés, grandeur nature, ont gardé pendant plus de 2 millénaires le tombeau du premier empereur qui a unifié la Chine, Qin Shi Huang. C’est en 1974 que des paysans ont découvert ce trésor. Les guerriers étaient enfouis sous plusieurs mètres de terre. Il y a trois fosses à visiter.

On commence par la fosse 3, la plus petite. Dans un hangar, au milieu de la foule des touristes chinois, on peut voir plusieurs dizaines de guerriers ou de chevaux, ainsi que des fragments de guerriers.

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Dans la fosse 2 il y a environ 1300 guerriers et chevaux. Beaucoup ne sont pas déterrés ou sont restés dans l’état dans lequel ils ont été trouvés. On peut aussi voir plusieurs soldats de près, ce qui permet d’observer le détail des expressions, des visages, des vêtements, des armures. Une animation en 3D reconstitue l’armée enterrée telle qu’elle était à son origine.

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C’est ensuite la fosse 1, la plus grande. Sous un immense hangar, se trouvent plus de 6000 soldats et chevaux. Près de 2000 ont été déterrés. Ils sont prêts au combat en longues colonnes. A l’origine ils étaient armés d’épées, de haches, de lances. Devant trois rangées de soldats forment l’avant-garde. Des archers sont à genou prêts à envoyer leurs flèches. Des chevaux sont visiblement disposés pour attaquer, bien que les chars en bois aient disparus. Le spectacle de ces guerriers est impressionnant. On voit leurs figures qui sont différentes. Leurs tenues sont aussi différentes selon leur fonction et leur grade. Ils sont tous prêts à répondre à l’appel de leur empereur. Dans une partie du hangar des guerriers sont en cours de reconstitution, car ils sont souvent retrouvés en plusieurs morceaux. Nous passons un long moment à faire le tour du hangar pour ne rien manquer de cette formidable découverte archéologique.

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Nous visitons ensuite le musée. Il est passionnant. Il nous décrit d’abord la vie et l’œuvre de cet empereur à travers des objets retrouvés ou des reconstitutions. Ensuite le tumulus où est enterré cet empereur, situé à quelques kilomètres, ainsi que les bâtiments qui l’entourent sont décrits. On apprend qu’il était relié aux différents sites des soldats par des souterrains. La façon dont les guerriers ont été fabriqués est présentée. Des chars sont reconstitués. Des chevaux en bronze trouvés près du tumulus sont visibles, ainsi que des soldats et des armes. Des films et des images de synthèse sont projetés. On sort de ce musée avec une connaissance admirative pour l’ingéniosité des artisans et architectes de cette époque.

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On est vite ramené à la réalité en allant vers la sortie. Sur plusieurs centaines de mètres on passe entre deux rangées de boutiques de souvenirs plus ou moins kitchs et de restaurants. Nous ne pouvons résister à l’intention d’acheter quelques soldats en terre cuite en souvenir de cette visite mémorable.

En fin d’après-midi nous nous promenons dans le quartier de notre auberge. Nous voyons d’abord l’imposante Tour de la Cloche, située à un carrefour embouteillé et touristique de la vieille ville. Elle date du 16 ème siècle. Elle présente les caractéristiques des monuments chinois avec ses trois niveaux posés sur une haute plateforme, sa façade peinte en rouge, les toits recouverts de tuiles rondes vertes. Sa cloche annonçait l’aube.

Un peu plus loin c’est la Tour du Tambour. Construite à la même période, ses tambours annonçaient la tombée de la nuit. La tour est entourée de tambours de taille différente.

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Au nord de cette tour, on trouve le quartier musulman. Nous parcourons ses différentes ruelles au milieu de la foule. On y croise des hommes portant des calottes blanches et des femmes des foulards multicolores. Brouhaha, odeur, couleur caractérisent ce quartier. On y trouve de nombreux restaurants, des boutiques de souvenirs. De nombreuses échoppes alimentaires se sont également installées. On peut y manger toute sorte de nourriture, des brochettes de viandes, des plats de nouilles, des pains fourrés de viande et de légumes, des gâteaux, des fruits, des glaces, des boissons à tous les goûts. Nous nous installons dans un petit restaurant pour manger des spécialités locales.

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Nous retournons à notre auberge en passant devant la Tour du Tambour et la Tour de la Cloche éclairées.

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19 mai 2025 - XI’AN

Noémie et Marie quittent Xi’an aujourd’hui pour retourner en France. Nous poursuivons notre voyage en allant visiter le Temple des Huit Immortels situé en dehors des murailles. Nous y allons en métro qui nous dépose à plusieurs centaines de mètres du temple. Nous poursuivons notre chemin à pied à travers les rues d’un quartier loin des touristes. La balade est agréable, loin du tumulte de la ville. Les rues sont toujours propres. Nous voyons de petits temples et des habitants s’y recueillir, avec en face des boutiques vendant des objets religieux. Des femmes promènent leurs enfants, des artisans travaillent devant leurs ateliers, des personnes âgées se reposent ou discutent.

Nous arrivons au temple. C’est un temple taoïste toujours en activité. Nous y voyons de nombreux fidèles d’y recueillir. Comme tous les temples il est situé dans un jardin et est composé de plusieurs bâtiments séparés par des cours. Nous passons sous le porche d’un bâtiment aux structures peintes de toutes les couleurs.

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Dans le principal édifice se tient une statue de Lao Tseu entouré de statues de ses disciples. Des scènes issues de la mythologie taoïste sont peintes sur les murs. Le long des galeries on voit des stèles encastrées dans les murs.

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Nous nous promenons sous le regard surpris des fidèles. Il est agréable de s’y trouver au milieu des grandes tours et du brouhaha de la ville. Les différentes cours sont empreintes de calme et de sérénité. Le silence est tout juste troublé par la mélodie " Un petit monde merveilleux de Disneyland" des camions de nettoyage de la ville.

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Nous finissons par quitter ce site pour rejoindre à pied une autre station de métro. En cours de route nous entrons dans un mall. Il est très grand comme tous les autres. Mais étant situé dans un quartier non touristique, on n’y trouve que des boutiques chinoises et des restaurants locaux. Nous y buvons un thé et entrons dans quelques magasins. On y trouve les mêmes produits qu’en France “made in China”, mais de meilleure qualité nous semble-t-il.

De retour à l’auberge de jeunesse nous allons faire une dernière balade avec Noémie et Marie avant leur départ. Nos pas nous mènent à la terrasse d’un centre commercial situé à côté. Il y fait très chaud. La vue est magnifique sur ce quartier avec la Tour de la Cloche au premier plan et la Tour du Tambour. Derrière on aperçoit quelques bâtiments de bureaux ou d’habitations de style chinois, le quartier musulman et ses petites maisons et enfin au loin dans la brume une forêt de grandes tours impersonnelles.

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Nous regagnons l’auberge en passant par une galerie marchande située sous la Tour de la Cloche. Avec surprise nous y voyons en vente un puzzle de la Tour Eiffel et des sacs avec des photos de la Tour Eiffel, Big Ben, Chrysler Building. Un peu plus loin ce sont des posters plus traditionnels. Nous accompagnons les filles jusqu’à la station de métro et déposons ensuite nos bagages dans un autre hôtel pour une nuit. On y trouve beaucoup de textes français, une photo de la Tour Eiffel dans l’ascenseur et un petit-déjeuner avec des baguettes et des croissants.

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Nous préférons prendre la direction du quartier musulman pour aller visiter la Grande Mosquée. Elle mêle architecture chinoise et arabe. La mosquée a été fondée au 8 ème siècle. Elle est disposée comme les temples chinois avec une succession de bâtiments séparés par des cours. Le minaret de petite taille ressemble à une pagode. On ne peut pénétrer dans la grande salle de prière au toit turquoise située au fond. En se promenant dans les différentes cours on pourrait croire être dans un temple chinois s’il n’y avait des inscriptions arabes sur certains édifices

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Nous poursuivons notre balade dans les petites ruelles du quartier musulman. Nous faisons quelques achats dans des boutiques. On est protégé de la chaleur par des toiles tendues entre les boutiques. Notre soirée se poursuit dans un restaurant local.

Demain nous prendrons un train pour notre prochaine destination, Pingyao.

merci pour vos infos! tres utiles

20 mai 2025 - PINGYAO

Nous prenons le métro pour nous rendre à la gare ferroviaire de Xi’an. Nous y prenons un TGV à destination de Pingyao. Un taxi nous conduit à notre auberge. Il fait très chaud et lourd. Le taxi affiche 40 degrés. De gros nuages annonciateurs de pluie se rapprochent. Notre taxi nous dépose à quelques centaines de mètres de notre auberge.

Le centre-ville de Pingyao est entouré d’une muraille et la circulation automobile extérieure y est interdite. Les touristes chinois se déplacent en navette électrique. Elle passe pour être la ville fortifiée la mieux conservée de Chine. Les anciens bâtiments n’ont pas été détruits pour être remplacé par des nouveaux anciens bâtiments. Il reste 4000 résidences de l’époque des empereurs. Plusieurs dizaines peuvent être visités. Nous logeons dans une ancienne maison en pierre avec des sous toits en bois peints de plusieurs couleurs et un toit en tuiles rondes. Les différentes pièces sont disposées autour d’une cour. Elle a été construite il y a 160 ans par les aïeux du propriétaire.

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Après notre installation nous partons à la découverte de la ville. La ville a conservé ses anciennes maisons, parfois restaurées, parfois laissées dans leur état. Elles sont en pierres grises ou en briques et pisé. Les rues sont pavées. Elles sont plutôt calmes. Toute circulation est totalement interdite dans le centre de la ville. Nous ne verrons aucune construction moderne pendant notre balade. Le classement de la vieille ville au patrimoine mondial de l’UNESCO y est sans doute pour quelque chose. La ville n’est pas un musée comme nous avons pu le constater au Yunnan. Des habitants continuent d’y vivre et nous saluent en passant. Nous nous promenons au hasard.

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De nombreuses rues regroupent des restaurants, des magasins d’alimentation ou de souvenirs. Des maisons ont conservé leur caractère traditionnel en briques, avec des dessous de toit en bois colorés, des peintures sur les parties hautes des façades et des toits avec des tuiles rondes. Les résidences ont souvent appartenu à de riches commerçants ou banquiers et sont fermées par de massives et hautes portes en bois. Il y a beaucoup de touristes chinois et occidentaux. Mais cela ne ressemble pas à une cohue, les personnes prenant leur temps pour contempler les maisons.

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Nous passons sous la Tour de la ville, la plus haute de la ville.

Nous mangeons dans un restaurant de délicieux plats locaux à base de pâtes. Puis nous nous baladons au hasard des rues éclairées.

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Pingyao est une ville qu’on aimerait voir lors de notre prochain voyage en Chine.
Quel beau pays !
Merci de nous en faire profiter.

21 mai 2025 - PINGYAO

Le matin nous partons à la découverte de la ville et de ses monuments. Nous commençons par le temple Qingxu. C’est un temple taoïste comportant plusieurs salles avec des sculptures en bois complexes, des inscriptions en pierre et des autels consacrés à diverses divinités taoïstes. C’est le plus vieux temple taoïste construit au 7 ème siècle. C’est un temple qui n’a pas été restauré depuis longtemps et ses bâtiments et statues ont perdu la plus grande partie de leurs peintures, en particulier les deux grandes statues qui gardent l’entrée du hall principal. Dans un des bâtiments gardé par deux dragons on trouve une statue de Lao Tseu entouré de disciples. L’intérieur du temple est sobre et les décorations sont absentes.

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Nous poursuivons notre balade vers le temple du Dieu du Feu à travers les ruelles de la ville

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Ce temple a été transformé en musée dédié aux constructions des habitations de la ville. On peut y voir de nombreux objets en provenance de maisons détruites et restaurés, en particulier les représentations animales en faïence qui ornent les toits. Des carreaux de faïence, des briques, des objets en cuivre et en fer sont exposés, ainsi que des tuiles rondes et des corbeaux massifs. Nous quittons cet intéressant musée qui nous a appris beaucoup sur l’architecture des maisons de Pingyao.

Nous poursuivons notre découverte de la ville et atteignons la Résidence de Ma. La famille Ma était une des quatre grandes familles de marchands les plus prospères de Pingyao sous la dynastie Qing. La résidence comporte un nombre important de bâtiments et 197 pièces dont trois destinées aux trois femmes du chef de famille. L’extérieur des bâtiments est haut et majestueux, tandis que l’intérieur est somptueux et raffiné. Elle était conçue comme une cité-refuge répartie dans trois grandes cours et six petites.

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On peut accéder aux différentes terrasses surmontées de petits kiosques colorés. On a une magnifique vue sur la vieille ville et ses maisons traditionnelles. On peut constater que pas un seul bâtiment moderne n’y a été construit. On voit également l’enceinte avec ses portes imposantes et ses tours de guet qui entoure la vieille ville. Plus loin on aperçoit la ville nouvelle avec ses tours d’habitation.

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On peut visiter différentes pièces et leurs mobilier et objets de décoration ou de fonctionnement servant aux activités commerciales.

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On poursuit notre visite à travers plusieurs dizaines de pièces bien entretenues et mises en valeur comme

la salle à manger

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la chambre des fleurs

le quartier des serviteurs

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la pièce de la première femme

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le bâtiment principal

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la chambre de la fille aînée de la troisième femme

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la bibliothèque

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Nous terminons la visite par la cour où étaient entreposées les jarres remplies de sauce de soja. C’est là que s’effectuaient les transactions sur ces sauces très importantes dans la cuisine chinoise comme en atteste un impressionnant boulier.

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Nous décidons d’aller boire une boisson rafraîchissante dans la rue principale car il fait de plus en plus chaud, environ 40 degrés. Nous regagnons notre auberge pour nous reposer pendant les heures les plus chaudes.

Nous reprenons ensuite notre visite de la ville.

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Notre première visite est pour une résidence vieille de 400 ans transformée en guesthouse, la Jin Tai Sheng Inn. On peut s’y balader sans problème. Certaines pièces ont été conservées dans leur état d’origine. Les bâtiments sont disposés autour d’une cour.

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La visite suivante est pour l’ancienne résidence de la Chambre de Commerce de la Chine transformée en musée. Dans une résidence à la disposition traditionnelle de cette ville, on peut y découvrir l’histoire de cette chambre du commerce. On y découvre les différents responsables de cette importante chambre de commerce, leurs liens avec les autres régions de Chine et l’Europe. Sont aussi exposés des documents et objets ayant servi à son fonctionnement, y compris des armes pour se défendre.

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Nous poursuivons notre chemin jusqu’au Musée de la maison Rishengchang. C’est un imposant bâtiment qui abritait la première banque de Chine fondée en 1923. Elle imposa l’utilisation du papier-monnaie à la place du lingot d’argent pour les transactions. Le musée comprend plusieurs dizaines de pièces dont des bureaux, des comptoirs, des salles pour les apprentis, des appartements, des cuisines. Elles sont disposées autour de plusieurs cours. L’épopée financière de Pingyao y est décrite dans différentes pièces avec des documents anciens.

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Nous continuons notre balade dans les rues de cette ville au hasard. Il y a toujours quelque chose à découvrir. On observe que certaines maisons sont fermées, d’autres en mauvais état interdites d’accès. Sur les trottoirs ou dans l’entrebâillement de portes on aperçoit des briques ou des tuiles anciennes prêtes à être utilisées pour restaurer des maisons. La balade est agréable même si dans certaines rues on trouve beaucoup de restaurants et boutiques de souvenirs. Par contre d’autres sont plus calmes et on peut y flâner.

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Nous mangeons dans un petit restaurant avec comme toujours du personnel ravi de recevoir des clients occidentaux et qui fait le maximum pour nous aider à passer notre commande. Nous finissons la journée en arpentant les rues éclairées par des lampions et les éclairages des magasins et restaurants. C’est d’autant plus agréable que temps est chaud.

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22 mai 2025 - PINGYAO

Une mauvaise nouvelle nous attend en nous levant. Le temps a changé. Il pleut à verse et le tonnerre gronde. Nous sommes obligés de retarder notre départ de l’auberge pour visiter la ville et attendons que la pluie se calme. Le propriétaire nous prête chacun un parapluie et nous partons sous la pluie visiter plusieurs résidences. Il y a moins de monde dans les rues et tout le monde a son parapluie.

Notre première visite est pour le Temple des dieux de la ville. On y entre en franchissant un imposant porche en bois peint de toutes les couleurs. Nous allons visiter les différentes salles de ce temple sous la pluie. Son architecture mélange les styles confucéen, bouddhiste et taoïste. On trouve des statues représentatives de ces religions dans différents bâtiments. Ils présentent des façades colorées et leurs toits sont recouverts de tuiles vernissées de différentes couleurs. Des figurines d’animaux fantastiques dont visibles sur le faîtage des toits et des gouttières.

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Nous traversons la rue pour nous rendre au Temple de Confucius ou temple de la Littérature. Il renferme un musée qui montrent les futurs fonctionnaires passant les examens impériaux. Le hall principal présente une grande statue menaçante et grimaçante piétinant une bête imaginaire. Dans un bâtiment est reconstitué le passage d’un examen par deux étudiants enfermés chacun dans une sorte de guérite. Dans un autre bâtiment de nombreux documents dont exposés décrivant le travail des étudiants. Dans le pavillon Dacheng construit au 12 ème siècle est reconstituée la scène représentant Confucius entouré de disciples et de philosophes avec leurs diplômes.

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Nous sortons par l’arrière du temple dans une rue commerçante. Nous entrons dans un café pour en boire un et nous réchauffer. Nous décidons de prendre la route de notre auberge. Nous nous arrêtons devant un magnifique mur en pierre, le Mur aux neuf dragons. Nous passons devant une église construite en pierres grises. Nous nous arrêtons dans une échoppe pour acheter de bonnes pâtisseries et regagnons notre auberge toujours sous la pluie.

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Dans le courant de l’après-midi nous décidons de reprendre nos visites malgré la persistance de la pluie. Nous prenons la direction des remparts. Ils ceinturent la ville. Ils ont une hauteur de 10 mètres et une circonférence de 6 kilomètres. Ils ont été construits au 14 ème siècle et sont faits en briques et en terre damée. Plusieurs dizaines de tours de guet sont disposées sur toute sa longueur. Six portes permettent de rentrer dans la ville. Elles sont surmontées d’imposants pavillons posés sur des plateformes. Ils sont en pierres et en bois travaillé et coloré. Nous ne faisons qu’une petite balade sur les remparts, car si la pluie s’est assagie, le vent s’est levé et le chemin des remparts a été rendu glissant par la pluie.

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Nous remontons la rue principale et visitons plusieurs bâtiments emblématiques de la ville. C’est d’abord le Musée des journaux rares de la Chine. Il est situé dans un traditionnel édifice et présente dans plusieurs salles une collection de journaux depuis le 19 ème siècle jusqu’à la période actuelle. Au total il regroupe plus de 1 million 300 000 journaux.

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Puis ce sont les locaux d’une ancienne banque, le Baichuan Museum. Dans un établissement respectant la configuration des édifices locaux, cours entourées de salles, les différentes fonctions des banques sont présentées dans des bureaux.

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Nous poursuivons notre route alors que la pluie s’est arrêtée. Nous visitons ensuite le Musée de la Compagnie d’Escorte Armée. Les agences d’escortes sont des agences spécialisées offrant des services de sécurité aux particuliers et aux commerçants qui ont prospéré avec le développement des banques et des activités commerciales. Cette compagnie a été fondée en 1855.

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Nous terminons par le Musée de la banque Xietongsing. Les locaux traditionnels sont vastes et composés de nombreuses cours et bâtiments. Plusieurs pièces ont été reconstituées avec des figurants jouant le rôle des employés. Les touristes chinois semblent adorer jouer le rôle des clients. Le spectacle est autant dans leur attitude que dans les locaux visités. On voit une multitude de lingots d’or et d’argent. On pénètre dans une cave où étaient stockés les réserves de la banque gardée par deux peintures de démons grimaçants. Au centre de cette cave un dragon est enroulé autour d’un poteau. Nous assistons au spectacle de touristes chinoises le caressant en tournant autour le plus haut possible. D’autres semblent avoir gagné on ne sait quoi en jouant à un jeu organisé par le musée. C’est très surprenant et bon enfant. Un immense coffre-fort est posé dans un coin d’une cour. Les différents bâtiments sont en bon état et très décorés et colorés.

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Nous poursuivons notre chemin jusqu’à un restaurant situé près de notre auberge. La pluie s’est calmée et nous faisons une dernière petite balade dans la ville éclairée, au milieu des touristes chinois toujours aussi friands de photos insolites. Nous croisons aussi un certain nombre de touristes occidentaux. De nombreuses chinoises sont habillées en tenues traditionnelles ou de courtisanes. Nous regagnons notre auberge en quittant cette ambiance plutôt agréable dans une ville où il fait bon se promener.

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Demain nous prenons un train qui va nous conduire à notre prochaine destination, Datong.

23 mai 2025 - DATONG

Une voiture commandée par l’auberge nous amène à la gare ferroviaire de Pingyao. Le temps a changé. Il y a des nuages et du vent et la température est passée en deux jours de 40° à moins de 15°. En approchant de Datong nous apercevons de nombreux petits regroupements de maisons formant des villages tous identiques. Régulièrement nous voyons des tombes au milieu des champs. En arrivant les gratte-ciels bouchent l’horizon.

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A la gare de Datong un taxi nous emmène à notre hôtel situé dans la vieille ville de protégée par des remparts. Nous nous promenons rapidement en ville. On a une drôle d’impression. Dans cette vieille ville on trouve de nombreuses maisons anciennes. Mais les vraies maisons anciennes ont été détruites et remplacées par de nouvelles maisons anciennes avec des rues pavées. On trouve aussi des monuments anciens, tours, temples, monastères. On remarque surtout de grands espaces rasés qui servent de parking. Des engins de chantier sont déjà à l’œuvre en divers endroits. Tout cela nous paraît artificiel après ce qu’on a connu à Pingyao. Dans une partie de la vieille ville on trouve des bâtiments chinois plus récents.

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Nous partons à la découverte de la ville. Notre premier arrêt est pour la Tour du Tambour. Elle a été construite au 15 ème siècle. Elle est haute d’une vingtaine de mètres. Sa structure en bois est peinte en rouge et les boiseries situées sous le toit sont peintes avec une dominante bleue. Nous gravissons les trois niveaux de la Tour. On y voit de grands tambours qui servaient à donner l’alerte. Les poutres du toit sont peintes de toutes les couleurs. Du haut de la tour nous apercevons une rue piétonne.

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Nous décidons d’y aller. Elle est bordée de maisons neuves reprenant le style des maisons anciennes.

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Nous allons ensuite visiter le temple Guandi construit au 14 ème siècle. Il reprend les principes des temples bouddhistes avec des bâtiments repartis autour de cours. Ils contiennent des statues colorées.

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Nous le quittons rapidement pour nous diriger vers la cathédrale de Datong. Construite à la fin du 19 ème siècle dans un style grec elle a été en partie détruite pendant la révolte des Boxers puis pendant la révolution culturelle. Elle est peinte en gris et a récupéré à la fin des années 80 ses deux tours.

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Notre prochaine étape est pour le Mur des Neuf Dragons. C’est un mur de 45 mètres de long construit à la fin du 14 ème siècle. Il faisait partie du Palais impérial. C’est le seul vestige restant du Palais. Il était censé protéger le palais contre ses ennemis. Il est composé de multiples morceaux de céramiques vernissées et les neuf dragons sont représentés dans des postures intimidantes.

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Notre visite suivante est pour l’imposant Monastère bouddhiste de Huayan. Il comprend un grand nombre de bâtiments dont une haute pagode, une bibliothèque, des tours et de nombreuses salles. Ces bâtiments sont disposés dans un agréable jardin. Dans les différentes salles on trouve des statues de Bouddha et de ses disciples, des centaines des petites statues de Bouddha disposées dans des niches et de magnifiques peintures murales. Nous montons en haut de la Pagode qui domine la ville ancienne. On y distingue clairement les deux parties de la ville, la récente et l’ancienne en pleine rénovation.

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Nous quittons le monastère pour une balade dans la ville mise en valeur par des éclairages.

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24 mai 2025 - DATONG

Nous avons prévu d’aller voir les grottes de Yungang. Elles ont été édifiées au 5 ème siècle et sont classées au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a 252 grottes et 51000 statues ou créatures célestes. Ce qui est remarquable c’est qu’il a fallu seulement 60 ans pour édifier ce site. Ces grottes étaient protégées par des édifices en bois qui n’ont pas résisté aux intempéries. Des temples en bois plus récents les ont remplacés. Certaines grottes sont fermées pour restauration et ne sont pas ouvertes aux visites. Dans d’autres grottes les statues ont mal résisté aux intempéries et infiltrations d’eau. Elles ont disparu ou il n’en reste presque plus rien.

Nous prenons deux bus qui nous emmènent à l’entrée du site. Nous ne payons pas grâce à notre âge. Le site est très prisé des touristes chinois et il y a foule.

Nous marchons d’abord dans une allée bordée de colonnes. Puis nous franchissons un temple et une pagode reconstitués sur un lac artificiel. A l’intérieur on y trouve des statues récentes.

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Nous atteignons les premières grottes qui sont modestes et peu profondes. Les statues sont souvent en mauvais état, car non protégées des intempéries.

Dans la grotte 3 on trouve un Bouddha de grande taille assis sculpté dans la roche. A son pied on aperçoit deux bodhisattvas

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Nous devons faire la queue pendant une demi-heure avant de pouvoir accéder aux grottes 5 et 6. Une structure en bois les protège des intempéries. Il y a foule et il faut souvent s’imposer pour avancer. Le spectacle à l’intérieur est époustouflant. Les sculptures et les statues couvrent tous les murs et le plafond. Au centre se trouve une sorte d’énorme bloc de 15 m de haut à 4 faces avec, creusés dans chaque face, un ou plusieurs bouddhas mis en scène entourés de leurs disciples. Ces statues ont pour la plupart gardé leurs couleurs. Nous ne nous lassons pas de les admirer et de les photographier. Il est néanmoins difficile de faire des photos avec de nombreux smartphones brandis à bout de bras.

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La grotte 9 est aussi exubérante et est une des plus colorées.

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Nous poursuivons notre visite en découvrant plusieurs grottes plus exceptionnelles les unes les autres.

Grotte 11

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Grotte 14

Grotte 15

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Grotte 17

Grotte 18

Grotte 19

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Dans la grotte 20, l’une des plus anciennes, se trouve un Bouddha rupestre monumental. Il est représenté en méditation. La falaise s’est effondrée mettant le sanctuaire en pleine lumière.

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Les dernières grottes sont plus petites et leurs statues ont parfois complètement disparu. Au total nous auront visité une quarantaine de grottes, parfois en ne pouvant les voir que de l’extérieur. Nous avons passé plus de 3 heures sur ce site exceptionnel.

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Nous prenons un bus pour retourner à Datong. Nous le quittons avant d’arriver à la ville ancienne. Nous nous promenons dans des quartiers qui n’ont pas l’habitude de voir des touristes occidentaux si on se fie aux réactions sympathiques des habitants. Nous allons dans des rues bordées de tours d’habitation de plusieurs dizaines d’étages. Elles sont entourées de murs ou de grilles, avec des gardes à leurs entrées. Elles font parfois place à des immeubles moins hauts, mais en moins bon état. Nous continuons notre trajet au milieu d’un petit marché où des habitants vendent leurs productions, de la nourriture ou des objets de la vie courante. Nous pénétrons dans des centres commerciaux qui ressemblent aux nôtres. Des boutiques de marques occidentales ou chinoises sont présentées agréablement avec un nombre impressionnant de vendeuses et de vendeurs. Les articles présentés sont de qualité. Nous y faisons quelques achats.

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Nous finissons par atteindre les remparts de la ville. Ils datent du 14 ème siècle. En très mauvais état, ils ont entièrement été restaurés et sont impressionnants par leurs dimensions. Ils font 17 mètres de haut et ont plus de 7 kilomètres de long. Quatre portes monumentales permettent de les franchir. Des tours de guets sont disposées tous les deux cents mètres. Sur une plateforme située au-dessus des portes ont trouvé de grands bâtiments de style chinois sur trois niveaux, avec leurs toitures couvertes de tuiles rondes vernissées, leurs poteaux et murs rouges et leurs structures en bois multicolores. Nous montons sur les remparts et avons la surprise d’y voir des navettes électriques et des rosalies. A son sommet la muraille fait plus de 10 mètres de large. Nous avons une magnifique vue sur la ville. Du haut des remparts on distingue très nettement les bâtiments anciens ou faux anciens, avec de nombreux emplacement vides et des engins de chantier y travaillant. Une partie de la vieille ville regroupe des immeubles construits au 20 ème siècle. Au-delà la vue est bouchée par de hautes tours d’habitation et des gratte-ciels. Nous marchons quelques minutes sur les remparts.

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Nous finissons par regagner notre hôtel. Nous voyons le responsable de l’hôtel pour l’achat de billets de bus pour notre sortie de demain. Heureusement qu’il est là car le site est en chinois. Le soir nous allons nous promener dans le centre-ville. Il y a beaucoup de monde et il est agréable d’arpenter les rues au milieu des monuments éclairés, de la foule joueuse, des magasins de souvenirs attirants. Nous visitons quelques boutiques où des créateurs exposent leurs créations. Nous finissons la soirée dans un restaurant pour y déguster deux bons plats de nouilles.

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25 mai 2025 - DATONG

Nous allons voir le monastère suspendu de Xuangkong. Nous partons à pied jusqu’à une porte de la ville pour prendre le bus. Nous atteignons ensuite les remparts car le bus nous y attend derrière. On y voit un petit temple au pied des remparts et des décorations enfantines surprenantes à trouver dans un tel lieu.

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Nous sommes les seuls touristes occidentaux dans le bus. Après plus d’une heure de route il nous dépose au Visitors Service Center pour acheter des billets. Nous ne payons pas l’entrée, seulement la navette qui nous conduit une dizaine de kilomètres plus loin. Nous marchons au milieu de la foule des touristes chinois. Puis c’est le choc en voyant ce monastère accroché à la falaise à 50 mètres de haut. Il a été construit en 491. Il semble reposer sur de fins piliers rouges, mais en réalité il tient sur des poutres enfoncées à l’horizontale dans la roche. Il est composé de 40 pièces. Il paraît fragile, suspendu dans le vide. Mais il est là depuis plus de 1500 ans. Après une provision de photos et de vidéos nous décidons d’y monter.

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Nous faisons la queue au milieu de touristes chinois. Tout se passe dans la bonne humeur. On nous demande à plusieurs reprises d’où nous venons. Ils semblent heureux de voir des français visiter leur pays et ce lieu. Le temps semble long car nous allons attendre une heure et demie avant de pouvoir entrer sur le site. Nous allons cheminer sur d’étroits bâtiments ou passerelles avec de petites balustrades d’à peine 50 centimètres de haut et le vide en dessous. On avance à la queue leu leu car il est impossible de doubler. On est tributaire des personnes qui s’arrêtent pour prendre des photos ou se prendre en selfie. On monte ou descend entre les différents niveaux par d’étroits et raides escaliers. Nous pouvons regarder de près les différentes parties des structures en bois des temples. Comme d’habitude les pièces situées sous l’avancée des toitures sont colorées et des figurines d’animaux sont disposées sur les arêtes des toits qui sont recouverts de tuiles rondes vernissées. Dans des pièces on trouve des statues de divinités de plusieurs religions, bouddhique, taoïste et confucéenne. Nous avons une magnifique vue sur la vallée par laquelle nous sommes arrivés. On n’a pas quand même pas été très rassurés à avancer sur ces étroites passerelles et ses petites balustrades plutôt symboliques.

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Nous passons plusieurs dizaines de minutes dans cet espace en équilibre à flanc de falaise. Puis c’est la descente. Nous regagnons ensuite le Centre pour prendre le bus qui nous ramène à Datong.

Nous visitons un temple situé sur notre chemin, le Fahua Temple. Construit aux 13 ème et 14 ème siècles, il a été restauré récemment. On y pénètre en passant sous une porte à trois ouvertures voutées. Elle est ornée de carreaux vernissés colorés. On y voit une tour abritant la cloche. Nous allons jusqu’à un bâtiment qui contient un bouddha majestueux doré. Nous ne visitons pas les dizaines de bâtiments situés dans les différentes cours.

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Nous poursuivons notre chemin vers le centre-ville. Nous voyons de grandes rues de quartiers reconstituées désertes, certaines avec des palissades vertes à leur extrémité marquant la zone non reconstruite. Puis ce sont des terrains inoccupés qui attendent leur tour pour recevoir des maisons.

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Nous arrivons au Palais Dai Wangfu pour le visiter. Ce gigantesque palais construit au 14 ème siècle a été entièrement incendié au 17 ème siècle et n’a cessé d’être en reconstruction depuis. Le seul vestige d’époque restant encore debout est le Mur des Neuf Dragons. Malheureusement on ne peut pas visiter le Palais. Il est maintenant utilisé pour des spectacles.

Nous terminons notre soirée dans un bon restaurant situé à côté de notre hôtel.

Demain matin nous prenons un TGV à destination de Beijing.

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26 mai 2025 - BEIJING

Un taxi nous conduit à la gare ferroviaire de Datong. Nous prenons un TGV qui doit nous amener à notre prochaine destination, Beijing. Nous apercevons à nouveau des petits villages composés de maisons. Puis ce sont des flancs de montagnes recouverts de panneaux solaires. Enfin les premiers gratte-ciels apparaissent.

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A l’arrivée nous prenons deux lignes de métro, puis nous marchons 800 mètres pour arriver à notre auberge. Elle est située dans un hutong, un vieux quartier de Beijing. C’est une ancienne maison avec une cour centrale et des chambres réparties autour.

Nous partons aussitôt à la découverte de notre quartier. Il est constitué de petites rues bordées de maisons anciennes en pierres grises ou de maisons restaurées. L’atmosphère y est calme et nous voyons des habitants sur leurs pas de porte discuter et nous saluer. C’est dans le labyrinthe de ces ruelles qu’on découvre le Beijing historique. Il n’en reste pas beaucoup et nous avons de la chance d’habiter dans l’un d’entre eux.

Nos pas nous amènent jusqu’à un lac. Il est entouré de verdure. Des personnes font du canoë ou du bateau sur ce lac. D’autres se baignent. Il est rapidement ceint de restaurants et de bars. Nous franchissons un petit pont et tombons sur une rue piétonne plus touristique. Elle est bordée de restaurants, d’échoppes et stands de boissons et nourriture, de boutiques de souvenirs. Nous débouchons sur une grande rue et nous avons la surprise de voir des trolleybus passer.

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A l’extrémité de cette rue se trouve la Tour du Tambour. C’est une grande tour peinte en rouge qui était destinée à marquer les heures de la journée. Haute de 50 mètres elle possède trois avant-toits. Sa toiture est recouverte de tuiles rondes vernissées grises. Elle a été construite au 14 ème siècle.

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Derrière se trouve la Tour de la Cloche. Elle a été construite au 13 ème siècle, mais a été à plusieurs reprises détruite puis reconstruite. Elle est aussi haute de 50 mètres et apparaît moins massive. Elle est plus élancée avec ses pierres grises, son double avant-toit et ses tuiles rondes vernissées noires.

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Entre les deux tours il y a une esplanade. Nous nous arrêtons pour manger une pâtisserie et regarder les habitants jouer au plumfoot, jeu avec un grand volant qui se joue avec les pieds, faire du patin à roulettes, chanter au karaoké, enregistrer des vidéos pour vanter un produit ou s’adonner à leur activité favorite, la photographie.

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Nous continuons notre découverte en allant jusqu’au Parc Jingshan. C’est un parc situé au nord de la cité impériale. Il est aménagé sur une colline artificielle créée avec la terre retirée pour creuser les douves autour de la cité interdite. Comme toujours il est agréable de se promener dans les parcs loin du tumulte de la ville. C’est l’endroit idéal pour regarder les habitants se promener en groupe ou en familles, faire du sport, discuter, pique-niquer, prendre des photos.

Nous gravissons la colline sur laquelle on trouve cinq temples de taille différente, mais tous très en couleur. Il y a foule pour monter. C’est le point le plus élevé de Beijing. C’est aussi le point central de la ville de Beijing et une plaque le rappelle. De son sommet on a une magnifique vue d’ensemble sur la Cité interdite et ses centaines de bâtiments aux toits jaunes et aux structures peintes en rouge. On s’aperçoit que le centre de Beijing est très vert et qu’apparaissent ça et là des monuments, des lacs ou des hutong aux maisons basses en pierres grises. Il n’y a pas d’immeubles de grande taille. Les tours sont à peine visibles beaucoup plus loin dans le brouillard de la chaleur et de la pollution.

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Nous quittons ce parc pour visiter le Parc de Beihai une île à côté. Il est situé au milieu d’un lac, le lac Béihai. Des habitants de promènent sur ses rives tandis que d’autres font du bateau. Nous montons en haut de la colline située au milieu de cette île. Sur son sommet est visible une grande pagode blanche de style tibétain de 35 mètres de haut construite au 17ème siècle. Nous faisons un petit tour dans ce parc bien calme.

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Nous retournons à notre hôtel pour nous reposer. Puis c’est un repas dans un petit restaurant du quartier.

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27 mai 2025 - BEIJING

Nous avons prévu la visite de la Cité Interdite. Nous prenons un métro qui nous dépose au sud de la place Tian Anmen. Tout le quartier est sous surveillance. Il y a des barrières partout, tout comme des policiers et des véhicules de police. Nous voyons un imposant monument rectangulaire qui est le mausolée du président Mao. Dans un angle on remarque une curieuse gare de style occidental. C’est le Musée du chemin de fer de la Chine qui est au même endroit où se trouvait auparavant la gare de l’Est. Nous passons deux contrôles. Au troisième le policier nous explique en anglais qu’il faut aller au nord de la place car nous n’avons pas de ticket pour aller sur la place. Nous sommes obligés de faire un grand détour avant d’arriver à destination. Au deuxième contrôle la police nous indique que nous ne pouvons pas passer car nous n’avons pas de ticket pour accéder à la place Tian Anmen qui permet d’entrer à la Cité Interdite et d’acheter des billets. La personne de l’hôtel nous avait pourtant assuré qu’on pouvait y aller sans problème.

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Nous décidons de changer de programme. Nous prenons la direction du Temple du Ciel. Il a été construit au début du 15 ème siècle. Il fait partie des quatre temples impériaux construits à cette période. Il consiste en fait en une série de bâtiments édifiés dans un vaste parc. Comme d’habitude il y a beaucoup de monde, mais fait nouveau, on croise de nombreux groupes de touristes occidentaux accompagnés de leurs guides. A l’origine c’était le Temple du Ciel et de la Terre et il servait de lieu pour les rites pour favoriser les bonnes moissons et la clémence divine. Les différents bâtiments en reprennent les principes architecturaux. La terre est symbolisée par des bâtiments carrés avec des tuiles de couleur verte et le ciel par des bâtiments ronds avec des tuiles de couleur bleue.

On accède au premier édifice en parcourant une longue galerie.

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On débouche sur la Salle de prières pour les bonnes moissons. C’est un magnifique pavillon en bois en forme de rotonde de 38 mètres de haut avec un triple toit aux tuiles vernissées bleues. Il repose sur trois terrasses en marbre. De grands piliers en bois peints en rouge soutiennent le toit.

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Il est encadré de deux larges bâtiments rectangulaires. Une porte avec trois passages donne vers le sud sur une longue allée surélevée.

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Nous poursuivons notre balade dans un parc plat et bien ordonné. Nous passons par une roseraie où nous pouvons admirer de magnifiques roses aux noms qui ne nous sont pas toujours étrangers.

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Nos pas nous portent vers le Pavillon de la Longévité, un adorable petit pavillon avec un double tout pointu aux tuiles peintes en bleu

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Nous continuons en empruntant une allée surélevée qui relie la Salle de prières pour les bonnes moissons aux bâtiments situés dans la partie sud du parc.

Nous atteignons le bâtiment de la Voûte Céleste Impériale. C’est un édifice octogonal recouvert de tuiles bleues.

Nous poursuivons notre chemin jusqu’à un étrange bâtiment formé de trois terrasses en marbre blanc sans aucune construction. Seule une pierre blanche ronde y figure et les touristes chinois semblent aimer se faire prendre en photo dessus les mains jointes vers le ciel. Il avait un rôle important pour la cérémonie au moment des solstices.

Nous nous dirigeons vers la sortie et passons devant une pelouse où reposent “Seven Stars Stones” qui sont en réalité huit. Ces grandes pierres blanches ornées de motifs de montagnes symbolisent les sept sommets des monts Taishan

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Nous quittons le parc et remontons vers notre hôtel. En cours de route nous nous arrêtons dans des rues piétonnes bordées de magasins et grands centres commerciaux. Nous nous promettons d’y revenir pour y faire quelques achats de vêtements “made in China”.

Nous mangeons en cours de route dans un petit restaurant avant de regagner notre hôtel pour assister à un spectacle du Théâtre d’ombres dans la cour de nôtre hôtel. Cela consiste à projeter sur un écran des ombres produites par des silhouettes découpées et montées sur des baguettes. Une seule personne manipule les différents personnages. Nous assistons à deux scènes poétiques empreintes de tendresse reprenant des légendes traditionnelles. Après le spectacle le manipulateur vient nous expliquer le maniement des marionnettes et aussi l’art de leur fabrication. Un bon moment récréatif.

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8 mai 2025 - BEIJING

Nous avons prévu de visiter la Cité Interdite. Un métro nous y amène. Le quartier est fermé par des barrières et la police est omniprésente. Nous longeons la partie nord de la Place Tian Anmen avec une vue sur l’imposant Mausolée de Mao Zedong. Nous passons plusieurs contrôles grâce aux billets d’accès enregistrés sur nos smartphones par notre auberge la veille. Nous pouvons enfin rentrer dans la Cité interdite en franchissant la porte de la Paix céleste surmontée d’un grand portrait de Mao Zedong. Nous achetons les billets pour la Cité Interdite.

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C’était le lieu du pouvoir étatique de la Chine impériale. Elle a été construite au début du 15 ème siècle. Elle comprend 980 bâtiments et a été utilisée par 24 empereurs. Elle resta inaccessible jusqu’au début de la république en 1911, d’où son nom. Elle est ceinturée d’une large douve.

Nous allons parcourir pendant plusieurs heures cet ensemble architectural unique au monde sous la chaleur et surtout avec la foule des touristes chinois. Ceux-ci avancent en groupes compacts sous des parapluies pour se protéger du soleil derrière leurs guides armés de drapeaux et micros. Ils arrivent par vague sans interruption et il est prudent de ne pas être sur leur chemin. Mais tout se passera bien car ils sont plutôt attentifs. On rencontrera aussi des groupes de touristes occidentaux. De nombreux bâtiments sont en cours de restauration et recouverts de bâches. Une partie importante du Palais est fermée au public.

On franchit ensuite la Porte du Midi, une imposante porte en forme de U avec deux grandes ailes pour accéder à une immense cour. Cette porte comprend trois passages, celui du milieu était réservée à l’empereur. Quiconque la franchissait était exécuté sur le champ.

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On traverse ensuite la Rivière aux Eaux d’or tracée en forme d’arc sur un des cinq ponts en marbre.

On accède à la Porte de l’Harmonie Suprême. Un escalier en marbre permet d’y accéder. Deux lions en bronze protègent l’entrée. Elle est impressionnante avec son immense esplanade traversée par la rivière aux Eaux d’or en forme d’arc avec ses cinq ponts qui représenteraient les flèches. Cette porte est ouverte sur un épais mur recouvert de tuiles vernissées. Elle est dotée d’un double toit de tuiles vernissées à dominante jaune

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On aboutit ensuite à une immense cour au bout de laquelle on aperçoit le Pavillon de l’Harmonie suprême. Les pavés recouvrant cette cour sont d’origine. C’est le plus grand palais de la Cité interdite, celui qui était utilisé pour les principales cérémonies. Il date du 15ème siècle et a traversé les siècles quasiment dans son état d’origine. Il est construit sur une base formée de trois niveaux de marbre bordées de balustrades en marbre magnifiquement sculptées. Le long des escaliers qui mènent à la terrasse, on voit dix-huit vases en bronze qui représentaient les dix-huit provinces de Chine au 15e siècle. Aux extrémités du toit, on remarque les statues de deux dragons. Au milieu de l’escalier central on trouve un plan incliné orné de bas-reliefs.

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Nous allons parcourir pendant plusieurs heures les différents pavillons de la Cité interdite. Tous les bâtiments, quel que soit leur taille ou leur destination sont peints en rouge. Leurs toitures sont recouvertes de tuiles rondes jaunes vernissées. Les dessous de toit sont peints de couleurs vives. On ne peut visiter ces bâtiments, tout juste les regarder de l’extérieur. Ils sont quasiment tous vides. Nous passons d’un bâtiment à un autre, d’une cour à une autre, en n’oubliant pas de nous arrêter pour nous reposer et nous rafraîchir. Dans la plus grande partie du Palais il n’y a pas de verdure. Tout est minéral.

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Plusieurs pavillons contiennent des expositions.

Une première exposition regroupe une remarquable collection de poteries et de céramiques de différentes périodes.

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Dans un autre pavillon on admire une exposition de sculptures de différentes régions de Chine.

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Un troisième pavillon contient une exposition de statues anciennes représentant bouddha.

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La dernière exposition est consacrée à des pierres et des briques en relief utilisées dans les habitations et les sépultures.

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Nous terminons notre visite par le jardin impérial comportant des espaces verts, des allées, des rocailles, des cyprès et des jolis petits pavillons.

Nous sortons par la porte monumentale nord, la Porte de la prouesse divine.

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Nous poursuivons notre journée en allant dans un quartier regroupant plusieurs centres commerciaux. On y trouve surtout des boutiques de marques occidentales les plus chères. Les centres commerciaux sont toujours agréables et surprenants à parcourir par leur configuration et leur design. On trouve toujours un étage de restauration. Les boutiques ont toujours de nombreux employés qui semblent souvent plus nombreux que les clients. Le personnel est toujours aimable, souriant et désireux d’aider les touristes étrangers. Dans un centre commercial on trouve plusieurs étages de créateurs. Ils exposent leurs productions. Nous nous laissons tenter. Nous achetons aussi quelques vêtements chez Uniqlo “made in China”. Dans un autre centre il y a une vraie patinoire au rez-de-chaussée. Les rues piétonnes nous paraissent bien vides au regard du monde rencontré dans les différents sites touristiques.

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Nous finissons par prendre le chemin de notre hôtel pour nous reposer. Nous allons manger dans un restaurant du quartier du canard laqué pékinois. C’est délicieux. Au retour nous traversons une rue très touristique bordée de magasins et restaurants. Puis le long du lac, c’est une cacophonie en provenance de nombreux bars où se produisent groupes, chanteuses et chanteurs. Dehors des habitants et des touristes déambulent. Des petits stands vendent de la nourriture et des souvenirs. Tout cela dans une ambiance détendue, les sourires et les photos. Le retour vers notre auberge se fait par des rues beaucoup plus calmes.

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29 mai 2025 - BEIJING

Nous prenons le métro pour aller visiter le Palais d’Eté. Il a été construit à partir de 1886 par l’impératrice Cixi sur les ruines de l’ancien palais détruit par les français et les anglais. Il comporte un grand lac, des petits édifices repartis autour de ce lac et des bâtiments situés à flanc de colline. Une agréable promenade ombragée courre le long du lac.

Nous accédons au Palais d’été par la porte nord.

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Nous commençons l’ascension de la colline de la Longévité par un chemin serpentant autour des rochers. Nous découvrons des temples bouddhistes de style tibétain. Ils sont très colorés et ont des toits avec des tuiles rondes vernissées et des petites statues de dragons sur les toits.

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Nous atteignons au sommet de la colline le Temple de la mer de sagesse. Sa façade est en partie recouverte de céramique jaune et verte. Dans des niches de la façade on trouve des statuettes dorées de Bouddha.

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Nous prenons un chemin qui descend au bord du lac.

Une longue galerie couverte en bois au plafond recouvert de peintures permet de se promener à l’abri du soleil, avec à intervalles réguliers des pavillons octogonaux. Les poutres de soutien horizontales à l’intérieur du couloir sont peintes de scènes du lac ouest de Hangzhou, ainsi que de scènes représentant des personnages historiques, des paysages et des fleurs.

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Nous entamons la visite du palais en franchissant la Porte des nuages ordonnés. Elle est gardée par deux lions en bronze et douze statues en pierre d’animaux du zodiaque chinois.

Nous passons de hall en hall et atteignons le principal bâtiment du Palais. On ne peut visiter aucun bâtiment.
Nous visitons d’abord le Pavillon des Nuages Ordonnés. C’est un palais situé sur le devant de la colline de la longévité qui comprend de 21 salles. Sur sa terrasse, on peut observer quatre grands vases remplis d’eau en prévention d’incendies. En tant que siège de l’Empereur du Ciel, le bâtiment s’élève sur une terrasse avec des balcons en marbre, précédé par des dragons et des phénix, des vases à trois pieds et quatre fontaines en bronze.

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Nous atteignons le Pavillon des Fragrances bouddhiques. C’est un grand pavillon octogonal qui domine le lac Kunming avec ses 41 mètres de haut. Le pavillon repose sur une grande terrasse en pierre de 20m de haut et tient à l’aide de gros piliers en bois. L’édifice est relié au pavillon des Nuages ordonnés par des galeries aux fresques travaillées hautes en couleurs. A l’intérieur on y voit une grande statue de Bouddha en bronze.

De chaque côté on remarque plusieurs petits pavillons. A gauche le Pavillon des Nuages précieux a la particularité d’être fait en bronze. Avec ses 7,55 m de haut et ses 207 tonnes, ce pavillon est l’une des plus grandes constructions en bronze de Chine.

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Depuis le palais on a une magnifique vue sur le lac. Mais la brume permet à peine d’apercevoir le pont qui relie une rive à une ile. Des embarcations promènent des passagers et au loin dans la brume les tours sont quasiment invisibles.

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Nous arrêtons notre visite et prenons le métro.

Nous nous arrêtons avant d’arriver dans notre quartier. Nous allons faire quelques achats dans des centres commerciaux. Mais nous nous intéressons plus à de nombreux petits magasins de vêtements et de chaussures typiquement chinois. L’accueil du personnel est toujours chaleureux.

Nous regagnons ensuite notre hôtel pour nous reposer. Cela fait plus de quatre mois que nous voyageons et que nous avalons les visites et les kilomètres et la fatigue commence à se faire sentir.

Demain matin nous quittons Beijing pour notre prochaine destination, Chengde.

30 mai 2025 - CHENGDE

Un TGV nous conduit à Chengde située à 200 kilomètres au nord de Beijing. Après notre installation à notre hôtel nous partons à la découverte du quartier du centre-ville. Elle nous apparaît tout de suite différente des autres villes visitées. Elle est typiquement chinoise avec des boutiques, ses vendeurs de rues. Nous allons dans deux centres commerciaux et nous n’y rencontrons que des boutiques chinoises, pas de boutiques occidentales. Et toujours cette répartition, avec le supermarché au niveau inférieur, des bijoux au rez-de-chaussée, des vêtements et autres dans les étages supérieurs et des restaurants au dernier étage.

Nous finissons par nous diriger vers notre première visite, le Palais impérial d’été Bishu Shanzhuang. Ce palais a été construit au 18 ème siècle par les empereurs pour fuir la chaleur estivale de Beijing. Ce site comprend des bâtiments, des jardins, des forêts pour la chasse, des lacs.
L’accès au palais débute par la porte Wumen et une cour avec ses lions chargés de garder le palais.

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Le palais consiste en une enfilade de bâtiments autour de cours avec des bâtiments situés sur les ailes. Ce qui nous saute aux yeux dès le départ c’est la simplicité des édifices. Si les façades et les poteaux sont peints en rouge, les tuiles des toits ne sont pas peintes et les sous toits sont plutôt sobres.

Une première salle comporte différents objets ayant appartenu à la famille impériale.

Dans une salle on peut admirer des gravures en ivoire, jade, perles ou soie de toute beauté.

Dans la Salle de la simplicité et de la sincérité on voit le trône en bois de l’empereur sculpté drapé de soie jaune.

De fines verreries sont visibles dans une autre salle.

La salle d’Etudes servait de salle de lecture

Dans plusieurs salles on peut voir de magnifiques émaux peints

Dans la chambre de l’impératrice on peut admirer une exceptionnelle collection d’objets en porcelaine.

Une salle comporte de grandes peintures représentant des membres de la cour impériale.

La salle de la Brume rafraichissante servait de salle de travail et conserve des meubles d’époque.

On découvre la Tour du palais où dormait l’empereur. Elle est surprenante car on y accédait par un escalier de pierres extérieur.

Nous débouchons ensuite sur un jardin où il est agréable de se promener. Des lacs, des collines, des bois et des plaines occupent la majeure partie de l’espace… Plusieurs étangs dans lesquels on voit des carpes koïs apportent de la fraîcheur. Des personnes font du bateau sur les lacs. De petits bâtiments et kiosques sont posés ça et là. Tout cela respire la tranquillité et la sérénité. Il est à l’image des parcs aménagés à Pékin, conçu pour reproduire les paysages de l’empire. Le parc compte 72 curiosités représentant des reliques, des monuments et jardins célèbres du sud de la Chine. L’ensemble du site est enfermé à l’abri d’un rempart de 23 km de long.

Nous quittons ce lieu calme pour nous plonger dans les rues animées de la ville. Après une petite pause à l’hôtel nous prenons la direction du marché de nuit. Il remplit plusieurs rues et on y trouve de tout, nourriture, vêtements, chaussures, souvenirs, bijoux. On y remarque un nombre important de petits animaux, chiots et chatons à vendre. Nous nous promenons quelques instants dans ce marché typiquement chinois. On aime toujours de tels lieux qui permettent de voir le vrai pays et ses habitants. Nous finissons par manger dans un restaurant situé dans un centre commercial.

31 mai 2025 - CHENGDE

Nous avons prévu de visiter plusieurs temples. Une mauvaise surprise nous attend à notre réveil, la pluie. Un petit crachin va nous accompagner pratiquement toute la journée. Il existe huit temples et monastères disséminés autour de la ville. Ils ont été construits par les empereurs au 18 ème siècle et accompagnent la construction du palais d’été. Ils furent édifiés plus pour des raisons diplomatiques que spirituelles. Nous décidons d’en visiter trois.

Le premier est le Putuozongcheng. C’est le plus vaste. C’est en fait une réplique en plus petit du Palais de Potola de Lhassa. En dehors de ses fonctions religieuses et festives, le Temple de Putuo Zongcheng était également un des endroits où l’empereur recevait les délégations des différentes ethnies de l’empire. Son architecture mélange styles chinois et tibétain. Nous passons la porte principale du temple.

Nous voyons en premier un pavillon qui contient des stèles. Puis une porte avec une triple entrée coiffée de 5 stupas de couleurs différentes, symboles des cinq éléments de l’univers, permet d’accéder au site. Elle est gardée par deux éléphants en pierre représentant le bouddhisme Mahayana.

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On aboutit à une imposante arche avec des carreaux de céramique émaillée aux couleurs vives gardée par deux imposants lions en pierre, symboles du pouvoir et de la majesté de la Chine.

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On passe ensuite de bâtiment en bâtiment. Les volées de marches se succèdent. On longe plusieurs bâtiments disséminés à flanc de colline. On en visite certains.

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Nous finissons par arriver au Palais aux murs peints en rouge. C’est le seul dans ce cas, tous les autres bâtiments étant peints en blanc. Sur son imposante terrasse on peut voir des mâts avec leurs fanions de prière multicolores ainsi que des moulins à prière.

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Nous allons parcourir ce magnifique et vaste palais pendant plus d’une heure au gré de nos envies. Il reproduit le Palais Rouge du Potala de Lhassa avec sa structure à plusieurs niveaux, ses tuiles dorées et son intérieur abritant des statues et des reliques bouddhistes.

Nous ne manquons de voir les deux pagodes en bois de santal hautes de 19 mètres avec leurs 2160 statues de bouddha disposées dans des niches.

Nous grimpons jusqu’au toit de ce Palais après avoir gravi ses quatre étages. On a une vue sur l’ensemble du site et les alentours. Mais la vue est largement gâchée par la brume. Plusieurs édifices situés sur la terrasse sont recouverts de tuiles d’or ou de cuivre ce qui le rend encore plus majestueux. Des petits édifices en bois colorés sont disposés ça et là. Elle est ornée de pavillons d’angle aux avant-toits relevés. Cette terrasse offre un havre de tranquillité.

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Sur un côté on aperçoit une Tour Ronde. C’est une structure cylindrique à double niveau qui servait pour l’observation et le stockage de nourriture pour les moines.

Notre deuxième visite est pour le temple de Sumeru, du Bonheur et de la Longévité. Il a été édifié en l’honneur du panchen lama qui y résida lors de ses visites. Il mélange les styles architecturaux chinois et tibétain. Dans le premier bâtiment une stèle de plusieurs mètres repose sur une tortue en pierre.

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On poursuit notre cheminement en traversant un porche magnifique à trois portes recouvert de céramiques de toutes les couleurs. Il est gardé par deux grands lions en pierre.

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Nous arrivons à la plateforme située devant le bâtiment principal. C’est un haut bâtiment peint en rouge de style monastère tibétain.

Nous pénétrons dans le palais. Comme habituellement dans ces temples, plusieurs édifices se succèdent, entourés de cours. Les structures principales du temple, dont le Grand Hall et les pavillons annexes, sont ornées de toits dorés et de murs rouges, typiques de l’architecture tibétaine. Chaque pavillon est richement décoré de peintures murales et de sculptures bouddhistes. Nous remarquons de nombreux plafonds cloisonnés bleu azur et d’innombrables niches abritant des figurines de Bouddha, qui entourent les statues habillées de brocart jaune. Le hall central est constitué de plusieurs étages de bois peint, ourlés de tentures.

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Huit gigantesques dragons étincelants ornent le toit du principal édifice.

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Plusieurs petits pavillons colorés sont disséminés dans les jardins.

On arrive ensuite au bâtiment le plus haut, une pagode octogonale à sept étages, le Temple de la Longévité. Il est orné de tuiles vernissées jaunes et vertes et abrite des statues de bouddhas dans des niches extérieures. Nous ne pouvons nous en approcher car sa partie basse est en travaux et est recouverte de bâches.

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Nous terminons par le temple Puning. Il fut édifié par l’empereur pour célébrer sa victoire sur les tribus mongoles. C’est un temple qui est toujours en activité. On retrouve dans ce temple comme dans les autres temples un mélange architectural chinois et tibétain. Des fidèles prient devant les représentations de Bouddha au milieu de la fumée de l’encens et des moulins à prières.

On entre ensuite dans un grand bâtiment qui abrite une statue d’Avalokitesvara en bois la plus grande du monde. Elle a été faite avec des mélanges de plusieurs bois précieux. Elle mesure 23 mètres de haut et pèse 110 tonnes. Elle a plusieurs dizaines de bras et des yeux dans chaque paume. Plusieurs symboles bouddhistes différents se trouvent dans chacune de ses mains. Elle est entourée de deux autres statues de Bouddha plus petites peintes. Les murs latéraux sont couverts de plusieurs centaines de statues de Bouddha.

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Ce site contient aussi d’autres temples, divers pavillons, des tours. Il se compose de plusieurs salles dans lesquelles sont exposées de nombreuses statues de bouddha. Extérieurement on retrouve des temples traditionnels chinois, avec leurs multiples toitures et leurs couleurs pourpres. Mais dans la configuration du site on découvre tout un complexe tibétain composé de pagodes, de terrasses et de pavillons typiques des temples du Tibet.

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Nous prenons un bus pour retourner en ville visiter un dernier temple, le temple taoïste Guandi. On est accueilli par deux grandes statues colorées grimaçantes. Dans une cour deux stèles sont portées par des tortues en pierre. Dans différents bâtiments on retrouve des représentations de Lao Tseu et de ses disciples, les arhats. Des fidèles présents se prosternent devant les statues. De l’encens brûle dans un grand réceptacle.

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Le soir nous faisons une petite balade au marché avant de manger.

Demain matin nous prenons un train qui doit nous reconduire à Beijing.

1er juin 2025 - BEIJING

Un taxi nous amène à la gare ferroviaire de Chengde. Nous prenons un TGV pour Beijing, dernière étape de notre voyage. Une heure plus tard nous arrivons. Puis c’est le métro et la marche pour atteindre le même hôtel que lors de notre premier séjour. A l’arrivée nous voyons avec l’employée une réservation pour visiter la Grande Muraille. C’est fait avec difficulté.

Nous partons en direction du Capital Museum. Il est situé dans un édifice contemporain.

Le musée est centré sur l’histoire de Beijing depuis le néolithique jusqu’à aujourd’hui. Des maquettes, des plans de ville, des peintures, des animations permettent de mieux appréhender son évolution. A chaque époque on peut voir des objets témoins comme des bronzes, des jades, des statues, des calligraphies, des peintures, des bouddhas, des porcelaines.

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Dans une salle des documents représentent Beijing à travers les saisons.

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Dans une autre une scène de théâtre est reconstituée avec la projection d’un film montrant une représentation. Des habits, des instruments musique, des éléments de décor sont exposés.

Dans une autre salle l’habitat et son évolution sont décrits. On y voit aussi une description des éléments et des outils servant aux constructions anciennes.

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Le soir nous allons manger dans notre quartier. Les rues sont envahies par la foule. Il est même parfois difficile de se frayer un chemin. Tout se passe dans la bonne humeur.

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2 juin 2025 - BEIJING

Nous prenons le métro en direction du temple de Yongle, le temple des Lamas. C’est un temple bouddhiste tibétain fondé à la fin du 17 ème siècle. Il est toujours en activité. Le temple des Lamas comprend de nombreux bâtiments traditionnels aux toits dorés. Il est composé d’une succession de 5 cours. Il y a beaucoup de monde et il est parfois difficile d’accéder aux différents bâtiments. On entre sur le site par une porte formée de trois arches, aux toits recouverts de tuiles brunes et aux façades en bois travaillé multicolores. De chaque côté on trouve deux petits pavillons colorés, l’un du tambour, l’autre de la cloche.

On accède à un premier bâtiment, le Yonghe Gate Hall. Comme tous les bâtiments centraux il est peint en rouge avec des toits recouverts de tuiles rondes brunes et des sous toits peints de multiples couleurs. De nombreux fidèles prient devant en faisant brûler des bâtonnets d’encens. Il abrite des statues de Bouddha à trois âges différents. Dans les cours entre les bâtiments, on peut voir d’énormes brûleurs d’encens dans lesquels les fidèles placent des centaines de bâtonnets. Chaque visiteur peut obtenir un paquet gratuit de bâtons d’encens qui respectent l’environnement au guichet situé à côté de la porte d’entrée.

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Nous allons parcourir les différents bâtiments de ce temple et visiter leurs intérieurs. Mais il est interdit de prendre des photos à l’intérieur.

Nous visitons la Salle de l’harmonie et de la paix C’était initialement le lieu où le prince Yong rencontrait des fonctionnaires. On y trouve 3 Bouddhas en bronze d’une hauteur de 2 mètres.
La Salle de la protection éternelle était le bureau et la chambre du prince Yong. Au centre de la salle, on remarque trois grandes statues en bois de santal de 2,35 m de haut.
L’un des plus grands bâtiments, le Falun Dian, abrite une statue de bronze de six mètres de Tsongkapa, fondateur de la secte Gelugpa dite des « bonnets jaunes ». On y voit aussi les sièges des moines et leurs bonnets. Derrière la statue se trouve une sculpture de la montagne de 500 Arhats qui mesure près de 5 mètres de haut et 3,5 mètres de long. L’ensemble du corps de la montagne est sculpté dans du bois de rose, sur lequel se trouvent 500 arhats en or, argent, cuivre, fer et étain dans différentes postures. Sur les murs, un ensemble de peintures murales retracent la vie du Bouddha.
Le plus grand des bâtiments centraux, le Pavillon Wanfu, abrite le plus précieux des biens du temple, une impressionnante statue de Maitreya, le futur Bouddha. La sculpture de 18 mètres de haut a été taillée dans un seul morceau de bois de santal. Ce pavillon est relié par une passerelle au pavillon Yansui qui contient une immense fleur de lotus tournante d’où émerge une effigie du bouddha

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Notre visite de termine par une salle où sont exposés des objets religieux ayant appartenu aux lamas.

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Nous prenons ensuite la direction du temple confucéen de Beijing situé à quelques centaines de mètres. Il y a beaucoup de monde dans ce quartier. Un Hutong en partie restauré jouxte ce temple.

Il a été édifié au 14 ème siècle. Il comprend quatre cours intérieures alignées. Après avoir franchi un portail coloré, nous débouchons dans la première cour où on est accueilli par une statue en pierre de Confucius.

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Le premier bâtiment de forme traditionnelle, poteaux peint en rouge, toit en tuiles rondes oranges, sous toits en bois de toutes les couleurs, est précédé de deux grandes stèles. A l’intérieur on trouve une cloche en pierre, un grand tambour et des petits tambours en pierre.

Dans le bâtiment principal au plafond recouvert de caissons colorés on trouve des instruments de musique ancienne.

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Dans le jardin qui suit ce bâtiment on remarque un cyprès vieux de 700 ans.

Dans des salles annexes sont présentées des expositions sur le confucianisme. Des objets ayant un lien avec les différentes étapes de la vie de Confucius sont également visibles

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Dans deux petits temples on trouve deux grandes stèles reposant sur des dragons en pierre.

Nous terminons notre visite par un long couloir où sont exposées 200 stèles en pierre. Elles contiennent des dizaines de milliers d’inscriptions de Jianshui, terme qui désigne une personne qui a passé avec succès le diplôme le plus élevé en Chine impériale.

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En poursuivant notre chemin nous arrivons au Collège Impérial. C’était l’université nationale pendant la période impériale. Un splendide portique vernissé à trois portes permet d’accéder au site.

On pénètre ensuite dans le bâtiment principal. Il possède deux niveaux de toits recouverts de tuiles rondes oranges. Il repose sur de grands poteaux peints en rouge et est entouré d’une petite douve. Son plafond intérieur est recouvert de magnifiques peintures. En son centre un trône impérial est visible.

De longs bâtiments entourent les deux côtés de la cour. Ils servaient de salles de classe.

Nous quittons ce quartier animé et agréable à visiter pour prendre un métro en direction de notre quartier. Nous allons dans un centre commercial faire quelques achats. Nous poursuivons notre promenade dans les rues de notre quartier avant d’aller manger dans un petit restaurant.

3 juin 2025 - BEIJING

Nous avons décidé de finir en beauté notre voyage par la visite de la Grande Muraille de Chine. Nous prenons le métro pour nous rendre au point de rendez-vous de l’agence qui organise la visite. Nous réglons un problème de réservation avec un employé ce qui nous permet de payer moins cher que prévu. Nous avons choisi la visite avec un accompagnateur chinois. Un autre groupe part avec un guide anglais. Nous sommes une douzaine dans le mini-bus qui nous emmène. Nous sommes les seuls touristes occidentaux. Pendant 30 minutes le guide intervient dans le bus pour donner des informations sur la Grande Muraille en chinois. Nous ne comprenons évidemment rien, mais connaissons son histoire grâce à la visite que nous avions faite à Dunhuang dans le Gansu. Il donne aussi des infos sur l’organisation de la visite. Il nous en informe par un traducteur sur smartphone.

Après plus d’une heure de bus nous arrivons à la section de la Grande Muraille que nous avions choisie, Mutianyu, située à 80 kilomètres au nord-ouest de Beijing. Elle a été construite une première fois au 6 ème siècle avec des matériaux fragiles, puis reconstruite dans l’état actuel au début du 15 ème siècle. Elle a été restaurée et ouverte aux visiteurs à la fin des années quatre-vingt.

Nous avons de la chance pour la visite. Il fait beau temps, mais pas trop chaud.

Sur place tout est bien organisé. Le guide nous aide pour le passage des différentes billetteries. Notre passeport nous sert de billets. Nous entrons sur le site, puis nous empruntons une navette, et enfin un téléphérique qui nous conduit à la muraille. Il y a aussi un télésiège et une luge sur roues pour descendre. Nous nous contenterons du téléphérique.

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Une première surprise est le faible nombre de visiteurs. On est très loin des foules qu’on voit sur certaines photos. Il y a autant de touristes chinois que de touristes occidentaux.

La muraille courre sur les arrêtes des montagnes. Nous allons marcher sur la Grande Muraille de Chine pendant près de trois heures. Construite surtout en granit, elle est haute de 7 mètres et large de 4 mètres à son sommet. Les parapets intérieurs et extérieurs sont crénelés. Sur la section que nous visitons il y a de nombreuses tours de guet, plus ou moins importantes qui sont disposées à intervalle régulier. Nous découvrons 1,2 kilomètre de la Muraille et plusieurs tours.

Nous montons et descendons sur des marches ou suivons des sections plates jusqu’à une section en pente raide et même très raide sur la fin.
Nous nous arrêtons de temps en temps pour boire et manger. Didier franchit seul la dernière montée. Au-delà la Grande Muraille n’a pas été restaurée et est plutôt en mauvais état, dangereuse. Elle est fermée au public.

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De partout la vue est magnifique. De chaque côté des forêts couvrent les flancs des montagnes. On y découvre des vestiges de mur et de tours. Les montagnes sont visibles à perte de vue. Au loin, à 80 kilomètres, on entrevoit les gratte-ciels de Beijing dans la brume.

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Nous profitons un maximum du spectacle de ce mur serpentant dans les montagnes.

Nous finissons par prendre le chemin du retour qui conduit à notre hôtel. Cette promenade bien organisée par l’agence a été un moment important de notre voyage.

Le soir pour notre dernier repas en Chine nous mangeons du canard laqué pékinois. Après une dernière balade dans le quartier, nous rentrons à l’hôtel pour nous préparer pour notre départ prévu demain.

4 juin 2025 - RETOUR EN FRANCE

Après un bon petit-déjeuner à notre hôtel nous préparons nos bagages. Notre voyage se termine. Nous réalisons que nous avons quitté notre domicile depuis le 23 janvier.

Notre trajet en métro jusqu’à l’aéroport se passe sans problème, tout comme les formalités d’embarquement.

Depuis notre avion nous voyons la banlieue de Beijing avec ses champs de tours et parfois un quartier ancien composé de maisons basses à côté de ces tours. Plus loin ce sont des hameaux plus modestes qui sont visibles. Puis nous apercevons la Grande Muraille qui serpente au milieu des montagnes.

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Nous espérons que vous avez autant apprécié le récit de ce voyage que nous en avons eu à le réaliser.

Merci de nous avoir embarqués avec vous pour ce très beau voyage

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