Bonjour,
Voilà mon petit carnet de voyage sur la Côte d’Ivoire.
Mon parcours a été fait entre le 15/02 et le 04/03/2025 (16 nuits) :
Abidjan,Yamoussoukro, Man, San Pedro, Sassandra, Grand Lahou, Abidjan.
Je voyage seule, en sac à dos et j’ai tout fait en car.
ABIDJAN
15/02/25 aéroport Abidjan à 17h35.
Tourist Hotel (Booking), au calme dans une résidence mais loin de tout.
16/02 : rencontre avec Siaka, mon contact en Côte d’Ivoire, qui m’achète une carte sim locale (Orange) pour qu’on reste en contact.
YAMOUSSOUKRO
17/02 Abidjan, gare d’Adjamé (je me suis fait déposée en taxi à l’intérieur de la gare parce que le quartier craint) / Yamoussoukro dit Yacro - 4 500 francs – compagnie UTB.
Hôtel Aho (Petit Futé) – 20 000 francs la chambre avec ouverture dans un couloir avec les climatiseurs (obligée de mettre des bouchons d’oreille).
L’hôtel est loin de la gare routière et du centre ville, à ne plus recommencer.
Balade sur l’avenue avec ses marchés. En regardant une appli de météo, je voyais souvent « brume de poussière ». Lors de ma balade, le vent s’est levé et j’ai pris plein de sable dans les yeux et dans la bouche. Un vendeur de carte de téléphone m’a ouvert la porte de sa petite boutique de rue pour que je m’y réfugie.
18/02 : je vais jusqu’à la basilique à pieds. Il ne faut pas aller à l’entrée principale qui est réservée lors de grandes occasions, mais sur le côté gauche. Entrée 2 000 francs avec guide, pas de photo à l’intérieur, je me demande bien pourquoi. La basilique est impressionnante, elle est immense et ses vitraux aussi.
Je prends un Youki pomme avant de partir pour le lac aux caïmans. Puis, retour à l’hôtel avec une pause à l’étal d’une dame qui vendait des jus de fruits pressés (le seul de tout mon voyage que j’ai vu). J’ai pris un orange/ananas qui était rafraîchissant. Je suis rentrée à l’hôtel complètement vannée.
MAN
19/02 : Yamoussoukro / Man 7 000 francs.
Hôtel Leveneur (Bradt) dans le centre ville près du quartier Commerce, 15 000 francs.
Balade dans le quartier.
20/02 : forêt des singes de Gbêpleu, 2 000 francs et 100 francs pour les bananes. Les singes sont super craquants. Je fais la connaissance du guide Willy (+225 0575178510), qui me convainc à aller au mont Tonkpi et aux Cascades Naturelles.
Nous allons chercher la moto pour aller au mont Tonkpi. Nous passons par deux villages, le premier et le deuxième, puis nous roulons jusqu’au mont Tonpki sur une piste qui nous secoue. Nous grimpons jusqu’au sommet de la tour RTI (Radiodiffusion et Télévision Ivoirienne). Il y a beaucoup de marches ! L’équivalent d’un immeuble de plus de 10 étages avec, heureusement, quelques paliers pour souffler et admirer la vue. En haut, nous sommes juste sous les antennes et nous pouvons admirer une très belle vue à 360°.
Nous redescendons et allons à aux Cascades Naturelles de Man qui ne coulent pas beaucoup parce que nous sommes en pleine saison sèche. A l’entrée, il faut descendre des escaliers pour y parvenir. Le lieu est bien aménagé avec des tables et des bancs abrités sous des paillotes. C’est le rendez-vous familial. Des gens font trempette dans le bassin construit au pied de la cascade.
21/02 : dent de Man et la cascade de Man.
Nous allons à la dent de Man en taxi qui nous dépose à l’entrée du sentier. Il pleut mais le guide me dit que le temps d’arriver en haut, il n’y aura plus de nuage. La pluie s’arrête petit à petit et la balade dans les nuages est mystérieuse. Chaque parcelle de terrain appartient à quelqu’un qui vient y cultiver des hévéas, des cacaoyers, des palmier à huile rouge, des caféiers… Nous arrivons en haut et mon guide avait raison, il n’y avait plus un seul nuage. La vue est très belle et on se rend bien compte que la ville de Man est très étalée. Nous redescendons par un autre chemin et nous nous arrêtons à la cascade de Man avant de reprendre le taxi pour rentrer.
22/02 : silures sacrés en scooter puis re Cascades Naturelles pour être au calme. Je suis toute courbaturée de ma balade à la dent de Man (cela me durera plus d’une semaine).
SAN PEDRO
23/02 : Man / San Pedro 8 000 francs
Le car a mis 12 heures parce qu’il a été arrêté 4 fois par des barrages (trafic d’enfants, recherche de drogue et de médicaments interdits, inspection des papiers d’identité, des bagages dans le coffre du car).
Hôtel Atlantique dans le quartier La Cité (Bradt).
24/02 : balade jusqu’à l’océan en passant le long des entrepôts puis longeant l’océan par la droite. Je m’arrête à un marchand qui vend du jus de noix de coco à la bouteille d’un litre et demi.
SASSANDRA
25/02 : San Pedro / Sassandra
Hôtel Le Pollet (Petit Futé et Bradt) – 18 000 francs la chambre donnant derrière.
Balade sur la route qui longe l’océan, stèle du naufrage du ravitailleur de la RAF, wharf.
26/02 : balade vers le phare qu’on voit à travers les quelques ouvertures de la porte, puis église Saint André construite en béton il y a 100 ans, rencontre avec une personne qui m’a conseillé de donner des crayons que j’avais apportés à l’école des ghanéens. Je retourne à l’hôtel pour prendre les crayons et vais les donner. Je suis très ravie de pouvoir faire profiter de mon don les plus défavorisés. Les enfants ne sont pas en uniforme et sont très contents. Puis balade jusqu’à l’embouchure du fleuve Sassandra, et visite de la maison en ruine du gouverneur sur sa colline.
GRAND LAHOU
27/02 : Sassandra / Grand Lahou 4 000 francs.
Hôtel Les Accolades (l’hôtel Le Mistral conseillé par Nicolas étant plein, c’est l’hôtel qui m’a donné cette adresse) – 8 000 francs la chambre surchauffée dont la fenêtre donne dans le couloir avec des ouvertures sur la cour.
Rencontre avec le guide Nicolas (+225 07 57 85 3773) dont le numéro m’avait été donné par Coq, un créateur de bijoux rencontré à San Pedro.
Balade en bateau sur la lagune à la rencontre des trois eaux (la lagune, le fleuve Bandama et l’océan), visite de villages et explications sur le fumage des poissons.
28/02 : balade en bateau sur le fleuve jusqu’au canal puis visite du marché et repos à l’Agoudam Palace pour un verre face à la lagune.
01/03 : balade en bateau sur la lagune ; je ne m’en lasse pas, c’est calme, beau et reposant avant de rejoindre la capitale bruyante ; puis repos au maquis à côté de l’embarcadère face au soleil couchant.
Lors de ces balades en bateau, j’ai pu voir des hérons, des aigrettes (ils disent hérons blancs), des éperviers, un calao, des mouettes…
ABIDJAN
02/03 : Grand Lahou / Abidjan 1 500 francs.
Hôtel du 3ème pont à Marcory (Google Maps), pas loin du grand marché – 17 000 francs (la moyenne à 20 000 et la grande à 25 000).
Visite du grand marché de Marcory puis balade jusqu’à Cap Sud (bof, c’est un complexe commercial dans lequel il fait super froid) puis rencontre avec mon contact Siaka qui a été parfait tout au long de mon voyage. Il avait prié pour moi et il a eu du mal à dormir (ah mince ! pourtant tout s’est bien passé).
04/03 : Yango (2 000) pour l’aéroport. J’avais choisi l’hôtel parce qu’il n’en était pas loin.
Mes impressions et autres renseignements en vrac :
Il n’y a pas de réseau Orange à Man, mais ça a bien fonctionné sur les autres villes.
La plupart du temps, je mangeais dans les maquis de rue, j’achetais des provisions dans les supermarchés ou à des dames qui vendaient des beignets sur le trottoir. C’est difficile de trouver des plats végétariens, les ivoiriens sont des gros mangeurs de viande.
Je buvais de l’eau du robinet traitée avec mon Steripen.
Le gros problème est qu’ils jettent tout par terre, il n’y a pas de poubelles ou s’il y en a (c’est rare), très peu de gens jettent leurs déchets dedans. C’est bien dommage qu’ils ne fassent pas plus attention à leur beau pays.
Les villes sont très étendues parce qu’il y a peu d’immeubles.
J’avais demandé à un voisin de car pourquoi il y avait des cimetières sur le bord des routes et il m’a répondu qu’avant, il n’y avait pas la route (ce n’était que des pistes).
Le Petit Futé conseille de s’habiller les épaules et les jambes couvertes mais après avoir posé la question à plusieurs personnes, c’est ok d’être en short et débardeur. J’ai toujours été en short et débardeur avec un paréo et une chemisette dans mon sac à dos pour les au cas où.
Les ivoiriens sont très sympas et ne sont ni envahissants, ni insistants. Les rencontres sont régulières et agréables. Ils aiment la France et veulent tous y aller.
Le rythme est beaucoup plus lent qu’en Europe à cause de la chaleur et ça fait du bien. Il faisait vraiment très chaud, entre 35 et 40°.
Tout s’est bien passé avec le sourire.
: o ) ) )