Voyager en camping-car

Sylvain Bazin
par Sylvain Bazin

13 janvier 2026

Voyager en camping-car
Voyager en camping-car © anetlanda - stock.adobe.com

Le camping-car, c’est la liberté ! Une maison sur quatre roues qui permet de s’arrêter où on le désire, de se laisser porter par l’aventure et de ne pas être dépendant d’un hébergement quelconque, ni même d’un restaurant.

Cette vision quelque peu « romantique » du voyage en camping-car se doit d’être relativisée : les règlements existent, sur les stationnements notamment, et on ne fait pas tout ce que l’on veut dès lors que l’on choisit ce mode de voyage.

Néanmoins, le camping-car possède bien des atouts : le plaisir de voyager en autonomie est fort et, une fois préparé, le sentiment de liberté prend le dessus sur les contraintes.

Voici nos conseils pour voyager en camping-car.

Quel véhicule choisir ? Où stationner ? Comment entretenir son véhicule ? Et, surtout, peut-on aller partout en camping-car ? Voici donc toutes les bonnes infos pour s’initier, avant d'adopter la «camping-car attitude».

Choisir son camping-car

Camping-car profilé - Alpes italiennes
Camping-car profilé - Alpes italiennes © Richard Semik - stock.adobe.com

La question économique reste centrale. Le camping-car peut certes être un outil pour voyager moins cher au quotidien, mais il représente un investissement considérable au départ.

Le camping-car : un investissement coûteux

Difficile de fournir un montant tant l’offre est large et diversifiée et les modèles différents. Pour un modèle d’entrée de gamme, neuf, il faut tout de même compter autour de 50 000 €. Un camping-car profilé mieux équipé tournera autour de 70 000 €, un peu moins pour une capucine. On notera qu’un fourgon ou un van aménagé ne sera guère moins cher.

Bien sûr, les modèles plus imposants type intégral coûteront davantage, autour des 100 000 €. Les liners, ces véritables motorhomes aux châssis de camion, ultra confortables et équipés, s’affichent souvent au-delà des 500 000 €.

Camping-car - capucine
Camping-car - capucine © Riki - stock.adobe.com

Difficile donc de dégager un budget type, mais on peut difficilement s’équiper d’un camping-car neuf à moins de 50 000 €, sans compter l’assurance, entre 200 et 600 € par an et, bien sûr, les dépenses liées à son utilisation (entretien, carburant et tarifs des aires de service).

Et l’occasion me direz-vous ? Le marché est plutôt florissant et même si on peut y trouver de bonnes affaires, la côte d’un camping-car reste en général assez élevée, même après 15 ans de mise en service.

Ce qui est sûr, c’est que la mise de départ est importante et qu’il ne faut pas spéculer sur l’achat d’un camping-car, même si la revente peut être envisagée dès son acquisition et qu’elle est en général assez facile et plutôt favorable, car la décote est faible et progressive.

Quels sont les différents modèles de camping-car ?

Les capucines sont reconnaissables par leur cabine – zone de couchage – au-dessus du poste de conduite qui leur donne l’impression de porter une casquette. Ces modèles s’adaptent parfaitement aux familles nombreuses puisque la partie commune offre une belle surface. Considéré comme trop vintage, le modèle à capucine disparaît de plus en plus des catalogues de vente.

Les profilés, moins hauts et donc plus aérodynamiques, conviennent bien aux couples : le poste de pilotage est surmonté d’une casquette et le couchage, permanent, se situe à l’arrière. Les profilés présentent l’avantage d’être plus maniables et d’être un bon compromis entre compacité et habitabilité.

– L'intégral est le modèle le plus luxueux et spacieux. Sa cabine de conduite est conçue d’un seul tenant avec le reste du camping-car. Elle fait ainsi corps avec l’habitacle et prolonge naturellement la pièce de vie. Une fois stationné, vous n’avez plus qu’à retourner les sièges avant pour vous créer un joli salon. Malgré un prix plus élevé, il est le modèle de camping-car idéal pour de longs voyages réguliers.

Fourgon aménagé - van
Fourgon aménagé - van © m.mphoto - stock.adobe.com

Combiné ou cellule amovible : une voiture surmontée d’une capucine – très répandu aux USA – permet de conjuguer la maniabilité d’une voiture et le confort d’un camping-car. Dans un autre genre, il est également possible de rattacher une cellule indépendante à l’arrière de son véhicule, généralement sur le dos d'un pick-up, qui vient se poser à l’arrêt sur des pieds escamotables.

– Le fourgon aménagé : des sociétés spécialisées proposent l’aménagement de fourgons, un concept de plus en plus répandu en raison de la maniabilité du véhicule. Il existe deux types de fourgons aménagés : à toit ouvrable, comme un soufflet, ou traditionnels. Toutefois, un fourgon aménagé ne revient pas forcément moins cher qu’un camping-car.

Le van, désormais très populaire, fait partie de cette catégorie, tout comme les « combis » (popularisés) par VW, qui reprennent la forme d'une fourgonnette.

Camping-car en famille
Camping-car en famille © Halfpoint - stock.adobe.com

Louer un camping-car : une solution ?

Pour ceux qui voudraient tester les vacances en camping-car, la location reste une option intéressante. On trouve sur le marché les loueurs de voitures traditionnels, qui possèdent une déclinaison van et camping-car (type Avis ou Hertz). Leurs offres sont cependant assez limitées et chères (comptez aux alentours de 160 € par jour pour un van aménagé).

D’autres acteurs sont eux des spécialistes : Blacksheep Camper (pour les vans), Roadsurfer, Indie Campers et bien d’autres. Ils nous ont semblé mieux positionnés et moins chers lors de nos tests.

Enfin, de nombreuses plateformes de locations spécialisées font le pari de mettre en relation loueurs et particuliers : on peut citer ici Wikicampers, Yescapa parmi une concurrence assez nombreuse. Là, on loue un véhicule appartenant à un particulier, l’offre est donc variée et les prix tout autant.

À l’étranger, la location peut être une bonne alternative. Une bonne partie des acteurs cités plus haut sont présents dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique notamment. Cependant, pour un très long road trip, l’achat-revente d’un véhicule peut aussi être envisagée. Il faut bien étudier son plan de financement au cas par cas, pour chaque projet de voyage.

Un mode de voyage idéal pour la famille

Si les petits formats – vans et fourgons notamment – s’envisagent davantage en couple ou en solo, le bon vieux camping-car reste, lui, un véhicule tout à fait conçu et adapté pour des voyages en famille.

Bien entendu, il devra comporter suffisamment de couchages pour permettre d’y dormir à quatre ou plus, et il faudra compter aussi – c’est obligatoire ! – sur le bon nombre de places assises et conformes à la circulation : on les appelle les places cartes grises et elles sont désignées sur le document. Elles doivent bien sûr être équipées de ceintures de sécurité.

Les modèles à capucine, avec leur casquette au-dessus de l’espace conducteur, qui permet d’installer un lit double en hauteur et un autre à l’arrière, ont longtemps été privilégiés pour partir en famille.

Aujourd’hui, ils sont moins en vogue à cause de leur hauteur. On trouve des profilés, des intégraux et même des fourgons et des vans aménagés très astucieusement pour voyager en famille.

Voyager en camping-car : la liberté… et des contraintes !

Camping-car sur la route provençale
Camping-car sur la route provençale © Leonid Andronov - stock.adobe.com

Si le camping-car est bien un véhicule nomade qui permet de voyager avec peu de contraintes, il faut néanmoins respecter la réglementation qui concerne aussi bien la route que le stationnement.

La réglementation routière en roulant

Elle est assez peu contraignante : les camping-cars sont des voitures (presque) comme les autres aux yeux de la loi. Ils doivent donc suivre les mêmes règles.

Pas besoin d’autre chose qu’un permis B pour conduire un camping-car, excepté ceux dépassant 3,5 tonnes ou d’un gabarit extraordinaire (bus reconvertis…). Pour ces camping-cars poids lourds, il faudra le permis afférant. Pour les autres, il faut donc juste suivre le code de la route, comme au volant de n’importe quelle voiture.

Attention néanmoins aux dispositions locales : on trouve souvent des panneaux interdisant l’accès d’une route à certains gabarits, notamment en hauteur.

L’accès à de nombreux parkings est aussi interdit aux véhicules de plus de 2,10 m, ce qui peut concerner pas mal de camping-cars.

Les tarifs autoroutiers

Ils sont en principe simples en France. Si votre véhicule ne dépasse pas 2 m, vous réglez comme une voiture classique.

Si sa hauteur est supérieure, tout en restant inférieure à 3 m, vous passez en catégorie 2. Si votre camping-car fait plus de 3 m ou plus de 3,5 tonnes, en catégorie 3. Enfin, s’il s’agit d’un véhicule à essieux, catégorie 4.

Si vous tractez en plus une remorque, vous restez dans votre catégorie, sauf si c’est un véhicule catégorie 3 qui sera alors « upgradé » en catégorie 4.

Enfin, sachez que les coffres de toit et autres antennes, paraboles ou panneaux solaires ne sont pas pris en compte dans la tarification.

La réglementation en stationnement : ça se complique (un peu) !

Là encore, les règles sont en principe les mêmes que pour les voitures. Mais attention, nombreux sont les parkings interdits aux camping-cars, par décrets municipaux notamment. Il faut cependant que cette interdiction soit clairement apparente sur des panneaux, qu’il faut alors respecter.

Parfois, les parkings sont interdits aux véhicules de plus de 2,10 m de haut : une barrière de cette hauteur à l’entrée en condamne généralement l’accès, mieux vaut ne pas tenter le coup si vous êtes juste à cette hauteur. Pour les camping-cars poids lourds, il faudra se conformer aux règles de stationnement prévues pour ces types de véhicule, plus restrictives.

Stationner son camping-car
Stationner son van © Martin Mecnarowski - stock.adobe.com

Dans tous les autres cas, le stationnement est autorisé pour les camping-cars comme pour les autres voitures. Cependant, au vu des gabarits, on ne pourra bien sûr pas toujours rentrer dans une place classique et il faut bien veiller à ne pas cacher un panneau de signalisation, mordre sur un passage piéton et autres éléments que la longueur et la hauteur d’un tel véhicule peuvent rendre plus difficile à appréhender.

Stationner n’est pas camper !

Reste que se garer à un endroit autorisé ne signifie pas y camper ! Cette fois, les règles sont strictes : on ne peut camper que là où c’est explicitement autorisé, sur les aires de services ou dans les campings. Mais attention : camper signifie installer du matériel (cales, table, chaises, auvent…tout équipement en somme !) et non simplement passer la nuit à l’intérieur de votre camping-car. Tant que vous restez à l’intérieur sans déballer d’équipement, cela ne peut pas vous être reproché. Vous pouvez donc tout à fait dormir dans votre camping-car où bon vous semble à partir du moment où vous ne « campez » pas !

Bien sûr, les camping-cars – tout comme les autres véhicules – ne sont pas autorisés à stationner plus de sept jours consécutifs au même endroit. Enfin, sachez que dans certaines zones touristiques, le stationnement d’un véhicule de plus de 20 m² est considéré comme abusif et passible d’une amende : renseignez-vous bien avant de vous garer !

Où dormir en camping-car ?

Aire de camping-car
Aire de camping-car © savoieleysse - stock.adobe.com

Si vous pouvez dormir (discrètement) dans votre camping-car sur quasiment n’importe quelle place de parking, ce n’est pas l’idéal, surtout pour un séjour de plus d’une nuit.

En outre, il vous faudra, tous les trois jours en moyenne, assurer les vidanges des eaux usées (précisions plus bas) et l’alimentation en eau claire. Pour cela, une halte dans une aire de services ou un camping équipé est indispensable.

Les aires de camping-car

Si elles ne possèdent aucun statut légal particulier – ce sont pour la loi française de simples parkings – les aires de camping-cars (ou aires de services) sont incontournables.

Gérées par des établissements publics ou privés, elles offrent un panel de services spécifiquement adaptés aux camping-cars : un dispositif pour effectuer les vidanges d’eaux grises (les eaux de vaisselles) et d’eaux noires (celles des toilettes !), ainsi que de quoi faire le plein d’eau propre.

La plupart offrent aussi des alimentations électriques, un accès Wi-Fi ou d’autres services qui sont spécifiés. Des sites spécialisés les répertorient. Ils sont souvent liés à un groupe privé, mais on peut aussi trouver les aires de camping-car sur les sites des offices de tourisme locaux.

On note enfin que l’on peut aussi n’effectuer qu’une étape technique sur ces aires (donc faire les vidanges et le plein d’eau) et aller dormir ailleurs, même si la plupart d’entre elles permettent de camper (et donc de mettre des cales, d’installer une table dehors, etc.).

Les tarifs distinguent en général l’utilisation des services, l’électricité et la nuitée.

Camping en Allemagne
Camping en Allemagne © NIKIBA - stock.adobe.com

Les campings

La grande majorité des campings accueillent avec plaisir les camping-cars, même si, contrairement aux caravanes, leurs conducteurs ne sont pas tenus d’y séjourner.

La plupart des campings proposent de bons services : vidanges, électricité, petite épicerie. Certains offrent aussi un restaurant, pour changer de la cuisine maison, ou une piscine, pour se rafraîchir. Les lave-linge et les douches apportent aussi un confort plus important.

Revers de la médaille : les tarifs sont souvent plus élevés que ceux des aires de services. Mais le cadre est souvent plus verdoyant, l’emplacement plus large…

Le camping est bien tentant pour s’offrir un air de vacances et un séjour confortable. On peut y rester tant que l’on veut.

Les étapes privées 

Enfin, on peut aussi faire étape chez des particuliers, notamment chez des agriculteurs qui accueillent les camping-cars sur leurs propriétés. Souvent sans service, ces aires permettent de belles étapes au cœur de la nature ou en plein champ. On peut les trouver notamment sur le réseau France Passion ou via des applications et sites dédiés (CaraMaps, HomeCampers…).

Voyager en camping-car en France : mode d’emploi

Camping-car en Norvège
Camping-car en Norvège © Andrei Armiagov - stock.adobe.com

Après avoir présenté les aspects législatifs, le code de la route et les lieux pour se garer et camper, intéressons-nous maintenant aux données mécaniques et logistiques. Voici les points importants à observer avant de vous lancer dans un voyage en camping-car.

La check-list avant de partir : vos papiers svp !

Avant le départ, assurez-vous d'avoir tous les documents nécessaires. Pour le véhicule la carte grise, l’attestation d’assurance et un exemplaire de constat amiable ; pour les voyageurs, cartes d’identité ou passeport, permis de conduire, carte Vitale et carnet de santé, sans oublier la carte européenne d'assurance maladie et les certificats de vaccination si requis.

C'est également le moment idéal pour vérifier attentivement votre contrat d'assurance. Enfin, si vous voyagez avec un compagnon à quatre pattes, n'oubliez pas son carnet de santé, souvent demandé en camping.

Équipement : une cure de remise en forme avant le départ

Après son hivernage, votre camping-car a besoin d'une véritable remise en route. Il est crucial de tester le bon fonctionnement de tous les équipements électriques et des sources d'énergie embarquées. Vérifiez ainsi le réfrigérateur, les plaques et appareils de cuisson (assurez-vous que les trois modes d'énergie – 12 V, 220 V, gaz – sont opérationnels et que le brûleur n’est pas endommagé), les éclairages (phares, clignotants, lumières intérieures) et les batteries.

Contrôlez également le chauffe-eau, le chauffage, la pompe à eau et le ventilateur d’air pulsé du combiné. N'oubliez pas les panneaux solaires, dont l'efficacité dépend de leur propreté.

Par ailleurs, assurez-vous que le moteur, le niveau d'huile, le liquide de freins, le frein à main, le lave-glace, les balais d'essuie-glace et les serrures sont en parfait état.

Il est essentiel de vérifier le circuit d'eau de votre camping-car avant de partir : rincez et faites le plein du circuit d'eau propre et désinfectez le circuit des eaux usées avec un produit adapté ou du vinaigre blanc pour éviter les mauvaises odeurs.

Veillez également à bien fermer les arrivées de gaz à l'intérieur (réfrigérateur, chauffage, plaques de cuisson) et à nettoyer le conduit extérieur des gaz brûlés du combiné de chauffage.

Les pneus sont un organe de sécurité majeur. Il est donc primordial de surveiller leur état et leur pression avant le départ. Choisissez des pneumatiques adaptés, idéalement ceux avec un marquage CP spécifiques aux camping-cars. Inspectez l’état des pneus annuellement, surtout s’ils ont plus de cinq ans. La pression, mesurée à froid, doit être d'environ 5,5 bars sur l'essieu moteur, en vous référant toujours aux préconisations du constructeur.

L'extincteur, équipement obligatoire, doit impérativement avoir une date de validité à jour.

Camping-car en Bretagne
Camping-car en Bretagne © M.studio - stock.adobe.com

Bien ranger, essentiel pour partir serein !

Calez bien votre chargement dans les coffres et placards, en particulier la vaisselle et les denrées alimentaires, pour éviter la casse et les bruits intempestifs. Vérifiez la bonne fermeture des ouvrants (lanterneaux, baies, portillons, portes et placards) et l’absence de fuites.

Préparez également une boîte à outils complète (tournevis, marteau, pinces, fil de fer, gros scotch, colle forte, etc.) et une trousse de secours bien fournie pour les petits bobos ou les premiers soins d'urgence (compresses, désinfectant, pansements, paracétamol...). Enfin, assurez-vous de disposer de votre gilet jaune et du triangle de signalisation.

La dernière étape est le contrôle du poids total en charge (PTAC) de votre véhicule, qui dépend de son modèle et est indiqué sur les documents de bord ou sur la porte conducteur. Une surcharge ou une mauvaise répartition des charges peut gravement compromettre votre sécurité. Vous pouvez le vérifier dans un centre de contrôle technique. Trop chargé, vous risquez aussi une amende !

L’entretien pendant le voyage

Pour passer des vacances en camping-car plus sereines et confortables, privilégiez des destinations bien pourvues d’aires de services qui permettent la vidange, le remplissage en eau potable et le raccordement électrique. Cela limite les déplacements superflus et aide à préserver l’état du camping-car tout au long du séjour. Un arrêt régulier dans ces aires permet également de vérifier l’état mécanique du véhicule avant de reprendre la route et éviter ainsi les pannes.

Pour partir encore plus serein, on vous conseille d’utiliser des économiseurs d’eau, de ne pas vous éterniser sous la douche et de limiter votre consommation d’électricité. Les panneaux solaires portatifs apportent un complément d’autonomie.

Quelques régions camping-car friendly

Les régions françaises sont souvent très accueillantes pour les camping-caristes qui représentent une part non négligeable des visiteurs. Les aires sont accueillantes, les campings bien équipés.

Parmi les destinations fétiches des camping-caristes en France, la Bretagne caracole en tête de classement. La baie de Somme, la Camargue ou encore la vallée de la Dordogne tiennent la corde parmi les régions naturelles les plus régulièrement citées.

Voyager en camping-car à l’international : quelques astuces et choses à savoir

Camping-car à Monument Valley
Camping-cars à Monument © Valley Jim - stock.adobe.com

Bien entendu, voyager en camping-car ne se limite pas aux frontières nationales ! C’est un mode de voyage très populaire ailleurs et une partie de nos voisins notamment y sont très favorables.

Les différentes réglementations

Il faut bien sûr respecter le code de la route, légèrement différent dans chaque pays (même si globalement, en Europe, les principes sont les mêmes) et bien veiller aux règles de stationnement locaux.

Dans la plupart des pays européens, comme en France, le camping sauvage est le plus souvent interdit. Il vous faudra dormir discrètement dans votre véhicule sans rien sortir ou camper dans les aires.

Quelques particularités nationales sont à observer : en Italie, les centres-villes sont souvent interdits, même pour le stationnement ; en Allemagne, le camping sauvage est plus sévèrement réprimé… renseignez-vous bien à chaque départ sur la destination et son aspect camping-car friendly !

En Europe, les aires sont toutefois nombreuses quasiment partout.

Certains pays sont tout de même à envisager avec précaution : la Grèce a ainsi récemment quasiment interdit le stationnement – diurne comme nocturne – des camping-cars quasiment partout ! On peut certes encore y faire étape au camping ou dans les aires, mais ces dernières sont très insuffisantes et il est difficile de visiter un pays sans se garer ! Le Portugal, qui avait adopté une mesure similaire, n’avait pas tardé à revenir en arrière. On verra pour la Grèce…

Plus loin, sur les autres continents, le camping-car peut être un formidable outil d’exploration. L'Amérique du Nord et ses grands espaces, entre États-Unis et Canada, reste le royaume des RV (recreational vehicles), ces camping-cars XXL que l’on peut louer sur place. Ces deux pays sont très bien pourvus en campings et aires où s’installer.

Ailleurs, le camping-car peut vraiment rimer avec aventure et il faudra s’équiper d’un véhicule plus autonome, plus solide et plus rustique pour explorer les contrées sauvages.

Louer ou acheter sur place ?

Lorsque l’on part longtemps, qui plus est dans un pays lointain, la question de l’achat (même pour une durée limitée) ou de la location peut se poser.

Renseignez-vous bien, car chaque situation est différente et la revente peut être plus ou moins facile à l’issue de votre voyage.

Enfin, si vous achetez un camping-car à l’étranger, même en Europe, et souhaitez le ramener en France, veillez aux conditions, aux réglementations, aux contrôles techniques qui peuvent différer d’un pays à l’autre et entraîner pas mal de frais et de soucis supplémentaires.

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