Les grands explorateurs

05 janvier 2016

Routard.com vous propose de partir à travers la planète en compagnie d’aventuriers nommés Christophe Colomb, Jacques Cartier, James Cook ou Marco Polo. À l’abordage !
Après le repli et l’obscurantisme du Moyen Âge, la Renaissance et le XVIe siècle sont des époques riches en découvertes. Le temps est alors venu de lutter contre les vieilles superstitions, d’aller vers l’inconnu et partir chercher d’autres terres.
Si cet aspect humaniste n’est pas à écarter, d’autres réalités plus prosaïques accompagnent cet idéal : il fallait aussi développer de nouveaux marchés et trouver des nouveaux produits, comme les épices pour les nobles. La compétition entre les nations européennes comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal qui rivalisent d’audace pour gagner des terres, fait rage…
Boussole en poche, les navigateurs circulent surtout le long des côtes, jouant de l’astrolabe, outil nécessaire pour calculer la latitude et l’angle donné par rapport à l’étoile polaire et l’horizon (juste dans l’hémisphère nord). Des maladies entraveront ces navigations, le scorbut en tête, et une grande part d’improvisation influera aussi beaucoup sur les courbes et les tracés d’itinéraires.
Les grands explorateurs : Christophe Colomb

Christophe Colomb serait né à Gênes en 1451, d’un tisserand (le « jean » n’est-il pas la déformation de « Gênes » ?) et aurait eu pour frère un cartographe.
Engagé très tôt dans la marine en tant que marchand, écrivain mais pas savant, il est saisi très vite par l’idée de partir vers le Ponant. À l’écoute des marins dans le port de Gênes, il est travaillé par une envie : en découdre enfin avec les « Indes », tourner le dos à l’Afrique pour gagner l’Asie par l’ouest et « rejoindre le Levant par le Ponant ».
Colomb saisit le potentiel de l’exploration de nouvelles terres, notamment en termes de débouchés économiques. Le caractère religieux de ses épopées viendra par la suite. Hanté par la lecture des Voyages de Jean de Mandeville ou les périples de Marco Polo, corsaire à la solde du roi René d’Anjou, il est le premier à franchir – sans le savoir – l’océan Atlantique depuis l’Europe. En tout, Colomb dirige quatre expéditions de 1492 à 1504 pour le compte de l’Espagne, avec trois bateaux : deux caravelles, la Niña et la Pinta, ainsi que la nef Santa Maria.
Lors de son premier voyage, Colomb consigne tout dans son Journal. Après avoir fait escale dans les îles Canaries, l’équipage fait route vers l’Ouest. Après plus de deux mois de navigation, un paille-en-queue, qui ne saurait s’éloigner de vingt-cinq lieues du large, apparaît, suivant un morceau de bois flottant. C’est bon signe !
Colomb et ses hommes arrivent le 12 octobre 1492 sur une terre « nouvelle » : le continent américain ! En l’occurrence, une petite île des Bahamas qu’il baptise San Salvador (« Saint-Sauveur »). Colomb pense atteindre les Indes : c’est pourquoi les premiers indigènes rencontrés sont nommés des « indiens ». Viendront ensuite Cuba et Haïti (Hispaniola), puis l’équipage descend au cours de ses voyages suivants petit à petit vers l’Amérique centrale à travers la mer des Caraïbes, et notamment la Guadeloupe et la Martinique. Colomb meurt le 20 mai 1506 à Valladolid, en Espagne.
Que voir ?
On peut partir sur les traces de Colomb à travers le monde. Allez par exemple à Gênes, sa ville d'origine, voire à Calvi, en Corse, voir l’un des pans de ce qui serait peut-être sa supposée maison natale (ça fait beaucoup de suppositions !). Pourquoi ne pas tenter de passer par la Cathédrale de Séville, en Espagne, où repose ledit homme dans le mausoleo de Colón ? À moins que Saint Domingue ne vous tente : là seraient les « vrais » restes de la dépouille du découvreur.
Dernier endroit des plus attachants en Guadeloupe, sur Basse-Terre, entre Petit-Bourg et Trois-Rivières : on trouve là le point de chute de Colomb le 4 novembre 1493, quand il découvrit la Guadeloupe qu’il nommera « Karukera », littéralement l’île aux belles eaux. Pas étonnant, vu que les chutes du Carbet étaient juste à côté…
Pour aller plus loin
Consultez les guides de voyage en ligne Cuba, Guadeloupe, Martinique, Andalousie, Italie.
Les grands explorateurs : Jacques Cartier

Jacques Cartier est un navigateur malouin, né en 1491. Plusieurs expéditions à partir de 1534, notamment commanditées par le roi François 1er pour trouver épices et or, l’amènent à frayer dans les mers du Nord, pour trouver un passage vers la Chine. Ses prédécesseurs, l’italien Jean Cabot en 1497 ou Verrazano (qui découvrit la baie de New York) en 1524 firent de même.
Cartier découvre le Canada et prend possession de cette terre au nom de la France. Il accoste aux Îles de la Madeleine, sur l’Île du Prince-Edouard et à Gaspé. C’est lors de son deuxième voyage, en 1535, que Cartier pénètre plus encore l’intérieur des terres, grâce à un fleuve qu’il découvre le jour de la Saint-Laurent. Il le baptise donc… du nom du patron des cuisiniers. Aussi simple que cela !
Le 2 octobre 1535, il jette l’ancre au pied d’une colline qui deviendra le « Mont Royal », aujourd’hui Montréal, le tout pour fêter et célébrer son roi. Des premiers contacts pacifiques sont établis avec les Iroquois. Mais le premier hiver canadien est bien rude pour les Français : certains y laissent leur peau.
La dernière expédition au Québec, terre alors française, se déroule en 1541 avec pour objectif la colonisation, l’évangélisation et l’exploitation des terres. Pour l’anecdote, on raconte que fier d’avoir découvert enfin ce qu’il pense être de l’or, Cartier partit vite avec sa cargaison, laissant son compagnon d’aventures, Jean-François de Roberval. À l’arrivée, en France, Cartier s’apercevra qu’il ne s’agissait que de pyrite et de diamants de quartz. Une expression serait née de cette aventure : « Faux comme diamants du Canada ». Il se retire ensuite au Manoir de Limoëlou, transformé depuis en musée Jacques-Cartier. On y découvre l’intérieur du découvreur.
Que voir ?
À défaut de se glisser dans ses chausses, on pourra aussi s’agenouiller dans la Cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo, sur une mosaïque, dans la nef, là où Cartier débuta son expédition. Musée également à visiter dans la ville.
Au Québec, à Gaspé, le monument à Jacques Cartier se trouve à l’endroit où l’explorateur planta une croix de trente pieds en 1534.
Pour aller plus loin
Consultez les guides de voyage en ligne Québec, Canada, Bretagne.
Les grands explorateurs : James Cook

James Cook est un homme anglais du XVIIIe siècle (1728-1779), d’origine modeste, très tôt attiré par la mer. Membre de la Navy britannique, il est envoyé dans le Pacifique à trois reprises pour découvrir les terres australes. Existent-elles vraiment ? Cook en apportera enfin la preuve en décrivant les côtes de la Nouvelle-Zélande, ainsi que l’est de l’Australie, découvertes lors de son premier voyage (1768-1771) à bord de l’Endeavour.
Cette mission permit de rapporter de nombreux échantillons de la flore australe. Au cours de sa deuxième expédition (1772-1775), il explore le cercle polaire antarctique et c’est entre 1776 et 1779 qu’il découvre Hawaï et les îles Sandwich, aux manettes de Discovery. La petite histoire retiendra que l’équipage de Cook résista particulièrement bien aux maladies, notamment au scorbut. James Cook avait introduit dans la nourriture de ses marins le chou et les agrumes comme le citron, devançant les carences en vitamine A de ses compagnons de voyage. Un détail amusant : les navettes spatiales Endeavour et Discovery furent nommées d’après le nom des navires de Cook ! Au cours d’une rixe avec les tribus hawaïennes, en 1779, James Cook trouve la mort.
Site à visiter
Pour partir sur les traces de l’explorateur, rendez-vous à Whitby, dans le nord de l’Angleterre, où il commença son apprentissage de marin à 17 ans dans une superbe bâtisse restaurée du XVIIe siècle, avec la reproduction en maquettes de ses navires. Pour plus de renseignements www.cookmuseumwhitby.co.uk.
Pour aller plus loin
Consultez les guides de voyage en ligne Nouvelle-Zélande, Australie, Hawaii, Angleterre.
Les grands explorateurs : Hernán Cortés

Hernán Cortés (1485-1547) est un conquistador espagnol, chercheur d’or, mandaté par Charles Quint. Il parcourt Hispaniola (Saint-Domingue), participe à la découverte de Cuba et accoste dans la région de Veracruz le 22 avril 1519, en passant d’abord par l’île de Cozumel. Il parvient enfin à Tenochtitlan, l’actuelle Mexico. Après deux ans d’alliances et de luttes, les troupes de Cortès écrasent violemment les Aztèques. La « Nouvelle Espagne » voit le jour et, au Mexique, la figure de Cortès, symbole de la colonisation, est encore controversée.
L’expédition de Cortés est liée à la légende du serpent à plumes, Quetzalcoatl, divinité aztèque qui vivait dans l’opulence. Un jour, trois sorciers proposèrent à cette divinité de partir vers un pays de jouvence. Elle devait tout laisser et tout brûler. Ce qu’elle fit, empanachée de ses plumes, promettant de revenir l’année placée sous le signe du roseau et d’apporter la richesse et la prospérité à son peuple. Tout le monde attendait son retour. Jusqu’à ce que le roi Moctezuma vît arriver Hernán Cortès en 1519, année justement placée sous le signe du roseau. Moctezuma lui remit donc son royaume et le couvrit d’or en pensant qu’il s’agissait du retour de Quetzalcoatl.
Très vite, les Aztèques se rendirent compte des vrais desseins des conquistadors espagnols, loin d’être aussi « divins » qu’ils ne le croyaient. La révolte gronda dans Tenochtitlan. Moctezuma fut blessé par une pierre. Geste des Espagnols ? Des Aztèques ? Reste qu’il se laissa mourir. Quant à Quetzalcoatl, le fameux serpent à plumes, son retour est toujours attendu.
Sites à voir
Pour retrouver trace de l’explorateur, direction le bien nommé Palacio de Cortés, à Cuernavaca au Mexique, le palais-forteresse où l’homme séjournait (peu) en compagnie de sa femme. Il abrite aujourd’hui le Musée régional Cuauhnahuac. Et n'oublions pas la ville de Veracruz qu'il fonda il y a plus de 5 siècles.
Pour aller plus loin
Consultez les guides de voyage en ligne Cuba, Mexique.
Les grands explorateurs : Vasco de Gama

Vasco de Gama, noble portugais, est missionné par le roi Manuel 1er pour gagner les Indes en 1497. Il n’a pas 30 ans. Il lui faudra 2 ans et 2 mois et 44 000 kilomètres pour enfin atteindre Calicut en Inde. Le chemin poursuivi avec ses hommes – quatre navires et à peine une centaine d’hommes –, est celui globalement tracé par Bartolomé Dias.
Précurseur sur la route de l’Est, Dias a longé les côtes africaines, depuis Lisbonne en passant par le Cap de Bonne Espérance. À la différence de Dias, Gama tire au large en gagnant l’Afrique du Sud. Noël est fêté à Natal, la bien nommée, devenue aujourd’hui Durban. Malindi et Mombasa comptent parmi les autres escales.
Gama tentera par la suite d’établir des comptoirs en Inde, bien qu’ils soient déjà aux mains des marchands arabes, arbitres en ces lieux. L’expédition est un semi-échec, mais le chemin vers l’Inde est clair et le commerce pour le Portugal avec Goa et Calicut bien engagé.
Au cours des expéditions suivantes, des navires seront acheminés pour assurer la sécurité des positions prises. Des navires à gros tonnage seront construits, ne serait-ce que pour rentabiliser le temps de trajet bien plus long que vers les « Indes d’Occident ». Le roi Manuel 1er se fera proclamer plus tard « Seigneur des Navigation, Conquête et Commerce d’Ethiopie, d’Arabie, de Perse et d’Inde ». Rien que ça !
Sites à voir
Pour s’imprégner de l’ambiance des grandes découvertes de Vasco de Gama, il faut se rendre dans le quartier de Belém, à Lisbonne, ne serait-ce que pour la tour d’où partit l’équipée. Ne manquez surtout pour le monastère des Hyéronymites (de saint Jérôme, protecteur des marins). De la dentelle sculptée ! Et un tombeau pour notre homme. Vitraux, pierre pure et superbement restaurée, de toute beauté.
Pour aller plus loin
Consultez les guides de voyage en ligne Inde, Afrique du Sud , Kenya, Portugal, Lisbonne.
Les grands explorateurs : Jean-François de Lapérouse

Suivre les périples de Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse (1741-1788), sur une carte, a de quoi donner le vertige.
Tout commence le 1er août 1785 lorsqu’il quitte Brest avec deux navires, l’Astrolabe et la Boussole, dans le sillage et l’esprit de l’expédition de James Cook, avec 250 hommes à bord. Son périple demeure encore un grand mystère aujourd’hui et de nombreux ouvrages s’y intéressent toujours.
Lapérouse est missionné par Louis XVI. On rêve alors de trouver un passage au nord de l’Amérique, pour le transit et le commerce des fourrures, mais surtout entre l’Europe et la Chine, pour contourner le Cap Horn. Trois cartes sont réalisées, qui, rassemblées, se focalisent sur l’Océan Pacifique et synthétisent les voyages des explorateurs précédents dans cette région du globe. Grâce aux progrès de l’horlogerie, le positionnement croisant les latitudes et les longitudes est plus aisé, mais de nombreux autres chercheurs sont de la partie et recueillent de nombreuses informations.
L’expédition passe par l’île Sainte-Catherine au large du Brésil en novembre 1785. Tout le monde s’embrasse pour la nouvelle année au Cap Horn et arrive sur l’île de Pâques le 10 avril 1786, Hawaii en mai et l’Alaska en juillet, dans le « Port aux Français ». Mais de terribles naufrages incitent Lapérouse à repartir.
L’équipée traverse le Pacifique en passant par Monterey en Californie. Macao est atteinte en juillet 1787, Manille ensuite. Lapérouse remonte le long du continent, donne même son nom au « Détroit de Lapérouse », entre le nord du Japon et le sud d’une île russe. Les troupes de Lapérouse atteignent le Khamchatcka en septembre 1787, d’où partiront les premiers rapports de voyage pour Versailles.
L’Astrolabe et la Boussole font demi-tour, direction le Sud, pendant 68 jours et passent par la Micronésie et la Polynésie, ne serait-ce que pour se ravitailler. Là, en décembre 1787, des attaques entraînent la mort de nombreux membres d’équipage. Lapérouse part vers l’Australie (janvier 1788). Hélas, précédé des Anglais… Il leur confie ses recherches pour les remettre aux autorités françaises compétentes, puis se dirige vers la Mélanésie, où la mer se déchaîne. L’expédition prend fin au large de l’île de Vanikoro (îles Salomon) en 1788. Plusieurs expéditions à partir de 1827 rapporteront de nombreux vestiges de l’aventure de Lapérouse.
Site à visiter
Quelques-uns de ces vestiges sont encore visibles au musée Lapérouse d’Albi, dans le manoir de Gô où il naquit. Plus d’infos www.albi-tourisme.fr.
Pour aller plus loin
Consultez les guides de voyage en ligne Chili, Ile de Pâques, Hawaii, Chine, Philippines, Etats-Unis, Italie.
A lire : Lapérouse, par Anne Pons, coll. Folio biographies, n° 73
Les grands explorateurs : Magellan

Fernand de Magellan serait né vers 1480 dans le nord du Portugal, à Porto ou à Ponte da Barca, on l’ignore encore, mais en aucun cas à Sabrosa, comme on peut encore le lire sur la devanture de sa supposée maison natale.
Magellan rejoint, grâce aux services de l’Espagne et du futur Charles Quint, les îles Moluques (alors productrices exclusives du girofle et de la noix de muscade) en passant par l’Ouest. Une idée de génie appuyée par des amis géographes et par une première exploration de la zone par l’Est une dizaine d’années auparavant. Il s’agit aussi d’un moyen de ravir au voisin portugais le lucratif commerce avec ces îles.
L’expédition de Magellan débute le 10 août 1519 au départ de Séville. Sa flotte compte cinq navires et 237 hommes. De Séville, il longe l’Afrique du Nord, descend le long des côtes de l’Amérique du Sud et passe par le détroit patagonien qu’il découvre, le futur détroit de Magellan ! Le voyage n’est pas de tout repos, les maladies déciment les équipages, les mutineries couvent et l’une éclate en avril 1520. Mais ces mésaventures n’entament en rien l’autre partie du périple qui voit les vaisseaux remonter à partir de novembre 1520 un océan pour le moins calme et apaisé, voire même… « pacifique » ! D’où son nom, encore une fois !
Passant au travers des îles de Polynésie, sans les voir, l’expédition de Magellan s’arrête aux Philippines. Il meurt le 27 avril 1521, sur l’île de Mactan, lors d’un combat inutile contre des indigènes. Seul un des cinq navires revient à bon port, en Espagne, mené par Juan Sebastian Elcano, en septembre 1522 avec dix-huit hommes seulement à bord. Ainsi s’achèvera la première circumnavigation de l’histoire...
Sites à voir
Bien sûr, le fameux détroit de Magellan, au sud de la Patagonie. Plus près de nous, histoire de courir après la légende, allons donc voir le village de Sabrosa, sur la côte ouest du Portugal, où depuis le XIXe siècle on pense que le grand homme serait né, dans un manoir en granit, près de l’Igreja matriz. Malgré les dernières recherches en la matière… Ah ! Légende, quand tu nous tiens !
Pour aller plus loin
Consultez les guides de voyage en ligne Chili, Philippines, Portugal.
Les grands explorateurs : Marco Polo

Le jeune Marco Polo n’a que 17 ans en 1271 lorsqu’il part en compagnie de son oncle et de son père, Maffeo et Niccolo, des marchands vénitiens, vers la Chine. Ses aînés s’y sont déjà rendus dix ans plus tôt. Ils ont même été accueillis par Khoubilaï Khan, le petit-fils du Loup bleu, Gengis Khan.
Plutôt que de reprendre la route intérieure et passer au nord de la mer Caspienne, comme lors de leur premier voyage, ils passent plus au sud par la mer Méditerranée tout d’abord, Bagdad et le Golfe persique ensuite, Ormuz, Kerman, puis la Perse et la Route de la soie. Cette route est mythique de par les échanges commerciaux de matières précieuses entre l’Occident et l’Orient, de la laque aux perles, en passant par le lin et, donc, la soie. Les Polo seront enfin reçus par Khoubilaï Khan en 1275 à Chengdu. Les frères et le neveu resteront plus de dix-sept ans sur place en compagnie du Khan, dont ils seront les émissaires dans l’Empire, jusqu’aux confins du Tibet.
Au retour, les deux frères et Marco Polo passent par l’actuelle Hangzhou et le tropique du Cancer, en route vers Sumatra, contournent le Sri Lanka par le Nord et remontent l’Inde occidentale avant de rejoindre le Golfe persique, la Mer noire, Constantinople et Venise.
Marco Polo est fait prisonnier en 1295 lors d’un conflit avec Gênes. Dans sa prison, il raconte et dicte son histoire à Rusticello de Pise. Son Livre des merveilles du monde continue de faire rêver sous nos contrées. Riche d’une petite fortune de pierres précieuses, il épousera Donata Badoer en sortant de prison et aura trois filles. Marco Polo meurt en 1324.
Pour mieux s’inspirer de l’homme, rendez-vous à Pékin, dans un hôtel où Marco Polo aurait vécu. Il s’agit du Lüsongyuan Hotel, 22, Banchang Hutong, Dongcheng. Tél. : 64-04-04-36. www.the-silk-road.com.
Plus près de nous : Venise et la casa di Marco Polo
Pour aller plus loin
Consultez les guides de voyage en ligne Chine, Inde, Italie.
A lire : Marco Polo, par Olivier Germain-Thomas, coll. Folio biographies n°71
Les grands explorateurs : Amerigo Vespucci

Amerigo Vespucci est un navigateur et cosmographe florentin, né en 1454, un proche des Médicis qui débuta dans la banque. Il travaille ensuite à la solde des Espagnols et des Portugais. Il a étudié le travail de Christophe Colomb qui navigue pour l’Espagne, l’a même rencontré, et a suivi ses traces vers le Nouveau Monde.Il embarque vers l’Ouest à bord d’une flotte portugaise, comptant six navires. Le Portugal ne veut pas être en reste dans ces nouveaux marchés.
Vespucci explore plusieurs fois à partir de 1499 l’embouchure du fleuve Amazone et de l’Orénoque pour y trouver un passage vers les Indes, quand Colomb, lui, explore (se perd ?) du côté des Caraïbes.
En 1501, second voyage, et soixante-quatre jours pour atteindre ce qui sera le Brésil depuis Lisbonne. Au retour de ses expéditions, Vespucci fait connaître ses découvertes. Si bien qu’en 1507, dans sa Géographie, le cosmographe Martin Hylacomilus Waldseemüller dessine une nouvelle terre entre l’Europe et l’Asie, et attribue à Amerigo (Aymeric en italien) Vespucci la découverte de l’ « America », ainsi nommée en hommage à « Amerigo ».
La renommée en Espagne de Vespucci est bientôt plus grande et plus forte que celle de Colomb. Il prendra le titre de « Piloto Mayor » au moment même où Colomb sera écarté du pouvoir, décidant du bien-fondé des futurs projets d’explorations à présenter au roi. Quand Colomb s’entêtait à croire que l’Inde était proche, Vespucci avait compris qu’il avait atteint un Nouveau Monde. Vespucci meurt en 1512.
Les férus de géographie iront consulter à la Bibliothèque Richelieu à Paris le fac-similé de la mappemonde de Waldseemüller.
Pour aller plus loin
Consultez les guides de voyage en ligne Brésil, Portugal, Lisbonne.
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