Asie du Sud-Est : 10 destinations de séjour

Dominique Roland
par Dominique Roland

30 novembre 2016

Touriste Asie
© mooshny - Fotolia

Où se poser en Asie du Sud-Est ?

Envie de changer de point de vue le temps d’un séjour, de se sentir chez soi ailleurs ? Besoin de faire une pause lors d’un voyage en cours ? De donner du temps au temps lors d’un congé sabbatique, d’un voyage de fin d’étude ou entre deux  jobs ?

On a sélectionné pour vous des villes ou des régions du Sud-Est asiatique où il fait bon séjourner de quelques jours à une semaine. Et plus si affinités...

De Chiang Mai à Ubud, en passant par Penang ou Luang Prabang, voici donc des endroits où se poser en Asie du Sud-Est, remarquables pour leurs atouts historiques, patrimoniaux, esthétiques, culinaires, naturels…

Des lieux de villégiature exceptionnels où on aimerait poser nos valises pour toujours ou, à défaut, un certain temps.

Et, à découvrir en Chine : Dali, la perle du Yunnan

Où se poser en Thaïlande ?

Reposant, le nord de la Thaïlande l’est assurément. Mais cela ne veut pas dire ennuyeux : Chiang Mai est également une cité culturelle de premier plan.

Chiang Mai, naturelle et culturelle

Asie Thaïlande Chiang Mai Wat Phra Singh
Wat Phra Singh © Elena Ermakova - Fotolia

700 ans d’histoire et de beaux temples, des activités à revendre, une délicieuse cuisine, des alentours verdoyants, des  hébergements et restos remarquables en tout genre, artisanat, shopping, facilité d’accès...  Chiang Mai présente beaucoup d’attraits et peu  de faiblesses.

Birmane pendant 200 ans, siamoise depuis 1774, Chiang Mai reste culturellement la capitale du Lanna.  Datant de ce Royaume du Million de Rizières fondé au 13e s, plusieurs temples aux toits incurvés et vieux stupas dominent le centre historique entouré de douves.

Des visites s’imposent dans ce quadrilatère: le Wat Phra Singh, ses fresques et le « Bouddha Lion » de bronze, le  Wat Chedi Luang, ancienne demeure du mythique  Bouddha d’Émeraude aujourd’hui au Grand Palais de Bangkok, le vénérable Wat Chiang Man (1297) et les musées d’histoire, d’art et culture régionale

Chiang Mai cultive à la fois l’identité provinciale et le cosmopolite, attirant autant Bangkokiens, artistes, étudiants, expats et voyageurs.

Gastronomie et bien-être

Khao Soi Khao Soi © finallast - Fotolia

Excellente et variée, la cuisine locale exhale les métissages rebelles du Triangle d’or, à l’image du khao soi, soupe de nouilles au curry venue de Chine par ces territoires. Dès l’aube, la street food (cuisine de rue) rythme les marchés Somphet (est des douves) et Talat  Warorot (Chinatown, vers la rivière). En fin de journée, elle domine les portes nord et sud. Le week-end, au côté d’un artisanat sans cesse renouvelé, elle parade aux Night Market de Thanon Wualai et Ratchadamnoen.

Multiples cours, activités (massage, yoga, cuisine etc.), converser avec les moines du Wat Chedi Luang ...  Chiang Mai ne manque pas de possibilités de s'immerger dans la culture thaïe !

À l’est, les berges de la rivière Ping rafraichissent des resto-bars animés.  Direction opposée, arrêtez-vous à l’étrange Wat Umong, consacré à la méditation, avant de grimper au Doi Suthep (alt : 1 676 m) et sa pagode du 14e s.

Une multitude d’agences proposent des treks. On peut aussi rejoindre Mae Hong Son, Pai ou Soppong, plus proches des régions concernées. 

Pratique

Se loger : Chiang Mai loge très bien tout le monde, du routard mini-budget à l’amateur de luxe de style Lanna. Choix maximum dans le quart nord-est des douves.

Quand y aller : toute l’année. Saison sèche nov-mai. Pics : chaleur, mars-mai ; pluie, aout-sept.

Festivals : Nouvel An Songkran, mi-avril (prévoir des sachets plastiques pour vous protéger des ablutions...) ; Loy Krathong, pleine lune de nov. (embarcations de lotus sur la rivière, illuminées de bougies).

Accès très facile : petit aéroport international, train et bus.  

Où se poser au Vietnam ?

Hanoi, Hoi An : deux points de chute où poser ses valises un certain temps pour explorer la région…

Hoi An et ses environs : le Vietnam du centre

Asie Vietnam Hoi An
© sinseeho - Fotolia

Depuis son estuaire parsemé d’îles à 30 km au sud de Danang, Hoi An, classée à l’Unesco comme Hué, à 100 km au nord, illumine le centre du Vietnam. Une région parfois oubliée des voyageurs au profit des seules extrémités du pays. Erreur !

Dès le 16e s., Japonais, Européens et diasporas chinoises fréquentent et s’installent dans ce port très actif. Un siècle plus tard, les Chinois profitent de l’interdiction de commercer imposée par le Shogun aux Nippons pour se renforcer. Fin du 18e s, l’ensablement de la rivière entraîne le déclin économique... qui préservera le patrimoine des reconstructions.

Hoi An, trop belle pour être vraie ? Parfois c’est vrai. Conseil : l’arpenter tôt le matin avant les foules puis, à vélo, s’imprégner de charme bucolique (île de Cai Kim), d’embruns (plage d’An Bang) et revenir dîner en ville après une promenade.

Quelques pépites : les  shophouses  chinoises bicentenaires - maison Tan Ky, plus commerciale Phung Hung (tissages et broderies) ; le célèbre pont couvert japonais ; les maisons de l’Artisanat et de la Musique, des congrégations du Fujian, de Canton, aux porches ornés, bois délicatement sculptés, riches mobiliers et statuaires.

D’origine populaire, plusieurs spécialités sont au menu des cuisines de rues et gargotes familiales. À mélanger avant dégustation, le cao lau réunit épaisses nouilles de riz d’inspiration japonaise, porc braisé, pousses de soja, herbes aromatique et bouillon.

My Son, Da Nang, Hué

My Son My Son © VanderWolf Images - Fotolia

Bien qu’ayant terriblement souffert des guerres et du climat, le site Cham de Mỹ Sơn (4e -13e s ; Unesco ; à 35 km dans les terres) témoigne, dans son écrin de collines reboisées, des raffinements de ce peuple vaincu par les Khmers et les Viets. Les amateurs de vieilles pierres et d’atmosphère l’inscriront à leur agenda.

Survitaminée mais agréable, Ðà Nẵng rythme sa partition urbaine de ponts spectaculaires, reliant le centre à une longue péninsule maritime, transformée en station balnéaire (baignade, transats, surf !).

Par les spectaculaires sinusoïdes du Col des Nuages (Hai Van), ou le rivage léché par la voie ferrée, voici Huế, dernière capitale impériale du Vietnam. Baigné par la rivière des Parfums, son patrimoine unique – citadelle, tombes royales, temples, pagodes – téléporte les visiteurs dans un univers ordonné par la géomancie.

Pratique

Se loger : la région abonde en hébergements en tout genre (budget, homestays familiaux, charme-boutique, hôtels classiques). Rapport qualité-prix souvent remarquable.

Quand  y aller : haute saison, déc-mars. Pic de pluie : avr-sept, reste visitable et  la mer est calme. Oct-nov, période des inondations. Aout-nov, typhon possible.

Fête de la pleine lune : tous les 14e j du calendrier lunaire. Rues piétonnes, arts traditionnels.

Accès : aéroport international de Danang ; transit, Singapour, Kuala Lumpur. Nombreux bus et trains.

Hanoi, âme et capitale du Vietnam

Asie Vietnam Hanoi Tour de la tortue
© Anna ART - Fotolia

Âme et capitale du Vietnam depuis 1954, Hanoi a fêté son millénaire en 2010. Son passé impérial et son plan urbain empreint de géomancie chinoise lui valent un classement Unesco. Mais son attrait provient aussi de l’histoire récente et de la commedia dell’arte version asiatique de ses rues : petits métiers, cuisines ambulantes, terrasses des cafés et amateurs de bia hoi (bière locale). De détours en perspectives, on s’immerge dans un bouillon mystérieux de cultures sino-vietnamiennes, coloniales et actuelles. 

Bordé à l’est par le Fleuve Rouge, le district du lac Hoan Kiem  forme le cœur du vieux Hanoi. Quartier des 36 rues et corporations, il compte toujours beaucoup de commerçants et artisans. 

Variations longitudinales des compartiments chinois (shophouse), les géniales maisons tubes répondent au manque d’espace en façade. Plusieurs sont restaurées, comme au 87 rue Ma May. Réveillé dès l’aube par le tai chi et l’aérobic, le lac contraste avec la congestion du district.

À l’ouest, les boulevards du quartier « français » ordonnent une quantité de bâtiments et villas coloniales aujourd’hui inégalée dans l’ancienne Indochine, orchestrée par l’Opéra, inspiré du palais Garnier, l’emblématique hôtel Métropole et le musée d’Histoire. Au sud du mausolée Ho Chi Minh, le Temple de la Littérature traverse les âges sans se renier.

Hôtels, restos et boutiques  fleurissent dans les quartiers Hoa Kiem et de la cathédrale. Les myriades de cafés se déclinent selon styles et habitués. Le soir, l’élégante jeunesse mariant gouaille et retenue investit les terrasses grignote-bitume comme les nouveaux lounges. Envahies de cuisines, les rues d’Hanoi, berceau de nombreux plats vietnamiens, aiguisent l’appétit. Des tours street food sont organisés !

Sur une presqu'île du lac Hoa Tay (nord du centre), la vénérable pagode Trân Quôc s’harmonise au couchant. À 30 mn de bus vers l’ouest, l’exceptionnel musée d’Ethnologie complète la découverte des régions ethniques.

À 60 km au sud-ouest, la Pagode des Parfums unit plusieurs temples adossés aux splendides karsts des monts Huong Son. Une nuit s’impose pour la célébrissime baie d’Along (Unesco ; 150 km), deux au moins pour Sapa (350 km vers l’amont du fleuve ; alt. 1.650 m), QG du tourisme ethnique et de la rando.

Pratique

Se loger : nombreuses guesthouses, hôtels (classique et boutique) dans les quartiers Hoa Kiem et de la cathédrale Saint-Joseph ;

Quand y aller : saison sèche, nov-début mai ;  déc-fév, temps froid et gris possible ; pic de chaleur / pluie, mai-juin/ juil-aout. Ville quasi fermée et pays difficile à voyager lors du Têt (Nouvel An vietnamien, date variable entre 20 janv et 20 fév),

Accès : aéroport international, vols directs, lignes domestiques et low cost, train et bus

Où se poser au Cambodge et au Laos ?

Du golfe de Thaïlande à Luang Prabang, quelques belles destinations pour vivre le Cambodge et le Laos en mode zen.

Kampot et Kep, le Cambodge à la cool

Asie Cambodge Bokor
Bokor © minghaiyang - Fotolia

Rizières, mangroves, fraîcheurs d’un estuaire, de la mer, montagnes et hérissements calcaires, voici l’écrin où se nichent les petites villes de Kampot et Kep-sur-Mer.

Paisible voire intemporel, le Cambodge méridional n’a rien à voir avec les folies historiques  d’Angkor ou contemporaines de Phnom Penh. Vers l’ouest, c’est aussi la possibilité des îles, petites caraïbes cambodgiennes planquées dans le golfe de Thaïlande.

Esplanade, quadrillage, ronds-points, anciennes résidences  et compartiments chinois...  Au bord de sa rivière, Kampot fait penser à un bourg provençal ayant enfilé une tenue coloniale pour affronter les tropiques sous l’œil du Bokor (alt : 1000 m). Le poivre de Kampot assure la prospérité de la ville, qui a émergé délabrée de la guérilla Khmer Rouge. Les restaurations  entreprises sont souvent respectueuses. Au programme : mini-croisières, balades, farniente, bars, restos et petites fiestas, entre ville et pensions en amont.

30 km à l’ouest, une péninsule coiffée d’un parc national projette Kep vers la mer. Le cap abrite le fameux marché aux Crabes et sa plaisante confrérie de restos. Pas de grandes plages, mais « la municipale » régulièrement ré-ensablée garantit de calmes baignades. Au menu : balade matinale avec vue au parc national, baignade, sieste, apéro à l’esthétique Knai Bang Chatt puis dîner marin au marché aux Crabes.

Quintessence khmère, la campagne entre Kampot et Kampong Trach est fichée des calcaires truffés de grottes, abritant ici un sanctuaire, là un cirque secret. C’est aussi le terroir du poivre de Kampot.

À l’ouest, le sommet du Bokor est lacéré par un triste projet immobilier. Reste une montée spectaculaire et des points de vue embrumés. Au large de Kep, l’île aux Lapins souffre à l’identique. Autant pousser vers les îles Ko Rong et Ko ta Kiev, depuis Sihanoukville.

Lire également notre reportage Le Cambodge, côté mer

Pratique

Se loger : Kampot, beaucoup de pensions géniales (dont en amont sur la rivière) + des établissements de type « boutique-colonial » ; Kep, plutôt tournée budget moyen-luxe.

Quand y aller : plutôt en saison sèche (nov-mars), beaucoup de pluie le reste de l’année.

Accès : facile depuis le Cambodge mais aussi la Thaïlande et le Vietnam (frontières de Ko Kong et Ha Tien). Aéroport international le plus proche, Phnom Penh

Luang Prabang, l'icône du Laos

Asie Cambodge Luang Prabang
© tortoon - Fotolia

Mélange unique d’urbanisme laotien et colonial, fiché sur un confluent du Mékong, Luang Prabang est une merveille citée à l’Unesco. L’icône culturelle du Laos exhale toujours la langueur sophistiquée du Lanxang, royaume du Million d’Éléphants dont elle fut capitale du 15e s au début 17e s.

Kaléidoscope enchanté, Luang Prabang joue avec les couleurs de l’Asie. Safran des robes de moines, blanc et rose des frangipaniers, palettes des bougainvillées, dorés des bouddhas et stupas, ocre colonial et vert des collines à l’horizon… À l’aube, l’impressionnant défilé des moines en quête d’aumônes attire les touristes. Oublier bousculades, photos trop égoïstes et achat de nourriture pour les bonzes.

Des temples d’une rare élégance enluminent ce sanctuaire du bouddhisme Theravada. Rapprochés du sol en de savantes courbures, leurs toits multiples parachèvent un style organique et bienveillant, renié par leurs contemporains pointant vaniteusement le ciel.

Proche du confluent, le scintillant Wat Xieng Thong revendique le titre de plus beau temple laotien. En contrebas du mont Phousi  dont l’escalade s’impose au couchant, le Wat Mai dissimule l’interminable pirogue maniée par cinquante rameurs lors des joutes traditionnelles.

Touristique, le marché de nuit reste exotique. Poissons, viandes s’alignent sur de redoutables barbecues. Côté restos, terrasses magnétiques, coffee-shop, bistrots et restos raffinés travaillent les cuisines lao, thaïes, internationales (dont françaises) et leurs fusions.  À minuit, un débonnaire couvre-feu envoie les prolongations en dehors du centre, au night-club ou bowling.

Depuis la berge, des embarcations filent vers le confluent de la Nam Ou où la grotte Pak Ou veille des milliers de bouddhas. Vers l’aval, baignade possible aux jolies cascades de Kouang Si et Tad Se. Des agences proposent des trekkings à géométrie variable dans la région de Luang Nam Tha, riche d’ethnies et d’un parc national.

Pratique

Se loger : en cat. prix  moyen à « coup de folie », demeures converties en boutiques hôtels de type lao-colonial. Guesthouses également pour les petits budgets.

Quand y aller : à la saison sèche (nov-mars) idéalement. Déc-janv, temps clair mais affluence max. Alt. 700 m ; climat plus frais que Vientiane ou le sud.

Festivals : Nouvelle année Lao (Pimai Lao), pdt plusieurs j. en avril ; Loy Krathong (courses de pirogue sur la Nam Kane) à la fin de la saison des pluies (pleine lune d'août-sept). Animation maximale garantie !

Accès : aéroport international (visa à l’arrivée), liaisons régulières avec plusieurs capitales d’Asie du Sud-Est ; routes en amélioration constante, bus réguliers ; bateaux sur le Mékong, liaison journalière avec Huay Xai (frontière thaïlandaise).

Bolovens, Champassak et 4000 îles : les charmes du sud Laos

Asie Cambodge Li Phi Falls
Li Phi Falls © Matyas Rehak - Fotolia

La province de Paksé incluant Champassak, les 4000 Îles (Siphandone) et d’où on accède au plateau des Bolovens est faite pour  ceux qui aiment prendre leur temps.

Le plateau des Bolovens soulève un ovale de 1000 km², célèbre pour ses ethnies, cascades, caféiers et sa fraicheur (alt. moyenne 1000 m). Rouge des terres volcaniques, verts des forêts, plantations et bleu pur du ciel sont les trois couleurs irriguant la région. De multiples cascades jaillissent du plateau, parfois de plus de 100m. Sur la grande boucle, les 7 chutes de Tad Tayicsua envoient leurs admirateurs au paradis.

Plusieurs ethnies conservent des coutumes animistes et types de tissages disparus ailleurs. Or noir du plateau, le café des Bolovens motive dégustation, visite et achat. Des coopératives mettent l’accent sur la qualité, l’engagement solidaire et bio.

Sommeillant sur le Mékong à 30 km au sud de Paksé, Champassak invite à la recherche d’un temps perdu, écartelé entre l’impermanence bouddhiste et l’éternité des flots. Pour sa proximité (12 km) et l’orientation, il vaut mieux explorer le temple-montagne khmer du Wat Phou (5e s ; Unesco) au petit matin depuis Champassak. Précurseur d’Angkor, il incarne le  Mont Meru, axe du monde et demeure des dieux.  Le soir, ne pas manquer les représentations du théâtre d’ombres de Champassak.

100 km plus au sud, le fleuve se déchire en une myriade d’entrelacs baignant sur 50 km de long : les 4000 îles. Il se retisse à la frontière cambodgienne, passé les rapides et chutes de Khone. Deux sections sont impressionnantes : la sauvageonne Li Phi et la puissante Phapeng.

Propice aux hamacs, ce monde amphibie est cependant fertile en sorties à pied, vélo ou en bateau. Du côté des îles Don Khong et Don Det, on peut observer des dauphins d’eau douce, menacés par un criminel projet de barrage.

Lire notre reportage sur le Laos du Sud

Pratique

Se loger : pensions familiales, homestays, lodge rustiques et demeures coloniales réhabilitées.

Quand y aller : plutôt en saison sèche même si les routes s’améliorent. Pic de température ; mars-avr, moy 30 °.

Festivals : « Full moon » du Wat Phu, pleines lunes d’oct-mai (ruines illuminées et musique traditionnelle ; Suang Heua, début déc (semaine qui suit la fête nationale), sur l’île de Don Khong (course spectaculaire de pirogues et kermesse très animée).

Accès : bonnes dessertes routières facile avec le reste du pays, les frontières thaïlandaises et cambodgiennes (40 et 150 km).

Où se poser en Birmanie ?

Cap vers les Etats Mon et Karen, à la découverte d’une Birmanie envoûtante et méconnue… Un beau coin où jeter l'ancre.

Moulmein et Hpa-An : envoûtements birmans

Asie Birmanie Moulmein stupa de Kyaikthanlan
Stupa de Kyaikthanlan © devilkae - Fotolia

Mawlamine (Moulmein), à l’embouchure de Thalwin (Salween), et Hpa-An, à 60 km en amont, comptoir d’un pays karstique merveilleux, sont les capitales respectives des états Mon et Karen. Yangon se trouve à 300 km à l’ouest.

Dans cette région méconnue, il est aujourd’hui permis d’accéder à l’arrière-pays jusqu’aux frontières thaïlandaises. Ici, autochtones et voyageurs partagent un plaisir rare de nos jours : la découverte réciproque.

Mawlamine (Moulmein)

Séduits par son site protégé par une grande île, les Anglais établissent à Moulmein leur 1e capitale coloniale jusqu’en 1852. Aujourd’hui, la ville ne déroge pas au melting-pot birman avec ses communautés indiennes, chinoises, Mon et Karen. En fin de journée, il est coutumier d’apprécier la vue depuis le stupa de Kyaikthanlan, sur l’illustre Colline des Pagodes.  

L’ambiance oscille entre mélancolie du passé révolu - demeures et églises datant du Raj britannique - et enthousiasme pour un avenir meilleur. La vie ruisselle sur les marchés et quais, du matin des pêcheurs et ferries jusqu’aux nuits des barbecues.

De Moulmein, deux excursions s’imposent : l’île de Bilu Gyun et, vers Thanbyuzayat, l’ancien terminus du train de la rivière Kwai,  le gigantesque bouddha couché Winsein Tamya et d’autres curiosités similaires.

Barques des pêcheurs sous le pont géant, reflets hypnotiques des rives, brume se dissolvant sur les collines dentelées... 1h de route ou 4-5h de croisière bricolée sur la Salween entre Moulmein et Hpa-An ? Vite choisi. 

Hpa-An

Hpa-An Hpa-An © Banana Republic - Fotolia

À Hpa-An, gros bourg Far-West aux nombreuses maisons de bois, la pagode Shweyinhmyaw distribue de beaux panoramas au couchant. Plus tard, les discussions fusent dans les deux bars-restos du centre.

Plantées dans de triomphantes rizières, les formations karstiques alentour comptent parmi les plus belles du monde.

En voiture ou tricycle motorisé, départ pour un festival « Nature et bouddhisme » : le Mont Zwegabin (alt. 700 m) et son petit monastère, les villages karens, les bouddhas et les  stupas, ainsi que les grottes moussues, traversées de rivières souterraines et de nuées de chauves-souris. 

Lire également notre reportage Au sud de Yangon, une autre Birmanie

Pratique

Se loger : A Moulmein, le rapport qualité-prix des hébergements n’est pas transcendant, rien de rédhibitoire non plus. Mieux à Hpa-An, avec de petits hôtels familiaux.

Quand y aller : en saison sèche (oct-mi mai). Pics : chaleur mars-mai (moy : 29-31°) ; pluie juil-aout (400-500 mm mensuels).

Accès : aéroport le plus proche à Yangon. Bonnes routes depuis la capitale, le reste du réseau est passable et en travaux.

Où se poser en Malaisie et en Indonésie ?

Cap sur les îles : Penang, Bornéo, Bali… Notre sélection de 3 destinations de villégiature en Malaisie et en Indonésie.

Georgetown et l’île de Penang : saveurs malaises et métissées

Malaisie Georgetown Résidence Cheong Fatt Tze
Résidence Cheong Fatt Tze à Georgetown © wooooooojpn - Fotolia

Patrimoines matériels et immatériels complémentaires valent à Georgetown, capitale de l’île de Penang (285 km2), son classement Unesco partagé avec Malacca.

A 400 km au nord de Kuala Lumpur sur la côte ouest, cet ancien repaire de pirates devient fin 18e un comptoir anglais, escale stratégique entre Asie, Inde et Europe. Puissante diaspora chinoise, peuples des possessions britanniques et des pays voisins y rejoignent alors les autochtones malais.

Le centre historique de Georgetown est plus qu’un simple musée touristique. Son fascinant mélange fin 18e-début 20e de shophouse sino-coloniales, lieux de culte, de réunion, villas et édifices britanniques est toujours habité par une population cosmopolite aux traditions vivaces.

Quelques incontournables : la maison Khoo, la résidence Cheong Fatt Tze, les  musées de Penang et Peranakan, le victorien City Hall, le quartier Little India et, exemple éloquent du multiculturalisme, la rue Masjid Kapitan Keling réunissant l’église St Georges, la mosquée Kapitan Keling, les temples hindous Mahamariamman  et chinois de Kuan Yin Teng.

Âme de la cité, la culture Peranakan (ou Baba-Nyonya), propre aux Chinois du détroit de Malacca sous influence malaise, est complétée par de généreux apports indiens, moyens et extrêmes orientaux.

Ce melting-pot transcende et parfume une superbe cuisine, s’appropriant les rues au gré des ambulants hawkers et de leurs réunions « food court ».

Si le tourisme de masse défigure Batu Feringghi, une jolie route  permet de s’aventurer au-delà,  entre pentes luxuriantes et océan, jusqu’au village de pêcheurs Teluk Bahang, porte d’accès d’un parc national : sentiers, Monkey Beach (spot baignade de l’île), points de vue.

De Penang, des ferries desservent l’archipel de Langkawi, toujours spectaculaire malgré son exploitation touristique, puis le chapelet d’îles thaïlandaises s’étirant jusqu’à Phuket, propice à toutes les errances voyageuses.

Fiche pratique

Se loger : Georgetown est une favorite des voyageurs et expats régionaux pour sa riche offre en hébergement, dont beaucoup de demeures sino-coloniales reconverties en guesthouses et boutique-hôtels. On ne s’en plaindra pas !

Quand y aller : éviter la saison des pluies (mai-fin nov). Fréquentation max : déc-janvier. 

Festivals : Nouvel An chinois (fin janv-mi fév) ; Thaipusam (festival hindou, janv-fév) ; Hungry Ghost festival (7e mois du cal. Chinois, soit aout-sept).

Accès très facile : aéroport (hub Air Asia), route ou train via Butterworth, ferries depuis Langkawi, elle-même reliée aux îles thaïlandaises.

Ubud : l’étape bien-être de Bali

Asie Indonésie Bali Ubud Singes
© hvoenok - Fotolia

Nichée à 600 m d’altitude dans les rizières en terrasse de Bali, la petite ville d’Ubud conjugue patrimoine culturel et bien-être. De l’île des dieux, Ubud demeure le centre spirituel et coutumier. L’envie de prolonger votre séjour vous effleurera sans doute…

Depuis l’axe principal, les promeneurs suivent la boucle de Monkey Forest Road, colonisée par les hébergements, cafés, restos et boutiques-galeries, souvent alimentées par les villages alentour. Les musées Agung Rai et Puri Lukisan initient aux exotiques écoles de peintures de Bali, dont Ubud est le cœur culturel.

En haute saison, Ubud frôle la congestion. Une balade vers les faubourgs villageois s’impose. Au menu : sérénité des  rizières, pauses dans des établissements souvent bios, toujours zen.

Le soir, d’hypnotiques danses kecak, legong et barong portées par les  gamelans (orchestre traditionnel) animent le palais d’Ubud et d’autres sites. Plus tard, l’ambiance du centre tourne plutôt reggae, jazz et latino que rock’n’roll ou techno.

Ubud est également une destination bien-être, rendue encore plus populaire après le succès planétaire de Mange, Prie, Aime avec Julia Roberts (2010). Spas et massages de qualité, écoles de yoga, vénérable tai chi, plus obscur Qi Gong, ayurvéda, guérisseur traditionnel, méditation zen et autres pratiques coexistent. Du meilleur, du moins bon, se renseigner avant de signer.

Les plats balinais babi guling (porcelet à la broche), bebek betutu (canard farci à l’étouffée) et urab (salade de légume blanchis) exhalent le raffinement de  l’île. Toutes les spécialités de l’archipel sont disponibles et les fusions multiples. 

Base d’exploration balinaise, Ubud permet de faire des excursions vers les grandioses rizières de Jatiluwih, Sidemen ou Munduk. Pour se baigner, rejoindre Padang Bay à 1h30 de route ou s’expatrier à Amed (1h plus loin) et ses hameaux accrochés sur les pentes du Mt Agung, en surplomb de sables noirs et fonds sous-marins technicolor.

Pratique

Se loger : il y en a pour tous les budgets et désirs : pensions familiales, boutique-hôtels, très beaux resorts. Le must, la villa ou maison traditionnelle dans les rizières.

Quand y aller : possible toute l’année. Saison sèche avr-nov. Pics : pluie, déc-mars ; fréquentation,  juil-aout.

Nombreuses fêtes religieuses et plusieurs festivals : cuisine (juin), écrivains (oct-nov), yoga (mars-avril). 

Accès : Compter 1h30 (bus, taxi etc.) depuis l’aéroport international de Bali.

Kuching, l’exotisme à Bornéo

Asie Indonésie Sarawak Kuching
Kuching © ElenaMirage - Fotolia

Capitale du Sarawak au nord-ouest de l’île de Bornéo,  Kuching reste méconnue. Établie au bord d’une rivière, à 25 km de la mer, Kuching arbore son caractère multiculturel et sa plastique sino-coloniale.

Rattaché à la Malaisie en 1963, le Sarawak profite d’une stupéfiante biodiversité équatoriale et de l’équilibre ethnique : 30 % de Malais, 30 % de Chinois et 30 % d’autochtones Dayaks - terme générique pour des ethnies autrefois « chasseurs de têtes ».

À tel pédigrée rien d’étonnant : Kuching est la petite sœur culinaire de Penang. Maitres es-soupes « laksa », « kueh chap » et autres inspirations chinoises rivalisent avec riz kuning, curries et poulets rendang indo-malais. Miam !

Cat City – Kuching signifie « chat » en malais - se découvre à pied. Plusieurs élégants bâtiments datent du 19e siècle, comme la raffinée Old Courthouse, l’ancienne poste, la citadelle Astana et ceux des intéressants musées du Sarawak, des Immigrants chinois et des Textiles.

Carpenter Street, parallèle à Main Bazaar (agréable promenade sur berge) et Padungan Street à l’opposé de Green Hill, forment le quartier chinois, rythmé de temples et anciens halls de réunions. Les shophouses abritent des magasins, food courts, hôtels, bars et restos pour tout socio-style local ou voyageur : ethno-alternatif tatoué, bobo  bienveillant,  hipster...

Gros atout de Kuching, une dizaine de sites accessibles à la journée. On randonne et s’émeut à la vue d’un nasique à Bako, d’un orang-outang à Semenggoh, de grenouilles à Kubah, du dauphin de l’Irrawaddy, arpente des grottes et découvre des longhouses et coutumes ethniques au village culturel du Sarawak.

En plus de Kuching, le Sarawak regorge de destinations excitantes comme la région éco-ethnique du Bario, le fabuleux parc naturel de Mulu (Unesco) ou encore le mont Kinabalu, toit de l’Asie du Sud-Est….

Voir notre reportage sur le Sarawak, l’aventure à Bornéo

Fiche pratique

Se loger : nombreux hostels, boutique-hôtels, plus quelques établissements classiques (bon deal parfois).

Quand y aller : avr-sept (saison sèche). Fréquentation max juil-sept. Haze possible en sept (sorte de fog venant des feux de forêts indonésiens)

Festival : Rainforest festival, ven-dim entre mi-juil et début aout (août). Musique ethnique et world.

Accès : aéroport international, nombreuses liaisons régionales dont low cost. Transit via Kuala Lumpur ou Singapour. La route Transbornéo relie le Sarawak et Sabah via Brunei.

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Mexique côté mer, au fil des Caraïbes

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3 étapes incontournables sur le Grand Tour Auvergne-Rhône-Alpes

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De volcans majestueux en villes de caractère, le Grand Tour Auvergne-Rhône-Alpes promet une aventure inoubliable, au gré des plus belles routes de la région. Ce road trip de 3 000 km traverse 12...

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