Italie : le Salento, à la pointe des Pouilles

Italie : le Salento, à la pointe des Pouilles
Otranto © Freesurf - stock.adobe.com

Le Finistère de l’Italie, c’est ici. À l’extrémité du talon de la botte, le Salento déploie sa vaste plaine recouverte d’oliviers jusqu’au cap de Santa Maria de Leuca avec, à l’est, des falaises plongeant dans l’Adriatique et, à l’ouest, les plages de sable de la mer Ionienne.

Mais cette région du sud des Pouilles ne se résume pas à de superbes paysages méditerranéens. De son passé qui a vu se succéder plusieurs civilisations, le Salento a hérité d’un patrimoine d’une étourdissante richesse, de somptueuses villes historiques, d’exubérants monuments baroques et d’une gastronomie aussi généreuse que le soleil de la Méditerranée. Andiamo, presto !

Lecce, la « Florence baroque » des Pouilles

Lecce, la « Florence baroque » des Pouilles
Lecce © Jean-Philippe Damiani

Comment résister à la beauté flamboyante de la « Florence du Sud » ? Le centro storico de Lecce est un enchantement pour le promeneur, un joyau baroque dont les rues, particulièrement la nuit, évoquent un décor de théâtre.

La capitale du Salento (100 000 habitants), dont la beauté lui vaut d’être comparée à la cité toscane, recèle une concentration exceptionnelle de monuments, de palais et d’églises qui émerveillent par l’exubérance de leur ornementation. Statues, caryatides, colonnes, animaux, créatures fantastiques, frises en tout genre décorent les façades de la ville en un fastueux feu d’artifice de pierre.

L’originalité du baroque local tient à l’utilisation de la pietra leccese, du calcaire couleur de miel particulièrement malléable, qui a permis aux artistes du 17e s de faire preuve d’une extrême virtuosité. Malgré la surabondance décorative, le barocco leccese stupéfie par sa légèreté, sa précision et son expressivité.

Campanile de Lecce © Jean-Philippe Damiani

Avec son foisonnement de sculptures et son extraordinaire rosace ciselée, la basilique Santa Croce, dont la construction a pris près d’un siècle, est sans doute l’aboutissement de ce style unique. Autre chef-d’œuvre, la piazza del Duomo forme une somptueuse scène baroque fermée par la cathédrale, le palais épiscopal et le musée diocésain, et coiffée d’un campanile de 68 m de haut. C’est l’une des plus belles places d’Italie.

Il faut déambuler dans les ruelles du vieux Lecce en gardant le nez en l’air, pour observer les détails des façades. La ville se fait encore plus séduisante en fin de journée, quand les rayons du soleil embrasent la pierre, ou à la nuit tombée, quand l’éclairage la magnifie. L’après-midi, siesta oblige, tout est fermé et Lecce paraît morte.

Le soir venu, la belle méridionale fait sa movida jusqu’à une heure avancée de la nuit. Lieu de rendez-vous principal, la place Sant'Oronzo (patron de Lecce) possède en son cœur un amphithéâtre du 1er s qui rappelle, tout comme un théâtre romain un peu plus loin, les origines antiques de Lecce. Mais, à la nuit tombée, c’est la jeunesse qui s’empare des rues de la ville, littéralement bondées, pour faire la tournée des bars. Ambiance (très) festive assurée.

L'élégance de Nardò, la discrète des Pouilles

L'élégance de Nardò, la discrète des Pouilles
Piazza Salandra à Nardò © Jean-Philippe Damiani

À l’écart des flux touristiques, Nardò est l’une des perles cachées de Pouilles, à découvrir absolument sur la route de la mer Ionienne. Idéalement située entre Lecce (à 30 km) et Gallipoli (15 km), cette petite ville conjugue caractère et élégance. Elle possède, à l’instar de ses voisines, un patrimoine exceptionnel, hérité notamment des 17e et 18e siècles, et particulièrement mis en valeur au musée diocésain local.

Comme à Lecce, le baroque tient une large place à Nardò, notamment sur la piazza Salandra, cœur battant de la vie locale. Dominée par une flèche dédiée à l’Immaculée Conception du 18e s, cette place harmonieuse est entourée du palais du tribunal aux colonnades remarquables, du sedile et de l’exquise chiesa di San Trifone, petit bijou rococo.

Attenante, l’église San Domenico éblouit par la profusion de saints, de caryatides et de créatures de sa façade sculptée qui confine au maniérisme. Avec sa pierre dorée et son style flamboyant, San Domenico fait penser au baroque des villes coloniales espagnoles.  D’ailleurs, les palais colorés et patinés par le temps, les églises aux façades exubérantes et le château ocre construit par les Aragonais donnent à Nardò des airs sud-américains.

Villa Personè © Jean-Philippe Damiani

Après avoir déambulé dans le centro storico, la campagne environnante se doit d’être explorée à son tour, et si possible à vélo. Là, au milieu d’oliveraies millénaires, se nichent d’autres trésors secrets du patrimoine local, comme la masseria (ferme fortifiée) Brusca, qui recèle un magnifique (et rare !) jardin clos et, surtout, de splendides villas.

Entre le 15e et le début du 20e s, les grandes familles de Nardò se sont fait construire des petits manoirs de campagne, de styles éclectiques. Leur architecture alterne baroque, néo-byzantin, néo-gothique ou Art nouveau, comme dans les ravissantes villas Personè, La Riggia ou De Michele.

Habituellement fermées au public, car toujours habitées, ces demeures ouvrent leurs portes lors de visites organisées par l’association des demeures historiques de Nardò. Certaines ont été transformées en chambres d’hôtes ou agritourisme. L’occasion d’un beau voyage dans le temps, dans des lieux que l’on croirait sortis du Guépard de Luchino Visconti.

Gallipoli, la ville-île entre ciel et eau

Gallipoli, la ville-île entre ciel et eau
Gallipoli © Mi.Ti. - stock.adobe.com

À une vingtaine de kilomètres au sud de Nardò, la vieille ville de Gallipoli surgit des eaux, tel un mirage, après une enfilade d’immeubles modernes plutôt moches. Bâti sur une île reliée par un pont au reste de la ville, le centro storico semble flotter entre ciel et mer, à l’abri de ses fortifications et des tours massives de son château aragonais.

Sur l’île, la « belle ville » (Kalé Polis en grec) aux airs de médina orientale déploie un dédale de ruelles et de venelles bordées de maisons et de palais s’ouvrant sur des cours intérieures. De son passé aussi riche que mouvementé, Gallipoli, qui fut un important port de la Méditerranée, a gardé de splendides monuments, comme la cathédrale baroque de Sant’Agata à la façade sculptée en pietra leccese.

Sur la via Antonietta de Pace, un escalier conduit en sous-sol à la cave du Frantoio ipogeo, où l’on peut voir d’antiques pressoirs à huile d’olive. Des vestiges de l’âge d’or de l’oléiculture à Gallipoli, qui exportait alors une partie de sa production à travers l’Europe pour alimenter les lampes à huile…

La promenade s’achève sur la corniche du bord de mer (2 km) qui enserre le vieux Gallipoli. Érigées comme autant de défis face à la Méditerranée, des églises des confréries des pêcheurs gardent jalousement, derrière leurs portes souvent fermées, leurs ex-votos, pavements en céramique et vierges baroques.

La balade offre de beaux panoramas sur la mer Ionienne, le port, la ville moderne. Au loin s’étalent les plages animées des environs de Gallipoli, comme Baia Verde qui, en été, se transforme en mini Ibiza.  La « belle ville » doit être courtisée hors saison, quand ses innombrables admirateurs et les fêtards ont plié transats et bagages.

La côte Ionienne : les Caraïbes en Méditerranée

La côte Ionienne : les Caraïbes en Méditerranée
Lido Pizzo © Jean-Philippe Damiani

Si la région de Gallipoli attire les foules en été, c’est aussi – et surtout – pour ses plages et l’eau turquoise et cristalline de la mer Ionienne qui ont valu à la côte le surnom de « Caraïbes du Salento ».

Sur une centaine de kilomètres de Leuca à Tarente, se succèdent des plages (souvent) de sable, petites et plutôt sauvages, à l’exception de celles aux environs immédiats de Gallipoli. Avant de choisir la vôtre, faites comme les Salentins et regardez d’où souffle le vent pour profiter des conditions de baignade optimales. Si c’est le sirocco, il faut se rendre au sud de Gallipoli. En cas de tramontane, jetez votre dévolu sur celles du nord.

Au sud de Gallipoli, à moins d’être un fêtard invétéré, on préfèrera aux sonos de la trépidante Baia Verde la grande plage aux eaux transparentes de Lido Marini ou, mieux encore, les criques plus secrètes de Lido Pizzo et la Punta della Suina.

Au nord, si Porto Cesareo, avec sa sublime Spiaggia del Tabù, est la station balnéaire la plus populaire, les criques plus tranquilles du parc naturel de Porto Selvaggio à Nardò sont tout à fait recommandables. Par exemple, la baie d’Uluzzo dominée par une tour aragonaise, ou Palude del Capitano que l’on rejoint après une balade à travers une pinède protégée. 

Santa Maria de Leuca, au bout de l'Italie

Santa Maria de Leuca, au bout de l'Italie
Santa Maria di Leuca © Jean-Philippe Damiani

De Gallipoli, une demi-heure de voiture suffit pour atteindre le talon de la botte italienne. Au bout de la route, Santa Maria di Leuca. Une agréable station balnéaire, où les riches familles de Lecce ont fait construire, au 19e et au début du 20e s, de splendides villas de style mauresque ou Liberty.

Le port est dominé par le cap de Leuca, le vrai Finistère de l’Italie. Sur cet imposant promontoire rocheux s’élève un phare, daté de 1864, une colonne du 17e s dédiée à saint Pierre et la basilique Santa Maria de Finibus Terrae (18e s), important lieu de pèlerinage au 15 août.

Mais c’est incontestablement le superbe panorama qui attire le plus de pèlerins jusqu'à ce fascinant bout du monde italien…

De Leuca à Otranto, une corniche sur l’Adriatique

De Leuca à Otranto, une corniche sur l’Adriatique
Calanque d’Il Ciolo © Jean-Philippe Damiani

Passé le cap, le Salento n’est plus bordé par la mer Ionienne, mais par l’Adriatique. Un changement de nom qui n’a rien d’anodin, puisque la côte orientale de la péninsule diffère radicalement de la façade ionienne.

Fini les plages, bonjour les falaises ! Sur une cinquantaine de kilomètres, la route en corniche longe des étendues sauvages, dénuées de plages de sable et ponctuées de rares stations balnéaires (Santa Cesarea Terme) et de villages côtiers.

Au fil des virages, l’itinéraire égraine une succession de panoramas sur des paysages variés : collines plongeant dans la mer, rochers creusés de grottes (Grotta Zinzulusa) aux eaux d’un bleu profond, falaises de pierre blanche, calanques et criques secrètes où l’on peut se baigner en toute discrétion et pratiquer la plongée sous-marine.

La plus belle d’entre elles, la calanque d’Il Ciolo, située à 5 km environ de Leuca, forme une profonde entaille dans la falaise blanche. Au fond de ce mini fjord enjambé par la route, une microscopique plage de roche plate attire les baigneurs. Sur le flanc nord, un bar-restaurant permet de profiter du paysage et d’admirer les prouesses des plongeurs.

Juste en face, sur l’autre rive de l’Adriatique, on aperçoit la côte de l’île de Corfou, qui se trouve à une soixantaine de kilomètres. L’autoradio ne capte pratiquement plus que des stations grecques ou albanaises. L’Italie semble bien loin, et pourtant…

Otranto, un air d’Orient en Italie

Otranto, un air d’Orient en Italie
Cathédrale d'Otranto © CosimoGiovanni - stock.adobe.com

Cette impression d’ailleurs baigne toute la côte adriatique jusqu’à la superbe ville blanche d’Otranto, qui ne dépareillerait pas en Grèce, voire au Moyen-Orient. Grecs, Romains, Byzantins, Normands, Vénitiens, Dalmates, Turcs et Aragonais se sont succédé sur les rives de cette ville à l’histoire métissée.

Ceinte de murailles et de tours, la cité, précédée d’une massive forteresse aragonaise du 15e s, a conservé un petit centro storico aussi intact que compact, en dépit des boutiques de souvenirs kitsch et de la foule en été. Superbe vue sur le port du haut des remparts.

Mais c’est surtout la cathédrale qui impressionne le visiteur. Construite par les Normands au 11e et 12e s – ce qui en fait l’une des plus vieilles des Pouilles –, elle recèle un exceptionnel pavement en mosaïque représentant, sur plus de 1 000 m2, un incroyable arbre de vie illustrant la lutte du Bien et du Mal. 

Dans la chapelle à droite du cœur, un autre choc attend le visiteur : sur les parois, des armoires à vitrine exposent des centaines de crânes et d’ossements. Ce sont les reliques des 800 martyrs d’Otrante, décapités en 1480 par les Ottomans, alors maîtres de la ville, pour avoir refusé de se convertir à l’islam.

Galatina, au cœur de la « Grèce salentine »

Galatina, au cœur de la « Grèce salentine »
Basilique Santa Caterina d’Alessandria © Jean-Philippe Damiani

En remontant vers Lecce, la route traverse la vaste plaine de la Grecia Salentina, où abondent vignobles et oliviers. Une terre agricole qui a gardé ses traditions et où les villages sont totalement assoupis à l’heure de la sieste.

Particularité de cette micro région située à l’intérieur des terres, la Grecia Salentina a conservé un dialecte local directement issu du grec. Le griko, qui a traversé les siècles par transmission orale, est aujourd’hui classé par l’Unesco dans le registre des langues en voie de disparition.

Autre tradition ancestrale de la Grecia Salentina : la tarentelle, et plus particulièrement la pizzica, deux danses singulières au rythme effréné. Pendant des siècles, elles étaient censées guérir les femmes atteintes de tarentisme. Cette maladie nerveuse, que l’on supposait causée par une morsure d’araignée, se manifestait par des convulsions frénétiques. Pratiquée de façon rituelle jusque dans les années 60, la pizzica, aux vertus cathartiques à défaut d’être thérapeutiques, évoque les cultes dionysiaques de la Grèce antique.

Aujourd’hui, la tarentelle est toujours dansée dans la région, mais débarrassée de son aspect rituel. Dans la ville de Galatina, un panneau à l’intérieur de la chapelle de Saint-Paul, où se déroulaient les scènes d’exorcisme rythmique, évoque les rites ancestraux du tarentisme.

Galatina mérite une halte à plus d’un titre. Tout d’abord pour la monumentale façade baroque en pierre blonde de la chiesa madre San Pietro e San Paolo. Ensuite, pour ses ruelles bordées de superbes palazzi Renaissance et baroques un peu décatis, qui invitent à une promenade des plus séduisantes.

Mais le plus beau se trouve à l'intérieur de la basilique Santa Caterina d’Alessandria, où un sublime cycle de fresques murales du 15s, représentant des scènes bibliques, rappelle celles de Giotto à Assise. L'un des trésors inestimables que l’histoire a laissé sur les routes de ce magnifique Salento.

Fiche pratique

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Office national du tourisme italien

Office de tourisme des Pouilles

Comment y aller ?

Brindisi est l’aéroport le plus proche du Salento. Vols directs toute l’année depuis Paris-Beauvais avec Ryanair. Vols avec correspondance à Milan ou Rome avec Alitalia depuis plusieurs aéroports français (Paris-CDG, Orly, Marseille, Toulouse, Nice…). Trouvez votre billet d’avion.

Location de voiture indispensable pour explorer la région.

Quand y aller ?

Le printemps (mai-juin) et l’automne (septembre-octobre) sont les meilleures saisons pour visiter le Salento. En été, le thermomètre dépasse fréquemment les 40 °C, la fréquentation touristique est particulièrement importante (surtout en août), entraînant une inflation des prix.

Bonnes adresses

- Relais Monastero Santa Teresa : corso Garibaldi 31 à Nardò. Situé entre Lecce et Gallipoli, Nardò est un excellent point de chute pour visiter le Salento. Au cœur de la vieille ville, le Monastero Santa Teresa est une adresse d’exception à plus d’un titre. Installé dans un palais du 13e siècle classé Monument historique et transformé en monastère de carmélites au 17e, cet hôtel de charme, rénové avec goût et sobriété, dispose de chambres spacieuses et lumineuses qui ont conservé leur sol d’origine et leurs plafonds ornés, pour certaines, de fresques de la Renaissance. Vue superbe sur les toits de la ville, les clochers des églises et les jardins depuis les balcons et les terrasses. Authentique passionné de sa ville, le patron Antonello, qui parle français, est d’excellent conseil pour visiter la région. Petit déjeuner-buffet et bon rapport qualité-prix. Un vrai coup de cœur, idéal pour les séjours romantiques et reposants. Doubles 70-200 € selon saison et confort.

- Relais Il Mignano : via Lata 29 à Nardò. Tenu par la même équipe que l’établissement précédent, cet hôtel-boutique niché dans un palais du 16e s marie avec élégance l’ancien et le moderne. Superbe terrasse sur le toit avec une vue exceptionnelle sur la vieille ville. Si vous ne dormez pas au Mignano, on vous recommande chaudement le restaurant dont la cuisine réinvente avec créativité les recettes locales à base de produits frais. Goûtez aux gnocchis de betterave rouge, risotto aux artichauts et crevettes, filet de porc en croûte de café ou roulé de bar aux crevettes. Plats 11-18 €. Doubles 47-120 € selon saison et confort.

- B&B Centro Storico Lecce : via Andrea Vignes 2/b à Lecce. Dans le palazzo Astore (16e s), cinq chambres spacieuses et confortables, l’une avec mezzanine, l’autre donnant sur un toit-terrasse avec vue sur la ville et le campanile du duomo. Doubles 70-100 € selon saison et confort.

- Il Poeta Contadino : Piazza Castromediano Sigismondo à Lecce. Sur une place animée du centre-ville, cette sympathique osteria sert de nombreuses spécialités du Salento, comme les pâtes sagne ‘ncannulate (sortes de tagliatelles), ciceri e tria (pois chiche), les orecchiette, les aubergines parmigiana, la puccia (sandwich de pâte à pizza) ou la purée de fèves et de morue. Simple et bon, à base de produits locaux. Plats 9-14 €.

- Bar Quanto Basta : via Paladini 17 à Lecce. Au cœur de l’animation nocturne, ce bar à cocktails, réputé pour la créativité de ses mixologues, est l’un des repères du Lecce branché. Si c’est bondé, le 45 Cocktail Bar, à quelques mètres de là, forme une excellente alternative.

- Il Pettolino : Riviera Nazario Sauro, 57 à Gallipoli. Dans le vieux Gallipoli, une cuisine essentiellement marine, servie dans une élégante salle avec patio ou en terrasse avec vue sur mer. Compter 25-30 € le repas.

- Ristorante da Sergio : 9 corso Garibaldi à Otranto. Ce petit restaurant avec terrasse donnant sur une rue piétonne très animée est spécialisé dans les poissons et fruits de mer (seiche, carpaccio d’espadon, poisson frais vendu au poids…). Repas 25-35 €.

- Ristorante Casa dell’Angelo : piazza Umberto I à Vignacastrisi. Une belle surprise, nichée dans un petit village bien tranquille, à quelques kilomètres de la côte adriatique. Cette table, qui appartient à l’hôtel chic Palazzo Guglielmo, ne manque pas d’atouts : une cuisine de la mer soignée et savoureuse (excellent poulpe !), une intéressante carte des vins, un cadre agréable avec une jolie terrasse et un service adorable. Bon rapport qualité-prix. Plats 8-15 €.

- Pasticceria Andrea Ascalone : via V. Emanuelle II à Galatina. Tél. : +39-0836-566009. Une institution locale depuis le 18e s, essentiellement pour une pâtisserie succulente : les pasticciotti, des petits chaussons fourrés à la crème. Irrésistible !

- Hostaria Amarcord : Piazza Alighieri 18 à Galatina. Sur la place de la chiesa madre, ce resto-bar à vins (et à cocktails) au cadre rétro, niché dans un ancien palazzo, sert une cuisine salentine classique, à accompagner de bons petits crus locaux. Compter 20 € pour un repas.

- Al Posticino : corso Guiseppe Garibaldi 4 à Galatina. Selon le patron, c’est « le plus petit bar d’Italie ». Quoi qu’il en soit, il y a foule en soirée sur le trottoir et en terrasse pour apprécier les cocktails maison dans une ambiance chaleureuse.

Visiter et dormir dans l’une des villas historiques de Nardò

Visites guidées en groupe (10 personnes) uniquement sur réservation. Renseignements sur le site de l’association des demeures historiques de Nardò. Tarif : 15 € avec dégustation. Les visites ont lieu en italien, français ou anglais. L’association organise également des visites du centre historique de Nardò (10 €), du parc régional de Porto Selvaggio (10 €) ainsi qu’un itinéraire des oliviers monumentaux et des masserie (10 € et 15 € avec accès au jardin des continents de la masseria Brusca).

Il est également possible de dormir dans certaines villas, comme La Fragna, une belle demeure du 16e s entourée d’oliviers et d’arbres fruitiers, abritant une chambre d’hôtes agritouristique. Accueil adorable de Benedicta qui est aussi une excellente cuisinière. Tout est fait maison (pâtes, pain…) à base de produits de la ferme, et c’est délicieux. De son côté, la splendide Villa Riggia propose des chambres et des studios à la location à la semaine.

Goûter à la gastronomie du Salento

Profitez de votre séjour pour goûter à la cuisine du Salento et à son huile d’olive. Parmi les plats typiques de la région, citons les pâtes sagne ‘ncannulate (sortes de tagliatelles tordues), orechiette, maccheroni à l’orge, ciceri e tria (pâtes et pois chiche), les rouleaux d’agneau grillés (Turcinieddhi ou Mboti), les poissons et fruits de mer, dont les délicieux poulpes et oursins, mais aussi les légumes et les herbes, comme la purée de fève et de chicorée, les aubergines farcies ou parmigiana, voire, plus étonnant, les coquelicots (paparini).

Le Salento est aussi particulièrement réputé pour ses vins rouges puissants et fruités comme ceux issus des cépages Primitivo, Negroamaro et Malvasia Nera, mais aussi ses rosés, qui comptent parmi les plus aromatiques d’Italie.

Voyages Italie

Voyages - Italie, 360 pages, 29.90 €

 

Texte : Jean-Philippe Damiani

Mise en ligne :

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