Les plus beaux sites antiques d’Italie

11 décembre 2025

Les sites antiques d’Italie sont d’origine romaine, bien sûr, mais aussi grecque ou étrusque. Ils constituent un formidable trésor que l’on vient admirer du monde entier. Parmi les plus attractifs, citons notamment le Colisée de Rome, la ville de Pompéi, la nécropole de Tarquinia ou encore la Vallée des Temples d’Agrigente.
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Le Colisée (Rome, Latium)

Le symbole universellement connu de Rome ! Nommé à l’origine amphithéâtre Flavien, du nom de la famille d’empereurs qui le fit construire au Ier siècle, le Colisée est un bâtiment de forme ovale situé près du Forum. C’est le plus grand amphithéâtre de l’Empire romain, avec une superficie de 2,4 hectares (189 m de long sur 156 m de large).
On y organisait des combats de gladiateurs, des reconstitutions de batailles ou encore des exécutions. Il pouvait accueillir plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. À partir du Haut Moyen Âge, il fut utilisé à d’autres fins : des habitants s’y installèrent et des ateliers y furent établis.
En partie endommagé, notamment par le prélèvement de pierres et par des tremblements de terre, il demeure l’un des monuments les plus célèbres de Rome.
Le Panthéon (Rome, Latium)

Ce temple dédié à diverses divinités antiques (d’où son nom) fut bâti au IIᵉ siècle sous le règne de l’empereur Hadrien., à l’emplacement d’un autre temple construit au Ier siècle avant J.-C.
Durant le haut Moyen Âge, il devint une église : la basilique Sainte-Marie-aux-Martyrs. Des personnalités telles que l’artiste Raphaël et le roi Victor-Emmanuel II y reposent.
Derrière sa façade, on découvre un espace circulaire dont le diamètre et la hauteur avoisinent 43 m. Cette « sphère » est surmontée d’une coupole en béton non armé, percée d’un oculus d’environ 9 m de diamètre, qui laisse passer la lumière… et la pluie.
Le Forum romain (Rome, Latium)

Le Forum romain fut le cœur de la vie publique de la ville, situé entre les collines du Capitole et du mont Palatin. Son origine remonte au VIIᵉ siècle avant J.-C.
Durant un millénaire, on y construisit des édifices dédiés aux activités politiques, religieuses, commerciales ou judiciaires, ainsi que plusieurs arcs de triomphe.
On en découvre aujourd’hui les vestiges en empruntant la Voie Sacrée : l’arc de Septime Sévère, l’arc de Titus, la basilique de Maxence et Constantin, les temples de Vesta, de Saturne, d’Antonin et Faustine, ou encore celui des Dioscures.
Les Thermes de Caracalla (Rome, Latium)

Construit au IIIᵉ siècle, sous le règne de l’empereur Caracalla, ce vaste complexe thermal resta en service pendant près de trois siècles.
D’une superficie de plus de 11 hectares, il pouvait accueillir jusqu’à 1 600 personnes en même temps. On s’y baignait, on y nageait, on s’y faisait masser, on y lisait… Ses installations impressionnantes couvraient une immense surface, dont subsistent aujourd’hui d’imposants vestiges.
À noter que deux baignoires provenant de ces thermes ornent désormais la place Farnèse, à Rome. Elles ont été transformées en fontaines, ajoutant une touche monumentale à ce lieu emblématique.
Ostie (Rome, Latium)

Originellement situé à l’embouchure du Tibre, le port de la Rome antique se trouve aujourd’hui dans les terres, en raison de l’accumulation d’alluvions charriés par le fleuve.
Après avoir connu une période florissante, la cité déclina puis fut abandonnée. Le parc archéologique d’Ostia Antica conserve les vestiges d’habitations, de boutiques, d’entrepôts, d’auberges, de thermes, d’un théâtre, de temples et d’une nécropole.
Non loin de là, sur le littoral de la mer Tyrrhénienne, s’étend une station balnéaire également appelée Ostie.
La Villa Adriana (Tivoli, Latium)

On doit cette villa, située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Rome, à l’empereur Hadrien (IIᵉ siècle).
Il s’agit d’un vaste domaine qui conserve les vestiges de constructions inspirées des architectures grecque, romaine et égyptienne : palais, théâtre maritime (ensemble comprenant notamment une demeure miniature entourée d’eau), long bassin, temple, thermes, nymphées, hospitalia, salle des Philosophes, galeries souterraines…
Un musée consacré à la villa se trouve également sur place.
La nécropole de Tarquinia (Latium)

Parmi les lieux qui témoignent de l’existence de l’antique civilisation étrusque figure la nécropole de Monterozzi. On y dénombre près de 6 000 tombes creusées dans la roche, dont environ deux cents sont ornées de peintures. Ce site se situe à proximité de Tarquinia (85 km au nord-ouest de Rome) où se trouve également un musée archéologique national.
À découvrir aussi : la nécropole de Banditaccia, qui s’étend près de Cerveteri, au sud-est de Tarquinia. Elle rassemble de nombreuses tombes de différents types, disposées selon un plan qui évoque celui d’une véritable ville.
Pompéi (Campanie)

Lors de l’éruption de son gigantesque voisin, le volcan Vésuve, le 24 octobre 79, la prospère cité commerciale de Pompéi– qui comptait entre 20 000 et 25 000 habitants – fut ensevelie sous une épaisse couche de cendres et de lapilli.
La mise au jour de ses vestiges, facilement accessibles depuis Naples, a révélé l’aspect qu’avait cette ville romaine au moment de la catastrophe. Témoignage inestimable de la vie dans l’Antiquité, le site est aujourd’hui inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
On y découvre des rues pavées avec passages piétons, des temples, des thermes, deux théâtres, un amphithéâtre, des boutiques, un lupanar, ainsi que des habitations, dont de somptueuses villas à l’intérieur et à l’extérieur des murs.
Des peintures murales, des mosaïques et des graffitis témoignent de la vie quotidienne, tandis que les impressionnants moulages des corps des victimes rappellent la brutalité de l’événement
Herculanum (Ercolano, Campanie)

Proche de Pompéi, la ville résidentielle d’Herculanum subit elle aussi les terribles effets de l’éruption du Vésuve en 79 : coulées pyroclastiques et nuées ardentes.
Le site archéologique, situé dans la banlieue de Naples, conserve les vestiges de thermes, d’un théâtre, d’échoppes, d’entrepôts et d’habitations. On y admire des peintures murales et des mosaïques.
Enfouis à plusieurs mètres de profondeur – car plus proches de la coulée du volcan –, les édifices sont beaucoup mieux conservés qu’à Pompéi.
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Pouzzoles, Baïes, Cumes (Campanie)

Pouzzoles et Baïes se trouvent dans la région volcanique des Champs Phlégréens, caractérisée par un phénomène particulier appelé bradyséisme, qui provoque la montée ou la descente de la croûte terrestre.
À Pouzzoles, on peut admirer les vestiges d’un ancien marché connu sous le nom de « Temple de Sérapis ». Au fil de son histoire, ce monument s’est retrouvé tantôt au-dessous, tantôt – comme aujourd’hui – au-dessus du niveau de la mer. La ville abrite également un amphithéâtre.
L’antique station thermale de Baïes est quant à elle en partie immergée. Un parc archéologique submergé, où l’on peut explorer statues, mosaïques et vestiges, se visite aussi bien depuis la surface que sous l’eau. À proximité, le Musée archéologique des Champs Phlégréens, installé dans un château, retrace l’histoire de cette région fascinante.
En marge des Champs Phlégréens, Cumes dévoile l’antre souterrain de la Sibylle, où l’on venait autrefois consulter la célèbre prophétesse.
Paestum (Capaccio Paestum, Campanie)

Fondée par des Grecs, la ville de Poseidonia prit le nom de Paestum lorsqu’elle devint romaine, après avoir été un temps lucanienne.
Les vestiges visibles dans le vaste parc archéologique comprennent notamment trois temples d’origine grecque – ses monuments les plus célèbres – ainsi qu’un petit amphithéâtre romain.
La visite s’accompagne de celle du Musée archéologique national de Paestum, dont les riches collections rassemblent des pièces découvertes sur place et dans les environs. On y admire, entre autres, les parois peintes de la célèbre tombe dite « du Plongeur ».
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Syracuse (Sicile)

Le patrimoine antique de Syracuse, située au sud-est de la Sicile, réunit des éléments grecs et romains. Parmi eux figurent les vestiges de temples, notamment celui dédié à Athéna, dont les colonnes sont intégrées à la cathédrale de la ville.
Dans le parc archéologique de Néapolis, on découvre entre autres l’autel de Hiéron II, un grand théâtre et un amphithéâtre.
Syracuse offre également la visite de catacombes, ainsi que les riches collections du musée archéologique régional.
Ségeste (Calatafimi Segesta, Sicile)

Située sur le mont Barbaro, l’ancienne cité grecque de Ségeste – fondée à l’origine par le peuple des Élymes – conserve deux monuments majeurs, emblématiques de la Sicile antique : un temple dont la construction ne fut jamais achevée et un grand théâtre offrant une vue splendide sur les collines et la mer.
L’histoire de Ségeste, qui se trouve à l’ouest de la Sicile, est étroitement liée à celle de Sélinonte, située plus au sud. Les relations entre ces deux cités furent marquées par de fréquents conflits.
Sélinonte (Castelvetrano, Sicile)

Fondée au VIIᵉ siècle avant J.-C., cette cité grecque rivale de Ségeste fut prise et détruite par les troupes de Carthage – alliée de cette dernière – puis reconstruite avant d’être de nouveau anéantie au IIIᵉ siècle avant J.-C.
Aujourd’hui, le site archéologique, vaste et divisé en quatre zones, dévoile sur différentes hauteurs les vestiges de nombreux édifices, parmi lesquels des temples et des fortifications.
Il s’agit de l’un des sites les plus remarquables de la Méditerranée, offrant une vision saisissante de ce qu’était une grande cité grecque. À son apogée, Sélinonte comptait près de 80 000 habitants.
Agrigente (Sicile)

La Vallée des Temples : le parc archéologique d’Agrigenteporte un nom explicite ! Ses monuments se succèdent sur une crête. Parmi eux s’élève le temple de la Concorde qui est l’un des édifices de ce type les mieux conservés. Agrigente est incontestablement l’un des grands sites du monde antique.
D’autres éléments patrimoniaux antiques sont à voir sur le territoire de ce qui fut une importante cité grecque puis romaine, tels que des nécropoles, des ruines d’une agora, d’habitations... Un musée archéologique régional se trouve également à Agrigente.
La Villa romaine du Casale (Piazza Armerina, Sicile)

Datée du IVᵉ siècle, la luxueuse villa romaine du Casale, située au centre de la Sicile, recèle un trésor inestimable. Les sols de la plupart de ses espaces sont ornés de mosaïques d’une grande variété. Elle compte une trentaine de pièces décorées de 3 500 m² de mosaïques !
On y admire des femmes sportives en « bikini », une course de chars, des têtes d’animaux, des chasseurs, des amours pêcheurs, des représentations de personnages légendaires (Ulysse et Polyphème, Pan et Éros…), ou encore une scène érotique.
La villa conserve également les vestiges de ses thermes, témoins de l’art de vivre raffiné de l’époque romaine.
Eraclea Minoa (Cattolica Eraclea, Sicile)

Ce site archéologique situé sur la côte sud de la Sicile s’étend sur un plateau dominant la mer, bordée d’une longue plage.
Colonie grecque fondée par la cité de Sélinonte au VIᵉ siècle avant J.-C., Eraclea Minoa devint romaine trois siècles plus tard. Les vestiges que l’on y découvre comprennent ceux d’un théâtre, d’une muraille et d’habitations.
Un petit musée installé sur place complète la visite.
Taormine (Sicile)

Haut lieu du tourisme local situé sur la côte est de la Sicile, Taormines’élève sur une terrasse dominant la Méditerranée, non loin du volcan Etna. La ville conserve des vestiges antiques d’origine grecque et romaine.
Le plus célèbre est son grand théâtre, qui offre une vue spectaculaire sur la cité et la mer. On peut également voir les restes d’un odéon, petit lieu de spectacle, ainsi que la Naumachie : un mur de 122 m de long et 5 m de haut, percé de niches.
D’autres monuments, issus de diverses époques, enrichissent encore la découverte de Taormine.
Nora et Tharros (Pula et Cabras, Sardaigne)

Créée, pense-t-on, par des Phéniciens, la cité de Nora fut occupée par les Carthaginois avant d’être conquise par les Romains. Le site archéologique que l’on visite aujourd’hui conserve les vestiges d’un théâtre, de bains et d’habitations. Il se situe au sud de la Sardaigne, tandis que celui de Tharros s’étend à l’est de l’île.
Là furent successivement fondés un village nuragique puis une ville phénicienne, qui passa ensuite sous domination carthaginoise puis romaine. On y découvre des voies pavées, les restes de nécropoles, d’habitations, de temples, de thermes et de fortifications.
Un musée archéologique communal, installé à Cabras, complète la visite par ses collections.
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Les Arènes de Vérone (Vénétie)

L’origine de cet amphithéâtre romain remonte au Ier siècle. Là où se déroulaient autrefois des combats de gladiateurs, on assiste aujourd’hui à des spectacles bien plus pacifiques : des opéras y sont notamment programmés.
D’autres vestiges de la même époque sont visibles, tels que la Porta Borsari, la Porta Leoni, le Ponte Pietra, l’Arco dei Gavi ou encore le théâtre romain. À proximité de ce dernier se trouve un musée archéologique installé dans un ancien couvent.
Certains monuments ont, au fil du temps, fait l’objet de restaurations et de reconstructions importantes.
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