Au sud de Yangon, une autre Birmanie

10 juillet 2015

Suite à la politique d’ouverture engagée fin 2010 par le gouvernement birman, le nombre de voyageurs et de territoires et frontières accessibles a considérablement augmenté. La Birmanie s’est enrichie de multiples boucles et itinéraires possibles.
Grand comme la France métropolitaine et l’Angleterre réunies, le Myanmar est un pays-univers. Les riches plaines centrales des Bamars (« birmans-birmans ») sont entourées de régions encore isolées, tant pour des raisons géographiques que politico-économiques.
Mais « isolé » ne veut pas dire sans intérêt. Paysages remarquables, histoires et ethnies « minoritaires » – le Myanmar en compte une centaine – abondent dans ces contrées, renforçant l’attrait du pays depuis qu’elles sortent progressivement de leur réclusion forcée.
Pour en juger, nous aurions pu partir vers le nord, nous envelopper prudemment des fraîcheurs himalayennes, côtoyer les intimidants Naga ou, vers l’ouest, arpenter le véritable Triangle d’Or. La prochaine fois, on espère.
Cette fois-ci, on met le cap au sud, de Yangon aux îles Mergui, en passant par le Rocher d’Or et Moulmein.
Une région méconnue, au parfum d’aventure.



Pourquoi le Sud ?

Plutôt qu’un énième « Pays du sourire », la Birmanie est plutôt « le pays qui fait sourire » ! Gentillesse, ingéniosité déployée pour pallier les pénuries ; dignité même dans le dénuement, pendant que de grands voisins basculent dans le consumérisme à outrance ; beauté naturelle du pays... tout ça suffit amplement à donner la banane.
Le long isolement du Sud a amplifié ce décalage temporel et culturel birman dont on est si friand. Dans les régions tout justes ouvertes aux étrangers, on y trouve le plaisir rare au 21e s d’une découverte mutuelle, partagée entre les Birmans et les voyageurs.
Au début du 20e s, les terres et escales méridionales du pays fascinaient déjà les écrivains voyageurs, de Kipling à Norman Lewis.
Dans ce Sud, mieux vaut ne pas s’enquérir des horaires et durées de trajets. D’abord, par respect pour la superstition locale : cela pourrait renseigner quelque mauvais génie. Ensuite, vu l’état de certaines routes, pour ne pas anticiper la fin de voyages panoramiques, d’une lenteur envoûtante.
L’itinéraire ? Bago (Pégu), l’ancienne capitale, et le mystique Rocher d’or (Kyaik-Hti-Yo), puis plein sud Mawlamyine (Moulmein), capitale des Mon, et Hpa-An, le merveilleux fief karstique des Karen.
Ensuite, direction la Birmanie péninsulaire à Dawei (Tavoy), puis Myeik (Mergui) et son archipel, avant de quitter le pays à Kawthaung (Victoria Point), son extrémité méridionale.
Yangon (Rangoon) en immersion

La surnaturelle pagode Shwedagon et les autres célébrités de Yangon sont détaillées dans votre Routard. Ici, on va se promener parmi les atmosphères urbaines d’une ville, au carrefour des Indes et de la Chine, tout en étant très « sud-est asiatique » et particulièrement birmane.
Embouteillages, densité parfois chaotique, bâtiments de l’époque coloniale souvent grignotés par le temps et la végétation tropicale… au premier abord, Yangon désoriente.
Pourtant, entre les avenues Bogyoke Aung San au nord et le Strand, proche de la rivière, Thein Byu à l’est (celle du Ministers’s Office) et Lanmadaw à l’ouest, l’hyper centre de Yangon s’offre au piéton plus facilement qu’il n’y paraît.
Les axes est-ouest offrent de belles perspectives pour observer les monumentaux bâtiments administratifs, banques et palaces datant des Anglais. Dans les rues nord-sud, on peut partir explorer les multiples microcosmes nichés dans les rues nord-sud.
Pour réussir de véritables treks urbains, il suffit de bien organiser ses pauses dans une maison de thé à la birmane, où l’on peut manger, ou aux terrasses miniatures installées à même les trottoirs, à tous les coins de rue.
Idées de balades
Réalisant une boucle de 3 h, le train urbain nous plonge dans un quotidien aussi animé dans les rames que dehors. Embarquez à la gare centrale vers 14 h pour les meilleures lumières.
Attablé au Fun Food Centre par exemple, sur la berge du lac Kandawgyi, la vue sur Shwedagon et la mégalomaniaque barge de béton du Karaweik Palace incite à la rêverie, surtout au coucher de soleil. Rangoon, d’hier, aujourd’hui...
À la nuit tombée, la rue 19 s’éveille en plein Chinatown. Avec le renfort des bières fraîches, les barbecues chargés de brochettes de viandes, poissons et légumes tiennent le haut du pavé dans ce quartier de nuit populaire, où apparaissent quelques resto-bars gentiment branchés comme le Kosan.
Consultez aussi le calendrier des galeries d’art contemporain birman. En plein boom, elles organisent des parties réunissant artistes, expats et voyageurs, comme celle de la galerie Pansodan, dans l’un des vieux immeubles emblématiques de la ville (ts les mar à 19 h 30).
Bago (Pégu) l’ancienne capitale et Kyaik-Hti-Yo, le Rocher d’Or

Bago
Bien avant d’arriver à Bago, à 80 km de Yangon, le stupa doré de la pagode Shwemawdaw émerge des rizières. Dépassant de 15 m celui de Shwedagon, il est l’orgueil de l’ancienne capitale autrefois appelée Pégu, objet de rivalités et de pillages entre ses fondateurs Mon et les Birmans, avant que l’ensablement de son port ne scelle son déclin.
Aujourd’hui peu séduisante, Bago compte cependant de nombreuses pagodes et monastères. Au Kha Khat Wain Kyaung, lieu d’étude réputé, la très matinale procession, l’appel pour le déjeuner puis les lectures animées des moines atteignent une intensité spectaculaire.
Sur sa base pyramidale blanche, la pagode Mahazedi est d’une élégance sans pareille dans le pays. Culminant à 27 m, les 4 bouddhas de Kyaik Kun, assis dos à dos autour d’un pilier, valent le détour à au sud de la ville.
Le Rocher d’Or
Vous connaîtrez certainement la silhouette de Kyaik-Hti-Yo avant de l’avoir atteint, tant le Rocher d’Or, posé à près de 1 000 m d’altitude sur une luxuriante arête, colonise l’imagerie religieuse birmane. L’ascension se fait dans les bennes de vieux camions habitués à l’enchaînement des redoutables épingles à cheveux. Alternativement, la rando est réservée aux marcheurs aguerris et... plutôt pour la descente.
Évoquant quelque atterrissage surnaturel, la présence de ce gros rocher au-dessus du vide génère légendes et dévotions. Un simple cheveu de Bouddha placé à bon escient équilibrerait l’ensemble, insensible aux millions de feuilles d’or appliquées aux cours des siècles.
L’animation culmine pendant la période des pèlerinages (saison sèche, soit nov-mars). La seule organisation des lieux est alors un spectacle en soi.
Il faut dormir au sommet pour profiter des levers et couchers de soleil, dont le rougeoiement tropical transperce les moiteurs brumeuses et propulsent tout le site dans la 5e dimension.
Voyages d’exception dans le sud

La Birmanie ressemble à un cerf-volant, sa queue commence à la latitude de Moulmein. Flirtant pour l’essentiel avec les 1 000 m et culminant à 2 000 m, la chaîne du Thanintharyi (Tenasserim) est encore riche en jungles peuplées d’éléphants sauvages et autres espèces menacées. Frontière naturelle avec le Siam, elle a longtemps servi de refuge aux rébellions ethniques Mon et surtout Karen.
Les routes transfrontalières entre Birmanie et Thaïlande
Certains passages transfrontaliers sont ouverts aux étrangers. Myawaddi/Mae Sot, le plus fréquenté, relie Moulmein et Hpa-An au centre-est de la Thaïlande (Sukhothai est à 150 km).
Le célèbre col des 3 Pagodes du « train de la rivière Kwai » reste, quant à lui, fermé. À 200 km plus au sud, le superbe poste de Htee Kee-Ban Phunamron met Dawei à seulement 200 km de Kanchanaburi et 350 km de Bangkok.
Plus au sud, Myeik (Mergui) attend la réouverture de la route qui fit sa fortune jusqu’à la fin du 19e s. En attendant, la frontière maritime de Kawthung-Ranong (à 250 km de Phuket) draine l’attrait des îles Mergui.
Les routes de Dawei-Kanchanaburi et Hpa-An-Mae Sot (récemment « civilisée ») constituent des voyages terrestres d’exception. 5-6 h de sinusoïdes 3D, à travers de somptueuses montagnes, forêts et vallées perdues.
Baptisons « Trans-Thanintharyi » les 600 km de route souvent chaotiques entre Dawei et Kawthaung, en hommage à l’héroïsme des bus qui les négocient. Notez qu’il existe des liaisons aériennes et des ferries tutoyant les îles Mergui entre Myeik et Kawthaung.
Le train
Oublier le rail serait une erreur. Son histoire locale reste marquée par le train du pont de la rivière Kwaï qui relia Kanchanaburi au sud de Moulmein d‘octobre 1943 à 1947. Construite par les Japonais, elle coûta la vie à plus de 10 000 prisonniers de guerre et 90 000 civils asiatiques.
Réservant de pratiques arrêts à Bago et Kyaiktiyo, le train relie Yangon à Moulmein en 9 h (sic !). Mais qui les compte dans ces rames pleines de vie, quand défilent fenêtre ouverte, rizières, villages, collines piquées de stupas dorés et arrivée à grand spectacle par le pont enjambant la Thanlwin ?
Les passionnés pousseront jusqu’à Dawei, avec escale à Ye. Au-delà, le train remporte le concours de lenteur et il faut parfois fermer les fenêtres pour se protéger des bambous...
Mawlamyine (Moulmein) : une belle endormie se réveille

Balade dans Mawlamyine
Délaissant le Mékong et le Yangzi au sortir du Tibet, le puissant fleuve Thanlwin (Salween) file au sud pour s’épanouir dans l’ample baie de Moulmein.
Première capitale anglaise en Birmanie (1826-1852), Mawlamyine (Moulmein) est aujourd’hui celle de l’état des Mon, maîtres d’une région bien plus vaste avant l’avènement des Birmans.
Adossée à de vertes élévations, la ville surveille la mer d’Andaman, au-delà d’un horizon constellé d’îles. Les stupas dorés de la célèbre colline des pagodes narguent les antennes GSM.
Moulmein met en scène bâtisses coloniales, vieux entrepôts, marchés et églises du Raj britannique avec une force particulière, tirée d’un long sommeil dont elle ne se réveille qu’aujourd’hui. Elle exhale un parfum de mélancolie où flotte le souvenir des grands voyageurs. Georges Orwell y noircit ses premiers feuillets anti-impérialistes.
Dès l’aube, l’ancienne section du marché est traversée par les rapides allers-retours des porteurs, entre fleuve et terre ferme. Bientôt, les premières tea-houses se remplissent. Un bloc au sud de la mosquée sur Lower Main St, un sympathique patron garnit les tables de généreux assortiments salés et sucrés.
Rejoindre la colline des pagodes en milieu d’après-midi permet de découvrir ses secrets, avant de s’abandonner à l’évidence d’un coucher de soleil sous le stupa de Kyaikthanlan.
La nuit, Moulmein se rafraîchit au bord des flots, investit la congrégation des barbecues ou les restos installés dans d’anciennes structures portuaires.
Autour de Mawlamyine
Dans la baie, l’île Gaungse Gyun exhibe un syncrétisme pittoresque, tandis que Bilu Gyun, vaste et autarcique, motive de bucoliques excursions. Prenez un guide pour ne pas louper le ferry ou les demeures d’artisans, produisant paillassons, balais, élastiques, pipes, cannes et même pliants pour golfeurs !
En direction de Dawei, la route égrène les temps forts dans une belle campagne. Après 20 km et deux étranges pics karstiques, l’un d’obédience hindouiste, voici le monde un peu dingo de Winsein Tamya. Supposé plus grand bouddha couché du monde, il fait des émules alentour.
30 km plus loin, Thanbyuzayat, ancien terminus du « train de la rivière Kwai » (cimetière, locomotive) précède les bifurcations menant à la plage de Setse (à 25 km), idéale pour la pause.
Hpa-An, comptoir d’un Far-West enchanté

Sur le fleuve Thanlwin
Entre Moulmein et Hpa-An, le Thanlwin nous invite à partager son cours. Les ferries ont disparu, mais de petites embarcations équipées d’auvents, de chaises de jardin ou de fauteuils de voiture bricolent des croisières.
Après un glissement matinal entre les barques-gondoles des pêcheurs, le reflet hypnotique des rives champêtres est troublé par l’irruption de villages. Puis les montagnes brumeuses de l’arrière-plan se transforment en molaires, incisives ou rangs complets de mâchoires, mordant le ciel, malgré la fragilité de leur amalgame calcaire.
Hpa-An
Voici Hpa–An, capitale de l’état Kayin (Karen) et son pays karstique merveilleux. Insérés dans une campagne triomphante, pitons, trains de crêtes déchiquetés, grottes et résurgences passent à la moulinette birmane. Sur les sommets, un généreux saupoudrage de stupas, dans les cavités et les plaines en contrebas, des assemblées voire de véritables plantations de bouddhas. Certains bas-reliefs pariétaux remontent au 7e s.
Le nombre des visiteurs a augmenté avec l’ouverture de la route Myawaddy-Mae Sot, suite au cessez-le-feu de- 2012 avec le KNU (principal groupe rebelle Karen), mais Hpa-An conserve son atmosphère pionnière. Le marché ne déborde pas de superflus. À quelques exceptions près, la bourgade reste horizontale. Les nombreuses maisons de bois lui donnent même un petit air de Far West.
Autour de Hpa-An
Énumérer tous les sites à voir aux alentours reviendrait à rompre leurs charmes, nourris d’imprévus au confluent des rizières submersibles et du monde minéral.
Évoquons simplement la grotte de Sadan et sa vallée cachée, le piton de Kyaik-ka-lat, plus étroit à sa base qu’au sommet, l’ascension du Mont Zwegabin (alt. 700 m) coiffé d’un petit monastère (possibilité d’y dormir), le nombre infini de tablettes votives et bouddhas ornant de vénérables bas-reliefs.
Mais aussi, une grotte moussue digne des Aventuriers de l’Arche Perdue et l’interminable ruban ondoyant des chauves-souris à la tombée de la nuit.
Dawei (Tavoy), capitale de la Birmanie péninsulaire

Dawei
300 km env. au sud de Moulmein, Dawei (Tavoy) est la capitale administrative de la province de Thanintaryi (Tennaserim).
Tendue comme un élastique sur la péninsule malaise (plus de 600 km de long sur 100 maxi), elle porte le nom des montagnes s’élevant à l’ouest, vers la Thaïlande. Des collines étayent une longue péninsule, pinçant l’estuaire et repoussant la pleine mer 50 km au sud de la ville.
De son passé colonial, Dawei conserve de nombreuses demeures agrémentées d’amples loggias aux colonnades et rambardes de bois sculptées.
Très animé, le marché central occupe de vieilles halles de brique, cernées de bijouteries. Des allées caverneuses cachent de spectaculaires enchevêtrements de poissons séchés. Côté est, de souriantes cuisinières proposent des mets aussi délicieux que les installations sont modestes.
Au nord de la ville, la grande pagode dorée Shwe Taung Zar et ses pavillons s’enveloppent d’une superbe lumière en fin de journée.
Une région inexplorée
L’ouverture récente de la région au tourisme génère une ambiance très plaisante de découverte mutuelle. Elle prospère dans cette bourgade très verte, se modernisant sur un rythme tranquille, entrecoupé de pauses syndicales dans des maisons de thé (authentiquement...) rétros.
La cuisine locale mérite sa mention. Une parallèle au nord de la terrasse gazonnée du Pearl Princess (Pelay Egree), lui-même proche du Shwe Moung Than Hotel (bon accueil, bonne tenue), l’incontournable cantine Daw San mitonne de délicieux currys moins gras que de coutume. Pour des poissons et fruits de mer frais et très abordables, allez aux paillottes de la plage de Maungmagan.
Peu d’anglais parlé, pas d’office de tourisme..., il faut se renseigner auprès de son hôtel ou de guides comme l’enthousiaste « Sam the Man (!) », un jeune birman, pour arranger de belles sorties en moto-taxi dans les terres (cascades, Bouddha couché de Lawka Tharaphu) ou vers l’océan.
La péninsule et les côtes de Dawei : campagnes bucoliques et sable ivoire

La côte autour de Dawei commence à peine à faire le buzz. Et pour cause… Vallonnée et semée de nombreux villages, arbres fruitiers et hévéas, elle est bordée de kilomètres de sables blancs déserts, de photogéniques villages de pêcheurs, abrités par des presqu’îles et lagunes, de petits temples et stupas perchés sur les caps. Une sorte de bout du monde.
Impliquant des travaux herculéens sur la piste venant de Thaïlande, seule la mise en œuvre du méga-projet de port en eau profonde et de zone industrielle pourrait totalement changer la donne.
Maugmagan et alentours
30 min à l’ouest de la ville, par-delà rivière et collines, la petite station balnéaire de Maungmagan déroule sa vaste plage et ses paillotes-restaurants.
Manquant de fonds pour la baignade, elle est d’abord un gigantesque terrain de jeu. Entre matchs de foot et karaoké rock, séances photos de moines ou de collégiennes, des pêcheurs retapent leur modeste embarcation pour la prochaine sortie. Toute une Birmanie provinciale et méridionale défile sous vos yeux.
Vers le nord, hameaux ombragés et zones exposées alternent jusqu’à une bifurcation immanquable vers la plage de Nabule, par la large piste du projet portuaire. À droite, la bande de sable s’étend sur 4 km jusqu’à un petit promontoire accueillant, coutumièrement, un temple. Derrière, une plage abritée par de gros rochers, petit paradis où une gentille famille sert des rafraîchissements.
Au sud de Maungmagan, un 1er stupa doré domine un grand village de pêcheurs où le poisson est salé dès son arrivée sur la plage. Plus loin, la route descend des collines pour longer la baie de San Maria et ses kilomètres de sable blancs. Derrière un village, une butte dissimule l’îlot de la pagode Myawyik et ses superbes vues marines.
Péninsule de Dawei
La route tout de suite à gauche après le pont en venant de Dawei pénètre la très belle péninsule de Dawei, longue d’environ 70 km. Cantonné à la partie orientale de l’isthme, le bitume impose de franchir des collines par des pistes parfois délicates. Elles débouchent sur des baies aux sables éblouissants, désertes à l’exception de quelques villages de pêcheurs. Sensation « bout du monde » garantie.
Au bout du voyage, une baie en fer à cheval, le village de Myin Kwa An (quelques bungalows rustiques) et la pagode Shin Maw sur le cap est. Pas de panneaux dans le coin... infos, timing et un peu d’expérience sont de mise si vous venez seuls (voir cahier pratique).
Myeik (Mergui) et son archipel magnétique

Myeik, un archipel de rêve
250 km au sud de Dawei, la ville de Myeik (Mergui) est surtout connue pour l’archipel portant son nom, destination rêvée par plus d’un voyageur, et d’un promoteur...
Pensez : 800 îles, certaines inexplorées, pour une superficie totale d’env. 36 000 km2 (4 fois la Corse). Un formidable réservoir de plages, de reliefs spectaculaires, de jungles et fonds marins éparpillés sur 300 km jusqu’à Kawthaung. Le tout quasi inhabité, à l’exception d’une poignée de villages et d’env. 3 000 nomades de la mer « Moken », présents depuis des millénaires.
Dommage… Les îles Mergui ne sont accessibles qu’en bateaux de croisière ou plongée « live onboard », moyennant un permis spécial et des tarifs élevés. Cela devrait évoluer.
Un passé glorieux oublié
Malgré son air délabré, Myeik n’a pas toujours vécu à l’ombre de son archipel. Siamois de la fin du 12e s jusqu’à sa récupération par les Birmans en 1765, il prospère grâce aux transbordements terrestres jusqu’à Ayutthaya. Une grande part du commerce entre l’Europe et l’Asie privilégie ce raccourci à l’interminable route du détroit de Malacca.
La ville attire alors les aventuriers et les compagnies des Indes Orientales. Sous le règne du roi Narai (1657-1688), Myeik sera même brièvement gouverné par les Anglais puis les Français ! Mais une révolution de palais entraîne en 1687 le massacre des étrangers. Rideau, fin de l’âge d’or.
Vestige du passé, l’église des Portugais (à Mergui dès le 16e s) domine toujours la ville, depuis la même élévation que la pagode Thein Taw Gyi (vue superbe sur les îles). Restent aussi, dans le voisinage du marché Sate Nge et de la Clock Tower, un joli nombre de maisons à compartiment d’architecture sino-portugaise.
La région est réputée pour ses perles et des nids d’hirondelles si purs que les Chinois les prenaient pour un concentré d’écume de mer. Pour une excursion, adressez-vous à « James Bond », le guide du coin !
À Kawthaung, point d’accès principal à l’archipel jusqu’à nouvel ordre, via Ranong, la Birmanie abandonne le jeu à la Thaïlande. Depuis Myeik, qui se trouve tout de même à 250 km, la route n’est pas terrible, privilégier le ferry si la mer est bonne.
Fiche pratique

Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Birmanie.
Pratique
Change : 1 US$ = 1 000 Myanmar Kyats = 30 Thai Baht env.
DAB (retrait max équivalent à 300 $ et jusqu’à 1 000 $/j selon les cartes) et service de change dans les villes auprès de la KBZ Bank. Lun-ven 9 h 30-15 h 30 (mais nombreux jours fériés !). Possibilité de payer les hôtels en USD et d’y faire un peu de change. Idem pour les Bahts Thaïlandais dans le sud du pays.
Sim Card : à partir de 1,5 $ puis recharge par ticket. Data (Internet) possible mais souvent très lent, comme le wifi des hôtels...
Site Internet : www.southernmyanmar.com, plein d’infos sur le sud du pays.
Heure : GMT +6:30. Attention, vous avez bien vu le +30 min !
Visas et permis
Obtention préalable d’un visa obligatoire (ou au moins d’une lettre d’approbation si entrée aérienne). Tuyau : auprès des consulats birmans des pays d’Asie du Sud-Est, visa à partir de 20 $ (courant 2015) et en 3 j ouvrables slt. Savoir aussi que dans ces pays, une profusion d’agences de voyages se charge des formalités moyennant commission.
De manière générale, la tendance est à l’extension de l’ouverture géographique du pays aux voyageurs étrangers.
Les territoires abordés dans ce carnet de voyage sont tous accessibles sans permis spécial, à l’exception des îles Mergui. En cas d’absence d’hébergements autorisés aux étrangers, dans un village par exemple, on peut devoir rejoindre la ville la plus proche ou obtenir une autorisation de la police locale.
Organiser son voyage
En solo : le sud du Myanmar se voyage sans grande difficulté en solo malgré l’ouverture seulement récente de certaines zones. Prévoir un peu de marge et ne pas s’attendre à des services à l’occidentale.
Avec une agence : pour 7 jour-6 nuit de Yangon à Hpa-An, prévoir à partir de 950/1 050 $/pers* avec guide anglophone/francophone, en van confortable avec chauffeur, hébergement compris.
*Prix indicatif courant 2015, sur une base de 4 personnes
- Gulliver Travel : à Yangon. Tél. : 01-655-642, 01-665-488. L’une des agences pionnières en Birmanie. Sa réputation n’est plus à faire.
- Shanti Travel Birmanie : Tél. : +33 9 70 40 76 17 et +95 9 254 406 077. L’antenne locale d’une agence spécialisée en voyage sur-mesure en Asie. Bonne réactivité.
- Andre Schneegas : Tél. : 09-254-207-077. E-mail : lifeseeingtours@gmail.com Installé dans la région, ce jeune allemand peut organiser des excursions dans la région Dawei-Myeik-Kawthaung et connaît le contexte touristique et son évolution « dernière minute ».
- Sam the Man : Tél. : 09-410-041-67 ou 059-230-76. E-mail : samuelhtaik@gmail.com. Un jeune guide birman de Dawei, sympa et anglophone. Env 35 $/j. pour une sortie à la journée en tricycle motorisé.
- James Bond (si si !) : Tél. : 09-422-226-088. Le Sam the Man de Myeik. Prix et prestations similaires.
- Le sud de la Birmanie à vélo, c’est possible ! Contactez Luz et Florent pour des tuyaux. E-mail : luz.pittaluga@gmail.com.
Accès aux îles Mergui
À part pour les proches îles de Kala et Kadan, l’accès aux Mergui est soumise à un permis. Celui-ci est arrangé par les opérateurs des bateaux de croisière et de plongée de type live-aboard. Jusqu’à nouvel ordre, ils sont les seuls à permettre une exploration de ces îles, dotées de très peu de villages et d’encore moins d’infrastructure et ferries. Compter 1 000-2 000 $ pour 5-6 j.
Il existe des agences spécialisées à Yangon, Myeik et Kawthaung ainsi qu’à Ranong (Thaïlande).
Quelques pistes : Mergui Island Safari ; Smiling Sea Horse; Mergui Sakura, 9 Kanphyar Rd à Myeik. Tél. : 09-564-01-17. sakuramyeik@gmail.com.
Transports
La grande majorité des hébergements peut se charger des résas de transport à l’avance.
Location vélo et moto : possible à Moulmein, Hpa-An, Dawei etc. Env 2-4 $ (vélo) et 7-10 $ (moto)
Route transfrontalière Kanchanaburi-Ban Phu Nam Ron-Dawei
- Bangkok- Kanchanaburi : minibus depuis Victory Monument (station BTS, sortie 4 ; ruelle coté est de la rue Phaya Thai : 130 THB, 2 h 30 de trajet.
- Kanchanaburi-Ban Phu Nam Ron (frontière) : minivan à 8 h 30 (en face de la station de bus), 100 THB, 1 h 15 de route. Le bus de 10 h 30, plus lent, implique une arrivée de nuit à Dawei.
- Ban Phu Nam Ron (frontière)-Dawei : 6 h de route superbe (bonne piste dans la montagne ; bitume sinueux et en travaux dans la vallée). Compter 800-1 000 THB/pers (27-33 $).
Contact utile : Three Dawei Tour. Tél. : 08-21-922- 488 (n° thaï) ; threedawei@gmail.com. Dans le sens inverse, partir le plus tôt possible de Dawei pour trouver, côté thaï, un moyen de transport pas trop cher.
Route transfrontalière Mae Sot (Thaïlande)-Myawaddi-Hpa-An
Attention : une nouvelle route sera mise en service fin 2015/début 2016 et ramènera la durée du trajet à slt 3 h 30. Jusqu’à son ouverture, le trafic emprunte une route de montagne étroite et spectaculaire au trafic alterné selon les jours (se renseigner avant de partir) : 6 h de voyage. Depuis Hpa-An : départ 6 h-12 h ; voyage en SUV avec 6-7 passagers ; 7-9 $/pers.
Liaison Mae-Sot-Bangkok : 8 h-22 h env, 7-9 h de voyage et 600-700 THB selon classe. Préférer les bus VIP de nuit.
Autres liaisons avec Mae Sot : quelques départs le matin ou le soir vers Chiang Mai, l’Isan (nord-est du pays) et Trat (proche du Cambodge). Pour plus de choix, rejoindre la capitale provinciale Tak. Mae-Sot-Tak : 6 h-18 h, départs toutes les 30 min.
Vol Mae Sot Bangkok : tlj, à partir de 1 300 THB.
Bus dans le sud de la Birmanie
- Yangon-Moulmein : env 7 h de route, 11 $. Yangon-Hpa-An : 7-8 h. Ces lignes desservent aussi Bago et le Rocher d’Or. Départs principaux : 6-9 h, vers 13 h et autour de 19 h.
- Yangon-Myawaddi : bus de nuit, env 16 h de trajet ;
- Yangon-Dawei : bus de nuit, env 17 h de voyage (route en construction au-delà de Moulmein).
- Moulmein-Ye : compter 5-6 h ; Moulmein-Hpa An, 6 h-16 h, ttes les 2 h, 1-2 $, 1 h 30-2 h de voyage.
- Moulmein-Dawei : vers 5 h du mat, bus non AC, 9 $ (dur...), AC à 14 h et 17 h. Env 12 h de route.
- Hpa-An-Taungoo/Mandalay : bus de nuit à 18 h. Hpa-an-Rocher d’or : pick-up pour Kinpun à 7 h.
- Dawei-Myeik : départ vers 6 h, compter 9 h mini de voyage (dessert aussi Ye, env 5 h).
- Myeik-Kawthoung : autorisé slt depuis décembre 2014 ! Bus de nuit sans AC, env 16 h et 16 $ pour cette odyssée.
Trains
Site internet : www.seat61.com/Burma.htm. Une mine d’infos sur les lignes et horaires des trains birmans. Revérifier quand même sur place...
Tuyau : entre Moulmein et Dawei, il est judicieux de faire une pause dépaysante à Ye, où de toutes façons il faut changer de train (4 h d’attente).
Réserver à l’avance: c’est judicieux, sinon, venir au minimum une heure avant le départ.
-Yangon-Moulmein : env 9 h de voyage et 5 $. Prendre le train de jour (7 h 15 depuis Yangon, 8 h depuis Moulmein) pour profiter du voyage. Depuis Yangon, demander une place côté gauche. La ligne dessert également Bago et le Rocher d’or (via Kinpun), compter respectivement 2 h et 4 h 30 depuis Yangon.
- Moulmein-Ye : 4 h 30, sens inverse, 14 h 30 ; au moins 6 h de trajet, env 2 $.
- Ye-Dawei : vers 10 h 30. Sens inverse, vers 5 h 40. 8-9 h de trajet et env 4 $
Avion
- Myanmar Airways et Air KBZ. Annulation et changement d’horaires fréquents. Fréquences indicatives (dans chaque sens) : 1 à 2 vols/j.
Yangon-Dawei : 75-120 $ ; Yangon Myeik : 90-150 $; Yangon-Kawthaung : 100-190 $; liaisons entre Dawei-Myeik et Kawthaung : 1 vol/j env, prix 60-100 $.
Petite croisière Moulmein-Hpa-An
De Moulmein, départ vers 8 h 30, 4 h 30-5 h de navigation. Sens inverse, départ à 13 h (3 h 30 de trajet). 10-12 $/pers, 70 $ le charter.
Ferries
Plusieurs compagnies. Longs speed boat de 150-300 pers, préférer ceux avec petit pont supérieur. Meilleurs horaires dans le sens Kawthaung-Dawei. Éviter si la mer est agitée (service normalement annulé).
- Dawei- Myeik : départ 4 h (mais il faut quitter Dawei plusieurs heures avant, embarcadère à plus d’1 h de route ; sens inverse, départ vers 10 h. Env 4 h de navigation et 7 h en tout, 25/30 $.
- Myeik- Kawthaung : vers 7 h 30, à partir de 40 $. 6-8 h. Sens inverse, départs vers 4 h 30.
Guesthouses et hôtels
Yangon
- Mother Land Inn (2) : double : 27-35 $ (préférer les « standard »). Petit déjeuner très complet avec options birmanes. Adresse routarde historique, personnel et agence de voyage efficace. Un peu excentrée.
- Chan Myae Guesthouse: 256/276 Maha Bandoola Garden St, 3e étage. Tél. : 01 382 022. Double : env 20-32 $. Basique mais assez bien tenu. Bon accueil.
- Cherry Guesthouse : 278/300, Maha Bandoola Garden St. Tél. : 01-340 623. cheery.guesthouse@gmail.com. Double 20-30 $.
East Hotel et Grand United Alohne, env 100 $ la double.
Rocher d’or
Golden Rock : implique 30 min de grimpette mais c’est le meilleur rapport qualité-prix.
Mawlamyine (Moulmein)
- Pansu Wai Guesthouse : intersection Lower Main et Dawei Jetty St. Simple-double à 10-20 $. Très simple mais bien tenu. Accueil adorable.
- Sandalwood : Myoma Tadat St. Tél. : 057- 272-53. sandalwoodhotel.mlm@gmail.com. Double 25-40 $, petit dej inclus.
- Cinderella : Baho St. Tél. : 057-244-11. Double 50-60 $. Petit dej inclus.
-Strand : double avec petit dej, env 80-100 $.
Hpa-An
-Soe Brother : tél. : 058- 213-72. Dortoir 7 $, simple-double, 12-25 $.
- Golden Sky : tél. : 058-215-10. Entre le fleuve et le marché. Double 15-25 $, petit dej compris. Toit-terrasse avec vue sur le fleuve et le mont Hpan-pu.
- Galaxy : tél. : 058-213-47. Un poil au nord du marché et de la mosquée. Double 15-20 $. Petit hôtel récent aux chambres confortables. Super accueil.
- Angels Land : double avec petit dej, 35-55 $. Une bonne adresse, mais excentrée (proche de l’embarcadère Hpa-An-Moulmein).
Ye
- Golden Market GH : proche de la rivière et des bijoutiers. Double 6-12 $. Rudimentaire, mais bon accueil.
- Starlight Guesthouse : proche du lac (jolie vue). Tél. : 09-255-713-253 ou 09-250-088-616. mayor.of.rawai@gmail.com. Double avec salle de bain et petit dej, 25-40 $.Tenu par un Américain. Très bien pour l’étape si on s’est lancé dans l’odyssée du rail.
Dawei
- Dream Emperor : Ye St. Tél. : 059-221-66. Pour ses premiers prix, 3 chambres ventilées avec salle de bain et eau chaude ( !), env 10 $. Pour la clim, préférer l’adresse suivante.
-Shwe Moung Than Hotel : 665, Pakaukukyang St. shwemaungthan22@gmail.com. Tél. : 059-237-63-64. Double avec salle de bain et clim 18-30 $, petit dej compris. Bon renseignements malgré les difficultés de communication.
- Zayar Htet San Hotel : 566, Ye Yeik Thar St. Tél. : 059-239-02. hotelzayarhtetsan@gmail.com. Env 50 $ la double, petit dej compris. Récent et de bon confort, similaire au précédent, une catégorie au-dessus.
- Coconut guesthouse : Maungmakan village, à 500 m de la plage. Tél. : 09-423-713-681. Double ventilée avec salle de bain 25-35 $ ; 3-4 pers possible, 45-50 $. Monsieur, français, préfère la pêche à l’hôtellerie, alors sa femme, la dynamique et francophone Zin Mar Aye gère l’établissement et brille en cuisine. Perfectible, mais c’est la meilleure adresse du coin.
- Mali Nga Pi : Shwe Taung Sar Rd. Un poil au sud de la grande pagode, côté ouest de la rue. Produits régionaux typiques : pâtes de crevette et de poisson fermenté, poissons et encornets séchés. De quoi enrichir ses riz cantonais ! Aussi des douceurs au riz noir, au sucre de palme.
Myeik
- Kyal Pyan Hotel : tél. : 059-414-27. Double ventilée, 20-45 $. Personnel serviable.
- Sun Hotel : tél. : 059-417-45. Double, env 40 $.
- Dolphin Guesthouse : double 25-35 $ ; un bon choix mais excentré, vers l’aéroport.
Kawthaung
- Penguin Hotel : tél. : 081-082-52-56. Double 20-30 $. Bon rapport qualité-prix-situation.
- Kawthaung Hotel : partie haute de la ville. À partir de 35 $. Bien dans sa catégorie. Personnel anglophone.
Où manger ? Où prendre un verre ?
Yangon
- Nilar Biryani : 216, Anawrahta Rd. L’une des branches d’une chaîne de restos indiens spécialisés en biryanis. Env 3 $ avec un bon lassi.
- Kosan bar : 108, rue 19. Annexe lounge-bar, plus au sud dans la même rue. Viandes, burgers, pizzas, etc. Cocktails très abordables. L’option « expat » de la rue 19.
- Bar Boon : café à l’occidentale, pas loin du marché Bogyoke.
- Fun food Centre : dans le parc Kandawgyi, plus populo que ses voisins.
- Friendship bar and restaurant : intersection des rues Dhamazedi et Inya. Tél. : 09-73-23-70-10. Pour sa terrasse, bière pression bien fraîche et sa cuisine asiatique (et ethnique) bien servie.
Moulmein
- Marché de nuit : Strand Rd (berge de la Thalwin), au sud de Breeze GH. Brochettes en tt genre, petits plats et même un stand de yaourt au lait de brebis, servi avec sucre et glaçons.
-Tea House (pas de nom anglais) : Lower Main Rd, un bloc au sud de la mosquée. Tables sur le trottoir et salle typique. Un méga assortiment de gâteaux et en-cas est servi avec votre café. On paye ce qu’on mange et se gave pour moins de 2 $ !
- Yunnan Panthay restaurant : Strand rd, tt de suite au sud de Breeze. Cantine sino-birmane. Belles plâtrées de nouilles et riz (1,5-3 $), jus de fruit frais, brochettes le soir.
- Yiko : Strand Rd, proche du marché de nuit. Resto moderne avec véranda. Bonnes soupes (on choisit le type de nouilles et l’accompagnement).
Hpa-An
- Khit Thit et Lucky 1 restaurant : l’un en face de l’autre, ils rassemblent les voyageurs. Bons plats locaux bien servis. 3-4 $ pour un repas copieux avec boisson.
- New World : cafés, shakes, brioches etc., bien pour un petit dej birman ou occidental.
Ye
- Jasmine Cool Restaurant : voisin de Starlight GH, sur le lac. Cuisine thaïe et birmane.
Dawei
- Petits restos du marché Si Pin Tharyar Market : mets préparés dans des plats en inox. Ultra local, délicieux et servi avec sourire. Env 1,5 $ le repas.
- Shwe Mongan : plage de Maungmagan, une des premières grandes paillottes avec plateformes, un poil au nord en arrivant par la route bitumée. Pas d’enseigne mais le nom est inscrit sur le menu. Poissons et fruits de mer.
- Pearl Princess/Pelay Egree : tt proche du Shwe Moung Than Hotel. Jardin-terrasse et pavillon, voisin d’une belle maison de bois. Cuisine sino-birmane et bière pression, un poil surtaxée ( env 15-20 $ pour un repas copieux à 2 avec boisson).
- Dream Coffee Shop : voisin du Shwe Moung Than. Bons cafés, pâtisseries et sandwichs à la locale.
-Les tea-shop de Dawei : garantis pur jus, on vous laisse choisir le vôtre...
- Daw San Curry house : une parallèle au nord du Shwe Moung Than. Tlj 11 h-20 h. Un must : des curries moins gras et plus subtils que d’habitude ! Crevettes et encornets topissimes. La patronne vous aide à choisir en vitrine, légumes crus, sauces et soupes arrivent en complément gratis. 4-6 $ pour un délice à 2, avec 4 plats en dégustation.
Tuyaux sur la péninsule de Dawei
Pas d’office de tourisme pour récupérer conseil ou plan, pas de panneaux en anglais, il vaut mieux se renseigner un peu (à l’hôtel, auprès d’autres voyageurs, sur les quelques sites parlant de la région) avant de se lancer.
Quelques éléments pour vous aider :
À partir du gros village de Launglon (45 min au sud du pont de Dawei) et de ses environs, plusieurs pistes rejoignent les plages désertes et les villages de pêcheur de la côte ouest de la péninsule :
- depuis le centre du village, Shan Maw (village bien paumé, jolie baie) et Pa Nyiq (plage incroyable, de l’autre côté de la lagune) ;
- d’un embranchement au sud, San Hlan, grand village très actif ;
- par une piste env 8 km au sud, Teyzit (petit village de pêcheur, très belle plage) et Sabahlaing.
Plus au sud, depuis le grand village de Nyaw Pyin (à 2 h env de route du pont), se diriger vers le nord et franchir une colline mène à une autre superbe étendue de sable blanc, mouillée par un océan turquoise…
Conseil moto et excursion :
Les pistes de terre menant à la côte ouest de la péninsule comprennent des passages escarpés exigeant une bonne maîtrise de sa moto. Ne pas s’y engager en cas de pluie, ne pas rouler à 2 sur un scooter entièrement automatique (pas de frein moteur).
Prévoir au moins 30 min pour rejoindre la route principale et le temps nécessaire pour revenir à son hôtel avant la nuit (conduite nocturne fortement déconseillée). Les autochtones saisissent assez bien le nom des villages environnants même prononcés avec maladresse, n’hésitez pas !
Alternativement, il existe un service de bus sur la péninsule et on peut négocier des moto-taxi pour les plages avec attente pour 4-8 $.
Des hébergements officiels (ou pas...) sont en train d’ouvrir sur la péninsule, se renseigner.
Le train du « pont de la rivière Kwai »
Si vous passez par Kanchanaburi à l’occasion de votre voyage en Birmanie, les visites du musée Thailand-Burma Railway Museum (tbrconline.com) et du mémorial Hell Fire Pass, sont recommandées, tout comme embarquer sur la portion reconstruite de cette voie tragique, la « Death Railway ».
En Birmanie, l’ancien terminus de la ligne se trouve à Thanbyuzayat (au sud de Moulmein). Cimetière et petit mémorial.
Vidéo Birmanie, côté Sud
Et voici une vidéo réalisée par Dominique Roland, l'auteur de cet article, sur son périple en Birmanie, du sud de Yangon à la frontière thaïlandaise, en passant par la Birmanie méridionale :
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