Montpellier, l’énergie du Sud

Montpellier, l’énergie du Sud
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Jeune et dynamique, Montpellier est en pleine expansion. Près de 1 000 nouveaux habitants viennent chaque mois goûter à sa qualité de vie sans pareil. Cette grande cité à taille humaine allie le charme d’un centre historique entièrement piéton et l’audace architecturale des nouveaux quartiers. Sa vie culturelle est active et ses nuits intenses. Offrez-vous un week-end montpelliérain.

À pied, au hasard des ruelles

Il fut un temps, pas si lointain, où sur la place de la Comédie (photo), le cœur de la cité, on roulait en voiture. Peu à peu, les véhicules ont été repoussés hors du centre historique, l’Écusson, jusqu’à le transformer aujourd’hui en plus grande zone piétonne de France. Sur la vaste place de la Comédie encadrée d’immeubles haussmanniens s’étalent les terrasses de cafés, lieux privilégiés pour voir et se faire voir, observer l’agitation de la ville, les spectacles de rue. En son centre, point de rendez-vous par excellence, la fontaine des Trois Grâces fait de l’œil à l’Opéra, l’un des plus grands de province, conçu par Charles Garnier. Les trois belles ne sont qu’une réplique, l’original étant jalousement gardé à l’intérieur de l’Opéra.

En quittant la place que l’on surnommait « l’œuf » du temps où elle était ovale, on s’engage dans la rue de la Loge, trouée commerçante partant à l’assaut du centre jusqu’aux étals des halles Castellane. Poursuivant sa route sur la bourgeoise rue Foch, on atteint, en passant sous l’arc de triomphe dédié à Louis XIV, la Promenade du Peyrou où trône une statue du Roi Soleil. Sommet de la butte constituant le centre médiéval, ce grand espace planté de hauts arbres embrasse la vue sur toute la ville. Du réservoir bâti à son extrémité s’envole à grandes enjambées les Arceaux, un aqueduc qui reliait autrefois la cité aux sources du Lez.

Mais revenons un peu en arrière. Quittons ce grand axe qui coupe le centre en deux pour nous perdre au hasard des ruelles, des hôtels particuliers, des nombreuses placettes toujours garnies de restos, de cafés, de terrasses allongées à l’ombre d’une église. Places Saint-Roch, Sainte-Anne, Saint-Côme, Candolle, de la Canourgue… toutes invitent à lézarder.

Audacieuse ville nouvelle

Aux portes du centre historique commence la ville nouvelle. Au bout de la place de la Comédie s’ouvre l’esplanade Charles-de Gaulle. Des fontaines, un manège, des glaciers et, sur la gauche, le musée Fabre, magnifiquement rénové, abritant sur plus de 9 000 m² une immense collection d’œuvres courant de l’âge classique au contemporain.

Plus loin, le paquebot du Corum amarré à l’esplanade accueille les congrès, les nombreux festivals et l’Opéra Berlioz. En traversant la galerie marchande seventie du Polygone, on découvre ensuite la folie architecturale que s’est offerte Montpellier. Le quartier d’Antigone, utopie néo-grecque imaginée par Ricardo Bofill selon les règles ardues du nombre d’or, vient mourir au bord du Lez en une immense esplanade en demi-lune ouvrant ses bras au pompeux building de l’Hôtel de Région.

Plus loin, aux confins de la ville, en empruntant le tramway aux hirondelles blanches sur fond bleu, on rejoint le nouveau complexe commercialo-divertissant d’Odysseum. Cinéma, patinoire, planétarium, bowling, karting et superbe aquarium Mare Nostrum sont disséminés entre les restos de chaîne et les nombreux commerces. Le Disneyland de Montpellier en quelque sorte…

Pub, rhum et bars à vin

Le soir, ce n’est pas ici que ça se passe. Le centre historique pousse le volume, rafraîchit ou chauffe ses terrasses selon les saisons, pour absorber jeunes et moins jeunes avides de sorties. La ville compte plus de 70 000 étudiants pour 250 000 habitants. Alors que dans le quartier Saint-Roch les petits restos et bars à vin font le plein, les branchés commandent un cocktail place Jean-Jaurès ; d’autres se dirigent vers les rhumeries dont l’étonnant Barberousse et sa salle en sous-sol aménagée telle une cale de galion.

Pour une ambiance bon enfant, certains se tournent vers les pubs irlandais, guettent une table au Rebuffy Pub entre bière et jeux de société. Les autres poussent à peine hors des limites du centre, à la recherche de l’atmosphère villageoise du quartier des Beaux-Arts ou de celle, populaire et multiethnique, de Figuerolles. Sur le coup d’une heure du matin, les noceurs prennent la route des plages pour aller en boite de nuit, ou gagnent le Rockstore, le club rock mythique du centre ville.

La nature dans la ville

Entre mer et garrigue, Montpellier s’est depuis longtemps développée selon un plan aéré, accordant sa place à une nature préservée. Au bord du centre historique, à deux pas de la cathédrale romane Saint-Pierre, le Jardin des plantes, fondé par Henri IV, est encore géré par une faculté de médecine réputée depuis le Moyen Age.

Plus loin, dans les faubourgs, le zoo de Lunaret offre gratuitement 80 hectares de balade sur de superbes collines de garrigue et de pinède où l’on croisera, bien sûr, quelques animaux qui n’ont souvent rien de méditerranéen. Crocodiles et fourmiliers s’observent eux dans la toute récente (et payante) serre amazonienne. Enfin, au pied du Lunaret coule le Lez. Englouti dans de hauts arbres, on suit sur des kilomètres son étrange flot vert émeraude où fut pêché récemment étrange poisson grand comme un homme. Qui croira alors que l’on est encore en ville ?

Fiche pratique

Consulter nos fiches Montpellier et Languedoc-Roussillon.

Comment y aller ?

Le plus simple est de rejoindre Montpellier en train. La gare se situe au centre-ville.
Si vous venez en voiture, sachez que la circulation devient vite un casse-tête pour les néophytes. Le plus simple est alors d’abandonner son véhicule au grand parking d’Odysseum à l’entrée Est de la ville puis de prendre le tramway, ou de se garer dans un des parkings couverts du centre. Celui du Polygone est meilleur marché.
On empruntera ensuite les transports en commun, ou ses pieds…

Où dormir ?

- Auberge de Jeunesse : Impasse de la Petite Corraterie. Tél. : 04 67 60 32 22. Nuitée en dortoir 15,90 euros/personne. Dans un bâtiment au cachet ancien flaquée d’une belle terrasse ombragée.
- Hôtel du Palais : 3, rue du Palais. Tél. : 04 67 60 47 38. Chambre double 72-85 euros selon confort (douche ou bain). Confortablement calé au bord de l’agréable place de la Canourgue, ce petit hôtel coquet propose des chambres joliettes aux tons provençaux.

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Où manger ?

Le centre historique regorge de restos (et de bars). Deux adresses parmi tant d’autres :
- La Pita Grecque : 6, rue Vieille. Tél.: 04 67 60 51 45. A deux pas des halles Castellane. La salle et sa terrasse ne paient pas de mine, mais on s’y repaît d’excellents kebabs, sans doute les meilleurs de la ville avec leur sauce au sésame, et, à table, de belles assiettes à dix euros garnies de spécialités greco-turques joliment tournées.
- Le Chat Perché : rue du Collège Duvergier (à l’angle avec la rue des Écoles Laïques). Tél. : 04 67 60 88 50. Menus 21-26 euros. Une petite salle, quelques tables sur la rue et surtout une jolie terrasse au bord des toits pour déguster une cuisine classique réinventée avec finesse. Le pavé de saumon s’accompagne de crevettes, le croustillant de chèvre est relevé aux figues, quant à la pièce de bœuf elle s’accommode au fois gras et pain d’épice…

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Texte : Romain Meynier

Mise en ligne :

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