Voyage en Birmanie, entre rêve et réalité

Marina Skalova
par Marina Skalova

25 novembre 2012

<a href='/membre/693'>Jean-Pierre Delmur</a>
« Tu reviendras à Mandalay » chantait Rudyard Kipling, après avoir succombé aux charmes de la Birmanie. Au carrefour de plusieurs civilisations, ce pays à la magie singulière ne cesse d’ensorceler les voyageurs.

Cette fascination ne saurait faire oublier que le Myanmar, renommé ainsi par la junte militaire, est dirigé par l’un des régimes dictatoriaux les plus répressifs au monde, en dépit des récents signes d’ouverture donnés par les autorités. Celui qui veut voyager en Birmanie doit donc chercher à comprendre ce qui se dissimule derrière les apparences, sources d’envoûtement pour les routards, mais aussi de revenus pour le régime.

Ici plus qu’ailleurs, il s’impose de voyager en visiteur responsable, conscient des enjeux liés au tourisme, mais aussi de la nécessité de désenclaver ce pays magnifique en échangeant avec ses habitants.

De Yangon au pays Shan, carnet de voyage en six étapes pour explorer la beauté de la Birmanie, entre rêve et réalité.
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Quelques conseils pour voyager responsable

<a href='/membre/3124'>Guillaume d'Annoville</a>
Faut-il aller en Birmanie ? Depuis l’ouverture du pays aux visiteurs, la question divise les esprits. En 1996, dès le lancement de la campagne gouvernementale « Visit Myanmar Year », Aung San Suu Kyi, leader de l’opposition démocrate, appelle à boycotter le tourisme. Elle fustige les violations des droits de l’homme commises par la junte et dénonce le monopole gouvernemental sur l’industrie touristique. « L’essentiel de l’argent du tourisme finit directement dans les poches des généraux », souligne-t-elle à l’époque.

Aujourd’hui, la situation a évolué. De façon croissante, le secteur du tourisme privé prend la relève sur l’offre gouvernementale. Si une partie de vos dépenses ira au gouvernement (notamment les droits d'entrée sur les sites), la plupart de votre argent profitera à la population locale. Consciente de ces répercussions bénéfiques pour l’économie locale, Aung San Suu Kyi a décidé, le 20 mai 2011, la levée du boycott. Elle appelle cependant les voyageurs à se responsabiliser, afin de « trouver un équilibre entre considérations sociales et intérêts commerciaux ».

Voyager en Birmanie, oui, mais pas n’importe comment.

Pour que votre voyage profite réellement aux habitants de ce beau pays, plusieurs règles sont à respecter. Primo : renoncer aux voyages organisés. Secundo : préférer le bus, géré par des compagnies privées, au train, à l’avion et au bateau. Tertio : boycotter les complexes hôteliers et les hôtels tenus par le gouvernement. Quarto : découvrir les nombreux sites inexplorés qui parsèment le pays afin d’éviter, autant que possible, les taxes d’entrée officielles.

En Birmanie, plus que partout ailleurs, il faut voyager en routard. Car c’est hors des sentiers battus que l’on entre le plus aisément en contact avec la population. Dans ce pays coupé du monde depuis plus de 50 ans, les échanges avec les étrangers sont précieux pour les habitants. En faisant preuve de sensibilité, votre voyage peut aider à ouvrir au monde un pays longtemps oublié. Yeux et oreilles grands ouverts, armez-vous d’un zeste de patience et de votre plus beau sourire. Prêts pour l’aventure? Mingalaba (bonjour), c’est parti...

Un kaleïdoscope naturel et humain

<a href='/membre/16668'>christian M</a>
« Voici la Birmanie, un pays qui sera différent de tous ceux que tu connais », écrivit Rudyard Kipling après être tombé sous le charme de la Birmanie. Du lever au coucher du soleil, les journées sont rythmées par les chants religieux qui s’élèvent dans les monastères. La plupart des Birmans sont vêtus de longyis traditionnels, à carreaux pour les hommes, à motifs fleuris pour les femmes. Elles se maquillent, ainsi que leurs enfants, avec du thanaka, une pâte de couleur beige faite à partir d’écorce d’arbre. De mystérieuses tâches rouges parsèment parfois les trottoirs en nid-de-poule : il s’agit de crachats de jus de bétel, dont on mâche ici les feuilles matin et soir.

Pays aux traditions bien vivantes, la Birmanie est aussi une mosaïque culturelle d’une singularité rare. Elle entrelace des influences venues d’Inde, de Chine, de Thaïlande, du Népal et du Bangladesh. Huit nationalités composent les quelque 51 millions d’habitants du pays: les Bamar (70% de la population), et les « minorités ethniques », à savoir les peuples Shan, Karen, Karenni, Mon, Kachin, Chin et Rakhine (ou Arakan). Et c’est sans compter les nombreuses communautés hindoues, chinoises, népalaises et bengalis.... À savoir toutefois : les minorités ethniques font l’objet de nombreuses persécutions par la junte, dont le recours systématique au travail forcé.

Cette richesse multiethnique s’accompagne d’une diversité géographique extraordinaire. Les paysages les plus divers se succèdent sur un territoire à peine plus grand que celui de la France (678 500 km²). Des côtes paradisiaques du sud du pays, évoquant la Malaisie, aux cimes montagneuses du nord, qui frôlent l’Himalaya, en passant par des forêts tropicales luxuriantes et des savanes désertiques, on trouve absolument de tout.

En organisant votre périple, tenez cependant compte du fait que de nombreuses zones du pays sont interdites aux étrangers. Ce sont principalement celles où se déroulent les combats de l’armée contre les minorités ethniques.

Yangon, capitale déchue

<a href='/membre/12780'>ericmoorea</a>
Ancienne capitale royale, Yangon a dû renoncer à son titre en 2005. Sur les conseils des astrologues (!) proches du gouvernement, le centre administratif du pays a été déplacé à Naypyidaw, une cité fantôme érigée au milieu d’un no man’s land. Yangon reste néanmoins la capitale incontestée de la Birmanie dans le coeur des habitants.

Cette popularité s’explique notamment par le fait qu’elle est le siège de la Paya Shwedagon (photo), l’un des plus beaux monuments d’Asie du Sud-Est, avec son immense stupa doré et ses couleurs étincelantes. Les pèlerins bouddhistes affluent de partout pour voir cette pagode légendaire. Prières et rituels se succèdent dans une atmosphère de procession permanente. Si le spectacle impressionne, il faut cependant savoir qu’un droit d’entrée de 5$ est exigé par le gouvernement.

Autre monument qui trône au cœur de la cité : la Paya Sule, avec son chedi doré de 46m de haut. Cette pagode, construite il y a plus de 2 000 ans, abrite non seulement un cheveu original du Bouddha, mais sert aussi de point d’orientation pour les citadins. Le pont qui se trouve à l’angle de Sule Paya Road et Anawratha Road est le meilleur spot pour l’admirer. C’est de là qu’ont été prises les images des manifestations de 2007 : une marée de bonzes rouges – sévèrement réprimée - a alors déferlé sur les avenues de l’ancienne capitale pour protester contre la hausse des prix.

Dans les environs de Yangon, où les ravages causés par le cyclone Nargis de 2007 sont encore visibles, plusieurs sites intéressants méritent le détour. À Thanlyin, la Paya Kyaik-Khauk, une splendide pagode de style môn, est très convoitée, car elle abrite deux cheveux du Bouddha. Plus loin, la pagode Kyauk Tan Ye Lei est un temple flottant qui surplombe un lac magnifique. Selon les légendes, il renferme les cendres de deux amants interdits : une princesse et son prince, dévoré par un crocodile lorsqu’il essayait de rejoindre sa bien-aimée.

« À Moulmein, près de la vieille pagode... »

<a href='/membre/171686'>donrémy</a>
Capitale de l’état Môn, l’onirique Mawlamyine (Moulmein), traversée par le fleuve Salouen et dominée par de luxuriantes collines, est une ville de bord de mer ensommeillée, au charme désuet mais à l’accueil chaleureux. Malgré ses 300 000 habitants, on s’y sent comme dans un village. Avec ses pagodes aux couleurs traditionnelles de l’état Môn, la Paya Mahamuni et la Paya Kyaikthanlan (photo), cette perle d’Extrême-Orient, à l’éclat quelque peu terni, dégage une douce mélancolie. Une promenade sur la colline des Pagodes laisse un souvenir inoubliable, pour la splendeur des édifices et la beauté du panorama.

Loin du vacarme du monde moderne, sa sérénité rêveuse a fait chavirer le coeur des écrivains. George Orwell y a vécu plusieurs années. C’est ici qu’il a écrit sa célèbre Histoire birmane, aujourd’hui devenue l’un des romans de référence sur la Birmanie. De même, elle a inspiré un poème magnifique à Rudyard Kipling, qui évoque, subjugué, son séjour « Moulmein, près de la vieille pagode, regardant la mer à l’est ».

Terre de mythes et de légendes, elle est entourée de lieux énigmatiques, comme le Win Sein Taw Ya, qui abrite le plus long bouddha couché du monde (180 m). À l’intérieur, un antre délabré débouche sur un dédale impressionnant de galeries, jonchées de sculptures qui représentent les différents moments de la vie du Bouddha. Fruit du projet mégalomane d’un moine, la construction, commencée depuis 1990, n’a jamais été menée à son terme. Cet inachèvement lui octroie comme un air de funérailles, qui fascine et repousse à la fois.

Ne manquez pas l’île des Géants, ou, de son vrai nom, Bilu Gyun. À une heure de ferry de Mawlamyine, cette île rassemble près de 64 villages, que l’on découvre en s’engouffrant sur les sentiers escarpés en calèche de cheval. Avec ses chiens à l’allure de coyotes, ses chèvres et ses vaches qui gambadent de partout, elle ressemble à une véritable ménagerie. Elle est connue pour ses savoirs-faire artisanaux : nattes en fibre de coco, pipes à têtes de lions, ou encore cannes ornées d’oiseaux de la jungle....

Sur les berges du lac Inle

<a href='/membre/182745'>annemanette</a>
Vaste étendue bleu ciel aux reflets cristallins, le lac Inle, à 400 km environ au nord de Yangon, trône fièrement sur un splendide écrin de montagnes embrassées par la brume. C’est sur ce lac de 20 km de long sur 10 km de large que vivent les Inthas, une minorité ethnique dont on sait peu de choses. Leurs villages sur pilotis et jardins flottants surplombent les magnifiques eaux limpides, laissant éclore un paysage de féerie.

En canoë à moteur, on progresse à travers de hautes herbes verdoyantes, au coeur desquelles sommeillent de sporadiques huttes en bois campées sur de hauts piquets. Sur le rivage, pagodes resplendissantes et monastères se succèdent.

Au gré des escapades sur les canaux moussus, des histoires minuscules s’offrent au regard. Elles se tissent au fil de l’eau, comme autant de scènes de vie qui s’effilochent. Les barques des villageois des environs cheminent à travers la végétation indolente, chargées de bottes de paille ou de cargaisons de tomates. Les croassements récurrents des grenouilles orchestrent un véritable concerto végétal.

Les pêcheurs enroulent leur jambe autour d’une rame pour avancer, selon une technique unique au monde. Les enfants se rendent à l’école en canoë, vêtus de leurs uniformes blancs et verts. La beauté délicate de ces mondes flottants semble être l’oeuvre d’un peintre. Tout en douceur et en subtilité, elle ne semble tenir que sur un fil, évoquant la danse fragile du funambule.

Mais pour combien de temps encore ? Cette sérénité est aujourd’hui sérieusement menacée. La surface du lac s’est réduite de plus de 50% au cours des dernières années, notamment suite aux conséquences de la déforestation et de l’érosion des sols.

Avec le développement du tourisme, le démon de la pollution s’est emparé d’Inle. L’eau douce, dont dépendent les habitants, n’est aujourd’hui plus potable, plusieurs espèces de poissons sont en voie d’extinction... Soyez-en conscients afin de faire de votre mieux pour préserver ce site magique !

Les temples de Bagan

Marina Skalova
Avec plus de 2 000 temples, le site historique de Bagan, à quelque 200 km au nord-est du lac Inle, est l’un des plus impressionnants d’Asie du Sud-Est. Il témoigne de la grandeur passée des rois de Bagan, qui régnèrent de 300 à 1300 après J-C sur le « premier Empire birman». Ils importèrent notamment le bouddhisme Theravada dans le pays, prenant la relève du bouddhisme Mahayana, aux influences hindouistes.

Pour immortaliser la splendeur du royaume de Bagan, chaque roi a édifié une pléthore de temples. A vélo ou en calèche, on serpente à travers une plaine sur laquelle se dresse une myriade d’édifices de briques rouges. Après avoir franchi la porte de Sarabhâ, vestige du IXe siècle, on peut admirer une vue d’ensemble de la vieille ville du haut du Pahto Thatbyinnyu, avant de découvrir le Pahto Ananda, au sud, l’un des temples les plus vénérés.

Si on se laisse charmer par cette ancienne capitale royale, il faut cependant savoir que le développement du tourisme s’y est fait au prix de lourds sacrifices. Du jour au lendemain, à la fin des années 1980, les habitants du Vieux Bagan ont été chassés de leur village par l’armée. Des travailleurs forcés ont été employés massivement afin d’y construire des infrastructures touristiques.

Le Vieux Bagan a été transformé en zone archéologique, avec des reconstitutions artificielles, comme celle de l’ancien palais royal (à éviter). Une tour moderne, construite à proximité en 2004, dénature le site. De nombreux hôtels à Bagan sont en lien direct avec le gouvernement, notamment l’Aureum Palace, édifié par l’homme d’affaires Tay Za, un proche de la junte.

Il vous sera également demandé un droit d’entrée gouvernemental de 10$ pour accéder au site. Si vous venez à Bagan, sachez qu’il vaut mieux loger dans le Nouveau Bagan ou au village animé de Nyaung Oo.

« Tu reviendras à Mandalay... »

<a href='/membre/2295'>Paule Seux</a>
Son nom fait rêver. Malgré la misère que l’on sent prégnante, Mandalay, au centre de la Birmanie, enchante par son atmosphère à la fois envoûtante et provinciale. Avec 150 monastères et 70 000 moines, la « Cité d’Or » reste surtout la capitale religieuse du pays, un lieu profondément marqué par la foi bouddhique.

Si l’influence bamar est très sensible, on rencontre également des Shan, des Chinois, des Hindous ou des Sikhs dans ses rues bariolées. Au détour d’une maison de thé, en sirotant le lapeyé traditionnel, ou en s’imprégnant de l’ambiance enfiévrée du marché de nuit, on surprend des sourires nimbés d’étoiles.

De la colline de Mandalay, on jouit d’une vue grandiose sur la ville, lovée dans un coude du fleuve Irrawaddy. À partir de là, vous pouvez éviter de payer le billet de 10$ exigé par le gouvernement pour visiter les autres sites. Pour entrer dans la Paya Kuthodaw, privilégiez l’entrée ouest, où les billets ne sont pas contrôlés. Elle est surnommée « le plus grand livre du monde », avec ses 729 stupas blancs aux 1460 pages, sur lesquelles sont gravés des textes sacrés.

Plus au sud de la ville, la Paya Mahamuni est l’un des lieux les plus importants pour les bouddhistes de l’Asie entière, car elle abrite la très ancienne statue du Bouddha Mahamuni, rapportée du royaume d’Arakan. A quelques kilomètres, à Amarāpura, le célèbre Pont U Bein (photo), construit en teck et long de 1,2 km, est l’un des sites emblématiques du pays.

Chaque soir, les Moustache Brothers se donnent en spectacle dans leur maison de la 39e Rue. Arrêtés en 1996 pour avoir critiqué le gouvernement, ils ont été libérés en 2001 (puis arrêtés à de nombreuses reprises). Depuis, ils donnent une version allégée de leur spectacle en anglais, destinée aux touristes. Au cours de cet opéra populaire, imprégné des arts de la scène traditionnels, les critiques du régime affleurent tout de même.

Thipaw, en pays Shan

Marina Skalova
Au nord-est de Mandalay, Thipaw (Hsipaw) (photo) est une sympathique bourgade rurale, au creux d’un bel écrin de montagnes. C’est l’ancienne capitale de l’un des neufs anciens Etats Shan, une minorité ethnique d’origine thaïe et persécutée par la junte birmane.

Selon Amnesty, les autorités auraient brûlé quelque 3 000 villages Shan ces dix dernières années pour mater les velléités d’indépendance de cette minorité rebelle. En Birmanie, les minorités ethniques – dont certaines sont en rébellion armée contre la junte - subissent encore de nombreuses persécutions, dont le recours systématique au travail forcé.

Avec des groupes d’enfants qui rient à tue-tête, il flotte pourtant à Thipaw comme une atmosphère d’agréable insouciance. C’est un point d’observation parfait pour découvrir la vie rurale des environs. Ombre et lumière, Thipaw est également connue pour avoir été le siège du palais du prince Sao Kya Seng, qui régnait sur l’ancienne principauté Shan. Il a été assassiné lors du coup d’état militaire en 1962.

Thipaw est aussi le point de départ de nombreux treks, à la découverte du mode de vie des peuples shan et palaung des environs. En traversant les rizières, les marcheurs sont invités à découvrir cascades, plantations de thé et monastères disséminés dans la jungle...

A partir de là, les plus téméraires peuvent continuer jusqu’à Lashio, dernière ville proche de la frontière avec la Chine autorisée aux étrangers. C’est le point de départ de la fameuse « route de la Birmanie » construite par les Chinois pour relier la région au Yunnan. Diverses ethnies et des commerçants s'y croisent, des camions transportent du bois précieux, du jade, des rubis, de l'opium, mais aussi des militaires... On y ressent une ambiance interlope, propre aux villes frontalières, à la lisière entre deux mondes.

Fiche pratique

Marina Skalova
Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Birmanie.

Comment y aller ?

Il n’y a aucun vol direct entre Paris et la Birmanie. Il faut passer par Bangkok (Thai Airways), Kuala Lumpur (Malaysian) ou Singapour (Singapore)

Visa obligatoire : pour les voyageurs individuels, le visa birman est valide 3 mois après émission et 28 jours sur place. En clair, on doit entrer au Myanmar au plus tard 3 mois (- 1 jour) après l'obtention du visa, et on ne peut rester dans le pays que 4 semaines au maximum.

La seule frontière terrestre ouverte est celle avec Mae Sai, en Thaïlande. Vous obtiendrez un permis d’entrée de 14 jours, mais ne pourrez pas continuer plus loin que Kengtung. Il est donc déconseillé d’entrer dans le pays par la route.

Bien se renseigner avant de partir car ces conditions sont susceptibles d’évolution.

Pour s’informer sur la Birmanie

Rapport d’Info-Birmanie sur le tourisme (comprend une liste des hôtels gérés par des proches du gouvernement et une carte des zones interdites d’accès)

Info Birmanie

Democratic Voices of Burma(média de l’opposition)

Livres sur la Birmanie

Une histoire birmane de George Orwell
La Vallée des rubis de Joseph Kessel
Une Odyssée birmane de Pascal Khoo Twe
La Dame de Rangoon : Aung San Suu Kyi, un Nobel en prison de Barbara Victor

À éviter

- Myanmar Travel and Tours (MTT) est la compagnie touristique du gouvernement. A fuir comme la peste...
- Myanmar Airways, la compagnie aérienne officielle, a longtemps été sur liste noire. Air Bagan, Air Mandalay et Yangon Airways sont dites privées mais gérées par des proches du régime.

À savoir

Suite aux sanctions occidentales, il n’y a plus ni banque, ni distributeur de billets sur le territoire du Myanmar. Il faut donc vous munir de votre budget complet en dollars avant d´entrer dans le pays, en sachant que les billets cornés ou pliés ne sont pas acceptés.

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