Carte d'identité Madère

- Population : environ 270 000 habitants.
- Densité : 327 hab./m² ; hormis la capitale Funchal, les principales villes de l’archipel sont Câmara de Lobos, Machico, Caniço, Santa Cruz, Santana et Vila Baleira, cette dernière étant située sur l’île de Porto Santo.
- Superficie : environ 800 km ; comprend l’île principale de Madère (740 km&) et l’île de Porto Santo (42,5 km&), plus quelques îlots non habités.
- Capitale : Funchal, capitale et port de la région autonome, qui concentre l’essentiel de la population.
- Langue : le portugais.
- Chef de l’État : Marcelo Rebelo de Sousa, président de la République portugaise, en fonction depuis mars 2006.
- Forme administrative : Madère est une région autonome depuis 1976, avec une assemblée législative propre et un gouvernement régional présidé par Miguel Albuquerque.
- Drapeau : le drapeau de Madère comporte deux bandes verticales bleues encadrant une bande verticale jaune sur le fond de laquelle figure le symbole de la Croix de l’ordre du Christ (de couleur rouge).
- Monnaie : l’euro.
- Site inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco : la forêt laurifère de Madère (inscrite en 1999). Vestige exceptionnel d’un type de forêt de lauriers autrefois largement répandu, c’est la plus grande forêt de lauriers qui subsiste, primaire à environ 90 %.

Économie

Un bon développement

Les deux principales activités de Madère sont l’agriculture et le tourisme, mais l’économie de l’archipel est également soutenue par le secteur de la construction (il faut des hôtels et des routes pour accueillir les touristes).

Le secteur tertiaire (les services) emploie aujourd’hui plus de 76 % de la population active, et Madère peut s’enorgueillir d’avoir pris sa revanche sur l’Histoire en devenant l’une des plus riches du Portugal, après avoir été l’une des régions les plus pauvres d’Europe. Son produit intérieur brut (PIB) est dans la moyenne des pays européens.

C’est l’entrée du Portugal dans l’Union européenne qui a « boosté » l’économie de l’archipel, partie intégrante de l’Union grâce à son statut de région ultrapériphérique. Madère a ainsi bénéficié jusque dans les années 2000 de substantielles aides communautaires, surtout pour le développement des capacités hôtelières et des infrastructures.

Chômage et crise financière

Tout n’est néanmoins pas encore parfait à Madère : le taux de chômage reste élevé (11 % fin 2016), la scolarisation des Madériens a certes progressé mais peut encore être améliorée (40 % de la population sont faiblement scolarisés), et beaucoup de gens ne s’en sortent que grâce aux aides sociales, à de petits boulots, et aux activités saisonnières liées au tourisme et au bâtiment, sans oublier la solidarité familiale.

Mais surtout, des investissements et des projets parfois hasardeux ont plongé en 2011 l’archipel dans une crise financière sans précédent. La multiplication des chantiers financés par des fonds publics, l'abandon de plusieurs projets coûteux et la gestion contestée de l’ex-inamovible président de la région, Alberto João Jardim (au pouvoir de 1978 à 2015), ont eu raison des finances locales.

Cette situation sinistrée a provoqué des tensions avec Lisbonne, et l’archipel a dû accepter de mettre en œuvre un plan d’austérité.

L’agriculture

Historiquement, Madère s’est d’abord développée grâce à l’agriculture, qui représente aujourd’hui l’essentiel du secteur primaire (environ 10 % de la population active). La douceur du climat subtropical et la fertilité de la terre volcanique ont permis aux premiers colons d’y faire pousser à peu près tout, principalement de la canne à sucre, des céréales et bien sûr des vignes, mais aussi plus tard des fleurs, des légumes et des fruits tropicaux comme la banane, l’ananas, la mangue, la goyave, l’anone, la figue, le fruit de la passion et l’avocat. La canne à sucre sert aujourd’hui à produire de la liqueur d’expédition ou des sirops.

Ce « jardin potager et fruitier de l’Atlantique », où l’on pratique aussi un peu l’élevage laitier, n’a pas été aménagé sans douleur ni sans labeur, car le relief escarpé a multiplié les obstacles et empêché un large usage des machines agricoles.
Enfin, on pêche également de façon très artisanale : le thon, l’espada (le poisson-épée), la sardine et le maquereau.

La manne touristique

Le tourisme contribue à lui seul pour 20 % du PNB de l’archipel et soutient les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, des commerces, des transports et de l’artisanat. Porto Santo, qui bénéficie d’un ensoleillement idéal et de magnifiques plages de sable sur 9 km, vit en grande partie grâce au tourisme balnéaire, l’île de Madère étant davantage tournée vers le tourisme vert.

Les capacités hôtelières se sont développées au fil des ans.

L’archipel dispose de deux aéroports.

L’industrie

L’artisanat constitue la principale activité industrielle, aujourd’hui très liée au tourisme. La broderie tout d’abord, qui fait partie intégrante de l’histoire de Madère. Cette activité encore artisanale mais très raffinée constitue, grâce à l’exportation à travers le monde et au tourisme, une source non négligeable de revenus. C’est aussi l’une des plus belles et des plus élégantes cartes de visite de l’archipel.

N’oublions pas la vannerie. C’est encore une activité qui fait travailler bon nombre de paysans (pour la culture de l’osier) et de vanniers. Enfin, citons également, parmi l’artisanat madérien, les chapeaux de paille, les objets en marqueterie, la céramique, les bonnets à pompons et oreillettes, les brinquinho, les lainages.

La production des vins de Madère est une autre activité emblématique de l’archipel, et les vignes sont présentes un peu partout. On trouve une grande diversité de cépages. Une bonne partie des vins est exportée.

Le secteur du bâtiment et des travaux publics, longtemps dopé par les fonds européens, la volonté du gouvernement régional de faire de Madère une destination touristique attrayante et l’essor de l’immobilier, occupe toujours une place non négligeable dans l’économie de l’archipel (environ 5 % de la population active).
Enfin, la région a financé de nombreux équipements, dépenses parfois critiquées pour leur caractère somptuaire et budgétivore, mais le résultat est là. L’immobilier s’est, quant à lui, développé grâce aux étrangers et à la diaspora madérienne, soucieuse d’investir dans la perspective d’un éventuel retour aux sources. Le secteur du bâtiment, qui a drainé pendant longtemps une grande partie de la main-d’œuvre de l’archipel, a fortement souffert du tarissement des fonds européens et de la fin de la politique des grands travaux.

Située à Caniçal, la zone franche de Madère a été ouverte en 1987. Un véritable succès, un concentré d’activités financières, économiques et commerciales, et un boom économique.

Mais les limiers de l’Union européenne, partis à la chasse des paradis fiscaux, sont passés par Madère ; les sociétés financières n’ont plus eu le droit de s’installer dans la zone franche. Devenue moins attirante, elle a vu le nombre de ses entreprises fondre comme neige au soleil.

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