Itinéraires conseillés Antilles néerlandaises

Sint Maarten

On ne visite pas vraiment Sint Maarten : on y séjourne, plutôt, pour profiter de la plage et, dans une moindre mesure, du shopping détaxé. Les attractions ne sont pas innombrables ici.

Bien sûr, il faut parcourir les trois rues parallèles du centre de Philipsburg et son front de mer longé par la superbe plage de Great Bay – en évitant si possible les heures où les navires de croisière débarquent leurs passagers en masse. On jettera un coup d’œil amusé, sur Front Street, à l’ananas trônant au fait de la vieille Courthouse (palais de justice), puis au clocheton de la jolie petite église en bois méthodiste, au toit de bardeaux. Le Sint Maarten Museum, façon capharnaüm, est vite vu. Si le très populaire zoo de l’île a été détruit par Irma (et une partie de ses pensionnaires tués ou volés), reste le point de vue imprenable depuis les (maigres) ruines du fort Amsterdam, planté à la pointe ouest de la baie de Philipsburg. Il faut demander à y accéder à l’entrée du Divi Little Bay Resort.

Autre hotspot de Sint Maarten, la petite Maho Beach, plus à l’ouest, est célèbre pour le point de vue direct qu’elle offre sur les gros porteurs atterrissant à l’aéroport Princess Juliana. Le Sunset Beach Bar permettant d’observer leur ballet (dernièrement entre 12h40 et 15h) a été reconstruit et affiche les horaires sur une planche de surf !

Parmi les plages de la partie néerlandaise de l’île, celle de Mullet Bay, à l’ouest de l’aéroport, est la plus attachante : pas très grande, elle déroule un épais tapis de sable fin sur fond de raisiniers aux grosses feuilles rondes (ils ont survécu à Irma contrairement à nombre de palmiers du golf voisin). Très belle, la plage de Simpson Bay est la plus longue, mais elle n’a pas d’ombre et s’adosse en partie à l’aéroport…. Celle de Cole Bay n’a pas une toile de fond géniale (usine de dessalement), ni d’ailleurs Cay Bay (constructions en cours). Quant à la côte orientale, Guana Bay et Dawn Beach sont largement défigurées par les tonnes de sargasses qui s’y empilent. Dommage.

Ah, au fait, mentionnons aussi la zipline de Cul-de-Sac, activement promue à bord des navires de croisière. Certes, elle dévale à vitesse grand V, ce qui plaira aux amateurs de sensations, mais le cadre n’a rien de reluisant (une grosse colline sèche et déplumée aux marges de la banlieue) et les prix sont carrément délirants.

On peut aussi naturellement explorer le côté français (voir notre guide destination Saint-Martin).

Saba

The Unspoiled Queen – la « reine vierge » pourrait-on traduire. Voilà le surnom de Saba. On adore cette petite île-volcan accidentée en diable et très luxuriante, ses petits villages très bien entretenus de Windwardside (le plus agréable) et The Bottom, aux gentilles maisons en bois entourées de jardins touffus ou tout fous. Non qu’il y ait grand chose à visiter, à part le petit musée local, tout mignon, mais il règne ici une atmosphère paisible d’une rare saveur. On s’y oublie volontiers quelques jours.

Pas de vraies visites, donc, mais des activités : la randonnée et la plongée, toutes deux assez extraordinaires (voir notre rubrique détaillée Sports et loisirs).

Si vous n’êtes pas sportif et ne sentez pas trop l’ascension du mont Scenery (dommage), assurez-vous au moins d’aller faire un tour jusqu’aux piscines naturelles (tidepools) de Flat Point, superbes lorsque les conditions sont bonnes – et à quelques minute de crapahutage, seulement, de la seule plagette de l’île, à Cove Bay. Emportez un masque pour aller à la rencontre des poissons.

Saint-Eustache

Résumons Saint-Eustache : 21 km² plutôt secs, un charmant village veillé par un vieux fort, cinq écoles, un dispensaire, une piscine publique, des chèvres et du bétail qui se baladent un peu n’importe où et des coqs qui rythment les heures… Comme Saba, Saint-Eustache n’est pas vraiment un lieu que l’on visite, plutôt un lieu que l’on respire, enveloppé dans cette ambiance séduisante de petit bout du monde.

Tout petit, tout mignon, le cœur d’Oranjestad conserve quelques témoignages de son riche passé. D’abord l’imperturbable Fort Oranje juché au-dessus de la mer, avec ses 8 canons pointant vers le large et ses deux maisons créoles faisant face à un grand manguier (l’une abrite l’office de tourisme, l’autre le « ministère de l’économie » !).

Juste au sud se dressent les belles ruines romantiques de la Dutch Reformed Church (1755), enlacées par un autre (très) grand manguier. Si l’herbe pousse désormais dans la nef, la tour, elle, est intacte. En remontant par Binkersweg vers la vieille église méthodiste en pierre de lave, bercée par les sonneries de l’école attenante, jetez un œil, au début de Tijgerweg, au colossal ceiba (kapokier) qui a survécu à tous les ouragans.

À voir encore, planquées dans une contre-allée : les ruines de la synagogue Honen Dalim (1739), bâtie en briques de ballast – témoin d’un temps où des marchands du monde entier vinrent s’installer à Saint-Eustache. Côté droit, on peut encore voir les quelques marches qui descendaient au mikvé (bain rituel).

Jetez un coup d’œil à la belle Government’s Guesthouse puis, en face, aux modestes trésors accumulés du musée de la Historical Foundation. Le plus intéressant : le salon et la chambre de l’ancien propriétaire conservés en l’état.

Oranjestad est une bourgade à deux étages : le centre historique en haut, le port en bas. Là, des anciens édifices, il ne reste guère que l’Old Gin House, devenue hôtel. On peut se baigner sur la plagette voisine (PMT intéressant).

Pour le reste, Saint-Eustache est avant tout, comme Saba, une île que l’on explore sur terre (en randonnée) ou sous l’eau (en plongée) – reportez-vous, en la matière, à la rubrique détaillée Sports et loisirs. Contrairement à l’île-sœur, on trouve toutefois ici une belle plage sur la côte orientale, Zeelandia Beach, à 3,5 km du centre. Trois espèces de tortues (imbriquées, vertes et même luths) viennent pondre dans le sable gris-brun, défiant les courants qui interdisent la baignade aux humains et les sargasses qui s’y accumulent malheureusement trop souvent.

Ceux qui ont davantage de temps exploreront la côte sud-est, jusqu’au petit jardin botanique. En chemin, on passe près des ruines de la plantation d’English Quarter, dont subsiste surtout un portique en pierre de lave. Un des derniers témoins des quelque 76 sucreries qui occupaient l’île au XVIIIe siècle.

Et mentionnons encore le joli point de vue sur l’île de Saint-Kitts (Saint-Christophe) depuis les vestiges du fort de Windt, au sud d’Oranjestad. 

3 jours dans les Antilles néerlandaises

C’est un temps idéal pour une première découverte de Saba ou de Saint-Eustache. Largement suffisant aussi pour un coup d’œil à Sint Maarten si l’on ne vient pas en séjour balnéaire, mais juste par curiosité.

1 semaine dans les Antilles néerlandaises

C’est la longueur classique du séjour balnéaire à Sint Maarten, auquel on peut agréger une excursion à la journée vers Saba, Saint-Barth ou Anguilla. C’est aussi une bonne durée pour explorer Saba (3-4 jours) puis Saint-Eustache (2-3 jours).

10-15 jours dans les Antilles néerlandaises

Voilà qui permet de cumuler les trois îles.

  • 3-4 jours à Saba pour randonner ou plonger
  • 2-3 jours à Saint-Eustache
  • Puis un séjour plage à Sint Maarten selon vos envies pour vous reposer et retourner graduellement à la civilisation !

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