Mexico, la ville XXL

20 février 2014

Mexico n’est pas une ville, ni même un univers : c’est une pieuvre, tentaculaire, l’une des plus grandes mégapoles de la planète. Pour certains, le choc peut être rude. Mais Mexico, par sa démesure même, exprime la quintessence du Mexique.
À peine sorti de l’aéroport, toute la frénésie de l’Amérique latine se déverse dans la cacophonie des embouteillages, sur les doubles et les triples voies ou dans des rues étroites. Sur les fleuves des avenues solennelles, près de 100 000 taxis verts (des amours de Coccinelles) voguent de feu en feu, de jongleur en petit vendeur.
Mexico est une grande boutique à ciel ouvert, une ville qui vit et survit dans la rue, depuis les lointains barrios (quartiers) périphériques jusqu’au splendide centre historique.
L’alliance du beau et du laid. Du grandiose et du sordide. De la douceur et de la violence. Rien n’est neutre à Mexico. Une ville en mouvement perpétuel, aussi démesurée que fascinante. Prêts pour le grand frisson ?
Bienvenue à Mégalopolis

Les Aztèques s’enorgueillissaient d’habiter la plus belle cité du monde. Les éclaireurs espagnols dépêchés par Cortés s’émerveillèrent. Encadrée de volcans, posée au milieu d’une vaste lagune, sillonnée de fières avenues et de canaux, Mexico-Tenochtitlán était à son apogée au moment où les conquistadores s’en emparèrent.
Par sa taille et sa puissance, la cité, peuplée d’environ 500 000 habitants, symbolisait alors le pouvoir de tout un peuple, qui s’exerçait jusqu’aux confins de l’Amérique centrale. Après le siège de 1521, il n’en restait plus que des ruines.
Cinq siècles plus tard, Mexico incarne toujours le centralisme politique. Tête et cœur du pays, elle continue d’attirer bon nombre de « parachutistes », ces paysans débarqués sans crier gare, en quête d’un hypothétique mieux-vivre. Les flots des années 1970-80 se sont un peu taris, mais ils seraient encore 2 000 à 3 000 chaque jour !
En 20 ans, la population a doublé. Troisième plus grande ville du monde selon l’ONU (chiffres de 2012), derrière Tokyo et Delhi, en concurrence avec New York, Mexico compte officiellement 20,4 millions d’habitants – dont 8,8 dans le District Fédéral (DF).
Après avoir occupé l’intégralité de la vallée qui l’a vue naître, à 2 250 m d’altitude, la ville s’étend de plus en plus haut sur les pentes, sur un total de 1 500 km2. Sa plus longue avenue, Insurgentes, mesure près de 29 km de long ! Un hormiguero no tiene tanto animal (une fourmilière n’est pas aussi peuplée), disait l’acteur Chava Flores…
La folie Mexico

Oui, Mexico est brouillon, excitée, trépidante. Aux sémaphores, jongleurs de feu, laveurs de pare-brise et vendeurs les plus divers n’ont que 30 secondes pour convaincre, entre le rouge et le vert.
« Llevate el Grafico ! Llevate el Grafico ! » (Demandez le Grafico !) hurlent les crieurs de journaux. Et, dans les wagons brinquebalants du métro, où l’on s’entasse pêle-mêle, les CD à 10 pesos (0,60 €) glissent de main en main.
Ainsi, pour nourrir tout le monde, il faut se lever de bonne heure. Au Central des Abastos, le ventre de Mexico, les hangars occupent 328 hectares où, chaque jour, 20 h/24 h, sont chargées et déchargées… 25 000 tonnes de vivres !
À Mexico, le soleil n’est jamais garanti, caché sous une couche de pollution qui nimbe parfaitement la vallée. Pour corser le tout, Mexico s’enfonce : le lit du lac (asséché) de Texcoco, sur lequel elle a été édifiée, s’affaisse peu à peu. Certains quartiers sont privés d'eau et des bâtiments sont en plein naufrage.
Que reste-t-il aux heureux habitants de Mexico ? La Vierge pour se consoler, le foot et le catch comme exorcisme. Et, surtout, une irrésistible pulsion de vie dans une ville qui semble ne jamais dormir. C'est à la rencontre de ce Mexico-là qu'il faut aller...
Sa majesté Zócalo

Le centre historique de Mexico, la « cité de palais » décrite par Alexandre de Humboldt au début du XIXe siècle est désormais classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Au cœur de la ville, le Zócalo, vaste comme une piste d’atterrissage et dominé par l’immense drapeau mexicain, occupe l’emplacement du grand marché de Tenochtitlán. Tout, ici, est monumental, à commencer par la cathédrale (photo), (re)bâtie dans un mélange d’architecture baroque et néoclassique entre 1571 et 1813.
L’édifice impressionne : 128 m de long sur 59 m de large, 5 nefs s’élevant vers une coupole haute de 60 m et pas moins de 16 chapelles latérales ! Tous les regards y convergent vers l’autel des Rois et son retable doré foisonnant d’angelots et de motifs floraux : tant d’or et de richesse ne pouvait que terrasser les païens dans leur modestie.
Côté est, le Sagrario révèle un magnifique portail churrigueresque, très ornementé. De part et d’autre, le Mont-de-piété (1521) répond au colossal Palais National (1523), résidence des vice-rois d’Espagne, puis des présidents mexicains.
Dressé sur le site même du palais de l’empereur Moctezuma, dont il réemploya les pierres, il est réputé pour les fresques réalisées par le peintre Diego Rivera dans les années 1930. L’âge d’or précolombien y précède le débarquement des conquistadores, sous l’œil de Karl Marx proclamant la lutte des classes !
Dans l’ombre de Tenochtitlán

De la cité mexica (aztèque), tout juste reste-t-il quelques ruines. Celles du Templo Mayor, cœur symbolique du monde ancien, ont été redécouvertes par hasard en 1978 lors de travaux d’aménagement électriques, à l’arrière de la cathédrale.
Peu à peu agrandi de 1375 à 1519, le temple devait atteindre 45 m de haut. À son sommet trônaient deux sanctuaires : celui de Huitzilipochtli, dieu du Soleil et divinité tutélaire des Mexicas, avec son autel des sacrifices, et celui de Tlaloc, dieu de l’Eau Fécondante, précédé d’un chac-mool qui accueillait, dans le récipient tenu sur son ventre, les organes battant encore des sacrifiés…
Le site, pris dans les constructions modernes, n’est pas très impressionnant. En revanche, le tzompantli, le « mur des (240) crânes », fait courir un frisson d’effroi le long de l’échine… Le musée expose des centaines de pièces mises au jour sur place. La plus belle ? Le splendide disque de pierre ciselé de Coyolxauhqui, la déesse de la lune.
Le week-end, sur la placette attenante, les concheros (photo) redonnent vie aux danses aztèques au son des tambours, des maracas et des grelots naturels attachés à leurs chevilles. Coiffés de grands masques en plumes de faisan, de coq et d’ara, vêtus de tuniques et pagnes un peu kitsch, ils se sont donné pour mission de préserver l’héritage précolombien. N’y voyez aucun folklore, mais plutôt une revendication politique.
Splendeurs du centre historique

Quittant le Zócalo, la belle calle de la Moneda et l’avenue Pino Suárez sont bordées de superbes palais coloniaux de tezontle, une pierre volcanique aux tons chauds. Plusieurs accueillent des musées : Museo José Luis Cuevas, Museo Nacional de las Culturas, Antiguo Palacio del Arzobispado, Museo de la Ciudad… Autant de lieux largement ouverts à l’art contemporain, contrastant avec des intérieurs d’un faste révolu.
Le Secrétariat de l’Éducation publique (calle República de Brazil 31) abrite, lui, un cycle de 200 fresques de l’incontournable Diego Rivera, qui lui demandèrent pas moins de six années de travail ! Écrivains publics et petits imprimeurs à l’ancienne se sont installés au-delà, sous les arcades de la très provinciale Plaza de Santo Domingo, près de l’ancien tribunal de l’Inquisition.
Plein ouest depuis le Zócalo, la belle rue Madero est semée d’autres palais ramenant aux heures fastes du XVIIIe siècle. Au n° 27, celui de José de la Borda (Joseph de Laborde) rappelle l’histoire de ce Franco-Espagnol enrichi par les mines d’argent de Taxco, qui fut un temps, dit-on, l’homme le plus riche du monde !
Le n° 4 attire davantage l’œil : ses façades ont été recouvertes, de la tête au pied, de carreaux de faïence bleu et blanc, à la demande de la cinquième comtesse del Valle de Orizaba – ce qui lui valut le surnom de Casa de los Azulejos (photo). L’intérieur abrite une splendide fresque du muraliste Orozco.
Des oasis dans la ville

Le dimanche matin, calle Juárez, le bruit des moteurs se tait : cyclistes, rollers et chevaux de la policia típica glissent au pied de la Torre Latino Americana, premier gratte-ciel de Mexico (1950). Son 44e étage offre un point de vue panoramique sur le parc qui lui fait face : l’Alameda.
Fondé au XVIe siècle, remanié au XVIIIe, celui-ci dessine une vraie oasis au centre ville, avec ses grands arbres, ses massifs de fleurs et ses allées convergeant vers une belle fontaine baroque. En fin de semaine, les voitures à pédales s’y tamponnent allègrement, entre stands de chicharrónes (couenne de porc frite) et de barbe à papa, sous les regards attendris des mères et des vendeurs de ballons…
En vis-à-vis, un gros gâteau d’anniversaire fait concurrence à ceux, enrobés de crème Chantilly rose, verte ou bleue, des pâtisseries : le Palacio de Bellas Artes (photo). Sous une apparence plutôt néoclassique, l’« éléphant blanc » (en marbre de Carrare) cache de riches intérieurs mêlant Art Nouveau et Art déco, des fresques réalisées par les quatre grands muralistes mexicains et un rideau de scène en mosaïque de verre de chez Tiffany.
Vous avez des goûts plus populaires ? À quelques pâtés de maisons au nord, place Garibaldi, les mariachis attendent les clients de pied ferme. Tous les soirs, ils louent leurs services aux fêtards du monde entier. Chez Tenampa, c’est 100 $Me la chanson… sans compter la tournée de tequila.
Du Paseo de la Reforma au musée d’Anthropologie

Plein ouest, le large Paseo de la Reforma, semé de monuments grandiloquents, tient dans sa visée la verte colline de Chapultepec. Au programme : 3,5 km de larges trottoirs rebattus, de gratte-ciel, de bureaux et de grands hôtels jonglant nonchalamment avec les étoiles.
Côté sud s’ouvre la Zona Rosa, quartier d’affaires de jour, qui s’encanaille de nuit – prolongé par le chic barrio Art déco de La Condesa. Avec leur offre de restos et de bars sympas, ce sont les meilleurs quartiers, avec Colonia Roma, pour sortir le soir.
Tout au bout du bout de l’avenue, le Bosque de Chapultepec, la « colline des sauterelles », poumon vert de Mexico, est chapeauté par un château d’opérette où résida Maximilien d’Autriche durant sa courte carrière d’empereur du Mexique (1864-67)… Reste de cette aventure un pompeux carrosse baroque aux moulures d’argent et de bronze, quelques portraits et des salons empesés de tentures et de lustres.
Outre plusieurs lacs et monuments, le parc abrite des musées d’importance inégale : histoire au Caracol, art moderne, art contemporain (Tamayo) et, surtout, le fantastique Musée national d’Anthropologie. S’il n’était qu’un lieu à visiter à Mexico, ce serait celui-ci.
Les plus incroyables trésors des civilisations précolombiennes y sont exposés, depuis les têtes olmèques des origines (1200-500 av. J.-C.) jusqu’à l’extraordinaire Pierre du Soleil aztèque (photo), en passant par la façade reconstituée du temple de Quetzalcóatl à Teotihuacan, les masques funéraires en jade mayas et un atlante de Tula. L’étage se consacre à l’ethnologie.
Guadalupe, la Vierge sur tapis roulant

Voir Mexico sans se rendre à la basilique de Guadalupe, c’est un peu comme visiter Paris sans aller saluer la Joconde – toute notion artistique mise à part.
Difficile de se tromper : à la station La Villa, le métro dégorge un flot de pèlerins et de familles avec poussettes. Sur les trottoirs, les stands aux Vierges scintillantes font face aux magasins de bondieuseries et de cierges.
Sur le parvis, où flotte le drapeau national, des dizaines de vélos fleuris s’amarrent les uns aux autres : des fidèles fraîchement débarqués, venus de Puebla à la force des mollets. Aucun effort ne marque leurs visages : juste un large sourire extatique.
Tous viennent rendre hommage à la reina de Mexico, la Vierge brune de Guadalupe qui serait apparue par quatre fois en ce lieu même à l’Indien Juan Diego, en 1531. Près de cinq siècles plus tard, les Mexicains lui vouent une dévotion de tous les instants.
La basilique tricentenaire et sa coupole jaune, encadrée par deux tourelles, menace ruine. Pour la remplacer, on a édifié à côté une nouvelle basilique moderniste de béton, ronde et vaste comme un palais des congrès soviétique, aux rangées de confessionnaux disposés comme autant de cabines téléphoniques.
On vient y rendre ou demander grâce, avant de se prendre les pieds dans le tapis roulant qui défile devant l’image sacrée de la Vierge miraculeusement « imprimée » sur la tunique de Juan Diego (idéal pour éviter les embouteillages !). La ferveur est à son comble du 8 au 12 décembre, pour la Fête de l’Immaculée Conception.
Sur les traces de Frida Kahlo et Diego Rivera

Certains des quartiers de Mexico conservent le parfum des anciens villages que la ville a avalés. C’est ainsi à San Ángel et Coyoacán, à 8 km au sud du centre historique. Là, rues résidentielles tranquilles, placettes, églises de campagne et jardins offrent un cadre apaisant.
Plaza Hidalgo, la modeste Casa de Cortés rappelle que le conquérant du Mexique habita ici avec sa maîtresse indienne, La Malinche. Plus loin, la plaza de la Conchita sert d’écrin à l’attachante petite église mudéjare du même nom.
Avenida Río Churubusco (n° 410), une demeure toute simple évoque le souvenir d’une autre figure controversée de l’Histoire : Léon Trotski. Le révolutionnaire russe s’y emmura vivant, en 1939, à l’abri de portes et fenêtres blindées, sans réussir à empêcher son assassinat par un sbire stalinien le 20 août 1940 – il succomba à l’intérieur même de la maison. Rien n’a changé depuis.
Avant d’emménager dans son bunker, Trotski résida longuement chez ses amis Diego Rivera et Frida Kahlo. À 5 cuadras de là, le Museo Casa Frida Kahlo (photo) entretient le souvenir de la plus célèbre peintre mexicaine. Féministe et indigéniste convaincue, elle naquit et passa l’essentiel de sa vie dans cette jolie « maison bleue » avec jardin, décorée de toiles originales, souvenirs et objets précolombiens.
Son artiste de mari, dont elle divorça au bout d’une décennie avant de le réépouser l’année suivante, possédait sa propre demeure à San Ángel, devenue Museo estudio Diego Rivera. Quelques-unes de ses œuvres occupent son vaste atelier lumineux, où les pinceaux ne prennent plus la couleur, mais la poussière.
Xochimilco, retour sur image

En s’éloignant vers le sud, on a l’impression de remonter dans le temps. Peu à peu, le béton écarte son emprise pour déboucher sur l’un des derniers témoins de l’époque aztèque : Xochimilco, le « lieu des semailles en fleurs ».
Les abords de Tenochtitlán devaient ressembler à cela : un immense réseau de grands et petits canaux délimitant des centaines de chinampas, des « jardins flottants », où étaient jadis cultivés les fruits et légumes qui alimentaient Mexico. Sa valeur de témoignage a vu Xochimilco classé par l’Unesco au patrimoine mondial.
En semaine, le lieu est empreint d’une grande sérénité. On croirait le Marais poitevin. Les ahuejotes (saules) dressés sur les berges se dédoublent sur le miroir des eaux, où courent les nuages et flottent des jacinthes aquatiques.
Quelques timides passereaux entonnent leurs couplets amoureux ; aigrettes et hérons chassent à l’affût, parfaitement immobiles. Dans les eaux sombres vit l’axolotl, une sorte de salamandre rare (et désormais protégée) qui a, souvent, la particularité de garder sa forme larvaire toute sa vie !
Le week-end, le rythme s’accélère. Les trajineras embarquent des familles entières et jusqu’à des orchestres de mariachis, pour des virées gastronomiques infusées de complaintes claironnées et de bonne humeur.
Leurs noms rayonnent en lettres de feu : Lupita, Jesica, Claudia, Margarita… Les embouteillages sonores menacent et les grandes barques, propulsées à l’aide d’une perche, semblent souvent des bateaux ivres.
Fiche pratique

Pour préparer votre voyage, consultez notre guide en ligne Mexique
Site officiel du ministère du Tourisme mexicain
Comment y aller ?
Air France et Aeromexico assurent des vols directs quotidiens au départ de Paris (11 h 30-12 h de vol). Compter au moins 800 € A/R.
Vols avec correspondance (Iberia, American Airlines, United…), moins chers.
Quand y aller ?
C'est idéalement entre octobre et avril que l'on se rend sur les hauts plateaux mexicains – et plus particulièrement en mars/avril, lorsque les journées sont ensoleillées et les nuits déjà moins fraîches.
La période de fin mai à septembre est marquée par des pluies importantes.
Pendant la Semaine sainte, la ville est vidée de ses habitants et l’air nettement plus respirable.
Hébergement
On trouve de tout à tous les prix à Mexico ! Les grandes chaînes internationales sont là, de même que bon nombre de 3 et 4 étoiles locaux affichant des tarifs plutôt raisonnables.
Pour les budgets réduits, les petits hôtels familiaux, hostales, pensiones et autres casas de huéspedes permettent de se loger à bon compte – surtout si l’on est prêt à sacrifier la salle de bains privée pour des sanitaires partagés. Certains occupent de vieux bâtiments coloniaux, avec des chambres aux plafonds élevés. Ne vous attendez toutefois pas à des miracles : dans les moins chers, les lumières sont généralement au néon, le mobilier daté et le ménage plus ou moins bien fait.
Mexico compte aussi plusieurs auberges de jeunesse bien équipées, conviviales mais souvent assez bruyantes. Un lit en dortoir y coûte 170-200 $Me (10-11,50 €) et une chambre double 400-450 $Me (23-26 €). À deux, les petits hôtels les plus abordables vous reviendront moins cher.
Pour un établissement de milieu de gamme, comptez 500-1 000 $Me (30-60 €) selon le charme. Une bonne nouvelle pour les couples : les chambres avec un grand lit sont souvent moins chères que celles à deux lits !
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Cuisine
Que serait le Mexique sans ses antojitos (en-cas) ? Disponibles à toute heure ou presque, dans les échoppes spécialisées, les marchés ou sur les trottoirs, ils calent un creux au passage ou font un repas bon marché.
Au choix : tacos, burritos, quesadillas à la viande ou au fromage, enroulés dans une tortilla de maïs ou de blé. Pour les plus grosses faims, les enchiladas et tamales (ce dernier roulé dans une feuille de maïs) semblent tout désignés. Les meilleurs tacos de la ville se trouvent chez El Tizoncito, dans le quartier de La Condesa.
Au resto, après l’incontournable bol de guacamole, vous pourrez goûter ceviche (poisson mariné), mole poblano (volaille dans une sauce aux épices et chocolat), ou vous satisfaire d’une bonne grillade (carne asada). C’est connu : beaucoup de plats mexicains sont épicés… Alors méfiance !
Quelques établissements se sont spécialisés dans les plats aztèques, comme Los Girasoles (Tacuba 8-10) : l’occasion de goûter sauterelles grillées (très relevées), œufs de fourmis ou gusanos de maguey – des vers d’agave ! Rassurez-vous cependant : au quotidien, les menus bon marché des petits restos populaires proposent bien plus souvent du poulet grillé !
Enfin, pour le dessert, poussez la porte de l’une des pâtisseries centenaires de Mexico, comme l’élégante Dulcería de Celaya (5 de Mayo 39), fondée en 1874 et restée dans son jus.
Sécurité à Mexico
Les grands centres urbains, Mexico en tête, ne sont pas les endroits les plus sûrs du pays. Pas paranoïa non plus, il suffit de respecter un certain nombre de règles élémentaires et de bon sens.
Liens utiles
Guide du Mexique (en anglais et espagnol)
Ssite officiel du tourisme de la municipalité de Mexico : on peut y télécharger un guide de présentation générale de la ville en français.
Musée national d’Anthropologie de Mexico (en espagnol)
Site officiel du Templo Mayor (en espagnol et anglais)
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