Johannesburg, au cœur de la nation arc-en-ciel

Olivier Page
par Olivier Page

15 novembre 2016

Afrique du Sud Johannesburg
© Nataly Reinch - Fotolia

Elle n’a pas 150 ans et c’est aujourd’hui le cœur économique de l’Afrique du Sud, une métropole de 4,5 millions d’habitants.

Riche et très inégalitaire, Johannesburg n’a pas bonne réputation. En effet, la ville possède l’un des taux de criminalité les plus élevés au monde, exacerbant chez certains de ses habitants une fièvre sécuritaire.

Pourtant, Johannesburg mérite qu’on s’y arrête, car c’est ici que s’écrit le présent et le futur de la nation arc-en-ciel.

Mosaïque de quartiers contrastés, Johannesburg se révèle une ville vivante et dynamique, qui n’a pas oublié les meurtrissures de l’histoire, en particulier à Soweto, haut lieu du combat pour l’émancipation du peuple noir sud-africain.

Une ville à découvrir pour mieux comprendre l’Afrique du Sud, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

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La ruée vers Johannesburg

Afrique du Sud Johannesburg Street Art
Street Art © Olivier Page

« La forme d’une ville change plus vite que le cœur des hommes ! » pensait Baudelaire. Dans l’ordre chronologique, sont d’abord apparues et ont été fondées : Cape Town au 17e siècle, Pretoria, et enfin Johannesburg à la fin du 19e siècle. La ville la plus jeune des trois (elle n’a pas 150 ans) est aujourd’hui le moteur de la machine économique sud-africaine.

Tout a commencé par George Harrison, pas le Beatles, mais un immigré australien. En 1886, il donna un coup de pioche dans son jardin et découvrit un filon d’or, le plus grand du monde. Ce fut le début d’une incroyable ruée vers l’or. Fondée par les Boers, la République du Transvaal attira des foules de prospecteurs venus d’Europe qui se ruèrent vers ce nouvel eldorado. En 10 ans, le camp de tentes devint une cité grouillante de 100 000 habitants.

Tant de richesses ne pouvaient que susciter la convoitise de l’empire britannique. Ce fut le début de la discorde entre Anglais et Boers, qui provoqua la guerre anglo-boer. Elle se terminera par la mainmise britannique sur le pays en 1902.

Dès lors, l’histoire n’a fait que s’accélérer, propulsant la métropole au rang de capitale financière et économique de l’Afrique du Sud. Ville immense et composite, formée de quartiers riches et pauvres, de secteurs sécurisés et d’autres encore rongés par la criminalité.

Les problèmes sont loin d’être réglés, le blessé d’hier n’étant pas encore guéri. Les cicatrices du passé agitent encore Johannesburg. Pourtant, depuis la fin de l’apartheid en 1991 et le retour à la démocratie, rien n’est plus comme avant. Une vague de renouveau et d’espoir anime la ville. À l’image de la nation « arc-en-ciel », Jo’burg lutte sans cesse contre ses vieux démons et croit en sa bonne étoile.

Johannesburg : une mosaïque de quartiers

Afrique du Sud Johannesburg
© demerzel21 - Fotolia

Le cœur de Johannesburg Central Business District (CBD) ressemble à un Downtown américain des années 1960-1970, déserté par les classes moyennes mais fréquenté dans la journée par les employés de bureau.

Sur sa bordure ouest, le secteur de Newtown est en cours de réhabilitation. L’ancien marché aux fruits et légumes abrite désormais le Musée africain et le Market Theatre. Alors que Braamfontein tout comme Maboneng connaissent un étonnant phénomène de renaissance (revival), les quartiers d’Hillbrow et Berea sont à éviter.

Longtemps comparée à un « bidonville vertical », la Ponte Tower naguère haut-lieu du crime, de la drogue et de la prostitution a malgré tout retrouvé un visage plus humain, grâce à la volonté de ses habitants.

Quittons le centre, voici Melville à l’ouest, un quartier verdoyant, vivant et tranquille. Sans doute le meilleur endroit pour loger, avec quelques guest houses agréables, de bons restos et de nombreux bars pour le soir.

Ailleurs, Westcliff et Parktown sont les plus anciens quartiers résidentiels de Jo’burg où s’installèrent ceux qui avaient fait fortune dans les mines d’or et de diamant.

Avec Rosebank, Parkview, Dunkeld, Parkhurst, Melrose, Saxonwold, Norwood, on aborde les grands quartiers résidentiels hyper sécurisés aux luxueuses résidences gardées comme des forteresses (portails blindés, murs hérissés de barbelés, et alarmes…) au milieu de vastes jardins, dans des rues plantées de jacarandas. À une vingtaine de kilomètres du centre, Sandton, Rivonia, Randburg sont les derniers quartiers résidentiels au nord de Jo’burg.

Maboneng Precinct, un quartier renaissant

Afrique du Sud Johannesburg Maboneng
Maboneng © Olivier Page

Maboneng signifie « Lieu de lumière » en langue sotho, et precinct, enceinte, enclos, en anglais. Situé à l’est du Central Business District (CBD) de Johannesburg, ce quartier est aujourd’hui un enclos privilégié, un îlot sécurisé en bordure de Jeppestown.

Ce mini-territoire de 7 rues parallèles s’est remis à vivre après une longue période de nécrose urbaine. Longtemps abandonné, exclu du développement, Maboneng offrait l’image d’un paysage urbain dégradé : immeubles délabrés, entrepôts industriels en friche, population paupérisée. C’était un secteur déserté, infréquentable (gangs, dealers), invivable.

Un beau jour, Jonathan Liebmann, un jeune visionnaire sud-africain, riche et ambitieux, décida de faire revivre cette misérable enclave urbaine. Il racheta des immeubles entiers pour une somme symbolique, les rénova, les revendit à prix fort.

La revitalisation du quartier commença. Des investisseurs crurent au projet de Liebmann et se lancèrent dans la reconstruction. Des locataires vinrent s’installer dans les lofts, des artistes, des créateurs, des hipsters anticonformistes tentèrent l’aventure. Des cafés alternatifs, des restaurants bio et ethniques ouvrirent leurs portes ainsi que des boutiques de mode, des galeries d’art, un musée du Design africain, une auberge de jeunesse, un boutique-hôtel.

Désormais, les rues de Maboneng ressemblent un peu à Brooklyn. Le lieu le plus emblématique de cette renaissance n’est-il pas le marché multi-ethnique Arts on Main ? Il abrite une ribambelle d’éventaires de cuisines du monde. Naguère dans les ténèbres, l’enclos oublié de Maboneng a retrouvé la lumière.

Satyagraha House, où souffle l’esprit de Gandhi

Afrique du Sud Johannesburg Satyagraha House
Satyagraha House © Olivier Page

On l’a oublié, mais Gandhi a passé une bonne partie de sa jeunesse en Afrique du Sud. Une importante communauté indienne vivait alors à Johannesburg, riche centre minier et cœur des premières luttes antiségrégationnistes.

Né en Inde, étudiant à Londres, avocat à Bombay, Gandhi partit pour l’Afrique du Sud en 1893 où il prit la tête de cette communauté d’immigrés. Il vécut 20 ans dans différents endroits (Durban), mais surtout à Johannesburg.

C’est dans ce pays que le Mahâtma (« grande âme ») est devenu le grand homme qui mena l’Inde à son indépendance. Arrivé comme simple avocat, il en repartit en 1914 pour prêcher la lutte non violente et la résistance passive dans son pays natal. Gandhi rendit célèbre le mot Satyagraha qui signifie « attachement à la vérité ». Il donna ce nom à son mouvement de désobéissance non violente, un moyen de lutter contre l’injustice et la ségrégation raciale.

Au départ de son long combat à la tête de l’ANC, Nelson Mandela s’inspira de la politique de non-violence de Gandhi pour lutter contre l’apartheid. Lassé par l’indifférence du pouvoir blanc, il se lança ensuite dans la lutte armée.

Satyagraha House, la maison où vécut Gandhi, fut construite par Hermann Kallenbach, frère d’âme et compagnon de route du Mahâtma. La demeure, toute simple, était alors nommée le « Kraal » (la ferme), en raison de son style architectural qui rappelle les rondavels traditionnelles (huttes rondes sud-africaines coiffées d’un toit de chaume). Au fil du temps, la demeure tomba dans l’oubli.

En 2009, elle fut achetée par l’agence française Voyageurs du Monde qui la restaura avec le plus grand soin et y aménagea un musée dédié à la vie et à l’œuvre de Gandhi. Cette « demeure inspirée » a été sauvée de l’abandon. Elle est aujourd’hui classée comme monument historique.

Soweto : la « Cité mère des Noirs d’Afrique du Sud »

Afrique du Sud Johannesburg Soweto Maison de Mandela
Maison de Nelson Mandela © Olivier Page

Soweto ! À perte de vue un dédale de bicoques en bois, en tôles, en briques, au sud de Johannesburg. Pour Nelson Mandela c’était « l’endroit marqué d’une croix dans ma géographie mentale ».

Après 27 ans d’incarcération, au lendemain de sa libération le 11 février 1990, le prisonnier politique le plus célèbre de la planète débarqua en hélicoptère dans le stade de Soweto. Tel un messie venu du ciel, il y fut acclamé par une foule enthousiaste. Le poing levé il annonça que l’Afrique du Sud était engagée dans la voie d’une démocratie non raciale et unie. Il retrouva sa maison du 8115 Orlando West.

Orlando ? Ce n’est qu’une des parties de cet immense ensemble de townships (Kliptown, Rockville, Pimville, Diepkloof…) peuplés par 1 271 000 habitants, tous des Noirs (sur près de 200 km2). Soweto n’est-elle pas l’abréviation de SOuth WEstern Townships ? 

En venant de Johannesburg, l’entrée de Soweto est marquée par les Orlando Towers, deux anciennes tours d’usine à charbon, couvertes de fresques et destinées à présent aux amateurs de saut à l’élastique. Quel beau symbole ! Orlando fut la pépinière de grands leaders politiques noirs, Mandela, Walter Sisulu et bien d’autres jeunes activistes de l’ANC.

La maison de Nelson Mandela, une modeste demeure, abrite un petit musée relatant une destinée hors du commun. De 1946 à 1961 y vécurent Mandela et ses deux premières femmes (Evelyn d’abord, Winnie ensuite), avant son arrestation en 1963.

À côté, sous un feuillage, se cache la maison de Mgr Desmond Tutu, archevêque anglican du Cap et ami proche de Mandela. Deux célèbres prix Nobel réunis dans un même township !

Pour comprendre l’histoire de Soweto, ne pas manquer le Musée et Memorial Hector Pieterson du nom de ce jeune écolier noir tué lors des massacres de juin 1976.

Mine de Cullinan : les diamants de la terre

Afrique du Sud Johannesburg Mine de Cullinan
Mine de Cullinan © Olivier Page

Reine des pierres, pierre des reines ! Elle est avec l’or une des sources de la richesse de l’Afrique du Sud, « le roc sur lequel va se construire l’avenir triomphant du pays » s’exclama en 1867 le gouverneur britannique en voyant le premier diamant découvert près de Kimberley.

Cette localité devint l’eldorado des prospecteurs, mais c’est à Cullinan, le 26 janvier 1905, que fut découvert le plus gros diamant du monde, à seulement 9 m de profondeur : le célèbre Cullinan Diamond. Il pesait 3 106 carats (621 g). Le gouvernement l’offrit au roi Édouard Vll d’Angleterre. Le Great Star of Africa orne toujours le sceptre impérial. En 1969, Richard Burton offrit à Elizabeth Taylor un diamant de 69 carats trouvé aussi à Cullinan.

À une centaine de kilomètres de Johannesburg, voici la fameuse mine de Cullinan, si vaste qu’elle écrase le reste du paysage. C’est aujourd’hui le 3e gisement de diamants en Afrique du Sud, et la seule mine qui se visite. On y produit un quart des diamants du monde, qui servent à l’industrie et peu à la joaillerie.

Les galeries atteignant aujourd’hui 500-700 m de profondeur, plus on descend et moins les diamants sont de qualité ! Ceci étant, ils sont parfaits pour fabriquer des trépans pour les forages, des instruments de coupe, de meulage et de polissage de nombreux matériaux (marbre, verre, béton…), indispensables aussi dans l’optique (lasers), l’électronique, la recherche scientifique…

À Cullinan, 2 700 personnes travaillent 5 jours en 3x8, et 75 % des employés sont des Noirs sud-africains. Sur les 750 ouvriers en sous-sol, 25 sont des femmes ! Les mineurs extraient 8 000 tonnes de kimberlite par jour pour en tirer seulement 1,6 kg de diamants. Platon a décrit l’axe du monde comme un diamant étincelant. À Cullinan, on a le sentiment que le philosophe avait raison !

Merci à Bertrand Deschamps pour son aide

Fiche pratique

Voir aussi notre guide en ligne Afrique du Sud

The Johannesburg Tourism Information Centre

Comment y aller ?

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Carnet d’adresses

Quartier de Braamfontein

- Kitchener’s Carvery Bar : 71, Juta Street, angle avec De Beers. Ouv tlj 10 h-2 h du mat. Un bar centenaire, le plus glamour de la ville dit-on, dans une demeure de 1906. Sa façade et la galerie extérieure rappellent le style des maisons de Louisiane. Soirées musicales très animées (DJ et musique live).

- The Orbit Live Music & Bistro : 81, de Korte Street. L’un des endroits nocturnes les plus réputés de la ville, dans un quartier central renaissant et sûr. On y vient pour les soirées jazz ou électro.  

Quartier de Maboneng Precinct   

Infos et plan : www.mabonengprecinct.com    

- Curiocity Hostel : 302, Fox Street, Maboneng Precinct. Lit en dortoir 190-215 R (11-13 €). Chambre privative 470 R pour 2 pers (env 27 €). Une auberge de jeunesse (la seule du quartier) installée dans un bâtiment historique en briques. Propose des transferts (aéroport), des tours à bicyclette et des excursions en ville et à Soweto à bord du bus Mabo’go, sous la houlette d’un guide compétent (demandez Bheki Dube). City tour de 4 h : 300 R/pers.

- Twelve Decades Art Hotel : 286, Fox Street. Dans le building Main Street Life. Tél. : 011-026-56-01. Doubles 1075 R (62 €). Au cœur de Maboneng, un hôtel design conçu par une équipe de designers célèbres et talentueux. Abrite 12 chambres situées au 7e  étage de l’immeuble. Toutes ont du caractère (esprit boutique-hotel), un style contemporain recherché.   

- Arts on Main : au cœur du quartier de Maboneng Precinct. Ancien entrepôt réhabilité, l’immeuble Arts on Main (au 264 Fox Street) abrite un marché unique en son genre. Ouv le dim 10 h-16 h, et le premier jeudi de chaque mois de 19 h à 23 h. On peut s’y restaurer dans une des cantines ou des éventaires de cuisine du monde (Éthiopie, Maroc, Chine, Inde). À l’intérieur, on trouve aussi des boutiques de mode et des galeries d’art.

- Les bars de Maboneng : le quartier compte de nombreux bars ouverts dans la journée et le soir. À l’angle de Kruger Street et de Main Street, l’immeuble Main Change rénové abrite Blackanese, un bar à vins qui sert aussi des sushis, et The Living Room, situé sur le toit. Dans le building MOAD, à l’angle de Commissioner Street et d’Albrecht, The Poolside (café au bord d’une piscine) et The March Hare, café et bar à cocktails.

- Fox Street Studios : 280, Fox Street, angle de Fox et de Kruger Street. Plusieurs restos le long de la rue, dans le bloc d’immeuble qui s’appelle Fox Street Studios. On recommande notamment Eat your Heart Out, pour ses bons petits déjeuners, ses plats soignés et économiques, dans l’esprit culinaire « Joburg Deli ». À côté, le Little Addis sert de la cuisine éthiopienne dans un décor post-industriel. Prix sages partout. Il y a aussi des restos : Canteen, Mama Mexicana. À l’angle de Krüger et de Main Street, le resto The Living Room sur le toit de l’immeuble Main Change est un de nos lieux préférés.
Quartier de Melville

 - Home Base Melville Hostel : 37, 7st Ave, Melville. Tél. : 011-482-57-97. Lit en dortoir 160 R (9 €), doubles 430-500 R (25-29 €). La seule auberge de jeunesse de Melville. Rénovée, bien arrangée et tenue par une équipe dynamique. Autour d’une courette intérieure, elle abrite des dortoirs mixtes ou pas (8 à 10 lits) et des chambres toutes simples mais propres, avec lavabo et ventilo. Sanitaires collectifs ou privatifs. Cuisine à disposition, petit déjeuner, petite piscine, barbecue.

- Lucky Bean Guesthouse : 129, 1st Ave, Melville. [POR] 082-902-45-14. Doubles 1 040-1 140 R. (60-66 €) selon confort. Haricot heureux ! Voici une de nos meilleures adresses à Melville. On est reçu par l’excellent Conway, dynamique et très attentionné avec ses hôtes. C’est une belle demeure dans un grand jardin calme et verdoyant avec une petite piscine. Conway est aussi propriétaire du resto Lucky Bean (très bonne adresse).

- Poppy’s : angle 7th et 2nd Avenue. Melville. Tél. : 011-482-87-75. Ouv tlj 7 h 30-minuit. Repas env 100-150 R (6-9 €). Ouvert sur la rue, avec des tables sur le trottoir, un excellent service, de la cuisine soignée et bon marché, on aime bien ce resto qui dégage de bonnes ondes. Cuisine d’influence méditerranéenne et portugaise, frites savoureuses, vin au verre et animation musicale le w-e (petits groupes de qualité).

Soweto (Townships)

Plus d'infos : www.soweto.co.za, le site internet incontournable pour des infos sur le township, notamment une sélection de logements chez l’habitant. Organise aussi des tours.

- Imbizo Cultural Tours : excellente agence, très sérieuse. Demander la dynamique Mandy Mankazana, originaire de Soweto. Elle était collégienne pendant les émeutes de 1976. Tours en anglais mais des guides parlent le français.

- Lebo’s Soweto Backpackers : Orlando West, 10823A, Pooe St. Camping 95 R par pers (5 €), dortoir 160 R par pers. (9 €), double 270-390 R (16-23 €). Repas 120 R (7 €). Petite auberge de jeunesse qui organise des tours à pied, dans Soweto mais aussi à bicyclette (2, 4, 6 ou 8 h, compter 350-450 R par pers pour 2 h). Également un tuk-tuk motorisé : compter 350 R, soit 20 € pour un tour de 2 h. 

- Wandie’s Place Restaurant : 618, Makhalemele Street, Dube Village. Ouv tlj jusqu’à 23 h. Formule buffet à 135 R. C’est le plus ancien resto de Soweto. Salle d’origine  couverte de cartes de visite, de signatures et graffitis de clients, dont celle de Pierre Cardin venu y manger un jour avec Nelson Mandela !

- Nelson Mandela House : Vilakazi St. Ouv tous les jours 9 h-16 h 45.. Entrée : 60 R (3,5 €).

- Hector Pieterson Museum & Memorial : ouvert tous les jours 10 h-17 h (16 h dim). Entrée : 30 R (moins de 2 €). Dans un grand bâtiment de brique rouge, s’il existe un lieu à ne pas manquer c’est celui-là ! Ce musée fait référence au premier collégien tué en juin 1976. Sur trois niveaux, tous les événements dramatiques qui se déroulèrent à Soweto du temps de l’apartheid.

- Regina Mundi Church : entrée 30 R.  Église catholique moderne ne possédant pas de caractère particulier, mais qui joua un grand rôle dans les événements dramatiques de 1976. Un des tableaux a été offert par le milliardaire sud-africain Harry Oppenheimer, fervent partisan de l’abolition de l’apartheid.

- Orlando Towers : dans le quartier d’Orlando, 318, Klipspruit, au bord de Nicholas St.

Satyagraha House (la maison de Gandhi)

Adresse : 15, Pine Rd, quartier d’Orchards. Tél. : 011-485-59-28. Musée ouvert tous les jours,10 h-16 h 30. Entrée : 40 R. (2 €). Un lieu exceptionnel et chargé d’histoire. On visite le petit musée consacré à Gandhi mais on peut aussi y dormir. La demeure attenante au musée dispose de 8 chambres d’hôtes à la décoration réussie, épurée et superbe. Prix justifiés vu la qualité du lieu. Doubles 2 270-4 480 R (131-260 €) selon saison, avec petit déj et visite guidée gratuite. Repas végétarien 150 R (resto accessible aux non-résidents sur résa). 

La mine de diamants de Cullinan

La ville de Cullinan se trouve à 50 km à l’est de Pretoria, sur la route du Parc National Kruger. S’adresser à Premier Diamond Tours, 99, Oak Street. Deux types de visites guidées : Surface Tour (à l’extérieur) et Underground Tour (sous terre). Visite guidée (extérieur), durée 1 h 30 à 2 h, tlj à 10 h 30 ainsi qu’à 14 h lun-ven (12 h sam-dim). Réservation obligatoire. Entrée : 130 R (8 €). Pour la visite souterraine (Underground Tour) il s’agit d’une visite à pied des boyaux de la mine à 763 m sous terre. Lun-jeu et sam à 8 h, ven à 11 h. Durée 4-5 h, 4 pers min et pas d’enfants de moins de 16 ans. Compter 480 R par pers (env 28 €).

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