Espagne : dans les sierras du Cid

par Anne-Marie Minvielle
06 novembre 2012
Loin des foules, à l’ombre des pinèdes, sur l’immensité des sierras espagnoles creusées de canyons, vous vous émerveillerez aux sources du Tage et du Pitarque. Du haut des villages perchés, vous rêverez au valeureux Cid Campeador…
C’est à l’est de la péninsule ibérique, entre Cuenca et la côte Azahar, en passant par la Serrania, les monts Universels, le Maestrazgo et le Maestrat ! Les haltes ont des consonances râpeuses et mauresques, les itinéraires et les balades se choisissent sur-mesure.
Une Espagne authentique et méconnue, à découvrir loin des sentiers battus.
C’est à l’est de la péninsule ibérique, entre Cuenca et la côte Azahar, en passant par la Serrania, les monts Universels, le Maestrazgo et le Maestrat ! Les haltes ont des consonances râpeuses et mauresques, les itinéraires et les balades se choisissent sur-mesure.
Une Espagne authentique et méconnue, à découvrir loin des sentiers battus.
La route orientale du Cid Campeador
La Serrania de Cuenca
Albarracin, rupestre et mauresque
Aux portes du Maestrazgo
L’Alto Maestrazgo
Merveilles géologiques du Maestrazgo
La route des Masias
Le Maestrat
Gourmandises locales
Des randonnées pour tous niveaux
Fiche pratique
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Plus de servicesLa route orientale du Cid Campeador

Anne-Marie Minvielle
On le sait ! Ils partirent cinq cents ; mais par un prompt renfort, ils se « virent trois mille en arrivant au port », dixit Corneille.
Héros national, le Cid Rodrigo DÍaz de Bivar traversa l’Espagne vers 1080 en direction de Valence pour reconquérir le royaume ravi par les Maures. Corneille ou Anthony Mann, Gérard Philippe ou Charlton Heston, Comédie française ou Hollywood ? Que de mythes pour rêver « aux âmes bien nées », sur cet itinéraire aux paysages de Far West !
Croisant le trajet de l’imaginaire Don Quichotte, le parcours oriental du Cid, bien réel lui, franchit des sierras sauvages. Aujourd’hui, les pistes muletières sont remplacées par de superbes routes européennes.
Les roches tourmentées de grès rouge ou de calcaire gris y prennent les formes de sauriens les plus étranges. Il fait doux en hiver et le pin noir apporte une ombre appréciable au plus fort de l’été. C’est là son ultime avancée dans le sud de l’Europe.
Sources, résurgences et lacs de barrage rafraîchissent les plateaux qui varient autour de mille mètres d’altitude. Le gypaète vous surveille, le cerf s’élance, les renards se croisent sur la route. Un cadre apprécié dès la préhistoire, comme en témoignent les nombreuses peintures rupestres.
La pierre omniprésente raconte l’archéologie romaine, on la trouve dans les abris ronds des bergers ou chozos, les fermes fortifiées ou masias et les forteresses. De Cuenca à Morella, près de la Costa del Azahar, cet itinéraire à couper le souffle se fait humain, avec un accueil chaleureux et souvent gourmand.
Héros national, le Cid Rodrigo DÍaz de Bivar traversa l’Espagne vers 1080 en direction de Valence pour reconquérir le royaume ravi par les Maures. Corneille ou Anthony Mann, Gérard Philippe ou Charlton Heston, Comédie française ou Hollywood ? Que de mythes pour rêver « aux âmes bien nées », sur cet itinéraire aux paysages de Far West !
Croisant le trajet de l’imaginaire Don Quichotte, le parcours oriental du Cid, bien réel lui, franchit des sierras sauvages. Aujourd’hui, les pistes muletières sont remplacées par de superbes routes européennes.
Les roches tourmentées de grès rouge ou de calcaire gris y prennent les formes de sauriens les plus étranges. Il fait doux en hiver et le pin noir apporte une ombre appréciable au plus fort de l’été. C’est là son ultime avancée dans le sud de l’Europe.
Sources, résurgences et lacs de barrage rafraîchissent les plateaux qui varient autour de mille mètres d’altitude. Le gypaète vous surveille, le cerf s’élance, les renards se croisent sur la route. Un cadre apprécié dès la préhistoire, comme en témoignent les nombreuses peintures rupestres.
La pierre omniprésente raconte l’archéologie romaine, on la trouve dans les abris ronds des bergers ou chozos, les fermes fortifiées ou masias et les forteresses. De Cuenca à Morella, près de la Costa del Azahar, cet itinéraire à couper le souffle se fait humain, avec un accueil chaleureux et souvent gourmand.
La Serrania de Cuenca

Anne-Marie Minvielle
Cuenca-Albarracin (116 km)
Montez, montez… La cité médiévale de Cuenca (strong> en Castille-La-Manche, classée au Patrimoine de l’Unesco, niche en hauteur dans un méandre du Huecar. Ses dernières maisons aux galeries de bois suspendues, les Casas Colgadas, se photographient depuis le pont San Pablo ou le parador voisin.
Grimpez soit en bus, soit en auto en laissant celle-ci dans l’étroit parking de sept étages qui creuse la haute ville. De là, l’enfilade des places colorées fait oublier la façade tronquée de la cathédrale, plus belle à l’intérieur.
Descendez par la calle del Obispo Valero vers les musées Diocésain, de Cuenca, d’Art Abstrait et autres fondations artistiques. Les amateurs ne manqueront pas les grilles torsadées des fenêtres, avant de retrouver, de mirador en mirador, le pont poinçonné de cadenas votifs pour amoureux. Ça marche encore !
À 25 km au nord, rendez-vous à la « Ville Enchantée », Ciudad Encantada. Sur 3 km, ces silhouettes fantasmagoriques de calcaire érodé ne sont pas sans rappeler celles de Fontainebleau. Des rochers qui laissent libre cours à l’imagination, tel le champignon géant de l’entrée, véritable folie de la nature.
Ça tourne sec le long de l’embalse aux eaux turquoises du Jucar pour pénétrer dans les monts Universels du Bas-Aragon. Et voici le nacimiento du Tage, fleuve le plus long de la péninsule. Une source bien discrète placée sous la haute surveillance de trois statues métalliques démesurées.
L’A 1704 traverse la dépression naturelle de Frias de Albarracin, idéal rendez-vous de randonnées, pour retrouver le souvenir du Cid à Albarracin.
Montez, montez… La cité médiévale de Cuenca (strong> en Castille-La-Manche, classée au Patrimoine de l’Unesco, niche en hauteur dans un méandre du Huecar. Ses dernières maisons aux galeries de bois suspendues, les Casas Colgadas, se photographient depuis le pont San Pablo ou le parador voisin.
Grimpez soit en bus, soit en auto en laissant celle-ci dans l’étroit parking de sept étages qui creuse la haute ville. De là, l’enfilade des places colorées fait oublier la façade tronquée de la cathédrale, plus belle à l’intérieur.
Descendez par la calle del Obispo Valero vers les musées Diocésain, de Cuenca, d’Art Abstrait et autres fondations artistiques. Les amateurs ne manqueront pas les grilles torsadées des fenêtres, avant de retrouver, de mirador en mirador, le pont poinçonné de cadenas votifs pour amoureux. Ça marche encore !
À 25 km au nord, rendez-vous à la « Ville Enchantée », Ciudad Encantada. Sur 3 km, ces silhouettes fantasmagoriques de calcaire érodé ne sont pas sans rappeler celles de Fontainebleau. Des rochers qui laissent libre cours à l’imagination, tel le champignon géant de l’entrée, véritable folie de la nature.
Ça tourne sec le long de l’embalse aux eaux turquoises du Jucar pour pénétrer dans les monts Universels du Bas-Aragon. Et voici le nacimiento du Tage, fleuve le plus long de la péninsule. Une source bien discrète placée sous la haute surveillance de trois statues métalliques démesurées.
L’A 1704 traverse la dépression naturelle de Frias de Albarracin, idéal rendez-vous de randonnées, pour retrouver le souvenir du Cid à Albarracin.
Albarracin, rupestre et mauresque

Anne-Marie Minvielle
Le plus beau village d’Espagne ? À vous d’en juger…
Évitez les périodes touristiques et partez le matin pour arpenter Albarracin (photo), accroché dans un méandre du Guadalaviar et encadré de murailles ocre. On n’y monte qu’à pied, cheminant à la découverte de chaque heurtoir, chaque grille, chaque façade aux porches arrondis surmontés d’un blason, typiques de l’Aragon.
La dynastie berbère des Banou Razin donna son nom à Albarracin. Ses toits en tuile vernissée évoquent l’art mudéjar de la proche Teruel. Le Cid faillit y perdre la vie en recevant, en 1093, une lance dans le cou. Mais on n’est pas héros pour rien… La légende raconte que l’on y croise à l’aube l’esprit d’une belle veuve morte enfermée, son mari étant parti à la guerre avec la clef. Sacré macho !
Passant devant les dragons forgés de la Casa de Los Monterde, la plaza Mayor, et enfin la cathédrale, vous arrivez au musée Diocésain. Il vaut la visite pour ses tapisseries de Bruxelles et un étonnant poisson de cristal serti (XVI s), digne d’un trésor royal. Au son de la vielle, trompe-l’œil et vierges dorées se révèlent dans la pénombre des couloirs.
Le parc culturel de la pinède du Rodeno, où les abris sous roches sont peints d’exemples d’art rupestre levantin (6 000 à 1 500 ans av. J.-C.), longe une route panoramique. Les monts Universels, très boisés, culminent à 2 000 m, creusés par les eaux du Tage, Guadalaviar, Jucar, Cabriel et Jiloca et sillonné de sentiers.
La dynastie berbère des Banou Razin donna son nom à Albarracin. Ses toits en tuile vernissée évoquent l’art mudéjar de la proche Teruel. Le Cid faillit y perdre la vie en recevant, en 1093, une lance dans le cou. Mais on n’est pas héros pour rien… La légende raconte que l’on y croise à l’aube l’esprit d’une belle veuve morte enfermée, son mari étant parti à la guerre avec la clef. Sacré macho !
Passant devant les dragons forgés de la Casa de Los Monterde, la plaza Mayor, et enfin la cathédrale, vous arrivez au musée Diocésain. Il vaut la visite pour ses tapisseries de Bruxelles et un étonnant poisson de cristal serti (XVI s), digne d’un trésor royal. Au son de la vielle, trompe-l’œil et vierges dorées se révèlent dans la pénombre des couloirs.
Le parc culturel de la pinède du Rodeno, où les abris sous roches sont peints d’exemples d’art rupestre levantin (6 000 à 1 500 ans av. J.-C.), longe une route panoramique. Les monts Universels, très boisés, culminent à 2 000 m, creusés par les eaux du Tage, Guadalaviar, Jucar, Cabriel et Jiloca et sillonné de sentiers.
Aux portes du Maestrazgo

Anne-Marie Minvielle
Albarracin – Teruel – Mora de Rubielos (90 km)
Mais quand donc les Espagnols dorment-ils ? Cela reste un mystère. Ni le soir, ni la nuit, ni même pendant la sieste où ils sont devant la TV ou au café, or il y a quand même des Espagnols qui travaillent à 9 h du matin… Alors ? Les générations font-elles les 3x6x9 ?
En route vers les sierras, rien ne vous empêche de prévoir la visite de Teruel, ville mudéjar où les tours et le musée municipal témoignent de son valeureux passé. Attention, Le Cid et Chimène n’ont rien à voir avec les amants de Teruel, Marcilla et Isabelle, qui finirent mal… « enfin, réunis dans l’ombre », comme chantait Édith Piaf.
Cap au sud sur l’A 23 puis vers l’est sur l’A 232 et Mora de Rubielos, porte du Maestrazgo (photo) : une diagonale immense de sierras arides et sauvages que le Cid parcourut sur son cheval blanc Babieca, durant son long exil. Au XIIe et XIIIe s, ce sont les Maîtres Templiers qui leur laissèrent leur nom : Maestrazgo en aragonais et Maestrat en valencien.
À plus de mille mètres d’altitude, la masse imposante du château de Mora (XIIIe-XVe s) domine la ville haute, face aux ruines d’une forteresse. Grilles, balcons et blasons ornent les ruelles autour de la collégiale gothique, refuge de tous les combats.
Mais quand donc les Espagnols dorment-ils ? Cela reste un mystère. Ni le soir, ni la nuit, ni même pendant la sieste où ils sont devant la TV ou au café, or il y a quand même des Espagnols qui travaillent à 9 h du matin… Alors ? Les générations font-elles les 3x6x9 ?
En route vers les sierras, rien ne vous empêche de prévoir la visite de Teruel, ville mudéjar où les tours et le musée municipal témoignent de son valeureux passé. Attention, Le Cid et Chimène n’ont rien à voir avec les amants de Teruel, Marcilla et Isabelle, qui finirent mal… « enfin, réunis dans l’ombre », comme chantait Édith Piaf.
Cap au sud sur l’A 23 puis vers l’est sur l’A 232 et Mora de Rubielos, porte du Maestrazgo (photo) : une diagonale immense de sierras arides et sauvages que le Cid parcourut sur son cheval blanc Babieca, durant son long exil. Au XIIe et XIIIe s, ce sont les Maîtres Templiers qui leur laissèrent leur nom : Maestrazgo en aragonais et Maestrat en valencien.
À plus de mille mètres d’altitude, la masse imposante du château de Mora (XIIIe-XVe s) domine la ville haute, face aux ruines d’une forteresse. Grilles, balcons et blasons ornent les ruelles autour de la collégiale gothique, refuge de tous les combats.
L’Alto Maestrazgo

Anne-Marie Minvielle
Mora de Rubielos - Allepuz-Villaroya de los Pinares - Fortanete - Villafranca - Villarluengo (120 km)
Remontez au nord par l’A 228 et la sierra de Gúdar qui se veut le domaine… du ski. Depuis Allepuz, empruntez l’A 226 plein est. Le vent souffle sur les éoliennes des cols successifs, dans un combat économique résolument moderne.
Villarroya de los Pinares, village templier, s’endort près d’un ermitage aux boiseries sculptées. Sur ces hauteurs désolées, les bergers se font rares et viennent souvent de Roumanie. Une centaine de colonnes en pierre se cachent sur la colline. Elles indiquaient autrefois au facteur son cheminement dans la neige.
Les fresques de Fortanete illustrent son passé templier. En arrivant au Cuarto Pelado (1 657 m), vous comprendrez sa signification. C’est le cœur du Maestrazgo et la route se fait sinueuse le long de gorges magnifiques au soleil du soir. C’est le pays du bouquetin et de la chèvre sauvage. Celui aussi des masias, ces fermes fortifiées à la tour carrée.
Temps de violences et de combats où les Templiers rendaient justice près des piloris aujourd’hui restaurés. Le temps aussi des guerres carlistes appauvrissant et provoquant l’exode rural au XIXe s. Le paysage surprend à chaque virage, comme le village perché et désolé de Cañada de Benatanduz (1 422 m, photo), sillonné de terrasses agricoles abandonnées, au confluent du Pitarque et du Guadalope.
Surprise au dernier tournant : le village de Villarluengo regroupe ses toits de tuile autour d’une église baroque. Bout du monde sur son éperon rocheux, il culmine à 1 130 m, avec ermitage, pilori et un curieux abreuvoir entaillé à l’entrée.
Remontez au nord par l’A 228 et la sierra de Gúdar qui se veut le domaine… du ski. Depuis Allepuz, empruntez l’A 226 plein est. Le vent souffle sur les éoliennes des cols successifs, dans un combat économique résolument moderne.
Villarroya de los Pinares, village templier, s’endort près d’un ermitage aux boiseries sculptées. Sur ces hauteurs désolées, les bergers se font rares et viennent souvent de Roumanie. Une centaine de colonnes en pierre se cachent sur la colline. Elles indiquaient autrefois au facteur son cheminement dans la neige.
Les fresques de Fortanete illustrent son passé templier. En arrivant au Cuarto Pelado (1 657 m), vous comprendrez sa signification. C’est le cœur du Maestrazgo et la route se fait sinueuse le long de gorges magnifiques au soleil du soir. C’est le pays du bouquetin et de la chèvre sauvage. Celui aussi des masias, ces fermes fortifiées à la tour carrée.
Temps de violences et de combats où les Templiers rendaient justice près des piloris aujourd’hui restaurés. Le temps aussi des guerres carlistes appauvrissant et provoquant l’exode rural au XIXe s. Le paysage surprend à chaque virage, comme le village perché et désolé de Cañada de Benatanduz (1 422 m, photo), sillonné de terrasses agricoles abandonnées, au confluent du Pitarque et du Guadalope.
Surprise au dernier tournant : le village de Villarluengo regroupe ses toits de tuile autour d’une église baroque. Bout du monde sur son éperon rocheux, il culmine à 1 130 m, avec ermitage, pilori et un curieux abreuvoir entaillé à l’entrée.
Merveilles géologiques du Maestrazgo

Anne-Marie Minvielle
Villarluengo – Pitarque – Aliaga Montoro V illarluengo
(90 km)
Un peu de repos semble nécessaire à la Masia Torre Montesanto, dominant Villarluengo. Le dernier kilomètre est rude, et l’enchantement du lieu ainsi que l’accueil familial de Laura et José-Luis sont les bienvenus.
Dès le lendemain, départ pour Pitarque. La descente en voiture sur l’A 1702 permet de rejoindre au nord la pisciculture, d’où une bifurcation conduit aux gorges du Pitarque. Depuis ce village, on atteint la résurgence par un sentier. Dans un cirque étrange, une roche creusée d’escaliers symbolise une ancienne vénération de l’eau, signe de vie.
Une toute nouvelle route panoramique s’élève à l’entrée de Pitarque, vers de magnifiques plateaux de résineux et de genévriers centenaires. Un bol d’air frais et de paysages sauvages pour descendre sur Aliaga, sur le Guadalope.
Au temps du Cid, ce village dépendait de la Taïfa d’Albarracín. Les huit tours de son château, construit par les Chevaliers Hospitaliers, dominent le paysage tourmenté du parc géologique d’Aliaga (Centre d’interprétation) dont les mines de charbon ont fermé en 1980. Vous pouvez rentrer par Aldehuela et Ejulve, réputé pour son jambon. Le paysage a hélas été noirci par un incendie en 2009.
En revenant vers Villarluengo, vous serez récompensé par l’un des phénomènes géologiques les plus extraordinaires de la région, les Organos de Montoro (photo). Depuis le belvédère, on admire ces dalles dantesques, déformées à la verticale depuis des millénaires et empilées tels des orgues de calcaire. La lumière sculpte les gris de ces dents de géant, sous le regard intéressé des vautours-fauves.
Un peu de repos semble nécessaire à la Masia Torre Montesanto, dominant Villarluengo. Le dernier kilomètre est rude, et l’enchantement du lieu ainsi que l’accueil familial de Laura et José-Luis sont les bienvenus.
Dès le lendemain, départ pour Pitarque. La descente en voiture sur l’A 1702 permet de rejoindre au nord la pisciculture, d’où une bifurcation conduit aux gorges du Pitarque. Depuis ce village, on atteint la résurgence par un sentier. Dans un cirque étrange, une roche creusée d’escaliers symbolise une ancienne vénération de l’eau, signe de vie.
Une toute nouvelle route panoramique s’élève à l’entrée de Pitarque, vers de magnifiques plateaux de résineux et de genévriers centenaires. Un bol d’air frais et de paysages sauvages pour descendre sur Aliaga, sur le Guadalope.
Au temps du Cid, ce village dépendait de la Taïfa d’Albarracín. Les huit tours de son château, construit par les Chevaliers Hospitaliers, dominent le paysage tourmenté du parc géologique d’Aliaga (Centre d’interprétation) dont les mines de charbon ont fermé en 1980. Vous pouvez rentrer par Aldehuela et Ejulve, réputé pour son jambon. Le paysage a hélas été noirci par un incendie en 2009.
En revenant vers Villarluengo, vous serez récompensé par l’un des phénomènes géologiques les plus extraordinaires de la région, les Organos de Montoro (photo). Depuis le belvédère, on admire ces dalles dantesques, déformées à la verticale depuis des millénaires et empilées tels des orgues de calcaire. La lumière sculpte les gris de ces dents de géant, sous le regard intéressé des vautours-fauves.
La route des Masias

Anne-Marie Minvielle
Villarluengo – Tronchon – Bordon – Mirambel – Cantavieja (80 km)
À la sortie de Villarluengo, la route des Masias mène à ces habitations fortifiées qui se cachent derrière les virages, fidèles à leur rôle guerrier. Connu pour son fromage de brebis et de chèvre cité dans le Quijote, le village pastoral de Tronchon était réputé autrefois pour sa production de chapeaux en peau de lapin, aujourd’hui révolue.
Par Olocau del Rey, remontez vers Bordon. Ce village anodin cache la plus belle église du Maestrazgo. Demandez la clef au bar. Paquita la tient dans sa poche et ouvre sans problème la porte de la Vierge de la Carrasca. Les peintures du XVIIIe qui recouvrent murs et plafond racontent la vision naïve d’un jeune berger.
La madone lui apparut sur une carrasca, houppier de chêne vert. Un soleil évoque la lumière des équinoxes qui éclairent les retables dorés et les angelots des chapiteaux. Une merveille de déco populaire… Vers Castellote, un conglomérat de rochers empilés pour western domine le fantomatique lac blanc-gris de Santolea.
Nous retournons par le sud pour ne pas manquer Mirambel (photo). Ce village fortifié n’a guère perdu de son charme malgré sa restauration. Les chats se prélassent sur les galets décoratifs du sol. Le Portail de Monjas mudéjar s’ouvre sous les fenêtres ouvragées d’un couvent. Véritables moucharabiehs, elles donnent sur la rue principale, bordée de maisons nobles. Un bel exemple de mise en valeur du patrimoine, inauguré par la reine Sofia elle-même !
Ville-étape, Cantavieja domine une gorge, avec château, muraille, église baroque, palais Renaissance comme il se doit, et se vante de posséder la plus belle place à arcades de l’Aragon.
À la sortie de Villarluengo, la route des Masias mène à ces habitations fortifiées qui se cachent derrière les virages, fidèles à leur rôle guerrier. Connu pour son fromage de brebis et de chèvre cité dans le Quijote, le village pastoral de Tronchon était réputé autrefois pour sa production de chapeaux en peau de lapin, aujourd’hui révolue.
Par Olocau del Rey, remontez vers Bordon. Ce village anodin cache la plus belle église du Maestrazgo. Demandez la clef au bar. Paquita la tient dans sa poche et ouvre sans problème la porte de la Vierge de la Carrasca. Les peintures du XVIIIe qui recouvrent murs et plafond racontent la vision naïve d’un jeune berger.
La madone lui apparut sur une carrasca, houppier de chêne vert. Un soleil évoque la lumière des équinoxes qui éclairent les retables dorés et les angelots des chapiteaux. Une merveille de déco populaire… Vers Castellote, un conglomérat de rochers empilés pour western domine le fantomatique lac blanc-gris de Santolea.
Nous retournons par le sud pour ne pas manquer Mirambel (photo). Ce village fortifié n’a guère perdu de son charme malgré sa restauration. Les chats se prélassent sur les galets décoratifs du sol. Le Portail de Monjas mudéjar s’ouvre sous les fenêtres ouvragées d’un couvent. Véritables moucharabiehs, elles donnent sur la rue principale, bordée de maisons nobles. Un bel exemple de mise en valeur du patrimoine, inauguré par la reine Sofia elle-même !
Ville-étape, Cantavieja domine une gorge, avec château, muraille, église baroque, palais Renaissance comme il se doit, et se vante de posséder la plus belle place à arcades de l’Aragon.
Le Maestrat

Anne-Marie Minvielle
Cantavieja – La Iglesuela del Cid – Villafranca – Ares – Morella (60 km)
Le calcaire des hauts plateaux se fait ici murs de pierre sèche et chozos. Les chozos (photo), bories ou cabanes en pierre sèche, sont ces habitations primitives méditerranéennes dont l’architecture sans mortier remonte au néolithique. Abris agricoles ou pastoraux, ils bossèlent les innombrables murs en pierre et les champs, sous les yeuses et les chênes verts rabougris. Le sanglier n’est pas loin.
La Iglesuela del Cid (1 227 m) a sans doute vu passer le chevalier avec ses lanciers et ses étendards, devant ses demeures à blasons. Des kilomètres de murs en pierre hérissent maintenant la campagne.
Les arches d’un pont usé par le temps séparent l’Aragon de la Communauté de Valence. Le Maestrazgo devient Maestrat et on y parle le valencien aux consonances catalanes.
Si Villafranca del Cid est un centre de textile, le musée de la Pierre sèche est approprié à l’environnement minéral. La CV 15 remonte vers le nord-est et Ares del Maestrat. Un village surprenant de beauté grâce à la blancheur de ses maisons. Les ruines de son château arabe se détachent sur une muraille rocheuse (1 194 m) qui domine la plaine.
La CV 12 se dirige vers Morella, offrant le plus beau point de vue possible en arrivant sur la cité médiévale. Porches et remparts s’enroulent autour de la forteresse maltraitée par les combats, de l’époque des Romains aux guerres Carlistes. Ils mettent dans l’ambiance de cette bourgade blasonnée à souhait, où le musée et la basilique abritent des trésors d’art.
Sur ces derniers contreforts des sierras, à 60 km de la mer, le Cid remporta la victoire, brandissant son épée Tizona vers Valence.
Le calcaire des hauts plateaux se fait ici murs de pierre sèche et chozos. Les chozos (photo), bories ou cabanes en pierre sèche, sont ces habitations primitives méditerranéennes dont l’architecture sans mortier remonte au néolithique. Abris agricoles ou pastoraux, ils bossèlent les innombrables murs en pierre et les champs, sous les yeuses et les chênes verts rabougris. Le sanglier n’est pas loin.
La Iglesuela del Cid (1 227 m) a sans doute vu passer le chevalier avec ses lanciers et ses étendards, devant ses demeures à blasons. Des kilomètres de murs en pierre hérissent maintenant la campagne.
Les arches d’un pont usé par le temps séparent l’Aragon de la Communauté de Valence. Le Maestrazgo devient Maestrat et on y parle le valencien aux consonances catalanes.
Si Villafranca del Cid est un centre de textile, le musée de la Pierre sèche est approprié à l’environnement minéral. La CV 15 remonte vers le nord-est et Ares del Maestrat. Un village surprenant de beauté grâce à la blancheur de ses maisons. Les ruines de son château arabe se détachent sur une muraille rocheuse (1 194 m) qui domine la plaine.
La CV 12 se dirige vers Morella, offrant le plus beau point de vue possible en arrivant sur la cité médiévale. Porches et remparts s’enroulent autour de la forteresse maltraitée par les combats, de l’époque des Romains aux guerres Carlistes. Ils mettent dans l’ambiance de cette bourgade blasonnée à souhait, où le musée et la basilique abritent des trésors d’art.
Sur ces derniers contreforts des sierras, à 60 km de la mer, le Cid remporta la victoire, brandissant son épée Tizona vers Valence.
Gourmandises locales

Anne-Marie Minvielle
Il ne faut pas attendre de ce périple des exploits culinaires, en-dehors des produits locaux et frais d’une civilisation agricole et pastorale. La cuisine est peu épicée, l’aïoli sur la table.
L’agneau cordero est excellent. On ne trouve qu’ici ces petites côtelettes fines grillées en costillada, toute graisse fondue, accompagnée de saucisses ou de rognons. Le lapin à l’ail est rôti au four. Au bœuf-semelle Guardia Civil, préférez le chevreau en ragoût ou la truite en montagne. Hélas le jambon, malgré les innombrables élevages autour de Teruel et d’Ejulve, n’est plus ce qu’il était ! À discuter…
Le Maestrazgo se vante de posséder d’excellentes pommes de terre, c’est vrai. Les patatas fritas ou les courgettes grillées accompagnent bien les plats. Les nombreux noyers ont donné l’idée d’un mélange pommes de terre nouvelles et noix, la nogada, qui tient au corps.
Si vous ne craignez rien, lancez-vous dans les gibiers en saison, voire les haricots aux oreilles de cochons, muy tipicos. Les champignons, dont la truffe noire, sont rois : normal, avec toutes ces forêts.
Le fromage de brebis est délicieux, notamment à Tronchon. Les gourmands apprécieront les pâtisseries aux allures orientales avec l’empanadon dominical au potiron et à la cannelle. Les almohabanas de ben Razin d’Albarracin, la torta fullera de Canada-de-Benatanduz aux amandes, les flaons de Morella au fromage blanc ou les glaces aux amandes (photo) sont « très riches », un compliment en espagnol.
Le vino tinto de la casa coule à flot, comme le veut l’accueil local. Le verre supplémentaire est rarement compté et le genièvre de la région se distille en eau-de-vie.
L’agneau cordero est excellent. On ne trouve qu’ici ces petites côtelettes fines grillées en costillada, toute graisse fondue, accompagnée de saucisses ou de rognons. Le lapin à l’ail est rôti au four. Au bœuf-semelle Guardia Civil, préférez le chevreau en ragoût ou la truite en montagne. Hélas le jambon, malgré les innombrables élevages autour de Teruel et d’Ejulve, n’est plus ce qu’il était ! À discuter…
Le Maestrazgo se vante de posséder d’excellentes pommes de terre, c’est vrai. Les patatas fritas ou les courgettes grillées accompagnent bien les plats. Les nombreux noyers ont donné l’idée d’un mélange pommes de terre nouvelles et noix, la nogada, qui tient au corps.
Si vous ne craignez rien, lancez-vous dans les gibiers en saison, voire les haricots aux oreilles de cochons, muy tipicos. Les champignons, dont la truffe noire, sont rois : normal, avec toutes ces forêts.
Le fromage de brebis est délicieux, notamment à Tronchon. Les gourmands apprécieront les pâtisseries aux allures orientales avec l’empanadon dominical au potiron et à la cannelle. Les almohabanas de ben Razin d’Albarracin, la torta fullera de Canada-de-Benatanduz aux amandes, les flaons de Morella au fromage blanc ou les glaces aux amandes (photo) sont « très riches », un compliment en espagnol.
Le vino tinto de la casa coule à flot, comme le veut l’accueil local. Le verre supplémentaire est rarement compté et le genièvre de la région se distille en eau-de-vie.
Des randonnées pour tous niveaux

Anne-Marie Minvielle
Les sentiers GR linéaires sont balisés en blanc-rouge. Pour les circuits de petites randonnées, s’adresser aux Offices de Tourisme. Attention, les Espagnols comptent environ 5 km à l’heure sans les arrêts. Voici quelques idées de balades :
Serrania de Cuenca
Senderos de Cuenca
Monts Universels
- Circuit de la cuvette du Tage, deux jours, du Nacimiento del Tajo à Frias de Albarracin et Calomarde (PR 2 jaune), Mocardon, Terriente et Masegoso (PR 3 bleu), El Vacelillo, Nacimiento del Tajo (GR 10-1 blanc-rouge).
- GR 10 : circuit des abris rupestres de la pinède du Rodeno (10 km). Balisé blanc-rouge, depuis le parking sur la route d’Albarracin à Bezas.
Maestrazgo
- PR-TE 78 : Camino de Los Pilones (5 km), de Villaroya de los Pinares à Allepuz (dénivelé 200 m).
- GR 8 : le tour de Los Cuchillos, un jour, balisé blanc-rouge par Fortanete, Cuarto Pelado, Cantavieja, Mirador de Tarayuela, Fortanete.
- GR 8, le barranco du Guadalope, deux jours, balisé blanc-rouge par Cuevas de Cañart, Ladrunan, La Algecira, Las Hoces, Ejulve, Molinos, Cuevas de Cañart.
- GR 8 Villarluengo-Pitarque (8 km) balisé blanc-rouge par la Masia Torre Montesanto, puis sentier PR-TE 67 (5 km) vers la résurgence.
- PR-TE 66, Ponts médiévaux et glacière, 7 km depuis Villarluengo (dénivelé 300 m).
- PR-TE 70, chemin de la Pierre sèche, 6,5 km depuis Iglesuela del Cid.
Maestrat
- Ares del Maestrat : les moulins d’Ares. 3 h depuis la place du village. Dénivelé : 300 m par le barranco de Los Molinos.
Topoguides : www.prames.com
Serrania de Cuenca
Senderos de Cuenca
Monts Universels
- Circuit de la cuvette du Tage, deux jours, du Nacimiento del Tajo à Frias de Albarracin et Calomarde (PR 2 jaune), Mocardon, Terriente et Masegoso (PR 3 bleu), El Vacelillo, Nacimiento del Tajo (GR 10-1 blanc-rouge).
- GR 10 : circuit des abris rupestres de la pinède du Rodeno (10 km). Balisé blanc-rouge, depuis le parking sur la route d’Albarracin à Bezas.
Maestrazgo
- PR-TE 78 : Camino de Los Pilones (5 km), de Villaroya de los Pinares à Allepuz (dénivelé 200 m).
- GR 8 : le tour de Los Cuchillos, un jour, balisé blanc-rouge par Fortanete, Cuarto Pelado, Cantavieja, Mirador de Tarayuela, Fortanete.
- GR 8, le barranco du Guadalope, deux jours, balisé blanc-rouge par Cuevas de Cañart, Ladrunan, La Algecira, Las Hoces, Ejulve, Molinos, Cuevas de Cañart.
- GR 8 Villarluengo-Pitarque (8 km) balisé blanc-rouge par la Masia Torre Montesanto, puis sentier PR-TE 67 (5 km) vers la résurgence.
- PR-TE 66, Ponts médiévaux et glacière, 7 km depuis Villarluengo (dénivelé 300 m).
- PR-TE 70, chemin de la Pierre sèche, 6,5 km depuis Iglesuela del Cid.
Maestrat
- Ares del Maestrat : les moulins d’Ares. 3 h depuis la place du village. Dénivelé : 300 m par le barranco de Los Molinos.
Topoguides : www.prames.com
Fiche pratique

Anne-Marie Minvielle
Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Espagne.
Office national du Tourisme espagnol à Paris
À ne pas manquer
. Nord Maestrazgo : Grutas de Cristal de Molinos. Couvent et arcades de Cuevas de Cañart. Château templier et aqueduc de Castellote.
. Sud Maestrazgo : Vieilles maisons de Mosqueruela et de Linares de Mora
. . Maestrat : peintures rupestres de Gasulla, entre Arès et Morella.
Hôtels-restaurants
Faire attention en été aux fêtes patronales. Il y en a presque tous les jours et les hébergements risquent d’afficher complet.
- Serrania de Cuenca
. Cuenca : Hostal Tabanqueta
- Monts Universels
Albarracin : Casa de Santiago et Caseron de la Fuente
-Maestrazgo
. Mora de Rubielos : Hotel Jaime
. Villarluengo : Torre Monte Santo. Repas avec produits frais du potager, vue imprenable et tranquille.
. Pitarque : Fonda Pitarque
. Ejulve : Masia Los Barrancos
. Castellote : Hotel-restaurant de bon niveau culinaire. Collection de botijos, gourdes à eau. Hostal Castellote
. Cuevas de Cañart : Don Inigo de Aragon, avec spa.
. Cantavieja : Hotel Balfagon et restaurant 4 Vientos pour son lapin au four.
. Iglesuela del Cid. Hotel et restaurant (surtout) Casa Amada
- Maestrat . Ares del Maestrat : Hotel Res del Maestrat
. Morella :Hostal Muralla
NDA : Le vin rouge cépage grenache des bodegas Tempore du Bas-Aragon vaut la peine d’être goûté !
Bon à savoir
. L’Histoire : Rodrigo Díaz de Vivar (1043-1099), surnommé Le Cid, de l’arabe « seyd » seigneur, est né à Vivar près de Burgos. Il épouse bien Chimène, mais accepte la couronne de Valence où il règne les cinq dernières années de sa vie, sans se soucier des accords passés avec le roi. Réputé invincible, il est le héros de nombreuses œuvres, récits et opéra, qui commencent par une chanson de geste du XIIe s.
. Corneille (1636) a déplacé l’action du « Cid » dans la seule ville de Séville pour respecter l’unité de lieu.
. Le Romencero du Cid par Victor Hugo dans la « Légende des Siècles » au XIXe s, est une longue diatribe, parfois inégale, contre le roi.
. Dans les décors du film « Le Cid » d’Anthony Mann (1961), le château de Burgos est Belmonte, proche de Cuenca, celui de Valence est la forteresse de Peñiscola. Le Cid renonce à la couronne de Valence dans un pur accès de romantisme américain.
Liens utiles
caminodelcid.org
cuenca.es
albarracin.org
moraderubielos.com
turismomaestrazgo.com
www.morellaturistica.com
comunitatvalenciana.com
Office national du Tourisme espagnol à Paris
À ne pas manquer
. Nord Maestrazgo : Grutas de Cristal de Molinos. Couvent et arcades de Cuevas de Cañart. Château templier et aqueduc de Castellote.
. Sud Maestrazgo : Vieilles maisons de Mosqueruela et de Linares de Mora
. . Maestrat : peintures rupestres de Gasulla, entre Arès et Morella.
Hôtels-restaurants
Faire attention en été aux fêtes patronales. Il y en a presque tous les jours et les hébergements risquent d’afficher complet.
- Serrania de Cuenca
. Cuenca : Hostal Tabanqueta
- Monts Universels
Albarracin : Casa de Santiago et Caseron de la Fuente
-Maestrazgo
. Mora de Rubielos : Hotel Jaime
. Villarluengo : Torre Monte Santo. Repas avec produits frais du potager, vue imprenable et tranquille.
. Pitarque : Fonda Pitarque
. Ejulve : Masia Los Barrancos
. Castellote : Hotel-restaurant de bon niveau culinaire. Collection de botijos, gourdes à eau. Hostal Castellote
. Cuevas de Cañart : Don Inigo de Aragon, avec spa.
. Cantavieja : Hotel Balfagon et restaurant 4 Vientos pour son lapin au four.
. Iglesuela del Cid. Hotel et restaurant (surtout) Casa Amada
- Maestrat . Ares del Maestrat : Hotel Res del Maestrat
. Morella :Hostal Muralla
NDA : Le vin rouge cépage grenache des bodegas Tempore du Bas-Aragon vaut la peine d’être goûté !
Bon à savoir
. L’Histoire : Rodrigo Díaz de Vivar (1043-1099), surnommé Le Cid, de l’arabe « seyd » seigneur, est né à Vivar près de Burgos. Il épouse bien Chimène, mais accepte la couronne de Valence où il règne les cinq dernières années de sa vie, sans se soucier des accords passés avec le roi. Réputé invincible, il est le héros de nombreuses œuvres, récits et opéra, qui commencent par une chanson de geste du XIIe s.
. Corneille (1636) a déplacé l’action du « Cid » dans la seule ville de Séville pour respecter l’unité de lieu.
. Le Romencero du Cid par Victor Hugo dans la « Légende des Siècles » au XIXe s, est une longue diatribe, parfois inégale, contre le roi.
. Dans les décors du film « Le Cid » d’Anthony Mann (1961), le château de Burgos est Belmonte, proche de Cuenca, celui de Valence est la forteresse de Peñiscola. Le Cid renonce à la couronne de Valence dans un pur accès de romantisme américain.
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