Le meilleur du Sri Lanka

22 janvier 2019

Les temples du Triangle culturel, les plages, les plantations de thé, les réserves animalières, les massages…
Au sud du sous-continent indien, le Sri Lanka ne cesse d’émerveiller ses visiteurs. Pour savourer le meilleur de cette île, l’ex-Ceylan, on vous a concocté une sélection de lieux et d’expériences incontournables.
Bon voyage au Sri Lanka !



Le meilleur du Sri Lanka : Colombo et le Sud
Des plages, des randos, des réserves, des montagnes, des temples et des villes historiques… On vous présente le meilleur du sud du Sri Lanka.
Le Vieux Colombo

Capitale du Sri Lanka, Colombo n’est pas de tout repos et il est rare qu’on s’y attarde vraiment. Cela dit, le quartier du Fort, noyau historique de la ville, vaut bien une balade.
Ici, l’architecture coloniale témoigne du passé. Un très grand bâtiment de brique rouge nous saute bien vite aux yeux. Construit au début du 20e siècle par les Anglais, il abrite les grands magasins Cargills et Millers. Puis on poursuit sous les arcades du Grand Oriental Hotel, qui nous mènent bientôt à l’église Saint Peter, autrefois salle de bal de la résidence du gouverneur hollandais.
Ensuite, direction Janadhipathi Mawatha et ses bâtisses de style colonial, avant de jeter un œil au Dutch Hospital. Celui-ci n’a plus rien d’un hôpital, mais tout d’un grand centre de tourisme, avec spa, bars et autres restaurants.
Pour admirer d’autres bâtiments à l’architecture coloniale, on pourra ensuite pousser jusqu’au Galle Face Hotel, doyen des hôtels coloniaux, puis jusqu’au National Museum et à l’Arcade shopping mall, un ensemble colonial reconverti en centre commercial de luxe.
Galle

Derrière des remparts coiffés de bastions et d’un phare, Galle fait face à l’océan Indien. Classée au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1988, elle contraste avec les autres villes traversées au Sri Lanka. Son style colonial n’est pas sans rappeler l’Europe… pas étonnant, puisque les Portugais, les Hollandais et les Anglais sont « passés » par là. Cela dit, par moment, on se croirait aussi à Salvador de Bahia ou à Zanzibar… Galle est vraiment étonnante !
Le moment propice, pour la découvrir, c’est en fin de journée, quand les toits de tuiles rouges et les clochers blancs de la vieille ville prennent de jolies teintes. Après une balade dans les rues pavées à la découverte des nombreux bâtiments religieux (mosquée, église anglicane, église protestante…) et des demeures coloniales de style hollandais (18e siècle), on se dirige vers les remparts. Il est alors bientôt l’heure d’assister au coucher du soleil, que Galle nous promet magique.
Tangalle et les plages du Sud

Des plages sauvages à l’infini, des lagunes aux mangroves mystérieuses… cap au sud-est, à Tangalle ! Ce port de pêche de poche, bordé d’une double baie, nous donne des impressions de bout du monde. On est ici au royaume des cocotiers : ils sont partout et surtout au bord des plages.
Celle de Medaketiya, notamment, où il n’est pas rare d’apercevoir les pêcheurs qui partent en mer. Sur la plage de Rekawa, ce sont les tortues venues pondre leurs œufs que l’on vient observer, en soirée, de janvier à avril, en compagnie de l’ONG Turtle Conservation Project. Plus au large, avis aux amateurs de plongée : on compte ici une dizaine de sites. Peu profonds pour la plupart, ils font aussi le bonheur des plongeurs débutants. Ce qu’on y voit, dans ces fonds marins ? Des poissons-lions, anges ou papillons, des mérous, des murènes, des raies pastenagues majestueuses… et même une épave : celle d’un vieux navire anglais, fort apprécié des barracudas.
Côté culture, on se rend non loin de là à Mulkirigala Rock Temple, l’un des temples les plus anciens du Sri Lanka. Juché sur une falaise de 200 m de haut, au beau milieu d’une végétation fort appréciée des singes, il abrite dans ses grottes des bouddhas géants et des fresques du 19e siècle.
Lire notre reportage Sri Lanka : le Sud, côté plages
Ella

Perché à 1 100 m d’altitude au milieu d’un océan de verdure, le bourg d’Ella est une vraie bouffée d’oxygène. Oui, ici, on respire… et on a bien moins chaud qu’ailleurs, ouf ! Pour autant, il ne faut pas s’attendre à être seul au monde : les guesthouses se sont développées un peu partout.
Si on est en quête de tranquillité et de grands espaces, Ella est cependant le point de départ idéal de plusieurs randonnées dans des sites naturels d’exception, comme le Little Adam’s Peak, dont le départ est à seulement 2 km du village. Une heure de montée (facile) plus tard, on domine Ella et sa région, avec plantations de thé à perte de vue.
Même topo au sommet d’Ella Rock (4 h de marche A/R). Tout près, deux autres lieux valent également le déplacement : les chutes de Rawana et le temple de Rakkhiththa Kanda Aranya Senasanaya.
La route entre Colombo et Nuwara Eliya

Nuwara Eliya est la ville la plus haute du Sri Lanka : 1 900 m ! Les paysages se font grandioses : collines, montagnes et plateaux font la joie des plantations de thé et des forêts d’eucalyptus. Ici, « verdoyant » prend tout son sens.
Au départ de Colombo, la route qui mène à Ella promet d’être longue (180 km), mais sa beauté nous le fait bien vite oublier. C’est l’une des routes les plus remarquables du pays. Devant nos yeux, un défilé de paysages qui dépaysent, entre plaine tropicale et massifs montagneux. À partir de Hatton, la magie s’intensifie : la route zigzague dans les plantations de thé. Quand la brume s’en mêle, le tout devient hypnotique !
En chemin, on peut faire halte au village de Kitulgala. C’est ici, à la rivière Kelani, qu’ont été tournées de nombreuses scènes du film Le pont de la rivière Kwai.
Le Pic d’Adam (Adam’s Peak)

En plus d’être l’un des sommets les plus hauts de l’île (2 243 m), le Pic d’Adam est une montagne sacrée, tant pour les bouddhistes que pour les hindouistes et les musulmans. Monter tout en haut, c’est une aventure à la fois physique, culturelle, religieuse… et tellement humaine ! Tout commence au beau milieu de la nuit, à 1 heure du matin au plus tard. Un objectif : arriver au sommet du pic pour le lever du soleil. Dès le départ, on comprend que la montée de ces 5 500 marches n’a rien d’un simple trek. On y voit à peine, mais on distingue déjà des foules de pèlerins de tout âge, du bébé sur les épaules de son père aux grands-parents, qui avancent patiemment, marquant tantôt des pauses. Plus on monte, moins il fait noir, mais plus les gens se font nombreux, dans l’escalier qui se fait de plus en plus étroit. Durant le dernier quart, l’ascension se fait marche après marche… jusqu’au but ultime : le temple, au sommet. Il est temps d’observer le lever du soleil. Magique !
Le meilleur du Sri Lanka : le Triangle culturel
Des temples et un patrimoine d’exception : le Triangle culturel mérite à lui seul le voyage au Sri Lanka. Voici ce qu’il ne faut pas manquer…
Anuradhapura

Mythique, mystique, magique : voilà comment décrire Anuradhapura. Avec Kandy et Polonnaruwa, elle forme le fameux « Triangle culturel » du Sri Lanka, soit 2 500 ans d’histoire. Aujourd’hui, elle est à l’état de ruines sur une dizaine de kilomètres, mais jusqu’au 11e siècle, Anuradhapura n’était autre que la capitale du pays. Elle fut dirigée par quelque 119 rois !
C’était, surtout, une ville sainte du bouddhisme cingalais. On s’en aperçoit bien vite : temples et dagobas sont ici nombreux et toujours très fréquentés par les pèlerins et les moines. On tombe en admiration devant le stupa Jetavanaramaya, une petite merveille de 120 m de haut et dont la construction (3e siècle av. J.-C.) a nécessité cent millions de briques… rien que ça ! C’est aussi à Anuradhapura que se trouve la clavicule de Bouddha (après la dent, à Kandy…).
Le moment idéal, pour découvrir Anuradhapura, c’est le matin tôt, quand la nature se réveille et que les premières lumières viennent sublimer l’endroit. C’est aussi là que les températures se font moins étouffantes. On vit alors un grand moment de quiétude.
Polonnaruwa et Medirigiriya

Ancienne capitale des rois cinghalais, Polonnaruwa est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1982. La ville surgit de la jungle – le paradis des singes à toques – pour nous offrir l’un des trois grands temps fort du Triangle culturel (avec Kandy et Anuradhapura).
On laisse de côté la ville nouvelle, car c’est bien la vieille ville qui nous intéresse. Elle s’étend sur plusieurs kilomètres et s’explore donc volontiers à vélo. On y découvrira la statue du roi Parakrama Bahu, le temple Lankatilaka et son Bouddha haut de 18 m, ou encore Tivanka Image House et ses sculptures et fresques magnifiques. Sans oublier Kalu Gal Vihara et ses quatre impressionnantes statues taillées dans le granit. N’oublions pas le musée : ses sculptures et collections archéologiques font sans aucun doute de lui le plus intéressant du pays.
Autre site archéologique, autre nom en « a » : Medirigiriya. Celui-ci date du 8e siècle. Peu fréquenté, mais pourtant digne d’intérêt. Sur sa partie la plus élevée, on observe un « vatadage », un édifice circulaire qui pointe ses piliers vers le ciel et qui cerne les vestiges d’un dagoba de brique. On se croirait chez les Incas…
Le rocher de Sigiriya

Imaginez un énorme rocher rouge, comme tombé du ciel, au beau milieu d’une végétation luxuriante. Et, au sommet, une forteresse-palais. Voici à quoi ressemble le Rocher du Lion, à Sigiriya. Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, ce site est un incontournable, où ont été tournées des scènes d’Indiana Jones et le temple maudit, de Steven Spielberg.
La forteresse est due au roi Kassyapa. Il se réfugie ici à la fin du 5e siècle après avoir assassiné son père et exclu son frère du royaume. Il fait alors construire un palais, au sommet, à 200 m de haut. Un sommet qui se mérite : il faut gravir les 600 marches de l’escalier avant d’y accéder !
En chemin, on tombe en admiration devant les fresques représentant de jeunes et belles demoiselles. Très bien conservées, elles sont vraiment émouvantes. Tout là-haut, on profite d’une vue imprenable sur la jungle des environs. Impressionnant !
Les grottes de Dambulla

C’est l’histoire d’un roi chassé par les armées tamoules, un siècle avant notre ère. Il trouve alors refuge à Dambulla, dans les grottes d’un imposant rocher de granit. Quand il parvient à remonter sur le trône, il tient à faire honneur à ces grottes, qui deviennent alors le Temple d’or.
On y accède après une petite ascension d’un quart d’heure. Devant nos yeux, des décors somptueux, comme en témoignent les magnifiques fresques qui recouvrent murs et plafonds. Et que dire de tous ces Bouddhas ! Des petits, des grands, dans toutes sortes de postures : ils sont 150 à se tenir là ! Nous sommes ici dans l’un des lieux saints du bouddhisme les plus remarquables de Ceylan, classé au Patrimoine de l’humanité par l’Unesco.
Yapahuwa

Si on aime sortir des sentiers battus, alors direction Yapahuwa, ancienne capitale de 1271 à 1283 (au nord de Kurunegala). Elle dressait en ce temps-là une magnifique forteresse, sur un rocher quasiment aussi haut que celui de Sigiriya. 90 m exactement ! Ce site a même accueilli la fameuse dent de Bouddha (aujourd’hui à Kandy), c’est dire son importance !
Aujourd’hui, il y a peu à voir, mais le peu est précieux et nous laisse imaginer toute la splendeur d’autrefois. On admire notamment quelques frises, des fresques de style kandyen, mais, surtout, un grand escalier aux rampes à volutes en forme d’animaux.
Dans le petit musée, on s’émerveille aussi devant une fenêtre ajourée, une véritable dentelle de pierre où sont représentés animaux, personnages et autres danseuses. Un magnifique témoignage du 13e siècle !
Kandy

Des palais, des palais et encore des palais ! Au cœur de l’île, Kandy est la capitale du bouddhisme cinghalais. Avec Polonnaruwa et Anuradhapura, elle forme le fameux Triangle culturel du Sri Lanka.
C’est ici même que se trouve une fameuse relique : la dent de Bouddha ! Trois fois par jour, au temple de la Dent, une cérémonie appelée poya lui est d’ailleurs dédiée. Et on peut y assister ! Il ne faut pas rêver : pas question, pour autant, d’admirer la fameuse dent. Celle-ci est bien gardée dans un reliquaire en or, que l’on aperçoit de très loin… En réalité, on vient surtout pour l’ambiance, si singulière, dégagée par la cérémonie…
Autre célébration bouddhiste de renom, à Kandy : l’Esala Perahera. Dédiée à la pleine lune, elle se déroule entre juillet et août pendant 10 jours et 10 nuits. C’est la fête la plus importante du Sri Lanka, mais aussi la plus spectaculaire.
Le meilleur du Sri Lanka : côte est et pays tamoul
Moins connus, la côte est et le territoire tamoul, récemment ouverts au tourisme, méritent le détour pour découvrir un Sri Lanka différent.
Les plages de la côte est

Avis aux amateurs de farniente ! Sur la côte est du Sri Lanka, d’immenses étendues de sable blanc ourlées de cocotiers invitent à poser sa serviette dans un décor de carte postale. Vous avez l’embarras du choix : Nilaveli et Uppuveli près de la ville de Trincomalee ou, plus au sud, Passikudah, Kalkudah… Les amateurs de plongée iront observer poissons et coraux au Pigeon Island National Park.
Attention, il faut s’y rendre entre avril et octobre, pour éviter la saison des pluies.
Jaffna, en pays tamoul

Changement d’univers culturel dans le nord du Sri Lanka, désormais accessible par la route ou le rail. Ici, notamment à Jaffna, on explore la culture tamoule. Capitale de la région, Jaffna (88 000 hab.) est une ville tranquille et verte, sous les cocotiers, les palmiers et les bougainvilliers.
Jaffna est une excellente base pour explorer la péninsule, ainsi que les nombreux îles et îlots de la région, comme l’île de Neduntivu (Delft) presque à mi-chemin entre le Sri Lanka et l’Inde du Sud.
Ne pas manquer les cérémonies au temple Nellur Kandaswamy ainsi que le temple Vallipuram.
Mannar, l’île confidentielle

Située à 120 km au sud-ouest de Jaffna, l’île de Mannar est encore confidentielle. Accessible via un pont, elle recèle de belles plages de sable, des villages de pêcheurs coquets et des vestiges de son riche passé lié à la pêche aux perles… sans oublier de nombreux ânes errants. L’île est aussi un spot privilégié pour le kitesurf.
Le meilleur du Sri Lanka : plages, thé, massages…
Une sélection des meilleures expériences à vivre au Sri Lanka, côté mer et côté terre. Découvrez une île pour se faire du bien…
Plages : cap au sud et à l’est

Côté plages, le sud du Sri Lanka nous gâte, d’Hikkaduwa (la première à proximité de la capitale, Colombo) à Tangalle, en passant par Unawatuna, Jungle Beach, Ahangama, Midigama (ambiance à la cool, non loin de la route), Mirissa et Hiriketiya (un vrai petit paradis !)… Toutes sont le repaire des surfeurs, d’octobre à mars. Mais aussi celui des plongeurs, car les fonds marins se révèlent très beaux : au large d’Hikkaduwa, ils se régalent par exemple d’un remarquable récif de corail classé Sanctuaire marin abritant de nombreux poissons, d’incroyables branches de corail noir et, pour les plus aguerris, des épaves de navires anglais.
Il existe d’autres petits paradis, mais cette fois-ci dans le nord-est du pays, dans la région de Trincomalee. Aux alentours de ce petit port, les plages sont magnifiques et, ô chance, peu fréquentées. Celles de Nilaveli et Uppuveli sont sans doute les deux plus belles. Sable blanc et cocotiers assurés ! C’est aussi sur la côte est, mais bien plus au sud, que se situe le fameux spot de surf d’Arugam Bay, qui fonctionne de mai à septembre.
Visite des plantations de thé

Le thé est arrivé au Sri Lanka avec l’Écossais James Taylor, mais c’est l’Irlandais Thomas Lipton (tiens tiens…) qui a fait la réputation de cet « or vert » par-delà les frontières. Pour se plonger dans la grande aventure du thé, on se rend notamment du côté de Nuwara Eliya.
Ici, quel que soit le moyen de locomotion choisi, ce sont des plantations de thé à l’infini qui défilent devant nos yeux. On y aperçoit des femmes, afférées à ramasser les feuilles ou à les transporter le long de la route. Visiter une usine (tea factory) permet de découvrir les différentes étapes de fabrication : cueillette, séchage, roulage, fermentation, déshydratation, triage… Une visite qui sent bon et se termine toujours par une petite dégustation.
Un conseil : éviter le dimanche et le lundi quand les usines sont peu actives et venir de préférence le matin.
Parcs et réserves : Yala, Minneriya, Kaudulla, Sinharaja, Horton Plains

Il serait bien dommage de venir au Sri Lanka sans croiser le chemin de ses nombreux animaux sauvages. Alors en piste (poussiéreuse !), à bord d’une jeep pour un safari dans l’un des nombreux parcs et réserves de l’île. On y verra, déjà, de ces fameux éléphants. Dans le parc national de Minneriya, notamment, qui recense quelque 400 individus. Le meilleur moment, pour les apercevoir, c’est en fin de journée, entre mai et novembre, quand ils viennent en masse s’abreuver et se baigner dans le même lac. Impressionnant !
Autre parc à explorer, à proximité : le parc national de Kaudulla. Des pachydermes, on en aperçoit aussi beaucoup au parc d’Uda Walawe, où se trouve par ailleurs un centre pour éléphants orphelins, le Elephant Transit Home.
Quant au léopard d’Asie, on tentera de l’apercevoir au parc de Yala, deuxième plus grande réserve de l’île (97 500 ha). Au détour des pistes poussiéreuses de cette « petite Afrique » du Sri Lanka, on observera également beaucoup de buffles, de cervidés, de chacals, d’oiseaux et autres crocos. Pour une sortie plus « flore » que « faune », direction le parc national d’Horton Plains (incroyables paysages de forêt et de brousse) et la réserve forestière de Sinharaja (dernier témoin de la forêt vierge primaire de l’île, classée à l’Unesco).
Massages ayurvédiques

La médecine ayurvédique est une tradition qui remonte à plus de 2 500 ans. Elle se base sur quelque 2 600 plantes, huiles essentielles, métaux (or, cuivre…), produits d’origine animale et autres poudres minérales.
De passage au Sri Lanka, on pourra tester le sauna aromatique (sweat karma), les bains de vapeur (vashpa swedanam) et les fameux massages ayurvédiques. Ils sont réputés pour régénérer le corps : les huiles utilisées peuvent tonifier les muscles et améliorer la circulation sanguine, mais aussi soigner rhumatismes, migraines, arthrite, hypertension…
Croire, ou non, à la guérison par les plantes n’est pas vraiment la question : on ne perd rien à se faire masser ! Veiller, par contre, à faire appel à un praticien traditionnel réputé et à ne pas tomber dans le panneau des pièges à touristes.
Train Colombo-Kandy

Les transports en commun au Sri Lanka laissent tous un souvenir pour le moins impérissable… et le train plus particulièrement ! Il est vieux et pas bien rapide, mais voilà qui nous laisse le temps d’admirer le paysage… et quel paysage !
De Colombo à Kandy, on traverse cocoteraies, plantations d’ananas, rizières, montagnes… Pour peu que l’on vienne tout juste d’arriver au Sri Lanka, c’est le dépaysement immédiat ! On se plaît à faire dépasser notre tête (et même un peu plus) de la fenêtre et à regarder tous ceux qui font pareil. Comme dans les films et très photogénique !
Dans ce vieux train, du début à la fin, nos sens restent en éveil. Tandis que nos yeux ne cessent de s’émerveiller, on en prend plein les narines (surtout quand on passe sous un tunnel !) et plein les oreilles : le « tchou tchou », incessant, donne le rythme à ce voyage dans le voyage.
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