Carte d'identité Grèce




- Superficie : 131 944 km² (et 14 854 km de côtes).
- Population : 10 397 193 d'habitants.
- Capitale : Athènes.
- Langue officielle : le grec moderne.
- Monnaie : l'euro, qui a succédé à la drachme millénaire.
- Régime politique : république parlementaire.
- Chef de l'État : Konstantínos Tasoúlas.
- Chef du gouvernement : Kyriakos Mitsotakis depuis juillet 2019, réélu en juin 2023.
- Religion : orthodoxe à 98 %.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco :
- à Athènes : l'Acropole ; et, aux environs d'Athènes, les monastères de Dafni ;
- en Grèce continentale : le temple d'Apollon Épikourios à Bassae (Vassès), les monastères d’Ossios Loukas et de Dafni, le site archéologique de Delphes, le mont Athos, les Météores, les monuments paléochrétiens et byzantins de Thessalonique, le site archéologique d'Épidaure, le site archéologique d'Olympie, la ville médiévale de Mystra, le site archéologique de Vergina, les sites archéologiques de Mycènes et de Tirynthe, de Philippi et la ville de Corfou.
- dans les îles grecques : l'Acropole d'Athènes, la ville médiévale de Rhodes, les sites de Pythagorio (tunnel d'Efpalinos) et l'Héraion à Samos, le centre historique de Chora à Patmos, les monastères de Dafni (environs d’Athènes) et le monastère de Néa Moni à Chios.
Économie
Officiellement, la Grèce avait réussi, à la fin des années 1990, à satisfaire aux fameux critères de convergence du traité de Maastricht, ce qui lui avait permis d’adopter l’euro début 2002. Mais en 2004, les statisticiens d’Eurostat révélaient que le pays n’était pas dans les clous du pacte de stabilité... Déficit record (7,9 % du PIB) et dette au-delà des 100 % du PIB. Des chiffres erronés, ou maquillés, avaient été donnés par le gouvernement précédent... Pourtant, même avec un taux de chômage élevé, les Grecs ne semblaient pas vivre si mal. Le pays, il est vrai, se plaçait parmi les tout 1ers bénéficiaires des subsides de Bruxelles. Sauf que, derrière cette façade, se cachait une tout autre réalité...
Une économie poussive... et grise
Depuis des années, on savait que les fondamentaux de l'économie grecque n'étaient pas brillants.
Seuls 2 secteurs s'en sortaient bien. Le tourisme et la marine marchande (la 1re du monde avec 17 % de la flotte mondiale auxquels il faut ajouter 2 fois plus de navires immatriculés sous pavillon de complaisance).
Le reste de l’économie grecque n’est pas connu pour ses performances (faiblesse des exportations, compétitivité insuffisante). Le secteur public, jugé peu efficace, comptait près de 800 000 fonctionnaires en 2010, résultat d'un clientélisme traditionnel.
Quant aux dépenses militaires, gonflées par un voisinage tendu avec la Turquie, elles étaient parmi les plus élevées d’Europe.
Sans parler d'un des principaux problèmes de l’État grec : la difficulté à faire rentrer les recettes. La fraude fiscale, présentée comme un « sport national », était pratiquée au plus haut niveau, et l’évasion fiscale n’était pas en reste. On a également beaucoup parlé de corruption au quotidien.
De nos jours
En 2019, des pans entiers de l’économie tournent toujours au ralenti, et la dette atteindra même un record en 2020, à 207 % du PIB. Mais le tourisme florissant (34 millions de touristes en 2019) est vu comme une bouée de sauvetage (environ 12 % du PIB tout de même). Après les périodes Covid, l’été 2021 voit les touristes revenir en masse et contribuer fortement au redémarrage de l’économie, tout comme les années suivantes (au moins 36 millions de visiteurs en 2024), qui mettent le secteur au beau fixe. Mais dans ce domaine, certains prédisent une surchauffe, notamment dans certaines îles touchées par le surtourisme, qui pourrait avoir atteint les limites du tolérable.
En 2025, force est de constater que le pays, s’il connaît encore de grandes difficultés, se porte globalement mieux qu’au plus fort de la crise : la dette est redescendue à 149 % du PIB (elle reste tout de même la plus élevée d’Europe) et le chômage à moins de 10 % (contre 28 % une décennie plus tôt !), tandis que le taux de croissance dépasse largement les 2 %, bien au-dessus de la moyenne européenne.
Reste que, avec un salaire mensuel moyen estimé à 1 200-1 400 € (toujours inférieur à ce qu’il était en 2008 !), la Grèce a encore du chemin à parcourir, notamment en diversifiant son économie et en investissant dans les infrastructures et la production industrielle.
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