Pour une opération de change en espèces, comme je l’ai dit plus haut, ce qui compte est l’écart entre le taux moyen officiel du moment et le taux affiché auquel la banque ou le bureau de change ( officiel ou pas ) va vous vendre les devises locales.
Voici un exemple chiffré, réel ce jour, malheureusement avec un bureau parisien, car je n’ai pas pu trouver les taux appliqués sur place en Albanie. Mais le principe reste le même.
Le taux officiel de l’instant présent ( Changeant en permanence de quelques iotas ) est de:
1 € = 122.5 ALL
Le bureau parisien va vous donner pour 1 EUR: 115.35 ALL
Donc commission “de fait” : 122.50 - 115.35 = 7.15 ALL soit (Arrondi ) 5.8 %
Se méfier sur place qu’il n’y ait pas EN PLUS ( Ou plutôt en moins…) un supplément, qu’il soit baptisé “Commission” , “Frais de change”, ou quelqu’autre appellation que ce soit…
Je pousse plus loin l’exemple pour montrer le problème du reste éventuel de devises non dépensées ( Parce qu’il est difficile d’anticiper exactement les besoins !), en particulier avec des devises dites “faibles”, voire “exotiques”. C’est le cas du Lek.
Le même bureau parisien reprend les ALL, mais pour 100 ALL donnera ( Aujourd’hui ) 0.6498 EUR.
Prenons pour simplifier l’exemple où vous annulez votre voyage et revendez vos 115.35 ALL…
0.6498 x 115.35 = 0.75 EUR
Sans rien dépenser, 0.25 EUR se seront envolés de votre bourse. Oui, 25 %… Vous perdez 25 % sur les devises non dépensées. (Alors c’est vrai aussi avec la C.B., parce que les DAB ne reprennent pas les restes…)
En plus, il ne faut pas se mélanger les pinceaux avec le sens des calculs ( Monnaie 1 par rapport à monnaie 2, ou l’inverse…).
En résumé, deux éléments les plus importants: 1) Connaître les conditions de sa propre banque, et 2) Bien reluquer le prix d’achat ( de vente, vu du côté du changeur…) par rapport au taux moyen OFFICIEL du jour.
L’examen des deux cours d’achat et de vente dans la même boutique est aussi un élément interessant pour le choix “Espèces” ou “C.B.”. Plus ils sont éloignés l’un de l’autre, et plus le choix C.B. s’avère généralement judicieux. ( Pays à monnaies “faibles”, donc les changeurs, quels qu’ils soient, vont se prémunir des risques de change pouvant être subits et importants !).