Bonjour à tous,
Dans la continuité du message de nina156 qui nous a été fort utile (mais qui commence à dater), je me permets de vous communiquer quelques éléments de notre voyage en Géorgie, du 6 au 16 mai 2026.
La voiture, la conduite
Nous sommes passés par LocalRent.com , qui a une bonne réputation, mais qui n’est qu’un broker. Le loueur réel était holidaycar.rent. Ce loueur dispose d’une excellente réputation, et j’aurais sans doute payé un peu moins cher en le contactant directement.
Notre choix s’est porté sur un 4x4 Subaru Forester de 2018, increvable, confortable, mais assez gourmand (cela dit, l’essence est moitié prix en Géorgie par rapport à la France). Sitôt le téléphone connecté sur le wifi de l’aéroport , le loueur prenait contact avec nous par Whatsapp pour nous conduire au véhicule. Paiement uniquement par cash, soit en en euros soit en Laris, avec un taux de conversion très honnête.
La conduite en Géorgie est en effet assez stressante. Le réseau routier est en général bon, sauf en montagne, et particulier sur la route militaire (en constante reconstruction) et vers Mestia-Oushgouli . Quelques rares mauvais passages également entre Akhaltsikhé et Batoumi, mais rien d’effrayant. Jamais eu besoin du 4x4, mais en revanche la haute garde au sol est un avantage certain. Nous avons vu des gens s’aventurer avec de belles berlines ou de petites voitures: ce n’est pas impossible, mais il faudra rouler très doucement dans mauvais tronçons, en ayant toujours peur d’abimer la caisse, alors qu’avec un vieux Subaru assuré tout risque, on est nettement plus serein.
L’autre problème, ce sont les camions, qui monopolisent les grands axes économiques. On se traine derrière un camion qui crache son diesel fumant, puis on prend des risques pour le doubler, jusqu’à se retrouver à nouveau coincé un peu plus loin derrière un autre camion. Les petits axes (les routes jaunes ou blanches sur les cartes) sont nettement plus relax, même si l’on rencontre parfois du bétail qui refuse de quitter le milieu de la route, et que l’on découvre au sortir d’un virage.
Les abords de Tbilissi sont aussi très embouteillés, y compris la “rocade” contournant la ville, engluée de camions.
Le centre de Tbilissi est le seul endroit où il a été difficile de se garer. Et de circuler, aussi, car non seulement il y a beaucoup de trafic, mais en plus le sens des rues est aussi vicieux qu’à Paris: si on loupe le bon embranchement, il faut faire un grand détour pour retrouver la rue souhaitée. Dans les autres villes, nous avons pu nous garer sans payer, à peu près partout.
Il y a des radars-caméras partout en ville, à distance régulière sur les routes principales, et à chaque croisement important.
L’itinéraire
Arrivés par Transavia dans l’après-midi du 6, nous sommes allés dormir directement à Ananouri pour éviter la capitale.
Le 7: Stephantsminda, Gergeti, Truso Valley, et puis retour à Ananouri
Le 8: Alaverdi, Ikalto, Telavi, Gremi, Nekressi, Bodbe et nuit à Sighnaghi
Le 9: David Gareja (la route qui y conduit est superbe), Djvari, Mtskheta, Bojormi et nuit à Akhaltsikhé
Le 10: belle route vers Batoumi, et nuit à Zuigdidi
Le 11: montée vers Mestia et nuit à Ouchgouli
Le 12: Route vers Kutaissi (via Mestia car le col après Ouchgouli était fermé, grosse journée de route assez pénible), avec un arrêt au monastère de Martvili (une perle cachée, sans touristes)
Le 13: Kutaissi (Motsameta et Ghélati, qui est fermé sauf le weekend)
Le 14: Ubissa et Tbilissi
Le 15: Tbilissi
Le 16: Tbilissi et restitution du véhicule à l’aéroport
Pour critiquer cet itinéraire: cela fait BEAUCOUP de route en peu de temps, et des visites assez courtes. Mais les églises et les monastères n’exhalent pas tous un charme bouleversant. La plupart ont été détruits puis rebâtis, et les icônes anciennes sont conservées dans les musées de Tbilissi (ou ailleurs dans le monde).
Les paysages de montagnes sont magnifiques. Début mai, c’était encore un peu tôt dans la saison, d’où le col coupé, et un peu de mauvais temps au début.
Le site de Sighnaghi est superbe, avec la chaine du Caucase en arrière plan. Par contre, nous avons été très déçus par le Monastère de Bodbe (tout neuf, peu d’âme).
Mestia: très décevant. Ouchgouli: c’est à voir, évidemment, mais avec la fonte des neiges et les vaches qui défèquent partout, c’est très boueux, et les infrastructures touristiques sont assez peu développées. Cela doit être un superbe point de départ pour des randonnées montagnardes à la belle saison.
L’argent
Le taux de change est plutôt bon (peu de différence entre l’achat et la vente, jamais de commission). Il y a des distributeurs à peu près partout. Les comissions de retrait sont bien indiquées, elles varient avec chaque banque (3 à 5 Laris) de même que le montant de retrait maximum.
Les prix sont affichés partout, sauf les échoppes vendant des souvenirs aux touristes.
C’est un pays où il est difficile de dépenser son argent: on ne visite que des églises dont l’entrée est gratuite, on se gare la plupart du temps gratuitement, et le reste ('hôtel, resto, essence…) se paye en carte bancaire.
Téléphonie
A l’aéroport, il n’y a que trois types de commerces: les bureaux de change, les loueurs de voiture, et les vendeurs de cartes sim. Le meilleur réseau est parait-il Magti, mais leur forfait intéressant n’est pas vendu à l’aéroport, seulement en ville. Nous avons pris 1 carte de 5 Gigas chez Cellfie, pour 30 GEL (10€), et nous n’avons pas eu de problème de réseau. Les recharges sont ensuite bon marché (mais nous n’en avons pas eu besoin).
La navigation
La grosse difficulté, c’est la transcription phonétique des noms de lieux en géorgien. Aucun guide, aucune appli n’écrit les noms de ville de la même façon. Du coup, il est difficile d’entrer une adresse dans le logiciel de navigation. Google Map marque des points, parce qu’on peut y indiquer l’ensemble des points d’intérêt puis télécharger la carte avant le voyage, de sorte qu’on est sûr d’arriver au bon endroit et dans la bonne ville. Avec YandexGo (l’appli russe), on arrive également à indiquer à peu près bien le nom d’une ville. Le pire, c’est Waze. (pour l’entrée des noms de ville). Les 3 applis se valent quand à l’estimation du temps de trajet (j’avais lu quelque part que les estimations étaient trop optimistes, et qu’il fallait doubler les temps indiqués - c’est absolument faux). Aucune des 3 appli n’a été capable d’indiquer des limitations de vitesse correctes (c’est à dire, conformes aux panneaux routiers). L’indication des stations essence dans ces appli n’est pas très fiable non plus. Il y a également des erreurs de sens de circulation en ville, et des bretelles d’autoroute ne sont pas indiquées. Mais rien de bien dramatique, c’est globalement diable.
Le gîte et le couvert
Nous avions réservé nos deux premiers hôtels (2 nuits à Ananouri et 1 nuit à Sighnaghi) sur booking. Ensuite, nous réservions le jour même. Ou bien, nous allions directement à l’adresse indiquée sans réserver, ce qui permettait à notre hôte de ne pas payer une commission prohibitive à Booking.
Le petit-déjeûner est souvent compris et copieux ; il nous est parfois arrivé de choisir spécifiquement des gites sans petit-déjeuner, afin d’échapper aux deux oeufs quotidiens, au fromage local et au Nescafé insipide.
Quant aux autres repas… disons que cela n’a rien à voir avec la gastronomie turque. C’est agréable au début, mais assez répétitif. Il y a heureusement des plats en sauces qui changent des sempiternels Kinkali et Kachapuris.
Si vous voulez d’autres renseignements, n’hésitez pas à demander.
Michel