Bonjour,
Ouh là ! Je peux vous proposer une traduction (approximative, et j’en demande pardon à la fois à la langue thaïe et à Victor Hugo), mais si c’est pour vous la faire tatouer sur le corps, je vous conseille vivement de la faire évaluer et corriger auparavant par un lettré. Ces subtilités poétiques risquent de passer complètement au-dessus la tête des thaïs, et une expression ou un mot mal choisis ou inadaptés peuvent donner un sens surprenant, incompréhensible… ou grotesque.
Je sépare les mots pour faciliter la lecture, mais en principe, tout cela est lié. Dans les phrases thaïes, il n’y a pas de séparation entre les mots :
คุณ ไม่ ได้ อยู่ ที่นั่น อีกแล้ว แต่กระนั้น คุณ อยู่ ใกล้ ผม ใน ทุกแห่ง
Khun (vous - forme polie) maï daï hiu (ne demeurez pas, n’habitez pas) ti nan (ici, à cet endroit) hik lèo (plus), ce qui donnerait en bon français : “Vous ne demeurez plus ici”
tèkranam (cependant, toutefois)
Khun (vous) hiu (habiter, résider, demeurer) klaï (près de) phom (moi, si c’est un homme qui parle. Une femme dira : “klaï chan” ใกล้ ฉัน) naï touk heng (partout, dans tous les endroits).
Peut-être faudrait-il insister sur le côté métaphorique de la phrase, afin qu’elle ne soit pas prise au premier degré, en disant par exemple : mais votre coeur, votre esprit est partout auprès de moi : ใจ ของ คุณ อยู่ ใกล้ ผม ใน ทุกแห่ง : jaï khong khun (le coeur de vous, votre coeur)…
La phrase complète, un peu différente de celle de Hugo, mais avec à peu près le même sens serait : Vous ne demeurez plus ici, cependant, partout, votre coeur (votre esprit) est près de moi. คุณไม่ได้อยู่ที่นั่นอีกแล้ว แต่กระนั้นใจของคุณอยู่ใกล้ผมในทุกแห่ง
Encore une fois, sous toute réserve, à prendre avec précaution en attendant une meilleure traduction. Il existe certainement des tournures idiomatiques plus adaptées et plus poétiques.
Cordialement,
PVM