Je suis actuellement étudiant en France, et je souhaiterais partir étudier en Thaïlande dans une université internationale. Je souhaiterais avoir votre aide afin de gérer au mieux mon projet.
Je voudrais savoir quelles sont les aides disponibles à cet effet (si il y en a) ?
Quelles sont les différentes procédures à mettre en place pour mener à bien mon projet ?
Et si vous avez d‘autres informations utiles, tel qu’une association detudiant français en Thaïlande ou des choses de ce genre. Faites moi en part, s’il vous plait.
merci de votre aide, bonne soirée
rahim-thai2
Bonjour Florian,
(C/P, 2016/08,)
Etudier à Bangkok,
Bangkok est devenu en quelques années une mégalopole. Si les universités thaïs peinent encore à se faire un nom, les étudiants français apprécient d‘y étudier pour découvrir un pays fascinant.
En trois décennies, Bangkok est devenue l’une des mégalopoles les plus influentes d’Asie. Les étudiants viennent chercher à Bangkok un exotisme et une facilité de vie qu’ils trouveront difficilement ailleurs. «Le pays compte 5 universités privées de qualité», souligne Romaric Ernst, étudiant en 2004 à Bangkok, et aujourd’hui business developper chez Schneider electric Bangkok. «Calqués sur le modèle anglo-saxon, ces universités pluytôt chères forment les étudiants pour la plupart des grands groupes de la capitale. Et comme il en existe peu, l’offre d’emploi dépasse largement la demande et les diplômés de ces écoles perçoivent de très gros salaires (5000 € par mois pour un cadre de 35 ans) comparés au salaire minimum thaï de 250 € par mois».
Reconnues à l’international grâce à de prestigieux échanges ou partenariats, ces 5 universités dispensent une grande partie de leurs cours en anglais. Les travaux de groupe et les exercices pratiques sont privilégiés au détriment des cours magistraux. Entre uniformes obligatoires pour tous à l’université, cérémonies bouddhistes à chaque coin de rue et découvertes culinaires, le «pays du sourire» est une curiosité qui vous happera dès l’arrivée. Toutefois, cette expérience vous servira ensuite pour postumler dans des multinationales, mais probablement pas en Thailande. «Chez Scheider à Bangkok, il n’y a qu’1% d’étrangers, les entreprises préfèent recruter local».
Chulalongkorn: partenariat avec Dauphine
L’université de Chulalongkorn est la plus ancienne du pays.
La meilleure université du pays se classe au 253ème rang mondial. (QS Ranking 2015). Comme les autres bonnes universités de la ville, elle est assez chère: 3400/4400 euros par an en licence/master. Elle accueille 40 000 étudiants, dont 10 000 en master, et les étudiants étrangers peuvent intégrer l’une des 13 licences qui leur sont proposées, parmi lesquelles les «classiques» Economie, business International ou comptabilité, mais aussi ingénierie aérospatiale ou nanotechnologies. Elle propose notamment des doubles diplômes de L3 gestion avec l’université Paris-Dauphine.
Le petit plus: Chulalongkorn est la plus ancienne université de Thaïlande. Elle a été créée en 1917, quand l’empire Siam - coincé entre les Français à l’est (Indochine) et les Anglais à l’Ouest (Myanmar) - misa sur l’éducation pour parfaire sa puissance et garder son autonomie.
Kasetsart University: la meilleure en agronomie
Kasetsart University signifie «université agricole» en thaï.
Gravitant autour de la 700ème place au même classement QS, Kasetsart se distingue surtout pour son excellence dans la formation de futurs scientifiques agronomes. Elle s’articule autour de 7 campus et regroupe 58 000 étudiants, dont 2000 étrangers. Kasetsart University signifie «université agricole» en thaï. Cela fait référence à la naissance de l’université dédiée alors aux sciences agricoles uniquement.Toutes les spécialités sont aujourd’hui possibles, mais les sciences agricoles, agronomes ou vétérinaires restent le cœurs de métier de la fac
Le petit plus : Des échanges avec SupAgro Montpellier (https://www.supagro.fr/) ou l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse sont proposés, (http://www.envt.fr/node?destination=node)
Mahidol University: des échanges avec Oxford
Deuxième université la plus prestigieuse de Thaïlande, Mahidol (Mahidol University) s’est bâti une réputation autour des sciences médicales et biologiques. Ainsi, plus de 50% des masters dispensés à Mahidol concernent la santé, mais on peut aussi bien y étudier les sciences sociales, l’ingénierie ou l’art.
Plus de 50% des masters dispensés à Mahidol concernent la santé.
Avec des partenariats recherche aussi prestigieux que l’Université d’Oxford (UK) en médecine tropicale ou celle d’Osaka (Japon) en biotechnologie, Mahidol a su se créer une solide réputation à l’international et propose par exemple des doubles diplômes avec l’Université de Toulouse (M2 en management international) et des échanges en programme grande école avec l’école de commerce Kedge, (https://kedge.edu/).
Le petit plus : Selon Mylène, en échange avec l’ICN Business school de Nancy, «le campus principal est en plein centre de Bangkok. Il est possible de choisir ses cours, tout est dispensé en anglais, et le niveau est globalement accessible pour les étudiants étrangers».
Thammasat: des anciens prestigieux
Des premiers ministres et le directeur de la Bank of Thaïlande, sont d’anciens élèves
Créée en 1934, (Thammasat University). Thammasat doit sa reconnaissance internationale à son niveau d’études en droit et en sciences politiques. Depuis les années 80 et l’explosion du marché thaïlandais, elle s’est également ouverte au commerce et à l’ingénierie. Thammasat fait partie du LAOTSE, un réseau international d’échanges Europe-Asie. Et c’est aussi par ce biais qu’elle a pu décrocher des échanges avec les écoles françaises les plus prestigieuses comme l’Essec, HEC, mais aussi Sciences Po ou l’Université Paris-Ouest-Nanterre. Privée et payante, l’université propose chaque année un concours national parmi les plus sélectifs, à l’issue duquel 1500 étudiants se répartiront les 117 licences, puis les 105 masters. Une centaine de parcours sont proposés en anglais.
Le petit plus: De nombreuses personnalités thaïlandaises, parmi lesquelles des premiers ministres et le directeur de la Bank of Thaïlande, sont d’anciens élèves de la Thammasat University.