SLATE publie un article fort intéressant sur le Guide du Routard à l’occasion de la sortie du film “Le Routard”.
Il propose une analyse sur le tourisme de masse.
A lire pour réfléchir.
SLATE publie un article fort intéressant sur le Guide du Routard à l’occasion de la sortie du film “Le Routard”.
Il propose une analyse sur le tourisme de masse.
A lire pour réfléchir.
Bonjour sourisgrise,
Cet article me semble intéressant et fort juste d’après ce que j’observe en parcourant le forum , bien qu’il ne faille pas le confondre avec le guide . Cependant, , s’il pointe fort bien les contradictions du tourisme contemporain, il me paraît exagérément pessimiste dans ses conclusions quand il semble suggérer que " le voyageur semble condamné à revoir les clichés pris par ceux qui l’ont précédé et à admirer «en vrai» ce qui figure sur les images qu’il a vues avant le départ et qui l’ont convaincu de partir à son tour" . La solution pour échapper à cette consommation mimétique , à cette destruction des pays visités et à cette aliénation du voyageur consommateur ne serait-elle pas d’apprendre à construire son propre rêve à partir de ses lectures et de sa culture en général et de ne voyager que lorsqu’on le désire vraiment ( ou bien sûr lorsque c’est nécessaire) en élaborant soi-même son
itinéraire ?
D’autre part, il n’est pas impossible de faire des “pas de côté” qui ne susciteront guère d’imitateurs . Il suffit pour cela que la difficulté soit au rendez-vous , et (ou ) la patience nécessaire .
Il est souvent difficile de convaincre un voyageur peu curieux, à la base, que les surprises sont ailleurs, en dehors des images d’Epinal que véhicule chaque destination.
L’expérience en est faite sur ma ville fétiche où rares sont les visiteurs qui interrogent sur le hors sentiers battus.
Les réseaux sociaux, avec les images de papier glacé, parfois retouchées, contribuent pour beaucoup à la paresse intellectuelle.
Construire seul(e) son voyage en se respectant, c’est à dire en essayant d’avoir une approche sincère en lien avec sa personnalité, prendre le temps de chercher, lire et croiser les informations, demande de l’investissement.
Cette catégorie de voyageurs se fait rare au détriment de visiteurs qui se contentent du minimum.
C’est sans compter les voyages préparés par d’autres, comme les agences ou les guides, qui vendent du sur mesure en menant les clients (il s’agit bien de cela) toujours aux mêmes endroits en leur faisant croire à une expérience exclusive.
Bonjour à nouveau ,sourisgrise ,
Il est difficile, certes, de convaincre d’échapper au tourisme de masse , aux prétendus "incontournables " que le Routard préconise, pour ne citer qu’un exemple mais il ne faut pas désespérer. Cela peut être une occasion d’inciter les gens à se cultiver un peu plus .
Le voyageur débutant dans une destination se laisse parfois prendre au piège des destinations les plus connues . Mais il serait dommage de se priver de tous les lieux les plus célèbres . En pareil cas ,la solution peut-être de choisir la période creuse , en dehors des périodes de vacances, si on le peut , ou lorsque les conditions climatiques sont défavorables , autrement dit lorsqu’il y a de quoi tester la réalité de la motivation .
Il est bien dommage, enfin, de se priver du plaisir de préparer son voyage . On fait de multiples voyages en pensée, on s’instruit ( on peut oublier sa pingrerie en investissant dans les livres et les cartes ) . Il ne faut pas non plus oublier le plaisir du voyage lui-même et celui de le raconter . Il y a enfin le plaisir , un rien provocateur , de donner des renseignements qui tournent le dos aux préconisations habituelles .
Enfin , pour passer à la question du budget , préparer un voyage original fait faire des économies très importantes qui peuvent être utiles ailleurs : je m’amuse à voir que sur ma destination fétiche, mes buts de voyage sont (de façon très superficielle ) au programme de croisières hors de prix . Si jamais j’allais à New York , ce sont je doute parce que je n’aime pas l’avion , que je ne supporte pas trop longtemps les villes et le béton, et que je ne veux pas me rendre désormais aussi loin, si j’étais sûre de ne pas avoir à subir une mise en scène contemporaine débile , je serais prête à dépenser une fortune pour assister à un spectacle au Met .
Un voyage coûte cher et en général les touristes veulent que cela se passe au mieux et faire du tourisme sous la pluie , par exemple , ce n’est pas vraiment l’idéal .
Dans l’article ils disent que le voyage " glorifie la figure virile du voyageur-explorateur qui écume la planète et affiche sa fierté d’avoir "fait " tous les pays du monde " , beaucoup se reconnaîtront dans cette description…
Mon souriceau m’a avoué que faire la visite des temples d’Angkor Vat sous la pluie donnait à l’expérience une dimension sublime.
La pluie peut magnifier une expérience ! ![]()
Des goûts et des couleurs…mais la majorité des touristes ne cherche pas la pluie quand ils voyagent , d’ailleurs la question de la meilleure saison ( c’est-à dire sans pluie ) pout partir à tel ou tel endroit revient souvent sur les forums.
Absolument, c’est bien pour cela que certains chantent sous la pluie ! ![]()
Bonsoir,
Lizy, si l’on ne veut pas voyager sous la pluie ,mieux vaut ne pas randonner en Ecosse . Si vous Regardez les" user reports " du site Walkhighlands, vous verrez que les intempéries ne rebutent pas les autochtones et les font même sourire . Et salades , limaces ,et rhododendrons aiment bien la pluie .
Soleil + plage + confort = tourisme de masse . Beaucoup de pluie, beaucoup de marécages , confort d’une bothy écossaise, c’est un sacré filtre ! Et, cerise sur le gâteau, le voyage n’est pas très cher !
Bien sûr que c’est un sacré filtre ! Il est rare que les touristes reviennent de vacances en disant : " c’était super , il a plu tous les jours ! "
Ce n’est pas pour rien que parmi les pays les plus touristiques du monde on retrouve l’Espagne , l’Italie , la Grèce , le Portugal , le Maroc.
Mais je n’avais pas pensé à ce critère pour éviter le tourisme de masse .
Pour New-York je crois que vous déconseillez certaines périodes ( février ? ) à cause des conditions climatiques ( froid ? Pluie ? ) .
Est-ce que la pluie sublime New-York ? Vous allez me dire que New-York est toujours sublime…
Intolérante au froid, je ne recommande effectivement pas NYC en février.
Toutefois, il y a un avantage important à choisir cette date (pour certains): c’est la baisse des tarifs aériens et hôteliers à cette période.
La fréquentation des sites touristiques est moindre ce qui peut être un critère de confort.
Perso je déteste la pluie mais il faut reconnaître que la pluie sous les tropiques ne se vie pas de la même façon que la pluie en Ecosse par temps froid.J’avoue que j’ai gardé un excellent souvenir d’une course à pied sous un orage dans un petit chemin en Forêt à la Cidade de Pedra à Chappada dos Guimaraes au Brésil,on avait de l’eau boueuse jusqu’au cheville et j’ai été très impressionnée par la rapidité de la montée des eaux.
Bonjour,
Il me semble que dans la notion primitive de routard, il y avait la recherche de l’Aventure . A lire les messages désabusés des routards vieillissants et amers, nous sommes non plus nés trop tard dans un monde trop vieux, mais nous vivons trop tard ans un monde dont l’évolution nous déplaît ,où il n’y aurait plus rien à découvrir , où pourtant, à en juger d’après ce forum, la consommation frénétique de voyages lointains prend figure d’obligation mondaine pour les privilégiés, aussi bien pour les jeunes que pour leurs ascendants baby boomers dont les aspirations juvéniles à la marginalité auraient sombré dans le conformisme . La réalité ne permet-elle pas pourtant une vision plus optimiste des choses? Les intempéries, directement affrontées par ceux qui voyagent à pied, sans le soutien d’une agence (les secteurs sans réseau - il en existe encore, y compris chez nous - rendent l’expérience particulièrement intéressante ), le contact le plus direct avec la nature , indiscutablement notre amie , à en juger par l’empressement des insectes qui viennent vous accueillir, font de chaque voyage une aventure susceptible de vous faire vivre , et pour pas cher, des expériences toujours nouvelles et inoubliables, assez éloignées de ce que présentent les images . Si l’évolution du climat est ce que l’on nous promet, beaucoup d’espoirs sont encore permis !
J’ai parcouru le descriptif du “routard”, survolé…
Je voyage depuis les années 70, j’ai fait la route, ça m’agace toujours de voir critiquer ceux qui voyagent le guide à la main. Les anglo-américains avaient de tas de guides variés, inutile de citer des noms…
Enfin bref tout ça me semble tout à fait normal.
Ce qui m’a toujours choqué, c’est ceux qui jettent leurs mégots partout, qui sortent une liasse de billets dans des pays du tiers-monde pour payer un thé ou un café, qui payent sans marchander, qui critiquent le pays visité alors que le premier devoir du voyageur est de tenter de comprendre sans juger… je me souviens d’un routard en Inde qui s’étonnait que les Indiens semblaient fascinés par ses chaussures, de belles chaussures de rando, il concluait que c’était parce qu’il avait des lacets rouges et que c’était la couleur de l’illumination… c’est tout simplement que les Indiens “de la rue” ne pouvaient s’offrir ça.
Enfin bref, voyager c’est comprendre, réfléchir, et respecter. Pas coloniser.