Idées rando en boucle 2-3 jours dans le Queyras en août avec nuit en refuge

Forum Alpes

Bonjour à toutes et à tous,
Je cherche des idées de randonnée en boucle dans le Queyras pour une sortie de 2 ou 3 jours début août.
L’idée est de faire de belles balades avec de magnifiques panoramas : cols, lacs, paysages ouverts… On privilégie la beauté des vues.

Nous aimerions faire une boucle (retour au point de départ), avec des nuits en refuges.
Si vous avez des idées de parcours à recommander, ou des refuges sympas sur l’itinéraire, je suis preneur !

Merci d’avance pour vos suggestions,
et belles randos à tous :blush:

Bonjour,
Pourquoi pas des refuges italiens, comme par exemple le refuge Lago Verde, le refuge Jervis ou le refuge Granero, tous accessibles depuis la vallée du haut Guil et le secteur d’Abriès.

Un exemple de randonnée, qui peut être scindée en deux jours avec une nuit au refuge Lago Verde:

https://www.visorando.com/randonnee-grand-tour-vers-l-italie-depuis-les-roux/

Le village du Roux d’Abriès peut être atteint en voiture ou en navette gratuite l’été pendant les vacances scolaires (navettes inter-villages Escartons du Queyras).

Un crochet permet de rejoindre très facilement le refuge Nino Sardi, au col de Bouchet, ce qui offre une variante pour rejoindre le Roux ou Valpreveyre. De Nino Sardi, un sentier en territoire italien rejoint celui qui monte vers le col de Malaure, col frontalier qui permet également de revenir en France à Valpreveyre.

L’accueil au refuge Nino Sardi, petit refuge authentique, est assuré par des bénévoles du club alpin italien.

Refuge Jervis: peut être rejoint depuis la France par le col d’Urine et le col Lacroix.

https://www.visorando.com/randonnee-tour-du-mt-viso-en-5-jours-1ere-etape/

En Italie, un itinéraire relie le refuge Jervis au refuge Granero, situé sur les rivages d’un lac (lac Lungo).

https://www.visorando.com/randonnee-du-rifugio-jervis-au-rifugio-granero/

Du refuge Granero, on revient en France par le col Sellière et le chemin du belvédère du Viso.

La navette dessert la vallée de l’Echalp à Abriès.

Pour l’Italie, la carte numérique Opentopomap est plus précise (sentiers représentés en pointillés) que la top 25 IGN qui ne montre de l’Italie qu’un sfumato artistique. Mais l’idéal, c’est de se procurer la carte italienne.

https://istitutogeograficocentrale.it/it/

Carte No 106 Monviso

Bonjour,
J’avais envoyé le précédent message en 4e vitesse. Devinez pourquoi ! :grinning: (indice: la date).
Un outil bien pratique pour organiser une rando de 2/3 jours est le très classique et éternel
topo guide du GR 58 Tour du Queyras et ses innombrables variantes.
D’ailleurs, l’itinéraire col d’Urine - Rifugio Jervis - col Lacroix (ou dans le sens inverse) est une variante du GR 58.
L’itinéraire col Lacroix - Jervis - Rifugio Monte Granero - col Sellière (possibilité de faire d’une seule traite col Lacroix - refuge Granero, et de prévoir une nuit au refuge du Viso) est une variante du tour du Pain de Sucre, également décrit dans le topo guide GR 58.

Mais un refuge comme celui du Viso peut très bien être envisagé comme base pour une randonnée sur place. Le chemin est long (et un peu fastidieux) depuis l’Echalp (terminus navettes) ou même depuis la Roche écroulée (parking). Lac Lestio, col de la Traversette et le fameux tunnel , col de Valante, pointe Joanne: on a le choix.

Un phénomène qui obsède tout le monde : la nebbia, ce fameux brouillard qui enveloppe les sommets et les cols de la frontière. D’où l’interêt de partir tôt.

Une autre grande classique de la randonnée : le tour de la Font Sancte, dans le secteur de Ceillac. Une pratique courante des randonnées d’au moins 1.000 m de dénivelée par jour et une météo favorable sont indispensables.

Une autre variante du GR 58, assez sportive elle aussi, consiste à parcourir la boucle Abriès - lacs du Malrif - refuge des Fonds de Cervières - col de Peas. On peut monter aussi aux lacs du Malrif à partir d’Aiguilles, mais personnellement je préfère le chemin qui part d’Abriès.
A partir du col du Peas, on peut poursuivre sur le GR en direction d’Aiguilles en passant par les hameaux Rouet et les Meyries (celui-ci mérite vraiment une visite). Il est très facile de descendre sur Ville-Vieille où on peut boire un coup (jardin terrasse de l’hôtel Guilazur, ou crique rafraichissante sur les rivages du Guil). Les navettes permettent de regagner son point de départ.

Bien pratiques, les navettes, pour raccourcir le chemin ou prendre une échappatoire afin de descendre vers un village ou un arrêt en cas de fatigue ou mauvais temps, ou gérer une randonnée à la carte, sans être prisonnier d’un GR.

Attention: ce lien concerne l’année 2024.

https://www.ccguillestroisqueyras.fr/vivre/deplacements/navettes-ete/

Bonjour Mado,

Un grand merci pour votre réponse très complète et riche en détails ! Je n’avais pas réalisé à quel point les randonnées vers les refuges italiens étaient accessibles depuis le Queyras – c’est une belle surprise. Vous donnez envie de traverser la frontière à pied !

Je vais étudier toutes ces idées avec beaucoup d’attention. Les itinéraires que vous mentionnez, entre cols, lacs, variantes du GR58 et passages par des refuges authentiques, correspondent parfaitement à ce que je cherchais. C’est un vrai plaisir de lire les conseils de quelqu’un qui connaît si bien le terrain. On sent la passion et l’expérience derrière vos mots.

Merci encore pour ce partage généreux. C’est précieux !

Et belles randos à vous aussi !

Ce message de remerciement fait chaud au coeur. Pour beaucoup, le Queyras, c’est une belle histoire. Lorsque j’ai débarqué pour la première fois dans ce massif, au début des années 1980 (!), je n’y connaissais rien en matière de montagne, de randonnée, sauf les stages de cartographie/orientation ou randonnées/bivouac organisés pour les groupes de jeunes.
En fait, et je pense notamment au Queyras, j’ai beaucoup reçu et je revis les instants vécus avec gratitude: les hébergeurs, parfois taquins, surtout avec les novices, les randonneurs expérimentés (“les cafistes des années soixante”, autrement dit “les vieux”) qui nous abreuvaient de conseils, les vieux guides, qu’on écoutait religieusement, à l’heure de l’apéro, dans des gîtes comme Le Gabelous à Saint-Véran, les moniteurs de ski de fond, qui nous ont donné le goût de l’autonomie et des grands espaces.
Une foule se tient à mes côtés pour recevoir vos remerciements si chaleureux.

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