Suite à une intervention médicale sur un voyageur, notre avion, en provenance de Bangkok, a été bloqué plus d’une heure à son arrivée à Moscou. Comme mon épouse et moi, beaucoup de voyageurs en transit n’ont pu avoir leur correspondance. A notre descente de l’avion, nous n’avons bénéficié d’aucune information et d’aucune prise en charge. Nous nous sommes retrouvés, environ soixante personnes, agglutinées, dans un espace informel, à l’entrée de la zone commerciale, face à un comptoir derrière lequel officiaient trois hôtesses. Aucun ordre, aucun essai d’organiser la file d’attente. Les voyageurs se pressaient les uns contre les autres et tendaient leurs passeports et billets aux hôtesses qui choisissaient au hasard un des bras tendus. Le traitement de chaque situation prenait beaucoup de temps. C’est donc debout, sans aucune possibilité ni de m’asseoir, ni d’aller me rafraichir que j’ai attendu 5 heures. (Arrivé à 20 h, obtenu mon billet à 1 h du matin !). J’ai obtenu deux places dans un avion qui partait 24 h après celui que j’avais manqué, du fait du retard dont était responsable Aeroflot, laquelle compagnie m’avait vendu le trajet complet, donc s’étant engagée sur la correspondance. Le seul dédommagement a consisté en des tickets de restauration, valables dans quelques établissements de la zone de transit. Aucune proposition de chambre d’hôtel, même pas de lieu de repos. Les seuls endroits où l’on pouvait s’asseoir se trouvent dans un grand hall, bruyant et peu chauffé. Vers 8 h, je suis retourné au comptoir où j’avais passé une partie de la nuit, demandant une meilleure prise en charge. J’ai alors obtenu grâce à une escale à Paris, un retour pour Lyon où je suis arrivé avec 20 h re retard par rapport à l’horaire initialement annoncé.
Outre l’inconfort, ce qui a choqué, c’est l’absence de considération. C’était comme si nous étions en tort, nous n’avions aucun droit. Des enfants criaient, des personnes, dont mon épouse, épuisées, ne pouvaient que s’allonger par terre. Il n’y a eu aucune intervention du personnel pour soulager d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que distribuer un peu d’eau. C’était profondément humiliant.
Je me demande ce que je peux intenter contre Aeroflot. Le moins que je puisse faire c’est de décourager quiconque d’accorder la moindre confiance en cette compagnie.