De retour de 3 semaines en Albanie avec 2 grands ados

Forum Albanie

De retour d’Albanie l’été dernier, voici quelques conseils pour vous chers routards!

Tout d’abord, comme beaucoup de Français on aime bien dans la famille nous débrouiller tout seuls. Mais on a fait appel pour quelques moments à une agence locale, et c’était top. Voici comment tout ça s’est passé.

Tout d’abord on a imaginé l’itinéraire - beaucoup de lectures, de guides papier et de blogs sur Internet. On voulait : du mouvement (activités plutôt sportives, visites de sites), du farniente (plage, baignade), de la nature, de la culture. On a tout eu! On voulait aussi éviter d’être tout le temps sur la route, donc on a passé au moins 2-3 nuits dans chaque logement. Au final voici ce que ça a donné :

Arrivée à Tirana tard le soir. Taxi jusqu’au logement.

J’ai réservé tous les logements sur booking. Il y a assez peu de choix sur Airbnb. ATTENTION : quasiment tous les logements demandent à être payés en liquide !! Pour 3 semaines ça fait une sacrée quantité de cash à transporter avec soi (sinon on peut retirer dans les banques mais les tarifs sont assez élevés). Par contre on peut payer en euros la plupart du temps, et ça c’est plutôt intéressant financièrement.

Jour 1 : Tirana : montée au BunkArt (en bus : il y a un bus qui y amène depuis le centre).

J’avais lu le très intéressant post sur les bunkers de l’Albanie sur le site L'histoire de la bunkerisation de l'Albanie: comment et pourquoi plus de 170 000 bunkers avaient été construits Comme on avait aimé ce post, on a fait appel à leur guide pour découvrir le musée. C’était passionnant. Elle nous a raconté son histoire personnelle – son grand père a été l’une des victimes du régime, et le BunkArt est pour elle un lieu vivant de mémoire.

Et c’est vrai que des bunkers il y en a partout, c’est vraiment un des traits du pays. Et à Tirana, c’est le plus intéressant. Évidemment, c’était celui du dictateur ! On y ressent un petit vent glacé qui n’a pas qu’à voir avec la température fraîche (prévoyez un pull!!) du souterrain.

Quelques autres bunkers se visitent dans le pays, d’ailleurs il y en a un autre à Tirana. Beaucoup sont juste abandonnés, très photogénique!

Comme le téléphérique est juste à côté du BunkArt, on est montés. C’est cher et il n’y a pas grand chose à faire en haut pour de grands ados (17 et 19 ans) et leurs parents, à part voir la vue qui est impressionnante. On se rend compte que Tirana est tout près de la mer…

On récupère une voiture de location. Là encore, on a fait appel à https://goalbania.voyage pour pouvoir louer sans avoir le problème de carte de débit (quasiment toutes les cartes bancaires en France sont des cartes de débit, or beaucoup d’agences à l’étranger n’acceptent que les cartes de crédit / ou bien avec une carte de débit ils prennent une énorme caution).

Jour 2 Le matin, promenade dans Tirana. On monte sur la pyramide. Après le déjeuner, départ pour Permet. Trajet de 3h30 en voiture.

Jour 3 Rafting sur la Vjosa. On a fait appel à une agence de Permet ( Rafting – Albanian Adventure Resort) qui organise tout. C’est très beau, et le rafting n’est pas très dur, on a des moments où il faut ramer et d’autres où on peut juste profiter du paysage. Notre guide francophone est très sympa. A certains endroits, on peut sauter de la falaise dans la rivière, à d’autres endroits on fait juste trempette…

L’après-midi, on va jusqu’à Benje, où il y a des sources d’eau chaude. On ne se baigne pas dans les sources, mais on remonte à pied notre premier canyon (je veux dire, le premier du pays – il y en aura d’autres). C’est magnifique. Plus on s’éloigne des sources, moins il y a de monde, et j’adore ça !

Jour 4 Le matin on monte – ou plutôt on grimpe, la côte est très raide – jusqu’à une très belle petit église située juste au-dessus de Permet, couverte de belles et anciennes fresques. Puis on participe à un atelier de fabrication de Gliko – c’est une confiture avec des fruits entiers, une spécialité de la région. C’est Goalbania qui nous l’a conseillé et qui l’a organisé, merci à eux. L’expérience est très chouette, dans une famille qui fabrique ses glicko depuis des générations. Et puis comme ça on a un souvenir idéal à rapporter à papy.

Puis on roule 2 h jusqu’à Gjirokastra

Jour 5 Gjiorkastra : on visite une vieille maison traditionnelle, la maison Skendulli, avec une guide francophone. C’est très intéressant, et on est un peu libres de grimper partout. La guide n’intervient que de temps en temps à chaque étage. Il y a beaucoup d’étages, et notamment la grande terrasse du haut – réservée aux hommes bien sûr. Quoique si je me souviens bien les femmes pouvaient rester au fond – loin de la vue. Puis on visite le château sur le haut d’une colline (on n’entre pas dans son musée des armes, que l’on doit payer en plus de l’entrée du château), on y pique-nique avec une très belle vue sur la ville. Puis direction le pont Ali Pacha, belle promenade. Ça grimpe pas mal. Et à l’arrivée le très beau pont, et quasiment personne à part quelques chèvres et leurs bergers. Et la dernière maison avant le pont ? Un petit café, une pause méritée.

Jour 6 Gjirokastra : Pendant que la famille dort, je visite une autre maison traditionnelle : Zekate. J’adore. Là je visite seule, il n’y a pas de guide. Mais il y a pas mal de mobilier, c’est très agréable.

L’après-midi, mon mari veut absolument qu’on aille au bord de la mer dans le sud. C’est parti. C’est terrible. On arrive à Ksamil (il a lu que c’était mieux que Saranda). On peine beaucoup à se garer. Et après, on découvre les plages. Le site enchanteur a été transformé en cauchemard ! Des transats très serrés placés tout autour de la baie, et chaque propriétaire de plage qui met ses enceintes à fond (ils aiment le rap français, soit dit en passant, les jeunes étaient contents), du coup une chanson dans l’oreille droite et une autre dans l’oreille gauche. Dans la mer, impossible de nager – il y a trop de scooters, de bateaux, de pédalos, de cordes. A fuir.

Jour 7, 8 Moi j’avais prévu la plage à Himare, et c’est là qu’on se rend le lendemain - 2 h 30 de route. On y loge dans un camping aménagé pour touristes sans tentes (ils louent les tentes avec des matelas dedans). C’est enchanteur !!! A noter qu’il n’y a pas de plage mais des rochers aménagés avec des échelles. Nous on est fans, mais pour des personnes un peu plus ou un peu moins jeunes, ça pourrait être compliqué.

Jour 9, 10, 11 On reste au bord de la mer, pas loin, mais on s’installe dans une petite ville appelée Gjilek. Là, notre logement est beaucoup plus cher et très sommaire (j’avais mal lu le descriptif parce qu’il n’y avait pas la cuisine escomptée…). Et puis sans voiture, pas pratique : c’est au milieu d’une pente, donc pas très accessible à moins de grimper 30 minutes à la fin de la journée de baignade. En voiture non plus c’est pas pratique : c’est compliqué de se garer.

Conclusion sur la mer en Albanie : c’est bien parce qu’on aime bien se baigner et trainasser, mais ce n’est certainement pas le top de l’Albanie. Le reste du pays est bien plus passionnant et envoûtant. Et sinon, peut-être qu’en passant par une agence on aurait pu au moins trouver un logement plus pratique (disons, testé par l’expérience haha), et éviter Ksamil et ses environs.

Jour 12 Mer le matin puis 2h30 de route jusqu’à Berat.

Jour 13, 14, 15 : on rayonne autour de Berat. D’abord on visite la très belle ville, de nuit, de jour. On monte au château. On visite le musée du peintre d’icônes Onufri. L’église où il se trouve est vraiment très belle, et les icônes présentées sont elles aussi magnifiques.

Puis on va randonner dans le canyon d’Osumi. Je voulais y faire une activité type rafting, ou canyoning, ou hydrospeed. Mais c’est impossible car il y a trop peu d’eau cet été. Il y a bien un prestataire qui propose une descente sur de grosses bouées. Mais avec un groupe de 40 personnes, non merci. On se décide pour la randonnée en solo. On repère l’endroit où descendre sur google maps. De sympathiques allemands l’ont noté : « embarquement rafting ». Puis on marche. On croise le groupe avec les grosses bouées. Ils sont équipés aussi de grosses combinaisons de plongée. On est heureux d’avoir évité cela. Par contre, comment remonter ?? On finit par suivre un autre groupe : le chemin de remontée est difficile à trouver. On aurait pu marcher jusqu’à la ville la plus proche, mais ç’aurait été trèèèèès long – la marche dans le canyon est très ralentie par l’eau. Et il y a plus d’eau que l’on ne le pensait : on passe souvent avec de l’eau jusqu’au cou.

Après cette randonnée mémorable, on va voir les chutes de Bogove. C’est joli, on se baigne mais c’est glagla.

Jour 16 : Derniers moments à Berat, puis route vers Tirana : 2h.

Jour 17 : route vers Shkodër 1h40. A l’arrivée, on monte directement sur la forteresse Rozafa. Il y a du vent, le soleil joue avec les nuages, c’est très romantique. Dans le mini-musée, on peut voir des boulets de canon en pierre d’une taille… incroyable. Ils ont été tirés par les Ottomans.

Jour 18 : On part pour les montagnes. C’est un périple incroyable, que l’on peut organiser soi-même, sans agence, si on a un peu de temps. Il faut réserver les billets sur le site https://komanilakeferry.com/ . Le billet comprend le transfert en minibus depuis le centre de Shkodër, jusqu’à Koman. Puis le billet de ferry de Koman jusqu’à Fierze. Ce trajet en ferry est enchanteur : il fait vraiment partie du voyage. Puis le billet de minibus de Fierze jusqu’à Valbona. Là, vous êtes arrivés dans les montagnes. Prenez un logement le plus près possible du départ de la rando : si vous êtes à l’autre bout du village, vous pourriez vous rajouter 1h30 de marche pour le lendemain ! Nous on était à la Guesthouse Dioni, la proprio est vraiment charmante, c’est perdu dans les bois, c’est génial (mais on mange dehors sous un auvent, ça caillait un peu quand même). En tous cas ça vous donne un repère pour savoir vers où trouver votre logement.

Jour 19 : rando Valbona-Theth. C’est magnifique !

Jour 20 : on se promène à Theth et autour. C’est magique, même s’il y a tout de même beaucoup de monde désormais. On va notamment à l’oeil bleu de Theth et on s’y baigne. C’est froid, mais qu’est-ce que c’est beau !

Jour 21 : route Theth – Shkodër, nuit à Shkodër. On utilise le même système qu’à l’aller, avec des billets achetés sur https://komanilakeferry.com/

Jour 22-23 : route Shkodër - Kepi i Ronit 2 h, puis c’est là qu’on reste. J’avais vu ce site sur un guide papier. Mon conseil : c’est pas mal mais évitez. Le lieu est magnifique mais il est rempli de bouteilles en plastique, dans les buissons, au bord des chemins, et bien sûr sur les plages. Seule la plage privée de Kepi i Ronit n’en a pas, parce qu’elle est privée donc entretenue. On peut aussi y déjeuner. C’est là qu’on passe nos dernières journées, qui sont ma foi fort agréables – et on voit un dauphin !

Jour 24 Retour à Tirana et départ.

Conclusion : une destination parfaite pour nous et nos ados !

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vos infos sont tres utiles ! merci pr votre partage

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Avec plaisir, si cela peut servir :wink:

Je suis allé en Albanie en camping-car depuis Montpellier en mai et juin 2009 avec ma femme, aller par la Croatie, retour par le Montenegro, la Bosnie et la Slovenie. Nous étions parmi les tout premiers voyageurs d’Europe de l’ouest à aller dans ce pays. Nous avons passé 10 jours en Albanie. Il n’y avait aucune infrastructure touristique à l’époque mais nous avons fait un voyage formidable. Et je vois qu’il n’y a pas eu beaucoup de progrès depuis!

Bonsoir

Merci pour toutes ces infos qui vont être très utiles pour organiser nos vacances en août prochain.
Que pouvez vous me dire sur les prix? Restos, activités? On lit beaucoup d’infos différentes sur les prix en Albanie . Merci à vous

Je suis allé dans ce pays à plusieurs reprises entre 2019 et 2026, et je dois vous dire qu’au cours de ces années, la différence en matière d’infrastructure est colossale. En particulier les nouvelles routes partout. Mais aussi les cafés, les promenades en bord de mer, le niveau de service – tout s’est considérablement amélioré. Cela dit, personnellement, l’Albanie me tient à cœur en tant que lieu qui n’est pas envahi par les touristes, et d’une certaine manière, je préférerais que tout ne se transforme pas partout en une zone de vacances européenne typique. Quoi qu’il en soit, vous pouvez maintenant regarder des photos de l’Albanie moderne et être surpris par le niveau d’infrastructure dans les endroits les plus variés. Tirana, à cet égard, m’étonne, car j’ai l’impression que c’est une ville que je ne connais pas, comparée à ce qu’elle était lors de ma première visite.

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