Alors que la nuit tombe, au loin sur l’horizon marin des éclats de lumières par intermittence attirent le regard …
On reconnaît le classique faisceau d’un phare situé bien au large, face à l’Océan Atlantique.
En effet, il s’agit là du célèbre phare de Cordouan, il balise l’embouchure du vaste estuaire de la Gironde.
Mais Cordouan s’avère être bien plus qu’un banal phare, c’est un vrai monument historique, vénérable, puisque il a été édifié il y a plus de 400 ans.
Déjà, il y a de cela quelques années, j’avais particulièrement apprécié une première visite de ce très singulier phare ; mais depuis, l’envie d’y retourner un jour me m’avait pas vraiment quitté.
Quand on énumère la liste de toutes les spécificités de ce fameux phare de Cordouan ainsi que de tous les superlatifs qui lui sont attribués, on comprend très vite pourquoi il fascine tant ses visiteurs. Jugez plutôt !
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Cordouan a été le premier phare classé Monument historique (dès 1862).
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Cordouan est le dernier phare habité, par des gardiens, en permanence et ouvert à la visite (c’est unique au monde paraît-il).
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Cordouan est le seul phare « Royal » où a été aménagé une chapelle et un appartement pour les rois de France.
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Cordouan est aussi le phare où a été expérimentée pour la première fois la célèbre lentille de Fresnel (en 1823), un ingénieux système optique qui désormais équipe la plupart des phares dans le monde.
Et pour couronner l’ensemble, Cordouan, le « Roi des phares » est inscrit depuis 2001 au Patrimoine Mondial de l’Unesco, rien que ça ! Mais c’est une juste reconnaissance.
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Petit matin d’une journée de juin … les eaux de l’estuaire sont calmes et le soleil déjà généreux. Voilà qui promet une matinée aux conditions idéales pour aller faire une virée vers ce phare à nul autre pareil.
La vedette de la compagnie La Sirène de Royan est sagement à quai, en attendant les visiteurs du jour, dont je suis.
Cette embarcation joliment nommée Jules Verne va donc nous mener, pas pour un tour du monde en 80 jours ;-), mais vers l’embouchure de l’estuaire jusqu’au phare, beau programme n’est-ce pas ?
Laissons à présent le port de Royan en longeant tout doucement les bateaux de plaisance, les voiliers et autres bateaux de pêche alignés dans le port.
Cap sur Cordouan !
Cet estuaire de la Gironde est immense, le plus vaste d’Europe (encore un autre superlatif pour ces lieux !). Avec ses 75 kilomètres de long et une largeur jusqu’à 12 kms pour la plus grande, il déverse ses eaux dans l’Atlantique.
Autant dire que la navigation sur ces flots vous donne une vraie impression de gagner la pleine mer.
On approche progressivement de Cordouan, sa silhouette se fait plus grande avec ses quelques 67 mètres (et demi, soyons précis ) de hauteur et pour le moins majestueuse avec son architecture digne d’un château.
La marée est haute ce matin et Cordouan se trouve totalement entouré par les flots. L’ensemble du plateau rocheux sur lequel cette tour-phare a été édifiée est toute recouverte d’eau.
Aussi, pour atteindre l’entrée du phare les visiteurs que nous sommes doivent changer d’embarcation. Débarquer de la vedette et prendre place sur un drôle d’engin amphibie, mi-bateau, mi-barge sur roues, … et nous de suivre du regard, le premier groupe de visiteurs navigant sur cette originale embarcation.
Pour éviter les rochers et les bancs sablonneux camouflés sous ces hautes eaux, le pilote doit naviguer en sinuant ainsi sur la mer, puis ensuite sortir les roues pour avancer cahin-caha sur une chaussée empierrée couverte de quelques dizaines de centimètre d’eau … Cela donne un petit côté aventure et une impression d’«expédition» à ce parcours.
A nous maintenant d’accoster au pied du phare et d’emprunter une volée de marches pour accéder au monument.
Cordouan, un phare présenté comme royal se doit de posséder une couronne mais il ne faut pas l’imaginer posée tout en haut de la colonne comme sur la tête d’une majesté. Non, la couronne de Cordouan, on la trouve à ses pieds … en effet, il s’agit du nom donné à une sorte de chemin de ronde situé à la base du phare.
Un espace protégé par une imposante muraille circulaire, elle permet à l’édifice de résister aux assauts des déferlantes qui l’attaquent lors des fortes tempêtes.
Par endroits, les blocs de pierres des murs à l’extérieur du phare témoignent du résultat de l’érosion marine. Un calcaire abrasé, raboté et grignoté par l’effet des vents et des embruns d’eau salée.
Voyez ce visage sculpté ainsi rongé, si expressif avec ce masque et une attitude de stupeur et de douleur !
Une jolie « couronne » de pierres taillées et de sculptures ceint le phare. Ce côté moins exposé aux vents dominants soufflants de l’Ouest s’avère plus à l’abri et ces ornements ouvragés ainsi demeurent mieux conservés.
Tout autour de cette partie circulaire de la base du phare, et donc bien protégée par les imposants remparts, sont situés les espace privatifs des gardiens : des locaux techniques, une salle d’exposition et une boutique de souvenirs, les touristes comme partout sont attendus …
On peut aussi fureter son regard vers une très belle pièce : l’appartement de l’ingénieur. Histoire de se plonger dans l’ambiance d’autrefois, celle très 19eme où les ingénieurs du service des Phares et Balises étaient choyés.
Ce logement où le bois et les lambris dominent a été restauré il y a quelques années.
Levons à présent le regard avec cette vue en contre-plongée, Cordouan apparaît dans toute sa splendeur sur ce fond d’un bleu ciel, intense et magnifique.
Place à la visite du fut de Cordouan, c’est ainsi que l’on nomme l’intérieur de la colonne d’un phare.
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L’entrée du rez-de-chaussée : le vestibule. est la première étape de la visite.
On y est accueilli par Nicolas, un des gardiens de Cordouan. Des gardiens qui ont une double casquette (même si Nicolas sur la photo n’en portait aucune lors de ma visite !). À la fois électromécanicien et guide touristique à l’occasion.
Les visiteurs du jour ont droit à quelques mots de présentation : un peu d’histoire au sujet de la construction de Cordouan et de ses différentes salles, quelques explications techniques à propos de son optique et donc de la lentille de Fresnel et des détails concernant le travail quotidien des gardiens qui s’y relaient de semaines en semaines.
Surveillance du fonctionnement et de l’environnement, travaux d’entretien, rapports d’activités … chacun des quatre gardiens de Cordouan passe ainsi, nous dit Nicolas, 6 mois par an sur place. Entre flots océaniques et flots de visiteurs en saison … et solitude principalement hivernale.
« Vous ne vous ennuyez pas un peu de temps en temps dans cette tour si isolée en pleine mer ? » … est une des questions posées par un des visiteurs. La réponse de Nicolas fuse : « Oh non ! On a vraiment beaucoup à faire au quotidien … », et d’ajouter : « On n’a même pas la télé ici ! ».
Bon, il y a tout de même le Wifi pour la communication et puis avec un tel décor sous les yeux, si changeant au gré des marées, de la météo, des saisons et des lumières, on est assuré à Cordouan de bénéficier de captivants moments de contemplation …
Avant de s’engager dans l’escalier en colimaçon et d’arpenter les 301 marches pour gravir les 6 étages du phare, il faut jeter un coup d’œil (et même deux !) aux détails de ce vestibule.
Par exemple, vers la petite salle qui servait dans le temps, c’est à dire durant deux siècles, de chambre aux gardiens. Plutôt austère le confort de l’époque !
A voir également dans ce vestibule cette fontaine ouvragée alimentée par l’eau de pluie. On avait beau être ici entouré d’une infinie étendue d’eau, mais que d’eau salée ! Aussi, l’eau douce des averses s’avérait précieuse pour les gardiens du phare.
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Quelques marches gravies et ce sont les deux salles les plus prestigieuses de Cordouan qui s’annoncent .
D’abord le premier étage où est situé l’appartement du roi.
En découvrant cet intérieur on a vraiment l’impression de se trouver au centre de la tour d’un monumental château, en tout cas on est bien loin de l’aspect banal d’une pièce de phare.
Cette salle d’apparat en impose avec son sol pavé de marbre blanc et noir et ses murs avec pilastres.
Des bustes de savants du 19 trônent aux quatre « coins » de cette salle pourtant toute ronde.
Deux imposantes cheminées (dont seulement une était fonctionnelle) devaient assurer un confort acceptable aux têtes couronnées … qui d’ailleurs n’ont finalement jamais mis les pieds à Cordouan !
Mais certains rois ont tout de même voulu marquer de leur empreinte ce monument, leurs monogrammes sont inscrits ici ; à l’image de celui du Roi Soleil Louis XIV, « MTL».
Et Cordouan d’être parfois surnommé de ce fait le « Versailles des Mers ».
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Le faste, encore au second étage avec la chapelle Notre-Dame de Cordouan.
C’est à Henri IV que l’on doit cette superbe chapelle. Un tel lieu de culte à l’intérieur d’un phare est (enfin serait) unique au monde, Cordouan a bien tout d’un phare d’exception.
Et quelle architecture ! Voyez cette somptueuse coupole et toutes ces sculptures murales.
Un autel de marbre, un pavement gris et des vitraux complètent comme il se doit la décoration.
Et pour les bénitiers, des coquillages géants s’imposaient évidemment pour ce lieu de pleine mer.
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La succession de marches à enjamber de se poursuivre. A la sortie de cet étage, il n’en reste que 231 pour atteindre la passerelle autour de la lanterne.
Autant faire une petite pause et jeter un œil à travers les vitres pour avoir une vue sur l’océan et le plateau rocheux qui commence à se découvrir.
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Au troisième étage, la salle des Girondins.
Là, il n’est plus question des fastes royaux pour cette pièce. Son aspect architectural paraît beaucoup plus dépouillé mais pourtant il est le résultat d’une vraie prouesse architecturale.
En 1786 débutent à ce niveau du phare des travaux de surélévation. Ainsi Cordouan gagnera 20 mètres de hauteur en supplément. Le but ? Augmenter la portée lumineuse du faisceau afin de mieux indiquer aux bateaux l’embouchure si dangereuse de l’Estuaire de la Gironde.
De l’extérieur, voilà à quoi ressemblait Cordouan avant sa surélévation.
Concernant la prouesse architecturale ? la voilà : un assemblage millimétrée des pierres de taille assure ainsi la stabilité de la construction. Comme on le voit, le long escalier en colimaçon s’appuie sur une voûte et s’enroule dans un cône … et le plafond d’apparaître avec un aspect évoquant un cœur.
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L’escalier en colimaçon mène ensuite à la salle du contrepoids. 4ème étage.
Un contrepoids qui autrefois permettait de rythmer le feu de la lanterne en occultant par intermittence le faisceau lumineux.
Cordouan a, dit-on, été l’un des premiers phares au monde à utiliser cette technique. Encore une spécificité de ce phare vraiment si novateur.
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On approche maintenant du sommet du phare … la taille de la salle des lampes au
5ème est beaucoup plus petite que celles des étages précédents.
Une salle dédiée au stockage du matériel d’éclairage du phare.
Les combustibles et les sources d’énergie pour alimenter la lanterne de Cordouan ont, vous vous doutez, beaucoup changé au fil du temps …
Bois, poix et goudron à l’origine en 1611, en passant au blanc de baleine et à l’huile de colza ensuite … Gaz de pétrole en 1907 et depuis 1949 ce sont des groupes électrogènes qui fournissent l’énergie nécessaire à la lanterne.
Actuellement et depuis 2006, le fonctionnement est tout automatisé.
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Avant de prendre l’air et de bénéficier de la vue panoramique autour de la lanterne, au 6ème étage on passe devant la toute petite pièce de veille, principalement occupée au centre par un bureau.
C’est dans cet espace confiné que les gardiens d’antan prenaient leurs quartiers de nuit, veillant au bon fonctionnement du faisceau. Un partie de leur travail consistait à établir leurs rapports d’activité consignés dans un grand livre.
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Plus que 19 marches à monter pour atteindre la passerelle extérieure, tout au sommet du phare.
Et là, une grand bouffée d’air marin vous attend et surtout un point de vue panoramique sur l’océan et sur l’embouchure du grand Estuaire de la Gironde.
Quel panorama ! En tournant autour de lanterne, le regard ne cesse d’être captivé par la vue.
L’immensité de l’Atlantique à l’Ouest … puis la pointe du Verdon et les dunes côtières vers le Sud et ensuite (ou auparavant) côté nord s’étirent les côtes de Charente-Maritime. On y devine dans la brume de chaleur, la silhouette élancée du phare de La Coubre, il balise la passe nord de l’entrée de l’estuaire.
La mer continue de se retirer maintenant même si des vagues successives viennent ourler le plateau rocheux.
Et au pied de la colonne, l’ombre sombre de Cordouan s’imprime sur l’estran.
Côté opposé, c’est le passage empierré découvert qui forme une longue ligne fuyante.
Un autre aspect du panorama attire également la vue, les nombreux bancs de sable qui affleurent à marée basse.
Parmi ces bancs de sable, un semble particulièrement immense. Il s’agit de l’« île sans nom » … ou parfois appelée encore île mystérieuse ou nouvelle.
Apparue en mars 2009, elle est le résultat de l’action des courants océaniques et des mouvements des bancs de sable. Un haut fond sablonneux était alors devenu une île permanente.
Sa superficie reste très variable oscillant de seulement 4 hectares environ à marée haute à parfois 200 hectares lors des grandes marées … basses !
Cette île, donc sans vrai nom, a vu peu à peu son cordon dunaire se recouvrir de végétation de bord de mer ; mais les dernières tempêtes d’équinoxe ont fait reculer (et presque disparaître pour l’instant) cette végétalisation, noyée ainsi sous l’assaut des vagues-submersion !
La naissance d’une île … en voilà une situation originale et avant de baptiser d’un nom définitif ce nouveau territoire, élus locaux et autorités administratives de la région se sont posés une question essentielle :
ce territoire insulaire récent devait-il être rattaché administrativement au département de la Gironde ou plutôt à celui de la Charente-Maritime ?
On l’imagine les élus de ces deux départements prêchaient chacun pour leur paroisse … enfin pour leur département. Et si cette île devenait un atout touristique intéressant ?
Finalement, l’affaire a été tranchée. L’île sans nom étant à proximité de l’îlot de Cordouan qui lui est officiellement en Gironde, commune du Verdon-sur-Mer, la nouvelle île se devait d’être également rattachée à cette municipalité girondine.
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Bref, si on revenait à évoquer le phare de Cordouan et sa lanterne … on l’a ici, au sommet du phare, sous les yeux, et en grand format.
Et l’on parle à nouveau du génial Augustin Fresnel. L’ingénieur qui a mis au point ce système de lentilles avec ces prismes qui accentuent la portée lumineuse du phare. Expérimentée ici dès 1823 avant d’être utilisée ensuite dans la plupart des phares du monde.
La lumière du phare de Cordouan est visible de nuit depuis le large à près de 40 kms (sauf en cas de brouillard, évidemment!).
Un détail qui peut paraître étonnant, le système de renforcement de l’intensité lumineuse permet actuellement d’utiliser des ampoules d’une puissance de seulement … 250 watts !
Et la signature lumineuse de Cordouan : 3 occultations toutes les 12 secondes.
Un secteur vert indique la passe principale pour les gros bateaux et un secteur rouge pour la passe destinée aux embarcations à plus faible tirant d’eau.
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La suite programme maintenant… ?
Refaire la visite de tous les étages en descendant les 301 marches de cette tour-phare. Et comme à chaque fois que l’on fait un parcours en sens inverse, de nouveaux aspects et quelques détails non remarqués lors d’un premier passage sautent alors aux yeux.
Alors on s’imprègne encore plus des intéressantes et fastueuses salles du majestueux Cordouan et c’est l’occasion de faire quelques photos en supplément.
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Bon, nous voici à présent au pied et à l’extérieur de la colonne. Le paysage des alentours a totalement changé depuis notre arrivée. Les eaux de l’océan se sont retirées, c’est la basse mer. Et l’étendu plateau rocheux s’est mis au vert, vert teinte algues bien sûr !
Des algues luisantes sous les rayons du soleil et qui par endroits prennent un bel aspect, attirant mon zoom photo pour quelques gros plans .
Tiens ! Ici c’est un crabe qui prend l’air entre deux rochers acérés.
Puis cet alignement régulier de coquillages, ils semblent s’être donnés le mot pour se fixer à la pierre en traçant une ligne horizontale parfaite.
Ici, l’air marin et les embruns témoingnent de leur effet si corrosif. Ces anneaux d’accroche sont rongés par la rouille.
Plus loin, l’estran autour du phare fait le bonheur des oiseaux marins. Et vas-y que je farfouille entre vase, sable et algues ! C’est sûr, il y a toujours quelque chose à picorer à marée basse : un coquillage par ici et un mollusque par là.
Bien plus original que les mouettes ou autres goélands, les gardiens du phare ont observés peu de jours auparavant un animal plus particulier. C’est le journal Sud Ouest (11/06/26) qui nous l’apprend.
Un bébé phoque veau-marin, tout mignon mais sans la présence de sa mère avait été repéré ! Le bébé semblant affaibli et surtout abandonné a finalement été transporté vers un centre de soins spécialisé en Seine Maritime.
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Quitter Cordouan et reprendre la mer à marée basse nécessite d’emprunter cette chaussée de dalles de pierres, maintenant à découvert.
Après, un parcours les pieds, les chaussures et les jambes dans quelques centimètres d’eau attend les visiteurs et donc de patauger dans les petites bassines d’eau pour parvenir au grand banc de sable. L’embarcation amphibie nous y attend.
Quelques centaines de mètres de rando perdus au milieu de nulle part … enfin au milieu de l’embouchure de l’estuaire.
On ne quitte pas le phare de Cordouan sans se retourner et sans lui tirer, encore et encore le portrait. Clic clac ! Jolie la silhouette avec ces reflets ! Puis un zoom sur la lanterne.
… et également, sur les très photogéniques arborescences dessinées sur le sable tout comme sur ces lignes serpentant le long du rivage.
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A bord de la vedette pour la navigation du retour vers Royan … à nouveau une plaisante balade sur les eaux de l’estuaire.
C’est maintenant la mi-journée et le soleil cogne fort en ces premiers jours de canicule précoce de ce moi de juin 26. Au loin les côtes royannaises sont un peu «noyées » dans les brumes de chaleur.
Bercé par les flots et l’esprit encore dans l’atmosphère des phares … il me semble voir une tour au milieu des constructions de la ville de Royan. Encore un phare ? Non, pas vraiment.
En approchant de la cité on voit bien qu’il s’agit du clocher de la cathédrale Notre-Dame de Royan avec son architecture si originale, tout en béton. Un aspect qui pourrait évoquer la silhouette d’un phare ou celle d’une fusée, c’est selon son imagination.
Encore quelques centaines de mètres à glisser sur l’eau …
… et à côté de notre vedette de promenade, un bateau de pêche se dirige lui aussi vers le port avec des cales (on lui souhaite) pleines de poissons pêchés depuis l’aurore.
Quant à nous, c’est la tête pleine d’inoubliables souvenirs que nous ramenons de cette balade-visite de Cordouan, le phare assurément le plus majestueux de tout le littoral atlantique.
Jean Saint-Martin - Estuaire de la Gironde- Phare de Cordouan – Juin 2026
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Quelques renseignements et remarques à propos de la visite du phare de Cordouan :
→ Pour se rendre à Cordouan :
En vedette, avec la Compagnie, La Sirène à Royan, au port.
45 minutes environ de traversée vers l’îlot du phare.
Durée de l’excursion, environ 4 heures dont 2 h d’escale et 3/4 d’heure de visite dans les salles intérieures jusqu’à la passerelle panoramique de la lanterne.
Les horaires varient tous les jours selon les marées.
(Des vedettes assurent aussi l’excursion depuis le port du Verdon, sur la côte girondine de l’estuaire).
A savoir, il faut mettre les pieds à l’eau pour accéder au phare, prévoir des chaussures pour marcher sur les pierres, rochers et sable et donc dans l’eau …
Les prix (en 2026) : en saison, de Juillet au 15 Septembre : 63 Euros et 51 hors saison. Réservation conseillée surtout pendant les vacances … en espérant que le temps sera beau le jour retenu ![]()
Pas de baignade autorisée autour du phare lors des visites et pas de pique-nique dans l’enceinte du phare, cela paraît évident mais il y a quand même un écriteau pour le préciser à l’intérieur des remparts de la couronne, à la base du phare.
Pendant la visite, les gardiens font office de guides, mais la visite peut se faire en individuel sans rester en permanence à suivre le gardien … d’ailleurs ils le précisent dans sa présentation.
A noter qu’un Livret de visite, bien rédigé est disponible dans le vestibule du phare. Intéressant, clair et utile pour en savoir plus sur Cordouan (j’y ai puisé quelques infos pour étayer mon récit).
→ Pour les amateurs de photos (sans trop de présence de personnes dans le cadre !), une suggestion : laisser monter le groupe de visiteurs et suivre un peu en décalé ou alors en redescendant, une fois la plupart des gens passés, lorsque les salles sont presque vides, c’est parfait pour les prises de vue.
Et Bonne visite de Cordouan… si cela vous tente

















































