Carnet de voyage en AUSTRALIE 2024 : Perth et le Sud-Ouest

Forum Australie

Le lendemain, c’est encore du bonheur : il fait 26 degrés à 8h30 quand nous quittons Walpole après avoir fait le plein (Sans pb à 1,80$/L, soit env 1,10€).
Route via Nornalup, coquet village non loin des Géants, qui recouvrent les montagnes.

Puis stop à Peaceful Bay. Très jolie plage familiale, bien abritée, en arc de cercle, façon piscine du côté droit, et puis une autre partie à gauche, pour chiens, bateaux et voitures.
Ah oui, faut dire que les Australiens ADORENT descendre en 4x4 sur les plages avec les glacières, les cannes à pêche et les chiens! Des accès dédiés sont souvent prévus.


Là, oui, je me baigne! Un vrai plaisir!

A 10h, il fait 28 degrés. On se sent bien!

Avant Denmark, on bifurque vers Elephant Rocks et Greens Pool, deux sites célèbres très touristiques.
Long parking presque saturé, mais on a de la chance, et ensuite on peut marcher d’un site à l’autre. C’est samedi, il y a du monde!
Il y a même un food truck près de Greens Pool (et des sanitaires), mais l’offre est très limitée (sushis plaqué or).

Le paysage est somptueux, avec des piscines naturelles bien abritées, au milieu d’énormes rochers de granit rappelant les Seychelles, et une eau translucide couleur aigue-marine.
Il paraît que les fonds sous-marins sont très riches, mais nous n’irons pas vérifier!

L’eau s’avère fraîche, mais la baignade est plutôt agréable car la chaleur est bien présente!
Nous pique-niquons ici, à l’ombre de buissons fleuris.

Pour rejoindre Denmark, nous prenons le chemin des écoliers, par la scénique Scotsdale Drive, qui serpente sur la colline, à travers de verdoyants paysages qui abritent de nombreux domaines viticoles. La région n’a rien à envier à Margaret River!

Nous craquons pour un stop à Ducketts Mill Winery et Denmark Cheese Farm, avec dégustation de 4 vins et 4 fromages du cru en complément de notre lunch léger (30$ pour 2, c’est raisonnable).

Mais si vous êtes 4 et que vous avez un peu faim, voici ce qui est proposé sur la table voisine! :yum: :yum:

A l’intérieur , la boutique est un lieu de perdition (nous nous y ravitaillons en produits locaux!) :yum:

Et puis nous rejoignons Denmark et découvrons notre motel sympa (Koorabup motel), en lisière de forêt, avant d’aller explorer la ville et sa rivière.


Y’a un balcon, tu crois qu’on verra des kangourous?
Bof… si c’est comme les dauphins…

Jolie petite ville, très étendue mais assez vivante, de nombreuses boutiques, des boulangeries qui mettent l’eau à la bouche, on prend des croissants (énormes!) pour demain? Et si on achetait un takeaway chinois pour dîner en terrasse ce soir?


(La place du figuier)

La rivière Denmark a été intelligemment aménagée en base de loisirs, c’est très familial, avec chiens et enfants, baigneurs, pêcheurs et siesteurs.

Ça nous donnerait envie de nous remettre à l’eau, mais on se contente d’une petite rando jusqu’à l’embouchure!
Dommage, il n’y a même pas un café dans le coin…

On voit même passer une petite raie!

On appuie sur Pause, et on bascule en mode contemplatif…

Dimanche matin.
C’est fête!!!
Dans l’urgence, au saut du lit on bondit sur les smartphones :
Devant notre terrasse, un groupe de kangourous! Il y a même un jeune fou qui s’entraîne au sprint, c’est très drôle.


(désolée pour la piètre qualité des images!)

Les copains broutent l’herbe du pré voisin.

La veille, c’était plein d’ibis!

Le petit déjeuner est festif.

Nous prenons ensuite la route vers ALBANY, non sans un petit coup d’oeil de l’autre côté d’Ocean Beach, en face de l’embouchure de la rivière où nous étions la veille. Après un long détour, nous entrons dans Private Estate (c’est autorisé), réserve privée protégée par un portail automatique. Jolis paysages, mais l’absence de faune est décevante.


Nullaki Beach.

Dans cette région, des cartes gratuites des villes principales et de leurs environs sont disponibles à la réception des hébergements ou dans des commerces, c’est appréciable car nous manquions d’infos détaillées.
Au Sud-Ouest d’Albany, nous bifurquons vers la Frenchman Bay et découvrons le Torndirrup NP.

Objectif : The Gap, et Natural Bridge, deux merveilles de la nature.
Hélas! La Gap Road est fermée (travaux?).
Il reste Blowholes, avec ses énormes rochers où de puissances vagues viennent souffler… de temps en temps.
Depuis le parking, on descend au bout d’un sentier de 800m, incluant 78 marches et un peu de dénivelé (pas accessible à tous!).

Nous entendrons le souffle mais ne verrons pas les geysers.

Juste à côté, une sévère mise en garde adressée aux pêcheurs : le site est dangereux, il est conseillé de s’encorder!

Nous verrons d’autres dispositifs de ce type. En Australie, les autorités considèrent que c’est à chacun d’être adulte et responsable de sa propre sécurité.

La côte est sauvage, très belle.


(Banksias)

Nous arrivons devant cette baie où les premiers bateaux venaient s’abriter et chercher de l’eau douce.
Très belle plage de sable blanc, bien abritée, fréquentée par les familles.

Juste à côté, se trouve l’ancienne Whale Station (1950), devenue site touristique depuis l’arrêt de la chasse à la baleine (1979).
Nous ne visiterons pas.

A l’entrée d’Albany, arrêtons-nous un instant pour admirer la réplique du Brig Amity, un bateau qui amena ici les premiers colons au début du XIXe siècle.

En suivant la côte on arrive à Middleton Beach, LA plage d’Albany, magnifique. Jolie balade le long de la plage.

A ALBANY, nous logeons dans une belle guest-house, maison historique datant de 1885, mais superbement rénovée tout confort, dans un quartier chic près du centre ville.

A proximité, ma maison préférée :

Et au bout de la rue, le pub, historique lui aussi :

Nous voulions y dîner (ils ont des huîtres!) mais le pub est bondé (dimanche soir!) et extrêmement bruyant avec une musique live qui s’entend depuis chez nous!!!
On reviendra demain.

En attendant, une petite marche au centre ville nous conduit à l’un des rares restaus ouverts, un chinois BYO, Three Plenties Palace, où nous faisons un gueuleton!

En fait, nous avons suivi un groupe d’Australiens du quartier, qui marchait devant nous, une bouteille à la main. Des habitués, quoi! Très bonne idée!

Nous avons fait connaissance et papoté un peu :
Ah vous êtes français? Super! Oh, vous faites un bel itinéraire, c’est magnifique. Nous, on est déjà venus en France, dans le Sud-Ouest aussi. Attends, comment ça s’appelait, déjà? Ah oui! Kion. Dans les Pyrénées, pas loin de l’Espagne”.
Nous : “Kion ???” Perplexité.
Eux : “Oui, ça s’écrit Q-u-i-l-l-a-n”.
:joy: :joy: Bon sang, Quillan, mais c’est bien sûr!

2 « J'aime »

Pourquoi autant de dîners dans des restaus indiens ou asiatiques, me direz-vous?
D’abord, parce que nous aimons ça.
Ensuite, parce que l’offre australienne dans cette région n’est généralement ni très riche ni très variée (ou alors, les prix sont vertigineux!) : déjà, en fonction du lieu, peu de restaus et beaucoup de restaus fermés dimanche et lundi, parfois mardi.
Et puis, quand nous épluchons les menus (c’est vite fait!), nous ne sortons pas de la grillade de boeuf (options variées), ou de porc (belly, ribs), et du fameux barramundi (poisson) frit ou grillé. Pas d’agneau par exemple, alors qu’ils courent dans les prairies.
Voilà!
Au moins, les menus de cuisine asiatique ont plusieurs pages… !

Lundi 2 décembre. Il pleut!
Nous avons perdu plus de 10 degrés.

On le savait, ALBANY est réputée pour “la douceur” (sic) de son climat, faisant l’unanimité chez les retraités australiens désireux de fuir les grosses chaleurs.

Alors, ce sera lessive, puis découverte à pied des bâtiments du centre ville historique, Kway sur le dos et parapluie à la main.
Heureusement le soleil va apparaître, et la pluie va laisser place à une météo de type giboulées.
On y va? Parmi nos coups de coeur :


La Mairie.


Eglise baptiste (1892),à vendre.


Eglise anglicane St John (1889)


Wesley Uniting Church et Methodist House (1903)


Notre frustration : le restaurant “Liberté”, franco-vietnamien fermé dimanche et lundi. :triumph:


Carrefour en chantier … et la pluie reprend!

Près de chez Coles :


C’est mieux qu’un mur gris!

Man of Peace”, hommage au peuple Mokare qui vivait dans cette région jusqu’à l’implantation des Anglais en 1826.

Nous prêtons une grande attention à tous ces hommages et aux notifications historiques qui rappellent partout que ces terres appartiennent au peuple aborigène et à ses différentes tribus, mais nous nous posons des questions sur le côté artificiel de ces éléments de communication : Pas l’ombre d’un aborigène nulle part, ni dans les villes ni dans les campagnes, pas d’enfants ni d’adultes.
Où se cachent-ils donc?
En 2017, à Perth, nous avions acheté un tableau à un artiste né à Albany. J’aime l’art aborigène, vague cousin de notre pointillisme.
Même pas vu de galerie d’art ici!

Et si on sortait de la ville? A l’est, à l’entrée de Oyster Harbour, se trouve la banlieue balnéaire cossue d’Emu Point, villégiature parfaite pour les familles et les seniors.
Paisible et confortable. Pas de vagues.

De là, on aperçoit Albany sur sa colline.

Au port de plaisance, “Sam the Seal”, le phoque à fourrure qui fut longtemps la coqueluche des locaux et des touristes, a été immortalisé après son décès brutal (vraisemblablement dû à un coup de couteau) en 2006.

Un seul restau ouvert, le Emu Point Cafe, grandes baies vitrées face à la plage, qui ne propose que des Fish n’chips.


Classique, mais bon.

Sur le chemin de retour vers la ville, nous nous arrêtons à Mount Clarence, sur le site du mémorial d’Anzac, qui surplombe le Princess Royal Harbour.
Il y a d’un côté le très moderne mémorial aux forces australiennes et néo-zélandaises parties d’Albany pendant la 1e guerre mondiale, l’acronyme ANZAC signifiant Australian and New Zealand Army Corps.

En face, la forteresse " Princess Royal" (1893), avec les baraquements de la caserne, le Musée consacré à cette partie d’Histoire.

Sur le côté, une esplanade avec exposition de missiles et armes de défense côtière.

A propos du drapeau australien (à gauche) :
Sous le symbole de l’Union Jack, une grande étoile blanche à 7 branches représente la Fédération (le Commonwealth), avec 6 branches pour les 6 Etats : (Australie Occidentale, Queensland, Victoria, Australie méridionale, Nouvelle Galle du Sud, et Tasmanie), et une branche pour les territoires créés après 1901 (Territoire du Nord, Territoire de la capitale et Papouasie, acquise en 1906) .
Les 5 petites étoiles blanches symbolisent la constellation de la Croix du Sud.
Limpide!

Ce soir nous allons au pub Earl of Spencer. Simple et convivial (dîner à partir de 17h).

On veut goûter leurs huîtres (33$ les 8, quand même!) proposées nature ou avec une sauce au gin tonic. La sauce sert à masquer l’absence de goût des bestioles!
Décevant.
A côté, on a bien aimé le pain à l’ail et aussi les croquettes de poisson, un honnête chardonnay accompagnant le tout.

On a failli commander le Thaï Kangaroo, mais on l’a vu trop tard, et on n’avait plus très faim!


:hugs:

Bonjour Patou,
Quelle déception de manger des huitres insipides ! J’en avais mangé au marché de poissons de Sydney qui étaient très bonnes mais j’avoue ne pas m’être demandé de quel coin de l’Australie elles venaient.

Bonjour Alix,
Les pires que nous ayons mangées, c’étaient sur la côte ouest! Notamment à Denham et Exmouth, mais pas que.
A cause de la chaleur, elles avaient été congelées, puis décongelées dans de l’eau douce.
Donc, mollassonnes et un goût d’eau douce.
Berk. C’est pour cela qu’elles sont souvent cuisinées!

Mais nous en avons cette fois-ci trouvé d’excellentes, je donnerai l’adresse! :wink:
À suivre…

Mardi 3.
Depuis Albany, de nombreux voyageurs retournent à Perth, quand ils ne l’ont pas fait avant.

Pour nous, l’aventure continue!
Grande journée de route aujourd’hui pour rejoindre ESPERANCE.

Six heures de trajet et plus de 500 km de grandes plaines agricoles , immenses étendues céréalières avec de temps en temps une ferme dont on ne voit qu’une boîte à lettres au bout d’un chemin de terre.
Et puis aussi, du bush, des km de bush, buissons d’épineux et arbustes désespérément secs.
Morne plaine …

A proximité des rares agglomérations, des montagnes et des montagnes de grains, stockés en attente de transport.

D’où d’innombrables road-trains…
Longueur courante 36,5m, le record étant jusqu’ici de 42m de long.
Là, tu n’improvises pas un dépassement! Ça se calcule!
Heureusement que les routes sont désertes.

Du coup, l’énormité de cette production céréalière donne du sens à la fameuse “Rabbit Proof Fence” , cette immense clôture grillagée qui traverse le pays de sud au nord sur 1834 km.
Du moins la 1ère, qui fut construite dès 1901 à 230 km à l’Est de Perth, pour essayer de protéger les cultures des dégâts causés par les lapins.
Ceux-ci avaient été introduits par les premiers colons en 1788 à Botany Bay, et leur croissance exponentielle en a vite fait un véritable fléau, en l’absence de prédateurs (à part l’homme…).
Une seconde clôture vint compléter la première en 1905, plus à l’ouest, sur 1166 km.
Des portions peuvent être “visitées”, mais ce n’est guère palpitant.

IMG_6173

Mais “Rabbit Proof Fence”, c’est aussi le titre d’un film sorti en 2002 et tiré d’un roman-témoignage de 1996, “Follow the Rabbit Proof Fence”, qui raconte une histoire vraie.
Le contexte : des enfants aborigènes qui ont été volés à leurs familles en 1931 par un gouvernement raciste et “bien-pensant” dans l’objectif de les “rééduquer” dans un environnement bien choisi.
Le film raconte la longue marche (1600km) d’un groupe de ces enfants qui ont réussi à s’échapper, à survivre dans le bush et à retourner dans leur famille en suivant la fameuse clôture. Récit écrit par la fille de l’héroïne, Molly, l’une des rescapées.

1 « J'aime »

En chemin, nous faisons deux pauses : à Jerramundup, petit village endormi, puis, après avoir contourné Ravensthorpe et ses montagnes de céréales, à Munglinup, pour notre picnic à midi tapantes, sur une aire aménagée près d’une road-house.
On aurait pu envisager d’y manger!

A l’approche d’Esperance, quelques éoliennes (ce fut un projet expérimental…) et des dunes de sable blanc.

Et puis c’est l’entrée dans la ville, vers 14h.
Magnifique paysage sous le soleil.
Et cette ville nous plaît beaucoup.
Accueillante, avenues spacieuses, front de mer remarquablement aménagé.
Nous nous posons dans notre motel face à l’océan (Espérance Beach Resort, très bon choix!) et partons à la découverte des lieux.

Au bout, en allant vers l’Est, la jetée, promenade favorite des pêcheurs et des seniors.

A l’entrée, on y rappelle l’histoire de la vieille jetée d’origine, et des panneaux mentionnent même un détail peu glorieux de l’époque (1930) : la municipalité avait instauré un couvre-feu à partir de 18h, interdisant aux Aborigènes d’entrer ou de rester en ville, leur “camp” se situant à 5km de là.
Des mesures discriminatoires sans doute inspirées par la peur et l’ignorance. Les responsables politiques ont depuis reconnu leurs torts ( les panneaux en attestent) et s’en sont excusés, heureusement.
Les erreurs du passé ne doivent pas être balayées sous le tapis.

Dans les allées, de nombreuses personnes à mobilité réduite nous doublent allègrement (“Hello!”) avec leur “mobility scooter” où sont accrochées cannes de marche ou cannes à pêche… et drapeaux. Ces engins (très répandus ici!) sont extraordinaires, ils leur permettent une grande autonomie et donc, une qualité de vie inimaginable .

A l’opposé, en allant vers l’Ouest, on trouve le Port.
Et oui, faut bien expédier les céréales!

Et entre les deux, des espaces verts aménagés (bancs, BBQ…), et une très longue plage.

Une tentative d’éolienne horizontale? :rofl:

Et l’inévitable tour de l’horloge! Détail cocasse, si on regarde bien, les deux pendules n’indiquent pas la même heure…

Non loin de là, de grands panneaux exposent sur d’anciennes photos l’histoire de la première jetée, à l’époque où les dromadaires assuraient le transport des marchandises…

Ce soir, dîner at home, après avoir fait quelques courses en ville.

1 « J'aime »

Même si la déco est basique, nous apprécions le confort de notre appartement spacieux et bien équipé, avec sa petite terrasse ensoleillée face au jardin.

À Esperance, les plages de l’Ouest font partie des “Must do”.
On a prévu une journée pour une boucle qui longe la côte puis remonte vers le Pink Lake au retour.
Mais d’après notre logeuse, le Pink Lake n’est plus rose depuis 2017, depuis que la construction de la South Coast Highway et d’une ligne ferroviaire a modifié le débit d’eau dans le lac, réduisant sa salinité. Donc, bof bof…

Nous ferons donc un aller-retour le long de la côte, en prévoyant plusieurs arrêts baignade ou balade (cf couleurs).

West Beach, puis Blue Haven. La route est très belle.

Par endroits, comme à Salmon Beach, les vagues sont violentes.
À 4th Beach aussi :

Par contre, Twilight Beach est notre coup de coeur, avec son immense plage d’un blanc éblouissant et sa “piscine” , relativement abritée près du Rescue Centre : nous y reviendrons dans l’après-midi pour nous baigner et farnienter!

L’eau est un peu fraîche, mais il fait bon.

Plus loin, Observatory Point est l’occasion d’un retour vers l’Histoire, avec une plaque à la mémoire de nos amis Entrecasteaux et Kermadec, leurs vaisseaux (le Recherche et l’Espérance) s’étant abrités dans cette magnifique baie en 1792.

L’archipel en face d’Esperance étant nommé “Archipel de la Recherche”!

Ici, c’est le lieu de tous les dangers! Rochers glissants ou submersibles, vagues scélérates, forts courants, requins, et serpents. Au choix!

Plein de cayes à 9 Mile Beach, puis les vagues de 10 mile Beach avec une partie naturiste, “clothing optional” (non, pas de photos!).

Nous arrivons au bout du parcours, à 11 Mile Beach. Cette immense plage paisible nous fait un clin d’oeil picnic (option incontournable si on veut manger, car la côte brille par l’absence totale de cafés ou même de food trucks!).

Longue promenade très agréable, avant de retourner à Twilight Beach!

Pour le dîner, nous testons le petit restau Thaï de la chaîne BYO ( :wink: :sweat_smile:), voisin de notre motel : accueil adorable, cuisine délicieuse.

Ce soir, duck pad thaï et duck penang curry. On voyage à fond!

Ah zut, on n’a que du sauvignon!

Ce n’est pas l’accord parfait, mais les arômes sont agréables, et la bouteille est jolie.
:hugs:

2 « J'aime »

Jeudi 5.
La journée que nous attendons tous! (Enfin, moi en tout cas).

Cap à l’Est d’Esperance, vers LE GRAND NP.

Le Grand, c’est un immense parc d’une beauté à couper le souffle, grandes landes sauvages, et superbes plages, dont une très célèbre…
Mais allons voir!

A 45 km d’Espérance, péage à l’entrée du parc (17$ par voiture). Tout est OK, car nous avons, posé derrière le pare-brise, notre Holiday Pass Western Australia, valable All Parks pour 4 semaines (acheté avant le départ). Payé 70$, iI a été rentabilisé plusieurs fois!


(On arrive de gauche…)
Des trails y sont possibles (en pointillés sur la carte).
J’avais trouvé peu d’infos avant d’arriver à Esperance.

Premier site spectaculaire : Le Grand Beach.

Bon, je t’entends d’ici : une nième plage de sable blanc?
Mais non! Imagine du sable plus blanc que blanc, éblouissant! Ne pas venir ici sans lunettes de soleil (ils l’ont oublié dans la liste des dangers)!
Et en plus, plus immense qu’immense, la plage s’étend sur … 22 km!

Regarde :

L’endroit idéal pour une marche tonique!

Ou pour un moment contemplatif :hugs

Mais c’est clair : si tu veux aller au bout, tu prends la voiture (4x4 bien sûr).
Le sable est très dur.
Y’en a tout plein qui sont passées ici, d’ailleurs, faut faire attention à la circulation.
Y’a même un panneau avec les règles de bonne conduite sur cet “espace partagé” :hugs: vérifier son matériel (carburant, compresseur, matériel de désensablement, eau potable), être courtois (ne pas écraser les piétons, ne pas monter sur le toit, ralentir pour franchir les ruisseaux…).
Deux voitures de pêcheurs démarrent sous nos yeux, à fond la caisse…

Juste à côté de la plage, le camping offre 14 emplacements (et 2 sanitaires) bien abrités du vent.
Ah oui! Parce qu’il y a beaucoup de vent par ici aussi!

Pour aller à la plage suivante, nous reprenons le chemin initial et bifurquons vers Frenchman Peak.
Le nom aurait été inspiré par la forme du sommet, qui ressemblerait aux chapeaux des troupes françaises vers 1800. J’ai bien dit “aurait été”…
Cette montagne de 262m peut être gravie par les amateurs de grimpette et de beaux panoramas, il existe un sentier pour cela, mais le trail est affiché de niveau T5 (difficile) donc pas pour nous.

La plage Hellfire Beach est une petite merveille, et les abords sont aménagés de façon très accueillante, avec un espace picnic bien abrité, qui va nous inciter à y revenir pour le repas.


(Ricinocarpos pinifolius, endémique de l’Australie Est et Sud)

Par contre, les pêcheurs amateurs de rochers sont mis en garde, et sont priés de s’entraîner à faire des noeuds.

Partout, l’accent est mis sur la sécurité et la nécessité de se comporter en personne responsable.

Courte halte à Thistle Cove, qui semble abriter un rocher siffleur.
Serait-ce lui? En effet en s’approchant on capte un souffle… Bon. Pas fulgurant.

Je suis davantage frappée par la forme de ce rocher qui ressemble à la tête d’un gros chien qui surgirait du sol.

Mais je suis impatiente de voir la plage suivante, réputée pour la présence fréquente de kangourous qui viennent s’y baigner quand il fait trop chaud!!!
C’est Lucky Bay, que je rêvais de voir!

Hélas, il ne fait pas assez chaud pour les kangourous aujourd’hui, il y a juste un panneau qui indique qu’on est bien au bon endroit.

Par contre, les amateurs de kangourous sont là et il y a un monde fou (en plus, il y a un camping au bord de la plage).


Sans commentaire!

On se promène malgré tout (l’eau est froide!).
Mes attentes étaient trop fortes, bien sûr je suis déçue.

On renonce à pousser jusqu’à Rossiter Bay, car la piste n’est pas goudronnée et présente beaucoup de corrélations, nous avons peur d’abîmer les suspensions de notre SUV.
On choisit de retourner à Hellfire Beach pour notre picnic, qui sera suivi d’une sieste au soleil!

Aperçus de très loin sur le trajet du retour, quelques kangourous dans un champ.

Et un arbre magnifique qui me fascine depuis plusieurs jours :


Greville robusta?

Pour finir, après une balade le long de la plage d’Esperance, nouveau dîner chez notre Thaï préféré, cette fois-ci avec des gambas pad thaï aux nouilles, et un wok.

2 « J'aime »

Bonsoir Patou,

Je trouvais déjà que les autres plages avaient un sable bien blanc mais là, c’est incroyable ! :heart_eyes:
Je crois qu’une photo avec des kangourous en plus aurait été too much ! :grin:

En lisant ton carnet j’ai découvert cette barrière anti-lapins qui est très étonnante. J’imagine que le grillage est en partie enterré pour les empêcher de creuser des trous.

Bonsoir Alix,

Aaaahhhh… Tu remues le couteau dans la plaie! J’en rêvais, de cette image!
:cry:
Pour le grillage anti lapins, non je ne crois pas qu’il soit enterré sur une aussi longue distance, ce serait infaisable et puis le sol est souvent trop dur, très caillouteux.
Si tu zoomes tu vois qu’ils ont parfois juste calé le grillage avec des gros cailloux!

Oups!
Dans la découverte de Le Grand NP, il fallait lire “corrugations” au lieu de “corrélations”, concernant la piste menant à Rossiter Bay!

Ce parc abrite quelques espèces remarquables, certaines sont restées cachées!

Retour sur Esperance, avec un peu d’Histoire (encore!)?
Décidément, cette région nous a beaucoup plu!

Après la visite d’Entrecasteaux venu se mettre à l’abri d’une tempête en 1792, la région d’Esperance, tellement loin de tout, n’a vu s’installer des colons (australiens) que tardivement, avec le clan des Demster, de rudes éleveurs de bétail, dans la 2e moitié du 19e siècle.
Et puis, ce fut la découverte de l’or autour de Kalgoorlie qui accéléra son développement, à la fin du siècle; de même que, vers 1950, des initiatives politiques visant à favoriser l’agriculture et l’élevage, attirèrent de nombreux fermiers australiens qui travaillèrent dur, malgré des conditions de vie très précaires, pour la prospérité d’Esperance.
Un peuple de battants!

La ville n’a pas oublié son passé, fièrement rappelé dans son Musée et sur divers bâtiments, mais elle a résolument basculé dans l’ère moderne.
On exporte aujourd’hui des céréales et du minerai à tour de bras depuis le port d’Esperance, seul port en eau profonde de la côte sud pouvant accueillir des cargos mastodontes.
Et sur les routes, nous croiserons encore dans les jours suivants des dizaines de monstres roulants!

Mais avec ses plages parmi les plus belles d’Australie et ses parcs nations, Esperance est aussi un haut-lieu du tourisme.
Nous n’avons pas tout exploré, loin de là!

En face d’Esperance, sur l’île du Milieu, dans l’archipel de la Recherche, se trouve un joyau que nous n’avons vu qu’en photo, le fameux lac Hillier, un lac rose, un vrai!
Pas facile à atteindre, protégé par une interdiction de visite.
On peut seulement le survoler, mais l’excursion coûte un bras.
Juste pour le look :

Capture d’écran 2025-01-31 à 11.50.00
(photo empruntée à Wiki…)

Et pour finir, une anecdote originale, de l’époque où la ville d’Esperance infligea à la NASA une amende de 400$… !
Une nuit de juillet 1979, la navette spatiale Skylab (inhabitée heureusement!) se désintégra en entrant dans l’atmosphère, projetant de nombreux débris dans les environs d’Esperance, heureusement sans faire de victime.
Plusieurs débris sont exposés au musée local.
L’administration locale (Shire of Esperance) dressa alors un PV à la NASA, pour abandon de déchets (sic). La NASA ne paya jamais l’amende de 400$, qui fut finalement réglée grâce à une collecte organisée par un journal local en Californie!

J’adore…

1 « J'aime »

Vendredi 6. On repart!

400km, 4h de route (+ les arrêts).
Longue route assez monotone, toujours d’immenses champs de céréales, de rares villages, comme Salmon Gums (café, épicerie, carburant et toilettes), puis les Great Southern Woodlands, haut lieu de biodiversité (16 millions d’ha), puis de la terre rouge et du bush… Puis des mines de nickel.

Nous avons 180 km à parcourir jusqu’à Norseman, ville carrefour entre la HWY 1 qui va conduit à Adelaïde via Nullabour NP, et la route 94 qui remonte vers le Nord, vers Coolgardie.
C’est une ville déserte, Norseman. La température monte doucement et il y a des mouches!
Depuis notre départ, nous n’avons jamais eu besoin de sortir nos filets anti-mouches (à poser sur les chapeaux), on a bien eu quelques spécimens par ci par là, mais rien de bien gênant, contrairement au Centre Rouge ou à certains parcs de l’Ouest comme Kalbarri par exemple!

Rare spot de charme, sur le mur des toilettes/douches publiques :

Souvenir du passé, le rond-point central abrite de grands dromadaires stylisés.

La suite du trajet reste monotone, malgré quelques pans (lacs asséchés ou presque!), quelques forêts clairsemées, du bush, des mines.

Picnic à Kambalda (30 degrés), ville neuve et visiblement opulente (le nickel?), parc somptueux et piscine grandiose- sans doute est-ce nécessaire pour inciter les salariés à vivre ici, au milieu d’une région ingrate!-

Enfin on dépasse Coolgardie, on traverse Boulder (ville jumelle de Kalgoorlie).
A l’entrée de KALGOORLIE, contrôle d’alcoolémie! A 13h. Diantre!
It’s OK, guys, you can go!

Nous nous posons dans notre motel, Hospitalité Inn (breakfast inclus cette fois, restau, piscine - un peu vieillot côté clim, mais bon rapport Q/P).
Un peu loin du centre historique, tant pis, on va marcher (à l’ombre)!

Quand on prépare un voyage, on a tous des rêves, des obsessions, des fantasmes. Kalgoorlie fait partie des miens!

Kalgoorlie-Boulder, au milieu du désert australien, c’est la ruée vers l’or dans l’Outback, dès 1893; c’est la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Australie, encore en activité; ce sont des bâtiments historiques remarquablement conservés/restaurés, c’est une certaine ambiance, encore de nos jours, le long de l’artère principale Hannan Street. .

Partons à la découverte!

Avant :

Aujourd’hui, les images parlent pour moi…

Et si on entrait boire une bière?


Ce bâtiment héberge un bureau dédié à la production lainière (cf monument championnats/statue de bélier à droite sur le trottoir!).

Retour hôtel après nos 6 km de vagabondage en pleine chaleur, plouf piscine!
Nous y sommes seuls.

Pas envie de ressortir. Nous réservons le dîner à l’hôtel, ce sera barramundi grillé (excellent) et chips de butternut.

Samedi 7.
Le début de journée est trépidant : un groupe d’asiatiques ayant débarqué en soirée, l’accès au breakfast tient de l’exploit, d’ailleurs il n’y a pas assez de places dans le restau, certains touristes restent debout ou repartent.
Nous sommes submergés! Une nuée de sauterelles. Et en plus, ça crie!
Nous nous sommes faufilés, mais on nous pique la table (aucune éducation!), impossible d’atteindre le buffet, et quand on y arrive c’est à moitié pillé.
On a fini par faire la remarque à une dame un peu plus civilisée, qui s’est excusée… et 5 minutes après, on nous apportait des toasts et des pancakes à notre table!!! :joy: :joy:
Ce sont des chinois venant de Melbourne. Donc des Australiens!

Une fois sustentés, nous partons en voiture à la découverte de Boulder, la petite jumelle de Kalgoorlie, les 2 villes ayant fusionné en 1989.
Petite ville endormie, en travaux.
Une rue principale aussi, bordée de bâtiments historiques.

La Mairie se visite (gratuitement), l’accueil est souriant.

Nous ne visitons pas le Goldfields War Museum, qui évoque la participation de cette région aux différents conflits dans lesquels l’Australie fut impliquée.

Par contre, il ne faut pas manquer le théâtre, d’époque, qui possède un “rideau de chèvre”, oeuvre inestimable unique au monde : c’est le dernier rideau de scène fonctionnant encore, datant de 1908! Le décor représente la baie de Naples (!!!).
Hyper protégé, il n’est malheureusement pas visible tous les jours.

Au rez-de-chaussée, les traditionnels panneaux culturels vous rappellent que tout ce territoire des Goldfields appartient au peuple aborigène, plus exactement à quelques “nations”/tribus possédant une culture et des valeurs communes.
L’histoire ne dit pas si ces tribus ont pu bénéficier des richesses induites par la découverte d’or sur leur territoire…

La salle du conseil municipal est très originale, je trouve :

Pourquoi?
Regardez bien la photo accrochée derrière le fauteuil du Maire :

Ici, la Reine a survécu… Les nouvelles ont toujours un peu de retard pour arriver aussi loin! :sweat_smile:

Le mineur lambda :

Au bout de la rue, c’est la campagne.

Il est temps d’aller voir cette fameuse mine!

Avant, ça ressemblait à ça :

Aujourd’hui, il n’y a plus de dromadaires!

Voici donc la fameuse “Super Pitt”!
(non non, rien à voir avec Bradt, le mot Pitt signifiant trou, ou fosse :wink:).

En 1893, un certain Paddy Hannan (statue à Kalgoorlie), prospecteur de son état, découvrit un fabuleux filon (et une pépite de 3 kg d’or!) dans un périmètre qui fut baptisé “The Golden Mile”, près de Mount Charlotte.
En fait, il s’arrêta ici car son cheval avait perdu un fer!!!
Le destin…
Ce fut le début d’une ruée historique qui transforma toute la région.
Mais ne croyez pas que ce pauvre Hannan fit fortune, il prit sa retraite à Melbourne où il vécut modestement avec une pension de 150$ versée par le gouvernement.

Le Golden Mile livra peu à peu ses trésors, puis les hommes d’affaires et autres consortiums prirent la suite.

Sur les hauteurs dominant les 2 villes, un immense parking pour visiteurs.
Un univers de cailloux.

L’accueil :

On vous invite à entrer au creux la pelle, ben oui on est tout petit.
L’immensité est derrière le grillage : 3,5 km de long, 1,5 km de large, et 600 à 800m de profondeur selon les sources.

Des visites guidées sont organisées pour descendre au fond de la mine, au choix 1,5h ou 2,5h. Malheureusement elles ne fonctionnent pas le WE.
Pour info : https://www.kalgoorlietours.com.au/#tours

On se contentera d’observer l’activité qui règne en bas, et de lire les panneaux.

On y apprend que la Super Pitt produit environ 900 000 onces d’or par an, et qu’elle devrait fonctionner encore jusqu’en 2035.
Des “blastings” (dynamitages) ont lieu régulièrement pour étendre la zone d’extraction.
Une fête annuelle est organisée dans la ville pour le Ste Barbara Festival, avec défilé de super trucks sur Hannan street. Avis aux amateurs!

Dans la foulée, nous partons voir Mount Charlotte, au Nord de la ville.
On voit Super Pitt au loin :

D’autres mines sont exploitées à proximité. On extrait aussi du nickel et d’autres métaux.

Mount Charlotte (hauteur 390m) se trouve à l’arrivée d’un immense pipe-line (569km) qui amène de l’eau douce depuis les environs de Perth.

Il entra en service en 1903.
L’eau est stockée dans une énorme citerne de 9 millions de litres.
Elle est destinée aux travailleurs de la mine, et bien sûr, à la population des villes voisines.
Auparavant, l’eau douce était acheminée par des caravanes de dromadaires…

Le jour où on ouvrit le robinet :

On aperçoit plusieurs énormes tuyaux qui descendent de la colline. Nous suivrons d’ailleurs une grande partie du pipe-line pendant notre trajet vers Perth.

Il était ensuite logique de rendre visite au Museum of the Goldfields (gratuit), installé dans un ancien pub au nord de la ville.

Au sous-sol (blindé), on peut admirer une superbe collection de pépites de toutes tailles.
En anglais, pépite se dit “nugget”!

Pour les curieux/passionnés de géologie, on explique comment des filons d’or peuvent se former et remonter vers la surface.

En arrière-plan, le record local, le “Golden Eagle” : 35,5 kg pour 1135 onces d’or.

Autosatisfaction pour la postérité!

Pour changer de décor, nous allons nous mettre au vert dans le joli parc Hammond : pelouses, jeux pour enfants, pièce d’eau avec vrais canards et faux crocos, et quelques animaux prisonniers.


Le cacatoès module ses “Hello!” et il est ravi quand on lui répond.

Pour finir notre vagabondage, allons jeter un coup d’oeil dans la rue qui était réputée “chaude” : Hay Street, parallèle à Hannan Street. Très clean!
C’était le lieu des maisons closes, dont la célèbre Questa Casa, toujours en activité (paraît-il), très coquette avec ses murs roses.
Nous enrichissons notre vocabulaire : En anglais, bordel se dit “brothel”, mais on n’en aura que peu d’utilité! :rofl: :rofl:
Pour les touristes amateurs de lieux insolites, un tour est organisé chaque jour à 15h!

Retour sur Hannan Street, où on va boire un verre au bar de l’Exchange Hotel avant d’aller dîner d’un porc BBQ dans un restau chinois.

La ville minière semble cultiver certaines traditions?
La particularité de l’Exchange Hotel, c’est d’avoir des serveuses vêtues (enfin si peu!) de bikinis avec strings rouge fluo. On les nomme des Skimpies.

Photos interdites, of course.

Sur les écrans géants défilent des images d’un match de cricket, une rencontre Inde-Australie semble avoir marqué les esprits, car nous avons vu la même à Bunbury! Ou peut-être n’était-ce pas la même???

1 « J'aime »

Bravo Patou, quelle découverte !!

L’histoire et les photos se mèlent dans ton récit très intéressant.

Bonne continuation.

Bises.

Bonjour Michèle,
Merci!
Nous aussi nous avons appris des tas de choses sur cette partie de l’Australie qui est assez peu visitée… sauf par les Australiens!

Les centres d’intérêt sont très variés et dépassent nos attentes.

Bises
Patou

Dimanche 8.
Aujourd’hui nous avons un peu de route à faire : on rejoint Coolgardie (nombreuses mines dans ce secteur), puis on suit le pipe-line le long de la Great Eastern Hwy.
Pas drôle.

Après 2 heures de route, pause à Southern Cross : grosse bourgade avec des méga stations-service pour méga poids lourds qui sillonnent cette route.

Environ 20 km avant Merredin, on peut voir un bout de la Rabbit Proof Fence depuis un parking au ras du pipe-line. Des panneaux expliquent la chose (cf photos d’un précédent message).
Et puis, juste avant le village, on bifurque vers le Sud, vers Narembeen, patelin paumé au milieu des champs de céréales.

Au fond, le ciel est menaçant.
Picnic avant l’orage… avec la chaleur et les mouches!

Heu… Va pas trop vite, sinon on va prendre l’orage!

Arrivée à HYDEN, ouf! Juste après la pluie.
Les oiseaux sont contents (désolée pour le flou de la photo, prise à la sauvette!)

Notre objectif : The Wave Rock.
A 4 km du village, c’est un long rocher de granit, sculpté par les eaux de ruissellement, qui constitue l’attraction majeure des lieux.
Trrrrès touristique!
On y retrouve d’ailleurs nos asiatiques, que nous nous empressons de fuir.

Sur le site, un camping/caravan park, et un “kiosque” tenu par une dame très affable, qui fait la réception et gère cette petite boutique assurant un dépannage en produits de première nécessité. Comme des ice-creams.
A côté, un mini musée rassemblant de vieilles dentelles.
En face, un café/snack/boutique de souvenirs, dans son jus.

Nous récupérons nos clés et allons déposer nos affaires dans notre logement, avant de revenir (logeant sur place, on a droit à un pass pour lever les barrières).
Alors, cette vague?
150m de long, 15m de haut, décrivant une légère courbe très esthétique et surplombant un paysage arboré.
Vous voulez la voir avec ou sans asiatiques?

Avec :

Sans (nous revenons après leur départ):

Et de l’autre bout :

A l’extrémité, on peut grimper pour voir le panorama, un accès est aménagé (un muret sécurise le bord).

Juste à côté, une retenue d’eau, qui alimente la ville de Hyden.

Bon, mais encore? Que peut-on faire, à part la vague?
Un flyer fort bienvenu nous donne les infos utiles :

Nous optons pour l’Hippo’s Yawn, qui donne l’occasion d’une très agréable balade le long de la forêt en longeant la vague qui n’est plus vague.

Petit coup d’oeil au Wildlife parc et aux fleurs sauvages, dont la floraison a commencé partout.
Pas le courage de faire encore de la voiture jusqu’aux grottes Mulka.

Quant au Lake Magic, et bien nous l’avons juste sous nos fenêtres!
Pour notre dernière nuit de road trip, nous avons en effet réservé un chalet de luxe, en première ligne face au lac.

Vaste bungalow super bien équipé, qui permettra de s’étaler largement pour repacker les bagages (nous rendons la voiture le lendemain à Perth).

Déjà, l’accès… :star_struck: (on longe le lac)

Il y a même une “salt pound”, bassin d’eau salée à une centaine de mètres des chalets, si on veut flotter comme dans la Mer Morte. Pas essayé!


Oui, c’est chez nous!

Aucun voisin, en plus.
Pas mal, hein!

2 « J'aime »

Quelle journée magnifique ! :heart_eyes:

Et quelle chance d’avoir pu finalement profiter de The Wave Rock sans personne. Il n’y a rien qui me déplaise autant que d’arriver sur un site naturel plein de monde :grimacing:.

Bonjour Alix,

Oh, nous n’avons jamais eu beaucoup de monde, sauf à Rottnest Island et à la jetée de Busselton. Et encore, cela restait très acceptable.

Quand j’écrivais qu’une plage était bondée, il fallait voir qu’ il y avait entre 10 et 30 personnes! :wink: Par opposition aux très nombreux sites où nous étions seuls.
Les plages sont si nombreuses et tellement grandes!
Et en plus, ce n’était pas une période de vacances, j’avais vérifié.

En effet, ce fut un vrai plaisir.

Lundi 9.
Retour vers PERTH, où nous rendons la voiture dans l’après-midi.

En chemin, toujours de nombreux champs de céréales.
Nous faisons un stop à l’incontournable Cimetière pour chiens de Corrigin (4km après la ville), créé en 1974 par un habitant qui venait de perdre son border collie Strike, son meilleur copain à 4 pattes.
Le site s’est ensuite développé, assez esthétique et remarquablement entretenu.

En face, un petit circuit pédestre de 4km à travers les fleurs sauvages.

Beaucoup de travaux sur la route, et ça ne plaisante pas : tu attends patiemment, et tu suis la voiture pilote!

Après une courte halte picnic dans la jolie petite ville de Brookton (commerces et cafés, espace vert aménagé près de la petite gare en cours de rénovation), nous longeons de magnifiques forêts avant l’arrivée à Perth.
L’entrée dans la capitale s’avère un peu “tendue” en raison de travaux/déviations … et d’une panne de notre GPS, qui ne connaissait plus qu’un seul ordre : Tournez à droite immédiatement!
Stresss…!
Aïe! Le plan de Perth étant dans le coffre, on a fait ça au feeling, visant le quartier Northbridge puis le pont du chemin de fer, puis…
Bref!
Retour à la case départ, avec près de 3400km au compteur.
C’est tout petit, le Sud-Ouest.

Fin d’après-midi tranquille.
On retrouve notre studio, on va se balader le long de la Swan, on achète des sushis et des cerises : les restaus que nous avions ciblés sont fermés le lundi, et le seul qui nous alléchait, The Meat & Wine CBD, est complet, sauf à dîner à l’heure du thé!

Les 2 jours suivants, j’avais prévu un vagabondage dans les musées de Knightbridge et un pèlerinage dans le superbe Kings Park, mais les prévisions météo annoncent entre 35° et 40°, alors ce sera direction les plages!
Ça tombe bien, nous ne connaissons pas encore la superbe Cottesloe, facilement atteignable en train.

Bus Red Cat jusqu’à la gare, puis 20 min de train (“Day Ride”, forfait journée illimité pour 10,40$ pp soit 6€!).
Le réseau s’appelle “Transperth”! :wink:

Avec notre forfait, on peut faire du Hop On Hop Off sans problème.

Tellement bien qu’on refera le même programme le lendemain aussi.

Je confirme, Cottesloe c’est magnifique, sans doute la plus belle plage de Perth, station balnéaire chiquissime avec ses belles propriétés, son golf, sa belle plage bordée de pelouses ombragées.

En quittant les quais, on vise Forrest Street, puis on marche tout droit sur 800m.
Le repère :

C’est une oeuvre d’art nommée “Lucky country” par l’artiste Norton Flavel.
Pour le profane, c’est “Big Ball and Chain”, évocation d’un morceau d’histoire, bien sûr.

:star_struck:

L’Indiana Tea House (seul endroit offrant la possibilité de se changer, au RDC!) est historique, bien sûr.

La baignade (sécurisée!) est un vrai plaisir, dans une eau quand même un peu plus chaude que dans le Sud. Mais c’est vrai, nous ne sommes pas seuls!

Nous y revenons le lendemain, en sublimant l’expérience avec un délicieux jus d’orange frais à la terrasse du Lido, juste au-dessus de la plage.

On va quand même voir l’une des plages suivantes, Leighton Beach (arrêt North Fremantle).
Site voué à se développer, ça construit à tour de bras.
Un espace vert sympa et un café/snack, un bâtiment flambant neuf avec toilettes/douches, au bord d’une immense plage encore un peu sauvage et très déserte, sans un poil d’ombre.

La suite du programme, c’est Fremantle… :grin:

Ah, Fremantle!
C’était un de nos coups de coeur du voyage précédent, on s’était promis de revenir.
Mais on a encore raté le marché (ouvert du vendredi au dimanche).
Tout est à distance de marche, sauf peut-être la South Beach (à 4 km, et c’est un peu compliqué en bus).

Aperçu sur le port à travers les vitres du train (au fond en blanc, c’est le musée Maritime, un must!) :

On retrouve la gare, la Poste, la rue principale, les bâtiments historiques…


Le National Hotel.

Là, on s’arrête, le 1er jour, pour déjeuner en terrasse d’une originale salade d’effiloché d’agneau au cumin, arrosé d’une bière locale (brasserie au bout de la rue!).

Nos pas nous conduisent ensuite à The Round House, qui fut jadis une prison, au 19e siècle.

Et, derrière, l’Océan.
Indien bien sûr!

Si on longe le bord de mer sur quelques dizaines de mètres, on découvre autour du port de pêche une zone joliment aménagée, que nous ne connaissions pas.

Les mouettes attendent les touristes, il faut dire que les terrasses où se poser ne manquent pas!

Nous choisissons de tester cet endroit, pour un café au bord de l’eau.

En fait, c’est une grosse structure, qui comporte plusieurs parties en interaction : café, restaurant, poissonnerie.
On découvre un lieu de perdition pour les amateurs d’huîtres et fruits de mer!
Nous commençons par goûter les huîtres : excellentissimes!
Oui oui, même après le café!

Du coup, nous y revenons pour notre lunch du lendemain (dernier jour!), après la baignade à Cottesloe.
Un coup d’oeil sur le rayon fruits de mer?
On choisit ce qu’on veut…
Oui, il y a aussi de magnifiques poissons, langoustines et langoustes.

Wouaouh! Allez, on se limite :star_struck:

En partageant un Fish n’Chips, quand même!

Une tuerie! :yum: :yum:

1 « J'aime »

Ces 2 jours, il a fait très chaud à Perth, le thermomètre a flirté avec les 40 degrés.
Mais il faisait meilleur en soirée!

Du coup, de fil en aiguille, soleil-chaleur-Outback… T’as pas envie de kangourou, toi?

Un peu de fantaisie pour fêter la dernière soirée à Perth?
(le lendemain, ce sera le départ vers l’aéroport)

Pour le dîner du mardi soir, donc, une belle découverte : l’Outback Jacks, réputé pour ses viandes grillées, dans le quartier de Northbridge.

Facile à atteindre à pied depuis la gare, en remontant quelques rues.

Décor à la hauteur…

Moi, que voulez-vous, ça faisait 3 semaines que j’avais envie de manger du kangourou.
Facile à trouver dans le nord, l’ouest et le centre, mais plus difficile au sud.
Question de culture?
Et bien l’Outback, il en a!

Il propose même de vous régaler d’un assortiment de brochettes de la pire espèce, accompagnées de chips de patates douces :

Kangourou, Buffle, Dromadaire, Crocodile, Cochon sauvage, et émeu.

L’émeu ne m’émut point.
Mais je décerne une médaille au kangourou ( :wink:) et au crocodile, certes déjà goûtés à Karijini, mais qui confirment leurs qualités gustatives quand ils sont bien grillés.

Avec là-dessus un sublime Shiraz de derrière les fagots!

On savoure, et on profite de cette belle soirée d’été pour flâner au centre ville, au milieu des décos de Noël.

Fin du rêve australien!

Pour le lendemain, après notre journée bord de mer, c’est un Uber qui nous emmènera à l’aéroport.
Vol Qatar, via Doha bien sûr, où nous arrivons au petit matin.

Mais on aura du mal à atterrir…

J’espère que mon carnet vous a plu, et qu’il vous a fait découvrir une partie de l’Australie qui a beaucoup d’attraits, même si elle ne fait pas partie des “best of”.

Moi, j’ai pris beaucoup de plaisir à refaire avec vous ce voyage qui fut au-delà de nos attentes, et à partager nos découvertes, nos étonnements et nos coups de coeur!

A bientôt pour un autre voyage,

Patou

Bonjour Patou et merci pour ce très joli compte-rendu sur une partie de l’Australie qui m’est complètement inconnue.
Je partage à 100 % ton point de vue sur la ville de Perth où je me serais bien vu vivre également.

Bonjour Boncampeur,

Un sincère merci pour ton message!

Je reste sur l’immense souvenir de ton voyage « Je veux camper… » qui a longtemps été l’une de mes références!
Pas encore périmé, d’ailleurs.

Je ne sais pas si nous reviendrons en Australie, mais pourquoi pas…

Bons futurs voyages!

Patou

Un grand merci Patou pour ce très beau carnet qui m’a fait voyager dans une partie de l’Australie que je n’imaginais pas aussi belle :blush:.

Je m’étais habituée à ces petites lectures quotidiennes qui vont me manquer ! :wink:

Merci Alix, c’est très gentil!

J’aime beaucoup moi aussi ces moments de partage et nos petits échanges sympas.

Et toi, tu m’as donné envie de retourner vers le nord-Est, où nous étions passés un peu trop vite il y a 10 ans.
D’ailleurs je ne désespère pas de faire un jour ce carnet du premier voyage…
Il n’y a que les prix qui ont pu changer, donc je ne les donnerai pas!
:wink: :wink:

Amitiés en attendant une prochaine rencontre,
Patou

1 « J'aime »

Merci Patou pour ce partage et le plaisir de te lire.
Carnet juste fini avant de repartir vers d’autres horizons que j’aurai plaisir à visiter à ton retour.
Bon voyage et à bientôt.

Michèle.

Merci Michèle!

A bientôt donc sur un autre continent!

Bises,
Patou

Merci à toi Patou pour ce très beau carnet !
J’ai aussi beaucoup apprécié Perth et y aurais vécu volontiers…
On n’avait pas repéré ces restaurants de fruits de mer à Freemantle où nous sommes restés vraiment peu de temps.
Mention spéciale pour Hellfire Beach et son blanc immaculé ! J’adooore …

A bientôt :smiley:

Merci à toi, Anne-Claire!

Je riais car on se disait qu’il était beaucoup question de nourriture dans mon carnet… :sweat_smile:

Je te souhaite de très beaux futurs voyages (je me régale à chacun de tes récits),

Bises
Patou

1 « J'aime »

Bonjour à tous,

Je suis de retour, après m’être absentée pour un nouveau voyage … oui, encore! C’est un virus (chut!).

Je n’ai donc pas eu le temps de rajouter un petit bilan sur notre découverte du sud-ouest australien :wink:

D’abord, lors de ma préparation, j’ai eu beaucoup de mal à trouver des infos sur les coins que je voulais visiter. Aucun carnet sur le sud-ouest, peu de précisions par ailleurs sur les différents sites touristiques. Les infos, je les ai surtout trouvées sur place, et je tenais à partager un maximum de détails dans ce carnet que j’ai souhaité très complet!

Mes choix ont été dictés par mes envies de découvertes.
Bien sûr, on peut envisager des variantes, plus courtes, par exemple :
Depuis Perth, descendre juste jusqu’à Cape Naturaliste ;
Depuis Perth, faire un aller-retour jusqu’à Margaret River ;
ou même pousser jusqu’à Albany, puis rentrer…
Tous ces choix valent le coup!

Côté hébergements, si je devais changer quelque chose, ce serait le Tasman Holidays Park à Yallingup, près de Cape Naturalist. Ce fut le “maillon faible”!
A Albany, notre logement était confortable et bien situé, mais j’aurais bien aimé séjourner au charmant Three Chimneys B&B, hélas complet à nos dates.
Tout le reste fut parfait!

Enfin, en ce qui concerne le choix des dates, j’aurais pu retarder un peu le départ, afin de rechercher un peu plus de chaleur les premiers jours et sur la côte!
J’ai vraiment été déçue par la météo sur Rottnest Island, et grandement surprise par la fraîcheur de l’eau au fur et à mesure qu’on descendait vers le Sud!

Voilà!
Nous restons cependant sur de magnifiques souvenirs, et je ne peux que vous encourager à oser découvrir le sud-ouest!

Bons futurs voyages à tous,

Patou

Bonjour!
J’ai juste oublié, je crois, de donner une info sur les entrées dans les parcs nationaux d’Australie occidentale : comme pour notre voyage précédent ( côte ouest…) j’avais pris le Pass qui permet de ne pas payer les entrées chaque fois.
En Western Australia, il existe un Holidays Pass de 5 jours, ou 2 semaines, ou 30 jours.
Il s’avère très intéressant étant donné que pour chaque parc l’entrée coûte entre 10 et 17 AUD selon les parcs.

https://shop.dbca.wa.gov.au/collections/park-passes/products/holiday-passes?variant=41888866533552

Cordialement,
Patou

Bonjour Belphégor,
Je vois que vous avez un blog, puis je avoir ses coordonnées ? Merci.
Je fais aussi un reportage via Polarstep, à chaque voyage, pour les proches qui finissent par les réclamer.
Bonne journée.
Dindin56

Sauf erreur de ma part, les premiers stromatolithes datent de 3.5 milliards d’années. C’est grâce à ces bactéries qui utilisent l’énergie solaire et les éléments chimiques de l’eau qu’il y a eu “expulsion” d’oxygène dans l’atmosphère terrestre. De souvenir de mes études de géologie, le nord ouest de l’Australie est LE Lieu où on peut observer les riches faites par ces plus vieux stromatolithes. Les voir vivantes est extraordinaire.
on est petit devant cette bactérie qui a traversé 3.5 milliards d’années.

Bonjour dindin,

Voici l’un des panneaux que l’on trouve à Lake Clifton.
Il est bien question des ancêtres de ces curieuses structures…

En 2017 nous avions visité 2 sites sur la côte ouest, mais des amis en ont photographié également au Mexique.

Après, pour moi, entre 600 millions et 3,5 milliards d’années, hein… On va pas pinailler! :rofl: :rofl:

Bon WE,
Patou

Patoutaille, non non non on pinaillera pas !
C’est du très vieux.
et j’ai bien hâte découvrir leur descendants vivants.
A bientôt,
Dindin

bonjour Dindin56,
Voilà les liens : d’abord la partie au sud de Perth, puis la partie Perth => Broome avcc passage par les stromatolithes de Hamelin pool

et

Sujets suggérés

Services voyage