Bonjour Florent (et tout le monde),
Je me permets de réagir (encore) à l’adjectif de “sauvage” qui se met à peupler ce forum 
Ce sont les reportages sur les Canaries fleurissant depuis quelques temps qui distillent ce terme qui fait rêver ?
Touristes mis à part, les Canaries ne sont pas des îles vierges ni “sauvages” .
Elles sont peuplées de 2 millions de canariens et de résidents à l’année (dont je fais partie) sur tout l’archipel. 2 millions.
Donc en plein été, touristes mis à part, il y aura aussi les propres habitants des l’îles en vacances, des familles avec leurs enfants dont certains ne peuvent pas aller voyager ailleurs peupler les lointaines plages des autres (…) faute de moyens , des habitants d’une île qui vont passer leur vacances sur celle d’à côté, donc il faudrait un peu relativiser le fait de vouloir des plages, des côtes et des sites naturels vierges d’êtres humains sur les mois de juillet et août dans une région d’Europe (Les Canaries sont une des 17 régions que compte l’Espagne… les espagnols viennent donc eux aussi aux Canaries comme vous vous allez en Corse).
Si vous souhaitez voir moins de touristes et d’habitants dans le paysage (une plage remplie de canariens est aussi une plage bondée, or qui mieux que les habitants pour connaître justement la petite plage “perdue et sauvage” sur éventuellement un territoire grand comme le dixième du quart de la Corse …) venez en juin, venez aussi en septembre, sur la première quinzaine d’octobre, après la Toussaint, sur la première quinzaine de décembre… bref, hors période des vacances scolaires planétaires quand les adultes sont au boulot, les gamins à l’école, et la pression touristique réduite de plus de la moitié pour ces mêmes raisons : c’est que du bonheur !
Au passage votre représentation de Tenerife me navre un peu :
Là aussi, il suffit de ne pas faire comme tout le monde, ou de ne pas le faire à la même heure, de ne pas penser que randonner se limite à monter le Teide ou faire le tour des Roques qui se trouvent au bout du parking là oú justement s’agglutinent les visiteurs alors que 155 kms de sentiers les attendent dans le Parc National (et plus si on rajoute la couronne forestière) , de choisir de se loger en secteur local et non pas dans les deux points “touristique” à éviter… pour y passer d’excellentes vacances à découvrir des sites naturels volcaniques épurés ou boisés, côtiers, des villages, des petits centre villes et des éléments culturels inattendus pour qui pense que cette île n’est faite que de “béton” (nous ne vivons pas dans des cases en bambou avec tout mon respect pour les cases en bambou… donc forcément il y a du béton aussi hors secteur touristique), de “hordes touristiques”, qu’elle n’abrite pas au moins 2.000 ans de culture aborigène et plus de 500 ans d’Histoire contemporaine à la croisée de 3 continents, 3 massifs oú aller se perdre du lever du jour à la tombée de la nuit , et des traditions à foison.
Atterrir à TFS dans le sud ou prendre un bateau à Los Cristianos ne signifie pas que les 2.200 km2 de l’île ne ressemblent qu’à ça, tout comme un touriste débarquant en France dans une gare de banlieue sinistre ou traversant des kms de zones commerciales en venant de l’aéroport commencerait à penser qu’il s’est trompé de destination là oú il pensait trouver des chateaux de Versailles à tous les coins de rue et du glamour partout.
Puisque tout le monde y va de son site je vous invite à faire un tour sur le mien :
www.tenerife-autrement.com
Celà pourra peut être motiver un prochain séjour où se mêlera la découverte d’une île où la vie locale et quotidienne d’un peuple tranquille bat son plein pour peu que l’on choisisse cette version pour y poser ses valises, et oú les espaces naturels protégés (bien que non forcément “sauvages” ni étendus à l’infini… je vous invite toutes et tous à vous pencher sur la taille respective des Iles Canaries : c’est la première chose que je fais personnellement lorsque je voyage. Avoir la taille d’une île en tête, la comparer avec quelque chose de connu permet de relativiser l’image que l’on s’en fait quant au temps à y passer, au nombre de lieux d’hébergements utiles ou non, et de concept de “sauvage” qui forcéments aux Canaries n’est jamais bien loin d’un lieu habité vu la taille des territoires : espace naturel préservé, c’est déjà pas mal) sont dignes d’êtres connus.
Je finirai sur deux clins d’oeil :
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Lanzarote, un seul T (Le double T n’existe pas en espagnol) et la Gomera n’a qu’un seul R.
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Vous savez quelle nationalité arrivée en masse envahit littéralement depuis deux ou trois ans “les sentiers perdus”, les plages “sauvages et perdues”, les coins les plus reculés ? Les français 
Bien cordialement,
France (Tenerife Autrement)