Petit récit d’une escapade italienne qui a tenu toutes ses promesses (si on ne tient pas compte de la météo…
) Au programme : découverte des belles villes du sud de l’Italie, du patrimoine cultuel, culturel, architectural et historique. On en a pris plein les mirettes… et je me suis réconciliée avec le Baroque…
Quelques petites randos, de belles rencontres, de bons petits plats et malheureusement peu de baignades car la météo n’a pas été avec nous, les Saints de glace nous ont joué quelques tours…
Quelques cartes pour mieux comprendre.

Petit résumé du séjour :
Coût : Un peu moins de 1500 euros par personne tout compris (Avion, train, location de voiture, hébergement, repas, extras… ) bref, tout .
Pour vous donner un ordre d’idée :
- Vol Bordeaux / Bari : 170 euros/pers
- Vol Rome / Bordeaux : 90 euros / pers
- Train Bari / Rome : 18 euros / pers
- Location voiture : Nissan Juke 350 euros pour 12j, 1300 kms parcourus et 150 euros de carburant.
- Hébergements : 12 nuits pour 780 euros soit 65 euros/nuit
Mais quel est le programme ???
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Très difficile de choisir car il y a pléthore de choses à découvrir et si vous êtes ouverts et curieux, vous allez adorer!!! ![]()
Nous avons donc construit notre voyage comme cela :
J 1 : Vol de Bordeaux pour Bari
. Location de voiture proche de l’aéroport
et direction Altamura pour 2 nuits (But : moins cher et très proche de Matera)
J 2 : Matera : Incontournable!!!
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J 3 : Tarente ( pas vraiment vu…) et Martina Franca pour 5 nuits (Belle surprise) ![]()
J 4 : Polignano a mare (Une petite chansonnette s’impose
) et Monopoli(Chouette)
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J 5 : Alberobello (Déception
) et Locorotondo (Super)
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J 6 : Cisternino (Super) et Ostuni (Magnifique)
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J 7 : Réserve naturelle Di Torre Guaceto(Magnifique)
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J 8 : Direction Lecce dans le Salento (Surnommée la Florence du Sud… super
) puis Tricase
pour 4 nuits.
J 9 : Rando du Phare Punta Palascia vers Porto Badisco et Otrante. (Super)
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J 10 : Petite rando en aval de Gallipoli et Gallipoli (Super
), puis Nardo (Belle surprise
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J 11 : Santa Maria di Leuca (Atypique
), Plage de Percoluse (Sympa
) puis Tricase port (Agréable
)
J 12 : Retour Bari et visite du centre historique (Fabrication des orecchiettes, célèbres pates des Pouilles
) puis train pour Rome ![]()
J 13 : Visite express de Rome
et retour Bordeaux
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Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, voici mon récit un peu plus détaillé et je finirai par quelques conseils de voyage. C’est parti, je vous emmène découvrir une partie des Pouilles car nous avons occulté le nord faute de temps et de distance. Ce sera l’occasion d’un prochain voyage… ![]()
J 1 : On décolle de Bordeaux vers midi, arrivée 2h plus tard à Bari. Les vacances commencent!!! RDV au point de rencontre à l’extérieur de l’aéroport pour ceux qui louent les voitures un peu moins cher donc un peu plus loin. Bien indiqué, les loueurs viennent vous chercher en van environ toutes les 15 minutes. On a choisi Centauro. Bon accueil mais comme tous les loueurs de voitures ils poussent à l’achat en vous vendant toutes sortes d’assurances dont souvent on n’a pas besoin car on est déjà couvert par l’assurance de la carte bleue. A vérifier avant le voyage. C’est le jeu, ils vous font peur et vous craquez. Mon conseil : avoir le descriptif exact de l’assurance de sa carte bleue et payer bien évidemment la location avec sinon ça ne marche pas. Faire son “show” : c’est à dire prendre plein de photos et vidéos du véhicule pour se couvrir et montrer qu’on a l’habitude, être sûr de soi… Bien évidemment, la prudence dans la conduite s’impose…
Direction Altamura pour 2 nuits. On a un bref aperçu de l’état des routes et de la conduite des italiens… Beucoup de nids de poules, des voies d’insertion très courtes et des vitesses de circulation plutôt rapides malgré la règlementation. On s’adapte mais disons que les stops, priorités à droite et limitations de vitesse paraissent superflus…
Il y a quand même un avantage : l’autoroute est gratuite. Je vous rassure, tout s’est bien passé et nous n’avons eu aucun problème.
Altamura, Petite ville pas vraiment touristique, plutôt authentique connue pour le pain. Le paysage alentours est plutôt rural, constitué de champs de céréales. On y voit le quotidien des italiens, le centre ville propose tout ce dont on a besoin… Nous logeons en plein coeur de ville. La découverte du centre est plutôt sympa, petites ruelles pavées, on finira dans une trattoria où on mangera local et pas cher, un menu imposé (Trattoria Rosticceria).
J 2 : Direction Matera, un incontournable!!! Classée au Patrimoine mondiale de l’UNESCO. Même si vous avez de la route, ne ratez pas cet endroit extraordinaire. C’est esthéthique, historique, mystique… Je ne rentrerai pas dans les détails, vous trouverez tout sur place. L’endroit est assez grand pour que les touristes soient dispersés. Toutefois, vous devrez marcher et grimper un peu mais vous serez récompensés. Je garde en mémoire tous ces faucons en vol, cet enchevêtrement de maisons couleur sable, les grottes, le pont tibétain au dessus du canyon, ce dédale de ruelles toutes plus belles les unes que les autres, les églises, une “aura” vraiment particulière et des points de vue à couper le souffle… C’est somptueux!!!
Nous avons fait la rando qui passe par le pont tibétain et qui monte aux grottes et aux églises rupestres (qui sont interdites d’accès). 15 euros par personne pour 2h AR. C’est un peu cher mais si ça participe à la restauration du site, ça me va bien. En tout cas, c’est trés beau, pas de difficulté particulière pour une personne sportive, belle vue sur Matera. Chaussures de marche obligatoires contrôlées par les gérants du site. Un seul accès donc très facile à trouver. Pas d’ombre…
Nous avons fait également la visite de la citerne d’eau située sous la ville (3 euros/personne pour 10 minutes… Rien de transcendant mais on peut être admiratif du projet pour l’époque. Il y a beaucoup d’autres visites à faire, chacun y trouvera son compte… Une journée complète est le minimum pour Matera, 2 c’est surement mieux…
J 3 : Direction Tarente, côté ouest. Problème, c’est une ville portuaire et la circulation qui va avec, on l’a donc traversée en voiture, le centre historique avait l’air sympa mais comme on n’a pas trouvé de place gratuite pour se garer, on a filé vers une plage. Mauvaise pioche : des dépôts pétroliers et zone militaire donc on a filé vers notre destination Martina Franca.. Belle surprise, la ville est encore peu touristique et selon moi, elle vaut la visite : jolie place centrale, belle cathédrale et centre ville animé avec de jolies ruelles. Position centrale pour visiter beaucoup de sites alentours dans un rayon de 40 minutes de voiture (Vallée d’Itria) . Pas trop de monde. Notre hébergement se situe dans la campagne à 10 minutes en voiture et c’est évidemment un Trullo : Habitat traditionnel rural, j’ai adoré!!!
On se croirait chez les schtroumpfs. Nos hôtes ont été aux petits soins pendant tout notre séjour, n’hésitez pas, misez sur l’authentique… Encore merci à Maria et Céleste qui ont été formidables malgré la barrière de la langue.(Beltrullo Pietrevive)
Concernant les repas, nous avons mangé 2 fois en terrasse à Martina Franca chez “Greco” 79/80 C.SO Vittorio Emanuele (Birreria di Punta). Service rapide, bonne ambiance et bon rapport qualité/prix. Sans prétention.
J 4 : Au programme, Polignano a Mare et Monopoli.
On ne va pas se mentir, c’est touristique mais très sympa. La ville en bord de falaise possède des ruelles étroites bien décorées, des petites places pour boire un verre ou déjeuner. C’est vivant et chantant car cette ville a été connue grâce au chanteur de “Volare” de Domenico Modugno, sorti en 1958 et qui a fait le tour du monde. Vous verrez surement quelques personnes chantonner devant la célèbre statue. C’est plutôt drôle et bon enfant. La petite plage encastrée entre les falaises est prise d’assaut mais très jolie. Si vous allez un peu plus loin, vous trouverez d’autres sites de baignade moins fréquentés.
Déjeuner très sympa en terrasse dans une petite trattoria un peu à l’extérieur du rush touristique mais dans la rue piétonne : “Baguetteria da Gianpié”. Une adresse comme j’aime, un patron haut en couleur, une terrasse qui ne désemplit pas, des plats copieux et pas chers. J’ai goutté les spaghetti all’assassina, une spécialité des Pouilles. Une tuerie!!!
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On poursuit vers Monopoli tout proche. Touristique aussi mais très beau. Petit port sympa et dédale dans les ruelles. On en profite pour aller à pieds vers les criques au sud, petite baignade, elle est fraiche 16 ou 17 degrés mais c’est si beau… Diner sur place.
J 5 : Alberobello La déception du séjour. Il est vrai que la météo n’était pas avec nous mais ce site qui était surement extraordinaire a vendu son âme au diable. Cette ville a été sacrifiée sur l’autel du tourisme de masse, ville musée où on fait la queue pour prendre sa photo, on se faufile entre les groupes de touristes du monde entier, les boutiques à toutou se succèdent et on est vite fatigué par cette frénésie ambiante dénuée de toute authenticité. Je n’imagine même pas le site un week end ou pendant les vacances scolaires!!! Vous n’êtes plus qu’une carte bancaire sur pattes. Quel dommage car le site est magnifique!!! Finalement, c’est un orage violent qui nous a sauvés et a fait fuir les hordes de touristes nous permettant de prendre quelques clichés… Vous êtes prévenus.!!! En y allant tôt le matin ou après 18h une fois que les bus sont partis, c’est peut être une meilleure option.
Fin de matinée, on décide de visiter Locorotondo à proximité. Malheureusement il pleut mais la magie opère tout de même. Village escargot aux ruelles étroites, beaux monuments. On s’amuse à s’y perdre, c’est plutôt sympa. Moins de monde, on respire enfin.
J 6 : Le matin Cisternino Belle surprise. Pas du tout touristique donc pas de problème pour se garer, peu de monde et un charme fou. Un grand potentiel, de belles ruelles bien décorées. Impression de petit village où chacun fait son effort de déco, c’est très sympa. Un bon plan pour se loger et visiter la région.
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Puis Ostuni, la cité blanche. Touristique mais très belle. Pas mal de magasins, des ruelles attractives, très esthétiques, un parcours touristique court et efficace permet de voir les plus beaux édifices, belle vue plongeante et pourtour extérieur intéressant. A voir.
Fin de journée, gros orage, on se réfugie sous des parasols et on patiente avec un Spritz
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J 7 : Besoin de calme et de nature !!! Direction la Réserve naturelle de Torre Guaceto à 50 minutes de route depuis Martina… On se gare au parking “Méditur” gratuit en mai. Puis rando de 2 h AR pour aller jusqu’à une tour. La nature est belle, la première plage aussi, proche d’un refuge qui recueille les tortues en difficulté. Le site se gâte après car les déchets ne sont pas ramassés c’est dommage car c’est idyllique… Pique nique seuls au monde, c’est le paradis.
Cette découverte des criques est tout ce dont on a besoin, il n’y a personne, ça nous change!!! l’eau est d’une clarté incroyable, dommage, elle est froide… ![]()
Le temps se gâte, retour au trullo, notre hôte nous offre quelques pommes de terre sautées au romarin pour le dîner, quoi de mieux pour se réchauffer… c’est notre dernière nuit ici, on était comme chez nous…
J 8 : Direction Lecce la" Florence du Sud" à 1h30 de route. Il pleut mais ça ne doit pas durer. Le paysage fait peine, sur le chemin, des centaines d’oliviers dévorés par une bactérie qui sévit dans la région depuis plusieurs années. Ils sont morts sur pieds alors qu’ils ont traversé des siècles… Une catastrophe!!! Heureusement, de nouvelles souches résistantes sont replantées pour nous rappeler que jadis cette région inondait le monde de son huile prodigieuse, des quantités telles qu’on éclairait les villes avec…
La pluie cesse enfin et nous laisse profiter des charmes de cette jolie ville. Beaucoup de bâtiments baroques, belles rues commerçantes, jolies places et beaux balcons style “Liberty” Il y a du monde mais c’est supportable. Nous croisons un couple de mariés et ses invités qui nous rappellent combien l’élégance italienne n’est pas une légende… Beaucoup d’esthétisme et de stupeur à la découverte de cette magnifique cathédrale restaurée en 2020 qui me laisse sans voix… De la dentelle de pierre, un chef d’oeuvre du Baroque…
Le centre historique se visite en une journée sans problème.
Le Salento nous attend… avec ses femmes fortes qui sont les gardiennes des traditions et qui incarnent les valeurs du labeur… ses tours aragonaises et ses villes fortifiées…
Nous reprenons la route vers 18h car nous sommes attendus à Tricase dans le sud. La route n’a pas de charme particulier. beaucoup de maisons abandonnées, une campagne un peu désolée… La route littorale est certainement plus jolie. Nous logeons dans un endroit un peu désert nous décidons donc d’aller diner à Castro, petite station balnéaire avec un village fortifié plutôt charmant.
J 9 : Direction Otrante. Petite visite de jour de Castro en matinée, un bon plan pour loger. Bourgade avec son château fort en promontoire, belle vue sur la mer… On poursuit la route vers le phare situé au sud d’Otrante ; Punta Palascia. Ici, la campagne est magnifique, il y a moins de touristes. Beaucoup de vent ce jour là… Si vous avez de la chance, vous pourrez peut-être apercevoir les côtes albanaises qui sont à moins de 80 km… On décide de faire une portion du sentier du littoral. Départ proche du Phare en direction de Porto Badisco, 3 h AR sans difficulté majeure. C’est magnifique… Un air de Bretagne en pleine Italie!!! Des fleurs par centaines, une tour aragonaise, des murets de pierre, une vue à couper le souffle, un vrai décors de peintre. On arrive dans une jolie crique (on peut s’y baigner) surmontée d’une petite bourgade, point de rencontre de motards. Adeptes des grosses cylindrées et des blousons de cuir , vous allez être servis
Ils sont des dizaines au milieu de nulle part venus défier les virages de cette petite route littorale. C’est drôle et complètement incongru, ils ont visiblement leurs habitudes à la terrasse du resto du coin qui est prise d’assaut. Pour plus de tranquillité, nous choisirons la trattoria d’à coté, il n’y a que des locaux endimanchés, aucun touriste, c’est familial, très bon repas avec un excellent rapport qualité/prix. Très bon moment. (Je n’ai plus le nom en tête mais elle est juste à côté du resto des motards…
)
En fin d’après-midi, de retour au phare nous reprenons la voiture direction Otrante port. Belle surprise, bourgade fortifiée à la manière d’une citadelle, grand port de plaisance. Malheureusement, il y a beaucoup de vent mais c’est très chouette. On y entre par des portes façon château fort, puis ruelles piétonnes, magasins, restos… comme d’habitude c’est plutôt animé. Ne ratez pas à l’extérieur près du port, le bateau sculpture , hommage aux migrants albanais décédés en mer.
J 10 : Direction Gallipoli avec une balade de bord de mer prévue le matin avant la visite de la ville. La route est jolie. La balade jusqu’à Torre del Pizzo se fait dans un espace naturel protégé juste avant la magnifique plage de Punta della Suina (Magnifique mais payante, 5 euros par voiture, eaux cristallines…
) qui s’étire jusqu’à Baia Verde puis l’entrée de ville.
Durée 1h30 AR jusqu’au début de l’anse, retour par le même chemin. On se gare gratuitement près de l’établissement “Cotriero”, puis on longe le littoral jusqu’au début de cette gigantesque anse d’un sable immaculé où alternent plages privées et publiques. La partie la plus au sud est la plus sauvage et gratuite mais il faudra marcher… car pas de parking à proximité.
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On se rapproche de Gallipoli et on fait un arrêt baignade juste avant. Toujours beaucoup de vent mais la couleur de l’eau est extraordinaire!!!
L’entrée dans la vieille ville se fait par un pont. Se garer près du port car le centre est réservé aux habitants. Bourgade fortifiée très esthétique en escargot avec belle promenade littorale et 2 plages que vous pourrez choisir en fonction de la course du soleil… Toujours animée et boutiques, bar, restos à gogo. Ne ratez pas la magnifique cathédrale qui mérite le détours (intérieur et extérieur).
La visite de la vieille ville est assez rapide via une rue piétonne. En fin de journée, nous décidons de pousser jusqu’à Nardo , 18 km plus au nord. Cette cité a jadis concurrencé Lecce et possède encore de très beaux monuments.(Duoumo, place de la cathédrale…) Belle découverte, peu de touristes, ambiance décors de thêatre baroque.
Dîner dans une petite trattoria traditionnelle salentine, située au détours d’une ruelle. Produits frais, de qualité, bon accueil, un personnel attentionné. Je recommande sans soucis. Bon rapport qualité/prix : “Il Girone dei Golosi” Via Rosario 14 , Nardo. Retour un peu tard au “Hameau italien” notre logement de Tricase à 45 minutes de route.
J 11 : Direction l’extrême sud à Santa Maria Di Leuca. C’est un endroit très étrange, atypique avec plusieurs grilles de lecture. Tout d’abord, c’est une station balnéaire qui parait un peu endormie lors de notre visite, tout n’est pas ouvert mais elle n’est pas dénuée de charme avec son petit port de plaisance ainsi que sa promenade en bois… C’est ici que la mer adriatique rencontre la mer ionienne au point le plus méridional des Pouilles.
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On y trouve également de magnifiques maisons de Maître du 19ème siècle, de tous les styles qui rappellent qu’on venait ici en villégiature profiter des bains de mer. C’est plutôt original, il y en a pour tous les gouts.
C’est également un lieu de pèlerinage chrétien très célèbre, on y voit d’ailleurs beaucoup de marcheurs spirituels “habités” par la foi créant une atmosphère particulière. Pas moins de 2 papes y sont venus en moins de 10 ans, une rétrospective photographique résume l’histoire du site à l’intérieur de la Basilique. C’est le Sanctuaire de Santa Maria de Finibus terrae. La place paraît complètement disproportionnée par rapport à la taille de la station. Le site, situé en hauteur de la station se dévoile comme un promontoire et attire visiblement beaucoup de fidèles.
Enfin, il y a cet escalier à double révolution monumental qui monte à la Basilique qui enserre une cascade qui coule une fois par an lors d’une fête locale. Edifice commandé et inauguré par Mussolini en personne en 1939 qui symbolise la fin de l’aqueduc des Pouilles. La colonne romaine célèbre la fin des travaux. Pas très loin, en haut de Punta Meliso se dresse un des phares les plus haut d’Europe construit en 1864.
Il y a pas mal de sites intéressants à proximité de cette bourgade du bout de l’Italie : grottes, criques… Après le déjeuner nous nous dirigeons vers la plage de Percoluse, toute proche pour une sieste bien méritée. C’est une fois de plus la pluie et le vent qui nous délogeront… Magnifique plage de sable blanc, eau translucide, gratuite, plutôt sympa.
Nous rentrons par la côte est, très jolie route bordée de cactus et de belles constructions en pierre. Ici le côte est rocheuse. Petit arrêt aux piscines naturelles de Marina Serra. L’endroit est chouette mais fermé, je ne sais pas pourquoi. Direction Tricase port pour un petit verre en terrasse. La petite station en contrebas de la falaise a l’air agréable. La zone de baignade est abritée des vents et la station possède de belles demeures mauresques . Dîner dans la magnifique Trattoria "Mamma Li Turchi Pizzeria" tout en haut de la station. Bonnes pizzas, bon rapport qualité/prix bel extérieur.
Retour à l’hébergement tout proche. Il est déjà l’heure de faire les valises. ![]()
J 12 : Direction aéroport de Bari depuis Tricase en voiture. Trajet de 2h30 par l’autoroute (gratuite). On a fait le choix de rendre la voiture à 12h30 pour pouvoir aller visiter le centre historique de Bari que nous n’avons pas vu à l’aller… Très facile, le loueur de Centauro nous ramène à l’aéroport, il y a une gare au sous sol permettant de se rendre directement en cœur de ville (5,30 euros/pers). Gare propre, facile d’accès (juste à droite du terminal) train à l’heure, tout est ok. Trajet de 20 minutes avec 6 arrêts, le dernier est notre destination. On laisse nos bagages en consigne dans la rue principale à 200 m de la gare. C’est bien moins cher que dans la gare. Vous verrez, il y a plusieurs boutiques qui proposent ce service. 5 euros pour une grande valise, 2,5 euros pour un bagage cabine et un petit sac pour la journée. La visite commence par le quartier 19ème avec une immense rue piétonne, les bâtiments sont magnifiques puis on pénètre dans le centre historique, pas mal de monde mais ça va, pas mal de petites places, il fait chaud, c’est plutôt cool. C’est l’Italie clichée avec les ruelles étroites , le linge aux fenêtres, les passages voutés, quelques reliques religieuses et pas mal d’animations… Déjeuner agréable en terrasse où on déguste forcément des pâtes
et visite des ruelles où les femmes confectionnent à la main devant leur domicile les fameuses orecchiette. C’est complètement typique et vraiment impressionnant de voir la maîtrise et la rapidité du geste. Bravo les filles!!!
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On repart vers la gare en fin d’après midi pour prendre un train direction Rome. Trajet de 4h30. Nous avons choisi cette option car nous n’avions pas de départ Bari/Bordeaux en avion ce jour là… Le train est à l’heure, confortable, silencieux et le paysage plutôt bucolique, rural, beaucoup d’éoliennes, c’est très vert. Pas mal d’oliveraies, d’arbres fruitiers et des vignes. C’est vallonné, avec quelques parcelles de céréales, Le crépuscule nous offre une lumière magnifique.
Arrivée à Rome à l’heure, 23h05 exactement. Nous filons rapidement à notre hôtel tout proche de la gare, quartier populaire et cosmopolite. Beaucoup d’épiceries de nuits et de boutiques de souvenirs. On se grouille car si on arrive après 23h30, on est redevable de 50 euros supplémentaires… Et oui, Rome est une ville chère… Notre chambre qui n’a rien d’exceptionnel est plutôt spartiate mais pour une nuit c’est très bien (j’ai pris la moins chère que j’ai trouvée). Elle a couté 85 euros auxquels on ajoute 7 euros par personne de taxe de séjour donc 99 euros quand même…
Bref, pas le choix…
Après une douche rapide, on décide de filer à la fontaine de Trévi. Oui, je sais ça n’est pas le monument le plus célèbre de Rome mais j’avoue, après avoir vu la “Dolce Vita”, je rêvais de voir cette fontaine. Après 30 minutes de marche, on y arrive enfin et je ne suis pas déçue, c’est magnifique et très romantique. C’est par contre noir de monde et tout le monde s’affaire à faire le ou les plus beaux selfies, c’est amusant de voir les gens poser… Des agents de la ville veillent scrupuleusement qu’il n’y ait pas d’abus ou de dégradations et vous rappellent à l’ordre bruyamment à coup de sifflet, c’est vraiment drôle. La lumière est belle, je trouve cet endroit émouvant. Sachez qu’il est payant en journée avec une jauge… Ce n’est pas le cas la nuit. Il est minuit, dégustation de la boule de glace à emporter la plus chère du monde (8 euros !!!)
Et oui, la fontaine de Trévi ça se mérite… ![]()
Retour à l’hôtel vers 1h30 du matin, les goélands ont pris possession de la ville et se chargent des poubelles amassées sur les trottoirs. Ce Rome là est un peu moins romantique.
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J 13 : Jour du retour en France, notre avion décolle à 16h45. On décide donc de se lever tôt pour avoir un aperçu de Rome. Le réceptionniste est cool et nous garde nos bagages gratuitement… Le temps étant compté, on fait ce qu’on ne fait jamais : on choisit la visite de la ville en bus touristique (Bigbus : 24 euros/pers pour 3h, sachant que le tour dure 1h45 et que l’on peut le refaire si on veut. On peut aussi descendre ou monter à des arrêts bien précis). J’attire votre attention sur le fait que la circulation à Rome, ça n’est pas une légende donc je vous conseille de prendre le 1er départ vers 9 h car vers 11h, on est dans les embouteillages !!!
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Départ depuis la gare, ça tombe bien on y est et vous n’aurez que l’embarras du choix des sociétés. En effet, vous serez alpagués à chaque coin de rue. J’imagine que toutes les compagnies font le même itinéraire. Celle-ci paraissait bien car elle possède suffisamment de véhicules pour assurer des passages réguliers. J’avoue, c’était bien, nous étions à l’étage et nous avons pu voir l’essentiel des monuments. Lors du 2ème passage, nous sommes descendus proche du Colisée. Beau mais vraiment trop de monde pour moi. Tout ceci reste vraiment très bruyant, les embouteillages et le bruit ont eu raison de moi…
même si je concède que c’est une très belle ville qui mérité que l’on s’y attarde.
On revient à pieds, on récupère les bagages et on achète quelques petits cadeaux. Déjeuner proche de la gare dans une trattoria où le service est rapide et les plats corrects " Elettra, Antica Trattoria". Dernier Spritz ![]()
On rejoint la gare pour prendre le train en direction de l’aéroport ; “Leonardo”, c’est pas une blague
(14 euros/pers pour 34 km). Facile d’accès.
Notre voyage se termine là. On a vu beaucoup de choses, fait de belles rencontres. On aurait aimé voir d’autres sites, c’est toujours le problème : faire des choix…
Pour les petits budgets, préférez les trattorias aux restaurants qui sont plus chers.
Sachez que le pain et les couverts seront toujours facturés en plus…
D’une manière générale, le coût de la vie est quasiment le même qu’en France. Le carburant y est un peu plus cher.
Les places de stationnement ne sont pas très chères (environ 1 euro/heure). 3 zones :
- bleues : payantes
- blanches : gratuites
- jaunes : réservées aux résidents.
Nous avons toujours réussi à nous garer gratuitement en marchant un peu.
Pensez à demander votre carte européenne de Sécurité sociale, elle est gratuite et valable 3 ans.
Pensez à vérifier votre contrat d’assurance avant votre départ pour vérifier vos garanties notamment pour louer une voiture.
Quelques points négatifs :
- la météo et la fraicheur de l’eau, on ne s’y attendait pas en mai… mais on n’a pas la main dessus…
- les routes et la conduite un peu rock 'n roll des locaux…
- les déchets aux bords des routes.
- beaucoup de touristes et beaucoup de français (mais j’en faisais partie aussi
)
En tout cas, on s’est régalé et je suis sûre que vous ne serez pas déçus si vous programmez d’y aller.































































