Le meilleur de la Guadeloupe

15 janvier 2021

Du soleil, des plages, de superbes fonds sous-marins, des randonnées, un volcan, des marchés pleins de vie et une culture créole affirmée… La Guadeloupe, c’est tout un univers à découvrir.
Constituée d’un archipel de 7 îles posées sur l’arc des Petites Antilles, la Guadeloupe invite à un voyage tout en douceur, les sens en éveil pour en savourer les couleurs, les sonorités et les parfums.
Pour goûter pleinement aux sensations procurées par cette belle des tropiques, on vous livre le meilleur de la Guadeloupe.



Le meilleur de la Guadeloupe : Grande-Terre
Des marchés de Pointe-à-Pitre aux plages de Sainte-Anne, découvrez nos coups de cœur sur Grande-Terre.
Pointe-à-Pitre : marchés et mémorial ACTe

Pointe-à-Pitre n’est pas – comme on pourrait le penser - la capitale administrative de la Guadeloupe (c’est la ville de Basse-Terre). Grouillante de vie, elle en est par contre le poumon économique, notamment à travers Jarry, troisième plus grande zone industrielle de France. En tant que touriste, on y vient notamment pour ses marchés : marché central sous la grande halle métallique, marché de la Darse dans le quartier du même nom (où admirer quelques jolies maisons créoles), ou encore le très authentique marché de Man Réau…
Pointe-à-Pitre mérite aussi une halte pour visiter le Mémorial ACTe (Centre Caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage), inauguré en 2015. Unique au monde, il a été construit en lieu et place de la plus grande usine sucrière des Antilles (Darboussier). Hautement symbolique ! Impressionnant, le bâtiment long de 240 mètres fait face à la mer : il saute donc aux yeux de tous ceux qui arrivent dans la baie par bateau. Il s’articule autour d’une « boîte noire », enserrée par des « racines d’argent ». Le musée aborde l’histoire de l’esclavage de manière globale, à travers plusieurs espaces : exposition permanente, expositions temporaires d’œuvres contemporaines, jardin panoramique… Un bel hommage.
Randonnée Trace des Falaises, porte d’Enfer et pointe Grande Vigie

Il ne faut pas se fier à son nom : la porte d’Enfer ouvre sur un paradis. Elle s’apparente à une calanque, qui s’enfonce dans les terres. Les eaux de son lagon, transparentes et peu profondes, invitent à se tremper les pieds…
Mais avant le réconfort, l’effort : la Porte d’Enfer nous invite à emprunter la « Trace des falaises ». Ce sentier longe d’abruptes falaises calcaires, frappées par les vagues de l’océan Atlantique. Vertigineux ! Il faut compter 5 h aller pour le parcourir en entier (11 km), jusqu’à la Pointe Petit Nègre.
Pour faire plus court, on opte pour la portion « Trace des douaniers » (8 km, environ 3 h AR), qui s’arrête à la Pointe du Souffleur. Elle nous offre un drôle de spectacle naturel : quand les vagues viennent s’engouffrer dans ses rochers poreux, un « souffleur » surgit, tel un geyser. En chemin, on marque aussi l’arrêt au trou du Souffleur (un énorme gouffre dans la falaise, de 10 m de diamètre et de 40 m de profondeur) et à la Pointe des Tortues (elle porte bien son nom : on peut effectivement en apercevoir remonter à la surface). Dans cet environnement sauvage, on se familiarise avec la forêt sèche, constituée de plantes qui ont su s’adapter, comme les raisiniers, les gommiers rouges et les cactus. Elle nous offre quelques petits coins d’ombre.
Pour admirer le chemin parcouru, on se rend ensuite (en voiture) à la Pointe de la Grande Vigie, à 6 km au nord. Après 5 petites minutes de marche, un merveilleux point de vue sur les falaises, hautes de 80 mètres, s’offre à nous. Nous sommes ici à l’extrémité nord de Grande-Terre !
La Pointe des Châteaux et ses plages

À 11 kilomètres de Saint-François, la Pointe des Châteaux n’abrite pas l’ombre d’un château… Elle nous réserve, en revanche, l’un des coins les plus sauvages de la côte : une grande avancée rocheuse, taquinée par les vagues de l’Atlantique. Une jolie petite balade mène jusqu’à un promontoire, où se trouve une grande croix et une table d’orientation. Il nous livre un magnifique panorama sur la presqu’île, ses baies et ses salines et, au loin, les îles de la Désirade, de Petite Terre, de Marie Galante, des Saintes. Dans le coin, les plages s’avèrent bien agréables : plage des Grandes Salines (sable blanc, lagon…), Anse Tarare (crique bien protégée et naturiste) ou encore Anse à la Gourde (grande plage de sable blanc, sauvage) …
Sainte-Anne et Saint-François : les plus belles plages de Grande Terre

Si Basse-Terre est réputée pour sa végétation luxuriante, Grande-Terre l’est pour ses plages paradisiaques. De quoi combler les amateurs de sable blanc et de cocotiers…
Rendez-vous notamment à Sainte-Anne : la plage du Bourg, longue, belle et bordée de cocotiers, s’avère très photogénique. Ses eaux turquoise, limpides, peu profondes et surtout très calmes (grâce à la barrière de corail) rendent la baignade bien agréable. Celle de Bois Jolan n’est pas mal du tout.
À Saint-François, on apprécie la plage des Raisins-Clairs, calme et familiale. Et du côté de la Pointe des Châteaux, la plage des Grandes-Salines, avec son sable blanc à perte de vue et son lagon protégé. L’îlet Gosier abrite aussi des plages idylliques.
Mais il n’y a pas qu’au sud que les plages sont belles ! Le nord de Grande-Terre nous réserve également quelques bijoux, à l’image de l’Anse du Souffleur (Port-Louis) et de la plage de la Chapelle (Anse-Bertrand).
Le meilleur de la Guadeloupe : Basse-Terre
Jardin botanique, baie idyllique, randos, plages et volcan : Basse-Terre a tout pour plaire !
Grand Cul-de-sac marin

Pourquoi cul-de-sac ? Car cette réserve naturelle se trouve coincée entre les deux ailes du papillon, que forment les deux îles principales de la Guadeloupe (Basse-Terre et Grande Terre). Classée réserve mondiale de la biosphère par l’UNESCO, la baie de Grand Cul-de-sac marin est fermée par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (25 km de long), faisant d’elle un endroit privilégié pour la reproduction des poissons.
Mangroves, haut-fond, récifs coralliens, ilets paradisiaques, eaux limpides et turquoise… pour découvrir ces merveilleux écosystèmes, on embarque à bord d’un bateau ou d’un kayak au départ de Sainte-Rose. Se rapprocher d’un prestataire labélisé « esprit parc » garantit une sortie respectueuse de la nature. Bonne nouvelle pour ceux qui ont tendance à avoir le mal de mer : la houle ne rentre pas ici, justement grâce à la barrière de corail !
Deshaies et le jardin botanique

Un enchantement, que ce petit village de pêcheur les pieds dans l’eau et entouré de collines boisées ! Mais Deshaies fait surtout parler de lui pour son merveilleux jardin botanique, hier propriété de Coluche et aujourd’hui classé « Jardin remarquable ». Remarquable, c’est le mot… Luxuriant, ce paradis de 5 hectares rassemble quelque 1 300 espèces tropicales : bougainvillées, baobab, cactées, talipot, fougères arborescentes, monsteras, grand banian, sans oublier le majestueux grand fromager… Le tout est incroyablement agencé. Devant tant de grandeur et de couleur, l’émerveillement est total, du début à la fin. Vraiment un magnifique exemple de la coopération entre l’homme et la nature. Le parc abrite également un restaurant, où l’on mange très bien, au son de la cascade… Un paradis, on vous dit !
Route de la Traversée et Parc National de la Guadeloupe

Cette route de rêve donne l’agréable impression d’un voyage dans le voyage… La D23 ou, plus poétique, la « Route de la Traversée », relie Petit-Bourg à l’est à Pointe-Noire sur la côte atlantique, traversant l’île de Basse-Terre d’un bout à l’autre. Tout du long – 17 kilomètres – elle en sillonne les hauteurs (Col des Mamelles, 615 m), à travers la forêt tropicale humide. La végétation luxuriante nous laisse bouche bée. Sur la route, il vaut la peine de s’arrêter à la Maison de la Forêt, départ de nombreuses balades (Sentier de découverte, Trace des Ruisseaux…). Dans le coin, également de belles cascades où se baigner, comme le Saut de la Lézarde ou encore la Cascade aux Ecrevisses (accessible en dix minutes, via un chemin très bien aménagé).
La Soufrière

Point culminant des Petites Antilles, le volcan de La Soufrière, toujours en activité, s’élève à 1 467 mètres. Autant dire qu’il a très (très) souvent la tête dans les nuages... La pluie est souvent de la partie : il tombe près de 10 mètres d’eau par an, soit l’un des records de pluviométrie dans le monde. En revanche, quand le sommet (appelé « La Découverte ») est dégagé, on en prend plein les mirettes : magnifique panorama sur Basse-Terre et, au loin dans la mer des Caraïbes, Les Saintes, Marie-Galante...
Le dôme se mérite : au départ du parking des Bains Jaunes, il faut compter 4 à 5 heures de randonnée aller-retour : le parcours se révèle toutefois assez facile. Les solfatares et leurs fumerolles à l’odeur d’œuf pourri sont là pour nous rappeler que le volcan est toujours actif… Dans les environs de la Soufrière, il existe d’autres randonnées : Chute du Galion (belle cascade), Cratère de la Citerne (devenu un petit lac) …
Les chutes du Carbet

« Karukera : l’île aux belles eaux ». Voilà comment les indiens Caraïbes surnommaient la Guadeloupe. Face aux majestueuses cascades du Carbet, on les comprend… Il y en a trois, exactement. La première est la plus haute : 115 mètres, en deux paliers. La seconde, un poil moins : 110 mètres. Et la troisième, « seulement » 20 mètres, mais alors quel débit ! Bref, les trois impressionnent.
Les deux premières, qui font partie du Parc National de la Guadeloupe, sont les plus connues. Pour les admirer, rendez-vous à l’aire d’accueil du Carbet, où on acquitte d’un droit d’entrée (2,50 €/adulte). La seconde chute est accessible au plus grand nombre, grâce à un sentier très bien aménagé, en 20 minutes de marche (aller). On l’observe depuis une plateforme d’observation, question de sécurité. Pour admirer la première chute, c’est vraiment plus sportif : il faut compter entre 1h et 1h45 d’ascension (selon son allure), à travers la forêt tropicale. Mais alors, quel décor ! L’arrivée au pied de cette majestueuse chute vient incontestablement récompenser tous nos efforts…
Grande Anse, Anse de la Perle… les plus belles plages de Basse Terre

Si l’île de Grande-Terre est réputée pour ses plages paradisiaques, Basse-Terre ne nous laisse pas en reste, loin de là ! Elle aussi, nous réserve son lot de petits paradis… A commencer par la plage de Grande-Anse, au nord, à 2 km de Deshaies. Elle porte bien son nom : grande et bordée de cocotiers, elle s’étire au pied d’un grand versant de colline… ici, pas de béton ! Assurément l’une des plus belles plages de Guadeloupe, d’autant plus au petit matin, avant que les plagistes n’arrivent… Prudence, la baignade s’avère dangereuse à certaines périodes de l’année.
Un peu plus au nord et un peu plus petite, la plage de la Perle est également magnifique, avec ses cocotiers penchés et sa vue sur l’île Montserrat. Au sud de Basse-Terre, à quelques encablures de Trois-Rivières, on apprécie aussi la plage de Grande-Anse (une autre !), son sable noir, ses cocotiers et sa vue sur Les Saintes…
Le meilleur de la Guadeloupe : Marie-Galante, Les Saintes, La Désirade
Les autres îles habitées de la Guadeloupe valent assurément le détour. On les rejoint facilement par bateau. Pour avoir le temps de s’imprégner de leur atmosphère singulière, l’idéal est d’y passer quelques jours.

Marie-Galante est souvent décrite comme la Guadeloupe d’autrefois, celle d’il y a trente ans, où les traditions perdurent et le mode de vie est resté rural. Sur cette île à l’incroyable cachet, le temps est en suspend. Elle abrite en outre quelques plages somptueuses : Grand-Bourg, Folle-Anse, Vieux-Fort…

Autres îles magnifiques : Les Saintes, composées de deux îles, Terre-de-Haut (sa baie fait partie des plus belles du monde) et Terre-de-Bas, autour desquelles gravitent de petits ilots inhabités. Pour en profiter pleinement il faut y rester (au moins) une nuit : le matin et le soir, quand il n’y a plus personne, la magie est décuplée !
Et n’oublions pas La Désirade. Sauvage et préservée du tourisme, cette île de 11 km de long pour 2 km de large ne compte qu’une seule route goudronnée, mais par contre, de très nombreux iguanes ! Sa plage du Souffleur est une splendeur.
Pour en savoir plus Les Saintes, perles de la Guadeloupe
Le meilleur de la Guadeloupe : activités, gastronomie, rhum et café
Randos, bonne bouffe et p’tit rhum : de quoi se faire du bien sous le soleil de la Guadeloupe !
Activités sportives

En Guadeloupe, les amateurs de randonnées sont comblés, en particulier sur l’île de Basse-Terre (200 km de traces), où se trouve le Parc National de la Guadeloupe. Ce dernier réserve de magnifiques balades au beau milieu de la forêt tropicale (nombreux sentiers au départ de la Maison de la Forêt), mais aussi jusqu’au sommet de la fameuse Soufrière (volcan toujours en activité) ou jusqu’aux pieds des chutes du Carbet… Egalement de belles randonnées sur le littoral, aussi bien sur Basse-Terre (jolis sentiers aux alentours des plages de Rifflet et de la Perle) que sur Grande-Terre (trace des falaises du côté de Porte d’Enfer, Pointe des Châteaux non loin de Saint-François…). Les Saintes et la Désirade offrent elles aussi de jolies balades.
L’autre activité phare, en Guadeloupe, c’est bien sûr la plongée et l’exploration des fonds marins, somptueux ! Ses eaux chaudes (25-28 degrés) et transparentes (visibilité 15-30 m) sont très propices à la plongée et même au snorkelling (palmes-masque-tuba). Quelques spots réputés : la réserve Cousteau (plage de la Malendure), Les Saintes (célèbre Sec-Pâté) ou encore barrière de corail dans le Grand-cul-de-sac marin (au large de Sainte-Rose).
Enfin, les vagues et le vent font le bonheur des surfeurs (le spot du Moule est l’un des plus connus), kitesurfeurs et autres windsurfeurs (la Caravelle).
Gastronomie

Oh qu’on mange bien, sur ces îles ! Le poulet revient souvent au menu, qu’il soit boucané ou en colombo (curry d’origine indienne, également cuisiné avec du porc, du poisson…). Comme la morue, il vient aussi garnir aussi le « bokit », LE sandwich généreux de Guadeloupe à la pâte frite.
Evidemment, la proximité de l’océan Atlantique et de la mer des Caraïbes se fait ressentir : on se régale avec le court-bouillon de poisson (de vivaneau, un délice), la fricassée de lambis (excellent escargot de mer) ou encore la langouste.
Et en dessert ? Un flan coco, sans hésiter ! Et au goûter ? Un ou deux « tourments d’amour » ! Ces délicieux petits gâteaux originaires des Saintes sont fourrés à la confiture de coco ou de goyave. Ou encore un sorbet coco, vendu sur les plages…
Et à l’apéro ? Des acras et des petits boudins créoles, à accompagner, avec modération, d’un petit rhum. Au choix : ti punch (rhum, sucre, citron vert), planteur (rhum blanc et jus de fruits) et autre rhum coco.
Distilleries de rhum et plantations de café

Pour comprendre comment la canne à sucre est transformée en rhum, on pousse la porte d’une distillerie. C’est à Basse-Terre que se situe la plus ancienne, Longueteau, en fonction depuis 1895. C’est aussi la seule à produire un rhum agricole à 62 degrés.
La distillerie la plus artisanale se trouve à Marie-Galante : il s’agit de Montebello (1930). La canne est encore coupée à la main ! Son rhum blanc est le plus médaillé au concours agricole.
Mais il n’y a pas que le rhum, dans la vie… Il y a le café, aussi. On s’en rend vite compte dans les rayons du supermarché : les paquets de café affichent des noms pour nous inconnus. Et pour cause : ils sont produits sur place, à Basse-Terre. Pour en savoir sur la culture des caféiers, la récolte des cerises et la torréfaction, rendez-vous aux environs de Vieux-Habitants, à la plantation Vanibel, à l’habitation La Grivelière et aux établissements Chaulet.
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