Les sept nouvelles merveilles du monde

05 janvier 2013

Des sept merveilles du monde de l’Antiquité, il n'en reste plus qu'une aujourd’hui : les pyramides de Gizeh en Égypte. Le temple d'Artémis à Ephèse, les jardins suspendus de Babylone, le mausolée d'Halicarnasse (Turquie), le colosse de Rhodes, le phare de Pharos à Alexandrie, la statue de Zeus à Olympie ont en effet disparu.
C’est pourquoi l’organisation New Seven Wonders a lancé en 2007 un grand vote auprès des internautes du monde entier afin de désigner les sept nouvelles merveilles du monde. Plus de 100 millions de personnes ont pris part à ce sondage géant, qui n’avait toutefois aucun caractère officiel. L’Unesco n’a pas souhaité s’associer à l’opération.
Voici la liste des sites plébiscités par les internautes du monde entier :
- en Europe : le Colisée de Rome (Italie)
- en Asie : le Taj Mahal (Inde), la Grande Muraille (Chine) et la cité troglodytique de Pétra (Jordanie)
- en Amérique du Nord : la cité maya de Chichen Itza (Mexique)
- en Amérique du Sud : la cité inca du Machu Picchu (Pérou) et la statue du Christ rédempteur de Rio de Janeiro (Brésil).
Routard.com vous propose de découvrir plus en détail les sept nouvelles merveilles du monde.
Le Colisée - Rome, Italie

Sa construction commence en 72 apr. J.-C. sous Vespasien, qui veut alors ériger un amphithéâtre à la gloire de Rome. Le Colisée est inauguré par son premier fils Titus en 80 et achevé par son second fils Domitien en 82. Plus grand édifice de spectacles conçu par les Romains, il peut contenir jusqu’à 50 000 personnes venues assister à des combats de gladiateurs ou de bêtes féroces. Il sera largement imité par la suite (Arles, Nîmes…).
Ce symbole de la Rome antique ne prend le nom de Colisée qu’au Moyen Âge, bien après que l’empereur Hadrien ait fait déplacer la colossale statue de Néron, haute de 35 mètres. Le colosse frappe tant les esprits qu’il finit par donner son nom au site : le Colosseo (Colisée).
Par la suite, le Colisée sera victime de tremblements de terre et de pillages. Au XVIIIe siècle, il est sauvé par le pape Benoît XIV qui le transforme en lieu saint après avoir inventé le mythe de martyrs chrétiens en ces lieux. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle, toutefois, que le Colisée est restauré et protégé.
Pour en savoir plus, consultez la fiche Rome
La Grande Muraille - Chine

Cette merveille de gigantisme, héritage de dizaines de générations d’ouvriers, est aujourd’hui l’un des symboles de la Chine. Véritable génie militaire du haut de ses 6 à 7 m de hauteur et forte de 4 à 5 m de largeur, elle s’étend sur près de 7 000 km. Elle demeure le plus grand ensemble architectural jamais bâti.
Les premiers tronçons de Grande Muraille datent du IVe siècle avant notre ère, du temps où la Chine était divisée en royaumes rivaux. Ceux du nord, pour contrer les invasions des barbares, construisirent des tronçons de remparts.
Au IIIe siècle av. J.-C., l'empereur Quin Shin Huang, après avoir scellé l’unification de la Chine, décide de relier les sections de fortifications pour matérialiser et protéger la frontière septentrionale du pays : la Grande Muraille est véritablement née. Les travaux de renforcement des murs se poursuivent jusque sous l’ère Ming (du XIVe au XVIIe siècle). La muraille est dotée de créneaux, jalonnée de forts et de tours de guet qui rappellent sa vocation première.
Pour en savoir plus, consultez la fiche Chine
Le Taj Mahal - Inde

Le Taj Mahal fut construit entre 1631 et 1653 à l’initiative du moghol Shah Jahan. La légende dit que l’empereur, dans le chagrin du deuil, voulut édifier un monument à l’image de sa défunte épouse Mumtaj Mahal. En mémoire de cette irremplaçable « Élue du harem », le mausolée devait ne ressembler à aucun autre.
Le Taj, chef-d’œuvre de l’architecture mogole, devint par un paradoxe de l’histoire l’icône du berceau de l’hindouisme. Le mausolée reste si cher aux musulmans qu’il fut envisagé, lors de la partition de l’Inde en 1947, de le démonter pour le reconstruire au Pakistan.
Près de 20 000 ouvriers participèrent aux travaux. Le résultat est un mariage d’influences indiennes, islamiques et persanes. Les années de labeur sont inscrites dans les murs, au fil d’ornementations dont la finesse n’a d’égal que la majesté de l’ensemble. Des versets du Coran et des arabesques florales en pierres précieuses sont incrustées dans le marbre diaphane. Le Taj Mahal, colossal mais aérien, rayonne sur un jardin symbolisant le paradis des musulmans.
Pour en savoir plus, consultez la fiche Inde
La cité troglodyte de Pétra - Jordanie

La cité troglodyte de Pétra, trésor naturel, est façonnée par des canyons, des falaises et des belvédères aux grès de mille couleurs. Ce joyau architectural recèle des tombeaux sculptés dans la roche par les Édomites puis par les nomades nabatéens, civilisations aujourd’hui disparues.
Après être tombée aux mains des Romains en -106, la cité connut son apogée au Ier siècle av. J.-C., accueillant alors près de 30 000 résidants. Cette prospérité s’explique par la position stratégique de Pétra au carrefour de routes caravanières desservant l'Arabie, la mer Rouge et la Méditerranée. Dans les gorges, l’eau coulait alors en abondance.
La cité entama son déclin après l’ouverture de voies maritimes par les Romains. Elle céda ensuite à l’assaut des Arabes puis des croisés. Vers le VIIIe siècle, les habitants désertèrent la cité délaissée par les négociants, ravagée par les invasions et les catastrophes naturelles. Pétra sombra bientôt dans l’oubli, et ne fut redécouverte qu’en 1812 par un explorateur suisse.
Pour en savoir plus, consultez la fiche Jordanie
Le Christ rédempteur de Rio de Janeiro (Brésil)

Haute de 30 mètres et installée sur un piédestal de 8 mètres de haut, la statue du Christ rédempteur (« Cristo Redentor ») domine Rio de Janeiro, à 710 mètres d’altitude sur le mont du Corcovado. La statue est l'oeuvre du sculpteur français Paul Landowski.
Il a fallu cinq ans pour mener à bien sa création. Construite par morceaux en France à partir de 1926 avant d'être assemblée sur place, elle a été inaugurée le 12 octobre 1931.
Le poids total du Christ est de 700 tonnes. Chacune de ses mains mesure 3,20 m et pèse pas moins de 8 tonnes.
Du haut du Corcovado, aux pieds de la statue, le visiteur peut découvrir toute la ville de Rio et la baie de Guanabara. Un spectacle grandiose, sans doute l’un des plus beaux panoramas du monde.
Pour en savoir plus, consultez la fiche Brésil
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Le Machu Picchu - Pérou

Incontestablement, le monument précolombien le plus spectaculaire d’Amérique du Sud. Le Machu Picchu (« vieille montagne »), qui fait partie de la famille des cités perdues, conserve tout son mystère, malgré ses 450 000 visiteurs annuels. Oublié depuis des siècles, le site est découvert en 1911 par l’archéologue américain Hiram Bingham.
Les archéologues ne sont toujours pas d’accord sur la signification du Machu Picchu. Le 9e empereur inca, Pachacuti Yupanqui dit Pachacutec, serait à l’origine de la construction de la cité au XVe siècle. Situé dans un lieu isolé, à 2 400 mètres d’altitude, le site du Machu Picchu contient des vestiges de temples et de palais. Il pourrait avoir servi de résidence secondaire aux empereurs incas, entourés de leur cour. On estime que 1 800 personnes vivaient sur le site.
Les Incas auraient abandonné le Machu Picchu par crainte de l’envahisseur espagnol. Toutefois, les conquistadores, basés à Cuzco, n’ont jamais découvert ce site, trop éloigné et inaccessible.
Pour en savoir plus, consultez la fiche Pérou
La pyramide de Chichén Itzá - Mexique

Chichén Itzá est une ancienne cité maya située dans la péninsule du Yucatán. La ville fut sans doute un centre religieux majeur. Son implantation en cette région aride s’explique par la présence de puits naturels. La source d’eau souterraine a d’ailleurs donné son nom, Chi Chén (« près du puits »), au site.
Itzá est le nom du peuple qui fonda la cité vers 450, avant de l’abandonner un siècle plus tard pour des raisons qui restent encore mystérieuses.
Dès le Xe siècle, après une période de déclin, Chichén Itzá passa aux mains de la florissante civilisation maya puis de tribus toltèques, dont les influences croisées se lisent sur la pyramide de Kukulkán, le « Serpent à plumes ».
Celle-ci est la plus célèbre silhouette du site. Quatre escaliers convergent vers le temple qui la surmonte. Ses formes symboliques et son orientation en font un calendrier maya de pierre. Aux équinoxes, une ombre portée rappelle des têtes de serpents.
Chichén Itzá est un livre d’histoire et d’astronomie ouvert, mais n’a toujours pas livré tous les secrets de ses phases successives de déclin et de prospérité.
Pour en savoir plus, consultez la fiche Mexique
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