Itinéraires conseillés Ukraine

Kiev

La capitale de l’Ukraine peut être considérée comme la « Mère de tous les peuples slaves orientaux ». Il y règne depuis l’indépendance une atmosphère de ville fraîchement convertie à la liberté, au capitalisme et à la consommation. Effervescente, dynamique, voici le nouvel Eldorado pour les aventuriers et les affairistes : défilé de 4 X 4 aux vitres noires, casinos style russes, magasins de luxe, et désir de donner un sens au vide spirituel et intellectuel de l’après communisme.

Kiev ressemble à la dernière frontière de l’Europe de l’Est. Elle est le cœur de la nouvelle Ukraine, ce pays qui a dit non à la mainmise soviétique, et s’en est détaché pacifiquement. Mais par l’histoire, par son aspect extérieur, par son style et son caractère, Kiev restera pour longtemps encore liée culturellement à la Russie, comme un fils rebelle à sa mère dominatrice.

Étalée sur des collines verdoyantes qui ondulent sur la rive droite du Dniepr, à la limite de l’Europe et de l’Asie orientale, elle porte en elle une charge sentimentale énorme. Les Russes orthodoxes la vénèrent comme une ville sacrée.

C’est ici qu’eut lieu en effet le « baptême » de la Russie vers l’an 1000. Pour mesurer ce phénomène, il suffit de visiter le monastère de la Pechers’ka Lavra (classé au Patrimoine mondial de l’Unesco). Des foules d'orthodoxes, accourus d’Ukraine et de toutes les Russies, y viennent en pèlerinage. Une des églises de cette immense enceinte abrite des chapelles souterraines - la Laure des Catacombes - série de 123 corps momifiés : les moines fondateurs de Kiev. Ils sont éclairés par quelques faibles bougies.

Dominant les eaux couleur acier du Dniepr, jaillissant comme un sceptre impérieux des collines boisées, la Rodina Mat (« Mère de la Nation ») est un très grand monument en titane qui représente une guerrière brandissant un bouclier et une épée, symbole de la nation. Le cœur animé de la capitale se situe autour de la place Maïdan (place de l’Indépendance, ou Maidan Nezalejnosti). La place Maïdan est un haut-lieu de la révolution Orange de 2004, et, plus récemment, des affrontements de l’hiver 2013/2014 entre policiers et manifestants, opposés au gouvernement en place de Viktor Ianoukovitch. De là, suivre la longue et monumentale avenue Khrechtchatyk, artère principale du centre-ville, bordée d’imposants immeubles staliniens, de commerces et de magasins de mode.

À voir

Dans la partie haute de la ville, la cathédrale Sainte-Sophie (Sofiyski Sobor), la plus ancienne église de Kiev, dessine ses bulbes dorés dans le ciel, en se reflétant dans les baies vitrées du luxueux Hôtel Hyatt voisin (le lobby a été dessiné par Jean-Michel Wilmotte), emblème de la nouvelle économie libérale et des nouveaux riches. De cette place Saint-Sophie, gagner à pied la partie basse de la ville, le quartier du Podil, sorte de Montmartre kievien (en moins mercantile…) en empruntant la descente de Saint-André (rue Andriyivsky), une rue pavée bordée d’échoppes de souvenirs et de vieilles maisons (dont celle de l’écrivain Mikhaïl Boulgakov). À Podil, se trouve le musée de Tchernobyl. Voir encore : le marché Bessarabskaya (authentique, très vivant), le Parlement ukrainien (Rada), le stade de foot du Dynamo de Kiev…

Lviv

À l’extrême ouest de l’Ukraine, non loin de la Pologne. On a souvent comparé cette ville à une « Florence d’Europe centrale ». D’autres y voient une « Prague perdue dans les champs de blé » ou même « une cité italienne transportée dans la banlieue de Moscou ».

Son centre historique est splendide. Rescapé des guerres et des révolutions, il mêle les styles gothique, Renaissance, baroque et rococo. La patine du temps, l’usure du collectivisme défunt, et le désir de redonner à la ville son éclat d’antan, tout cela se lit sur les façades usées des somptueuses maisons et des palais, sur la pierre des églises...

Naguère capitale culturelle de la grande Pologne, Lviv fut rattachée de force à l’empire soviétique par Staline après 1945. Les Polonais regrettent aujourd’hui leur chère cité. Lviv est de loin la plus belle ville d’Ukraine, celle aussi où le rythme de vie, plus proche de celui de Cracovie que de Kiev, semble moins affairiste, plus humain.

À voir

La grande place du marché (Plochtcha Rynok), les 80 églises de la ville, la colline du Haut Château (vue étonnante sur Lviv), le cimetière Lytchakivsky, avec des monuments funéraires considérés comme les plus originaux d’Ukraine.

Les Carpates

La région des Carpates semble vivre en dehors du temps. La vie s’y déroule à un rythme lent et campagnard, loin de l’agitation des grandes villes. On emprunte des routes charmantes, où roulent des charrettes tirées par des chevaux. Des paysans au teint hâlé cultivent les champs. Des babouchki mènent des troupeaux d’oie et des vaches sur les chemins de terre.

C’est un drôle de voyage dans le temps, au sein d’une Europe isolée et rurale, dans un monde clos, oublié et sauvage, où la modernisation n’a pas encore opéré ses changements.

Des basses collines de Lviv à la région isolée de Gorgani (Horhany) en passant par la chaîne montagneuse de Tchornohora (point culminant le mont Hoverla, atteignant 2 061 m), le paysage des Carpates déroule des étendues de forêts profondes où vivent encore par endroits des loups, des ours bruns, des bisons et des cerfs.

Pour accéder au Parc naturel des Carpates, on peut passer par la jolie ville de Kolomyya, où se tient le musée d’art populaire Hutsul. Les Hutsul forment une minorité ethnique vivant de l’élevage des moutons dans les pâturages de haute montagne. Ils se nourrissent des produits de la montagne (champignons, fromage, galettes de maïs), habitent des maisons en bois et en chaume, et produisent un artisanat original (chemises brodées, tapis en laine, céramique colorée). La ville de Ivano-Frankivsk a gardé des airs de la vieille Pologne dans son style et son architecture.

On peut découvrir les Carpates avec un guide parlant l’ukrainien ou le russe. On peut aussi se débrouiller seul, à condition d’avoir une bonne carte et une voiture en bon état.

Odessa

Odessa se trouve au bord de la mer Noire. Catherine II a fondé Odessa en 1794, espérant en faire la « Saint-Pétersbourg du sud de la Russie ». Elle confia l’administration et la direction de la ville au gouverneur français Armand de Richelieu (descendant du fameux duc), qui établit un plan carré à la française (façon Nouvelle-Orléans) avec des immeubles ne dépassant pas deux étages, et des arbres par milliers.

Odessa devint le grand port russe de la mer Noire. Cette ville active et bourdonnante d’activité commerciale entre dans la légende en 1905 avec la révolte du cuirassé Potemkine, évènement porté à l’écran par Eisenstein. Ville libertine et libertaire, ce port franc était voué au voyage, au commerce et à l’argent.

Ce fut le refuge des écrivains, peintres et artistes, mais aussi des sans-grades, des déclassés, des aventuriers et des minorités (1/3 des habitants de la ville avant 1939 étaient Juifs). Odessa a aujourd’hui perdu de sa splendeur, conséquence de l’occupation nazie et du collectivisme, mais ce port conserve un charme envoûtant.

À voir

Les célèbres escaliers Potemkine descendant jusqu’au port de commerce, le musée Pouchkine (il y a vécu en exil), le vieux quartier historique quadrillé d’avenues ombragées par des platanes (comme dans le Sud de la France), et se coupant à angle droit comme dans une ville coloniale du Nouveau Monde.

À quelques kilomètres à l’extérieur de la ville, en bord de mer, le quartier d’Arkadia où se retrouvent les noctambules. Il renferme des dizaines de bars, de restaurants et de discothèques, ouvertes toute la nuit, dans une ambiance de Luna Park et de fête foraine balnéaire.

La Crimée

Baignée par les eaux bleues et limpides de la mer Noire, la République autonome de Crimée dessine une presqu’île rattachée à l’Ukraine par un isthme. Elle fut rattachée à l’Ukraine en 1954, par un décret de Nikita Khrouchtchev, qui en fit don à la République socialiste d’Ukraine.

Voilà une vieille terre « mythique et légendaire » (la Cherchonèse Taurique), à la frontière de l’Europe et de l’Asie centrale. Peuplée successivement par les Scythes, les Cimmériens, les colons Grecs, les Huns, les Bulgares, les Khazars, la Crimée forma en 1443 un puissant khanat gouverné par les Tatars (des descendants des Mongols mélangés aux peuples de la région). Pendant 3 siècles, les Tatars de Crimée ont vécu à l’abri des convoitises étrangères jusqu’à ce que Catherine II (annexion de la Crimée en 1783) et Staline (déportation des Tatars de Crimée en 1944) viennent bouleverser violemment leur destin.

Depuis le XIXe siècle, la Crimée est devenue la Riviera des Russes. Les citoyens aisés de l’époque soviétique y venaient en villégiature. Sebastopol (célèbre depuis la guerre de Crimée, 1854-1855) et Balaklava à l’extrémité sud jouissent d’un climat quasi-méditerranéen, doux en hiver et chaud en été. Les eaux turquoise et les plages du littoral attirent chaque année des foules de touristes et de vacanciers. La région produit du vin et du cognac réputés.

Yalta, ville aux nombreux palais kitsch, est entrée dans l’histoire mondiale le 11 février 1945. Ce jour-là, au Palais de la Livadia, Churchill, Roosevelt et Staline signèrent les fameux accords de Yalta, se partageant les territoires fumants de l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

À Bakhtchissaraï, on peut voir le Palais des Khans, les vestiges de l’époque Tatare et la ville troglodytique de Tchoufout-Kalé.
Sur la côte est de la Crimée, voir aussi Karadag (réserve naturelle aux rochers volcaniques) et Soudak (forteresse historique de la route de la Soie).

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