Climat, saisons et météo Micronésie

Assurément tropicale, la Micronésie est réputée pour ses températures égales d'un bout à l'autre de l'année : 27°C de moyenne dans l'air comme dans l'eau, avec des variations entre 21 °C (la nuit) et 32 °C (le jour).

Le climat des îles de l'ouest est influencé par la mousson asiatique : il y pleut donc plus en été et en automne (juillet-novembre). C'est la période des typhons, qui touchent particulièrement les îles les plus septentrionales. Le dernier gros typhon en date, Mysak, survenu encore plus tôt dans l’année (mars-avril 2015), a causé d’importants dégâts à Chuuk et à Yap.

Plus on va vers l'Est, plus les pluies commencent tôt (dès avril). Cela dit, les précipitations sont assez généreuses toute l'année, avec plus de 5 m d’eau tombant sur les sommets volcaniques de Pohnpei, un des lieux les plus arrosés de la planète ! Les alizés soufflent du nord-est de décembre à avril/juin.

Quand partir en Micronésie ?

La meilleure saison pour le voyage, tous archipels confondus, se situe entre janvier et mars – ce qui correspond à la superbe fête de Yap Day, le 1er mars.

Conséquences du réchauffement climatiques en Micronésie

La région est aujourd’hui confrontée de plein fouet au réchauffement climatique. Sur les côtes des îles hautes, les mangroves commencent à se noyer, détruisant une protection vitale contre les typhons et les nurseries de jeunes poissons et crustacés qui s’y trouvent. Les barrières coralliennes souffrent et quelques radeaux sableux commencent à disparaître, menaçant l’écosystème des lagons. À Pohnpei, l’île de Nahlapenlohd, site d’une bataille célèbre au XIXe siècle, a totalement disparu, et bien d’autres îlots ont déjà rapetissé, malgré la mise en place de barrières de sacs de sable.

Les atolls, dépassant à peine de la surface des eaux (1-3 m), risquent, eux aussi, de sombrer. Lors des grandes marées, l’océan s’y infiltre dans les terres cultivées, déposant du sel qui détruit peu à peu les cultures et les cocotiers en s’accumulant dans le sol.

La plupart des plages ont déjà maigri, et certaines menacent de disparaître pour de bon, réduisant à néant les sites de nidification des tortues de mer. À Majuro, aux îles Marshall, c’est la piste de l’aéroport international qui prend l’eau !

La montée du niveau des mers, cantonnée à 1 mm par an au cours du siècle passé (ce qui fait quand même 10 cm au final) a accéléré pour atteindre 3 mm par an.
Le phénomène est simple : l’eau plus chaude occupe plus de volume. En Micronésie, c’est pire encore. Poussée vers l’ouest par les courants et les vents dominants, une énorme masse d’eau tiède, baptisée Western Pacific Warm Pool, y navigue entre la Papouasie, les Philippines, Guam et les abords d’Hawaii.
La température de l’océan y excède 28,5 °C et dépasse de plus en plus souvent les 30° C. C’est idéal pour se baigner, mais nettement moins bien pour les écosystèmes. Résultat, la montée du niveau des mers est mesurée ici à 1-1,2 cm par an. Le calcul est vite fait : dans un siècle, à ce rythme, ça fera 1-1,20 m et l’essentiel des atolls aura coulé.

Le réchauffement perturbe parallèlement les cycles météorologiques, en accentuant les effets d’El Niño, avec des sécheresses accrues et des typhons de plus en plus nombreux et violents. La température élevée de l’océan conduit aussi à une surmortalité du corail, avec de violents épisodes de blanchiment.

Tout au sud de la Micronésie, l’archipel indépendant de Tuvalu a déjà pris la mesure de la catastrophe à venir : le pays a entamé des discussions avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie pour déménager l’intégralité de sa population (10 000 habitants) lorsque ses 9 neufs îles seront devenus inhabitables.

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