Itinéraires conseillés Saint-Vincent-et-les-Grenadines

Prévoyez au moins 4 jours pour un bon aperçu de Saint-Vincent, et ajoutez 2 jours pour chacune des îles des Grenadines que vous souhaitez voir. Pas grand-chose à faire dans celles-ci, mais il serait dommage de courir sous les cocotiers...

Saint-Vincent vous retiendra naturellement le plus longtemps. Kingstown, la capitale, n’est pas très attachante avec ses porte-conteneurs en pleine rade et son côté brouillon, mais il serait difficile de ne pas y faire escale au moins une fois. Parcourez les marchés (et surtout celui aux poissons). Jetez un coup d’œil aux cathédrales, particulièrement à l’étonnante St Mary’s catholique, aux airs de château de conte de fée. Promenez-vous sous les arcades entre Front et Back Streets, puis mettez le cap sur le Jardin Botanique, sur les hauteurs - pas inoubliable, mais c’est le plus ancien des Antilles, fondé en 1765. On peut y voir des volières avec de rares perroquets de Saint-Vincent.

La côte au sud-est de Kingstown regroupe les seules plages au sable clair, en particulier vers Indian Bay et Calliaqua. C’est par ici que se trouve la majorité des infrastructures touristiques de l’île (hôtels, appartements). Cela dit, le coin n’est pas très agréable : pas de promenade de front de mer et des murs de maisons privées qui entravent tout déplacement le long de la côte. Face au rivage, la petite Young Island abrite un hôtel de luxe et le vieux Fort Duvernette flotte sur l’îlot voisin - il est inaccessible car ses murs menacent de s’effondrer. La petite histoire raconte que le premier proprio de Young Island, Sir William Young, l’échangea contre un cheval blanc à un chef caraïbe...

Si vous rêvez de votre propre île tropicale, faites route vers Brighton et jusqu’à sa plage. Là, l’îlet de Milligan Cay est accessible à marée basse. Belle mangrove à explorer dans le coin.

Saint-Vincent

La côte ouest, côte sous-le-vent

Perché sur une haute falaise au nord de la baie de Kingstown, le Fort Charlotte (1806) conserve quelques vieux canons, tournés vers la terre et non pas vers la mer, pour se protéger des attaques des Caraïbes Noirs. De là, le point de vue est saisissant - la route pour s’y rendre aussi, d’ailleurs !

Au-delà, le ruban de goudron, étroit, sinue entre la mer et les terres, contournant les vallées. Une branche pénètre dans Buccament Valley, remontant jusqu’au départ du Vermont Nature Trail - une superbe balade dans la forêt pluviale. Arbres hauts de 30 m, bambous de 20 m, fougères arborescentes spectaculaires... On peut même espérer apercevoir le rare et très protégé perroquet de Saint-Vincent (Amazona Guildingii), au plumage vert, jaune et bleu, depuis une aire à mi-chemin. Venez de préférence entre 16h et le crépuscule.

De retour sur le littoral, la route redescend vers Layou. Petite escale pour observer les plus beaux pétroglyphes de l’île (sur un terrain privé, demandez). Ensuite, voici Barrouallie, où les pêcheurs traquent le globicéphale, une sorte de gros dauphin moins malin. Juste après, Wallilabou Bay est très appréciée des plaisanciers. C’est dans ce décor vierge qu’ont été tournées nombre de scènes de Pirates des Caraïbes. Sur place : plage, mini-chutes (on se baigne), plantation de muscade. Virages et déclivités s’enchaînent.

On monte, on descend, on gagne Cumberland Bay (plage), Petit Bordel (!), Chateaubelair (snorkel), puis Richmond. La route se termine à l’approche de la belle Wallibou Beach. Juste avant d’y parvenir, un chemin grimpe à travers la forêt vers les Trinity Falls. Une sacrée belle balade, mais harassante. Au programme : pente, chaleur, boue et, au bout du compte, une baignade extra dans des eaux tièdes. Moins ardu, il y a aussi les jolies Dark View Falls, au fond de la Richmond Valley.

Plus loin, au nord, les Falls of Baleine ne peuvent être atteintes que lors d’une excursion en bateau. Ces chutes hautes de 18 m, cernées par la forêt, se déversent dans une série de bassins, où certains n’hésitent pas à se baigner. L’accès est parfois suspendu en raison de risques d’éboulements.

La côte est, côte-au-vent

On la rejoint en traversant une jolie vallée intérieure : Marriaqua, alias Mesopotamia, vestige d’un ancien cratère où foisonnent cocoteraies, bananeraies, plantations de cacao et autres fruits tropicaux. C’est le grenier de Saint-Vincent. Le belvédère de Belmont en offre une vue plongeante. De là, un bon gros détour mène aux jolis Montreal Gardens, où l’on trouve aussi une plantation commerciale d’anthuriums.

Sauvage, bardée de falaises au pied desquelles s’écrasent les rouleaux atlantiques, la côte orientale est aussi dotée de quelques longues plages de sable noir - la plus grande se trouve à Byera, au pied de Black Point. Ici, un planteur anglais fit creuser un tunnel dans la roche à ses esclaves pour permettre d’embarquer plus aisément sa production de sucre sur les baleinières... Plus au sud, là où s'est construit le nouvel aéroport, Rawacou a été aménagée de sorte à former un bassin protégé propice à la baignade : c’est une exception sur cette côte.

La côte orientale est le domaine des bananeraies, mais le secteur n’est pas au mieux de sa forme. Georgetown a connu des jours meilleurs et fait surtout une base arrière pour la superbe ascension (plutôt facile) du volcan de la Soufrière (1 219 m).

Plus au nord, on atteint Sandy Bay, Owia puis Fancy, trois villages habités par les Caraïbes Noirs, descendants d’esclaves en fuite et d’Indiens Caraïbes. En chemin, on passe contre l’Orange Hill Estate, l’une des plus grandes cocoteraies au monde. Arrêtez-vous aussi à Owia Salt Pond pour une baignade rafraîchissante dans ce grand jacuzzi naturel protégé des rouleaux de l’Atlantique.

L'île Bequia

La plus grande des Grenadines (18,1 km²) est une île de collines boisées débouchant sur de belles baies aux plages idylliques. Princess Margaret Beach, sur la côte ouest, a été élue au nombre des dix plus belles du monde ! Quelques constructions ont poussé depuis, mais rien de méchant. Elle doit son nom à la princesse Margaret qui, passant par là un jour sur son yacht, décida de planter les officiels qui l’attendaient à Saint-Vincent pour piquer une tête dans ses eaux translucides...

La plage est prolongée, au-delà d’un cap, par Lower Bay Beach, qui n’a pas grand-chose à lui envier. À l’est de l’île, il y a Friendship Bay, appréciée des véliplanchistes (pas mal d’algues pour la baignade) et, plus isolées, les idylliques Spring Bay, Industry Bay et Park Bay, frangées de cocotiers.

Mais commençons par le commencement : c’est à Port Elizabeth que le ferry relâche, bourgade sympathique disséminée autour de l’église anglicane St Mary’s (1829). Sur le rivage, plein de barques s’empilent sous les palmiers. Le peu qu’il reste du Hamilton Fort (XVIIIe siècle) rappelle l’époque où les corsaires étaient plus nombreux que les plaisanciers. Pas incontournable en soi, si ce n’est pour la jolie vue sur la baie et les bateaux. L’ascension du Mount Pleasant, le point culminant de l’île (232 m), offre une vue similaire, en plus vertigineux. Inutile de chausser vos plus belles chaussures, une route étroite y grimpe.

La principale attraction de Bequia, c’est l'Oldhegg Turtle Sanctuary, fondé en 1995 par un ancien pêcheur local. Les animaux blessés dans les filets y sont soignés, les œufs récoltés sur les plages des Grenadines placés en incubation et les tortues relâchées lorsque leur chance de survie s’est grandement améliorée, généralement vers l’âge de 4-5 ans.

Au sud de l’île, le petit Athneal’s Whaling Museum évoque les hauts faits de la chasse baleinière, passée et présente. Dommage que les enfants d’Athneal aient vendu une partie des objets depuis sa mort...

L'île Moustique

Longue de 5 km, large de 3 km, Moustique porte bien son nom : c’est un confetti (5,2 km²), mais quel confetti ! Ses 19 km de plages sont immaculées, les eaux qui les lèchent sont turquoise, ses vallées fertiles et harmonieuses. On croirait une carte postale, un peu arrangée pour être plus jolie... Moustique demeure le QG des stars et des grandes fortunes qui y ont acheté une villa - elles sont louées à la semaine le prix d’une petite voiture ! L’île compte un seul hôtel, la Cotton House. Tout ce beau monde se retrouve avec les plaisanciers au Basil’s Bar, sous l’œil curieux des excursionnistes venus de Bequia pour la journée.

Bonne nouvelle, Moustique se met au vert : énergie solaire, LED, développement des cultures locales et éducation à l’environnement à l’école.

L'île Canouan

Un poil plus accessible, si l’on peut dire, Canouan est aussi un peu plus peuplée (1 165 habitants pour 8,3 km²). On y rencontre des Vincentians, des vrais, jouant au cricket sur le sable blanc de la plage de Grand Bay (splendide) et plusieurs hôtels de luxe. Le Raffles occupe désormais toute la moitié nord de l’île, autour d’un golf si réputé que les aficionados le surnomment le « Saint-Andrews des Caraïbes »... Plus abordable ? Le Tamarind Beach Hotel, à partir de 260 US$ la nuit en été. Toutes ces plages idylliques, ça n’a pas de prix !

L'île Mayreau

Cette toute petite île privée (2,6 km² pour 254 habitants !) n’appartient pas à un grand groupe hôtelier, mais à une vieille famille locale. Autant dire que l’atmosphère y est plus authentique. Pour commencer, pas d’aérodrome. On débarque du ferry en baleinière et on rejoint le quai en se faisant éclabousser. L’électricité n’est arrivée ici qu’en 2003. Les plages de sable blanc sont au moins aussi belles qu’ailleurs et l’ambiance est souvent festive autour de Salt Whistle Bay, où relâchent de nombreux plaisanciers.

À voir ? Une jolie petite église catholique (1929) bâtie par un missionnaire belge sur les hauteurs (Oldwall), histoire de dire... Mayreau est fréquemment incluse dans les excursions menant aux Tobago Cays (voir ci-dessous), car elle fait partie du même parc marin. On conseille de s’y oublier dans une guesthouse pendant quelques jours. Et n’oubliez pas de repartir avec vos ordures, il n’y a pas de décharge ni de recyclage ici.

Les Tobago Cays

Des îles ? Même pas. Des îlots. Six en tout, inhabités si ce n’est par les gardiens de la réserve marine (le dernier, un simple banc de sable, est apparu en 2005). Il y a Petit Bateau, Petit Rameau, Petit Tabac... où échoue Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes. Des tranches de paradis aux plages blanches désertes et aux eaux d’un turquoise intense, survolées par fous, sternes et frégates. Les Tobago Cays incarnent les Grenadines. On y découvre des fonds de toute beauté grouillant de vie, en particulier au Horseshoe Reef, qui enserre quatre des îles. Les tortues y sont chez elles et ne s’effarouchent guère (ne les touchez pas).

On se rend aux Tobago Cays en water taxi depuis Mayreau, ou en excursion depuis Canouan ou Union. Attention, à la saison des pluies, il arrive que des eaux boueuses remontent jusque-là depuis le delta de l’Orénoque ; la visibilité est alors naturellement bien moins bonne.

L'île de Union

La plus accidentée des Grenadines du Sud (7,8 km²) est dominée par des pics élancés aux noms évocateurs (Olympe, Parnasse, Pinnacles...). Rien d’alpin, mais tout de même. Tout se passe à Clifton, où se regroupent la plupart des hébergements, guesthouses incluses. La bourgade est dominée par les vestiges d’un fort français du XVIIe siècle (quel panorama !). Au-delà, on se balade à pied ou en vélo.

Les plages d’Union n’ont rien à envier à celles des autres Grenadines. Les plus accessibles sont celles de Big Sand (Belmont Bay) et Richmond Bay, mais les amateurs de solitude préféreront sans doute Chatham Bay, à l’ouest, atteinte par un sentier depuis Ashton (renseignez-vous sur la sécurité).

Palm Island

Minuscule (0,55 km²) et privée, l’ancienne Prune Island a changé de nom au gré d’une lubie de ses proprios américains. Les marécages ont en grande partie cédé la place à une forêt de cocotiers et à un unique hôtel haut de gamme réparti en une quarantaine de bungalows. Durant la haute saison, les enfants y sont carrément interdits (trop bruyants, sans doute). Au programme : relaxation, rencontre des tortues captives, plongée et practice de golf.

Petit Saint-Vincent

L’île la plus méridionale du pays (0,46 km²), alias « PSV », est elle aussi privée. Elle abrite un unique resort de luxe. Hors de prix, mais ici, au moins, les enfants sont les bienvenus.

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