Carte d'identité Espagne

- Superficie : 504 645 km².
- Population : 46 468 100 habitants (estimation 2016).
- Capitale : Madrid (environ 3,2 millions d’habitants ; plus de 6 millions pour la communauté de Madrid).
- Densité : 92 hab./km².
- Monnaie : l'euro.
- Langues officielles : une langue nationale, l'espagnol (castellano) ; 4 langues régionales : le basque, le catalan, le  galicien, le valencien.
- Régime : monarchie parlementaire.
- Nature de l'État : royaume. L'Espagne est divisée en 17 communautés autonomes et 2 villes autonomes (Ceuta et Melilla).
- Chef de l'État : le roi Felipe VI, depuis juin 2014.
- Chef du gouvernement : Pedro Sánchez Pérez-Castejón, Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), depuis juin 2018.
- Taux de chômage : en moyenne 13 % dans ces trois régions (environ 17 % en Espagne, fin 2017).
- Inflation : 1,5 % (mi-2017).
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,884 (27e rang mondial en 2016).

Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco

- Dans la province de Madrid : le monastère et le site de l’Escurial (San Lorenzo de El Escorial, 1984), l’université et le quartier historique de Alcalá de Henares (1998), et le paysage culturel d’Aranjuez (2001).

- En Castille-León : c’est la région qui compte le plus de sites classés au monde. Ils sont au nombre de huit : la cathédrale de Burgos (1984), la vieille ville d’Ávila et ses églises extra-muros (1985), la vieille ville de Ségovie et son aqueduc (1985), la vieille ville de Salamanque (1988), Las Médulas (1997), le site archéologique d’Atapuerca (2000), le site d’art rupestre de Siega Verde (2010) et la portion nord du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (2015).

- En Castille-La Manche : la vieille ville de Tolède (1986), la ville historique fortifiée de Cuenca (1996).

- En Estrémadure : la vieille ville de Cáceres (1986), l’ensemble archéologique de Mérida (1993), le monastère royal de Santa María de Guadalupe (1993).

- En Aragon : l’architecture mudéjare d’Aragon (1986 et 2001), des sites relevant de l’« art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique » (1998), et le mont Perdu (1997).

- Dans la Rioja : les monastères de Yuso et Suso à San Millán (1997).

- Dans la communauté de Valence : la Lonja de la Seda à Valence (1996), la palmeraie d’Elche (2000).

- Réparti sur différentes régions, car sur de multiples sites : l’art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique (1998).

En Andalousie

L'Alhambra, le jardin du Generalife et l'Albaicín, à Grenade (1984 et 1994) ; le centre historique de Cordoue (1984 et 1994) ; le parc national de Donaña (1984 et 2005) ; la cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias à Séville (1987) ; les ensembles monumentaux Renaissance de Úbeda et Baeza (2003) ; un grand nombre de grottes, au titre de « l'art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique » (1998). 

En Catalogne

- À Barcelone, les œuvres d'Antoni Gaudí (1984, 2005) : park Güell, palau Güell, casa Milà (la Pedrera), casa Vicens, Sagrada Família (façade de la Nativité et crypte), casa Batlló et colónia Güell (la crypte), ainsi que le palau de la Música et l'hospital de Sant Pau (1997).

- Ailleurs en Catalogne : le monastère de Poblet (1991), les églises catalanes romanes de la Vall de Boí (2000), l'ensemble archéologique de Tarragone (2000).

Espagne du Nord-Ouest

- En Galice : la vieille ville de Saint-Jacques-de-Compostelle (1985), le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (1993), les remparts romains de Lugo (2000), la tour d'Hercule de La Corogne (2009).

- Dans les Asturies : les monuments d'Oviedo et du royaume des Asturies (1985 et 1998).

- En Cantabrie : les grottes d'Altamira et l'art rupestre paléolithique du nord de l'Espagne (1985). 

Économie

Une économie moderne

L'Espagne a connu une période de forte croissance au début de la décennie 2000. L'agriculture occupe désormais à pein plus de 2,4 % de la population active, l'industrie environ 22 % et les services un peu plus de 75%. C'est bien là le profil d'un pays moderne, industrialisé et tertiarisé, participant aux échanges commerciaux internationaux.

L'Espagne compte parmi les premiers producteurs mondiaux d'automobiles. Elle est un grand exportateur d'acier, de produits chimiques, de vêtements, le premier producteur d'huile d'olive, et elle est à la tête de la première flotte de pêche de l'UE.

Le tourisme génère une part importante du PIB (entre 10 et 15 %). L’Espagne se classe au 14e rang des puissances économiques mondiales, au 5e rang européen.

Légère embellie après la crise de 2008

Après le boom de l’économie du début des années 2000, l’Espagne plongea dans la crise en 2008, frappée de plein fouet par l’éclatement d’une bulle immobilière. La crise économique mondiale n’a fait qu’aggraver la situation.
Acculés en raison de la hausse des taux de leurs emprunts immobiliers, les Espagnols ont freiné sur les dépenses, entraînant une chute de la consommation et de la production industrielle. Le déficit public a explosé.

Dans les années qui suivirent, sous la pression de l’Union européenne, l'Espagne subit une cure d’austérité drastique.
Résultat, depuis 2014, la croissance pointe à nouveau le bout de son nez, les marchés sont contents, les agences de notation relèvent la note du pays après l’avoir fortement dégradée 2 ans plus tôt.

La réalité concrète est tout autre. Le taux de chômage bondit, passant de 8 % en 2008 à 27 % en 2013 – le 2e taux le plus élevé des pays de l’Union européenne, derrière la Grèce... Le chômage touche aussi près d’un jeune sur deux, un record absolu ! Et les trois quarts des jeunes qui ont un emploi sont des précaires. L’Espagne tient d’ailleurs le record, en UE, du taux d’émigration des jeunes...

Après 6 années de récession, la reprise s’engage au second semestre de 2013, continuant à se renforcer en 2015, 2016 et 2017 ; la croissance avoisinant alors les 3 %.
Autre conséquence : le taux de chômage est en baisse quasi constante depuis 2013, pour atteindre 18 % en 2017. Un chiffre cependant deux fois supérieur à la moyenne des autres pays de l’Union Européenne. L’Espagne reste le deuxième pays de l’UE avec le plus fort taux de chômage.
Autre ombre au tableau : 93 % des embauches sont désormais des contrats temporaires.

Après sa réélection en octobre 2016, Mariano Rajoy a présenté sa feuille de route, dévoilant ses priorités : l’élaboration et l’adoption du budget 2017, visant à maintenir le cap de la rigueur, à consolider la reprise et prévoir un déficit de 3,1 % du PIB en 2017, et une augmentation du salaire minimum.
Dans ses prévisions le gouvernement table sur un taux de chômage à 13,8 % d’ici 2019. Pour parvenir à cet objectif, il souhaite créer 500 000 emplois par an pour atteindre 20 millions de travailleurs d’ici 2020.

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