Carte d'identité Espagne

- Superficie : 504 645 km².
- Population : 49 934 000 habitants (estimation 2019).
- Capitale : Madrid (environ 3,2 millions d’habitants ; plus de 6,6 millions pour la communauté de Madrid).
- Densité : 93 hab./km².
- Monnaie : l'euro.
- Langues officielles : une langue nationale, l'espagnol (castellano) ; 4 langues régionales : le basque, le catalan, le  galicien, le valencien.
- Régime : monarchie parlementaire.
- Nature de l'État : royaume. L'Espagne est divisée en 17 communautés autonomes et 2 villes autonomes (Ceuta et Melilla).
- Chef de l'État : le roi Felipe VI, depuis juin 2014.
- Président du gouvernement : Pedro Sánchez (coalition PSOE-PSC), depuis juin 2018.
- Taux de chômage : environ 14 % en 2019.
- Inflation : 1,15 % (estimation mi-2019).
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,891 (rang mondial : 26e).

Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco

alcazar tolede © oliv - Adobe Stock – Alcazar de Tolède

- Dans la province de Madrid : le monastère et le site de l’Escurial (San Lorenzo de El Escorial, 1984), l’université et le quartier historique de Alcalá de Henares (1998), et le paysage culturel d’Aranjuez (2001).

- En Castille-León : c’est la région qui compte le plus de sites classés au monde. Ils sont au nombre de 8 : la cathédrale de Burgos (1984), la vieille ville d’Ávila et ses églises extra-muros (1985), la vieille ville de Ségovie et son aqueduc (1985), la vieille ville de Salamanque (1988), Las Médulas (1997), le site archéologique d’Atapuerca (2000), le site d’art rupestre de Siega Verde (2010) et la portion nord du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (2015).

burgos © Jose Ignacio Soto - Adobe Stock – Cathédrale de Burgos

- En Castille-La Manche : la vieille ville de Tolède (1986), la ville historique fortifiée de Cuenca (1996).

- En Estrémadure : la vieille ville de Cáceres (1986), l’ensemble archéologique de Mérida (1993), le monastère royal de Santa María de Guadalupe (1993).

- En Aragon : l’architecture mudéjare d’Aragon (1986 et 2001), des sites relevant de l’« art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique » (1998), et le mont Perdu (1997).

- Dans la Rioja : les monastères de Yuso et Suso à San Millán (1997).

- Dans la communauté de Valence : la Lonja de la Seda à Valence (1996), la palmeraie d’Elche (2000).

- Réparti sur différentes régions, car sur de multiples sites : l’art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique (1998).

En Andalousie

L’Alhambra, le jardin du Generalife et l’Albaicín, à Grenade (1984 et 1994) ; le centre historique de Cordoue (1984 et 1994) et Medina Azahara (2018) ; le parc national de Donaña (1984 et 2005) ; la cathédrale, l’Alcázar et l’Archivo de Indias à Séville (1987) ; les ensembles monumentaux Renaissance de Úbeda et Baeza (2003) ; un grand nombre de grottes, au titre de « l’art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique » (1998) ; les dolmens d’Antequera ainsi que 2 monuments naturels proches, le plateau de El Torcal et le rocher la peña de los Enamorados (2016). Sans oublier le Gorham’s Cave Complex (2016) à Gibraltar, qui aurait abrité des Néandertaliens dès 120 000 ans avant notre ère. 

En Catalogne

- À Barcelone, À Barcelone, les œuvres d’Antoni Gaudí (1984, 2005) : park Güell, palau Güell, casa Milà (La Pedrera), casa Vicens, Sagrada Família (façade de la Nativité et crypte), casa Batlló et Colònia Güell (la crypte), ainsi que le palau de la Música catalana et l’hospital de Sant Pau (1997).

- Ailleurs en Catalogne : le monastère de Poblet (1991), les églises catalanes romanes du val de Boí (2000), l’ensemble archéologique de Tarragone (2000).

Espagne du Nord-Ouest

- En Galice : la vieille ville de Saint-Jacques-de-Compostelle (1985), le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (1993 et 2015), les remparts romains de Lugo (2000), la tour d'Hercule de La Corogne (2009).

st jacques © Lux Blue - Adobe Stock – Saint-Jacques-de-Compostelle

- Dans les Asturies : les monuments d'Oviedo et du royaume des Asturies (1985 et 1998).

- En Cantabrie : les grottes d'Altamira et l'art rupestre paléolithique du nord de l'Espagne (1985). 

Économie

Après le boom de l’économie du début des années 2000, l’Espagne plongea dans la crise en 2008, frappée de plein fouet par l’éclatement d’une bulle immobilière. La crise économique mondiale n’a fait qu’aggraver la situation. Acculés en raison de la hausse des taux de leurs emprunts immobiliers, les Espagnols ont freiné sur les dépenses, entraînant une chute de la consommation et, logiquement, de la production industrielle. Le déficit public a explosé.

Dans les années qui suivirent, sous la pression de l’Union européenne (et relayés par les différents gouvernements espagnols), l’Espagne subit une cure d’austérité drastique (augmentation de la TVA et des impôts, baisse des salaires dans la fonction publique, coupes franches dans les dépenses publiques, retraite à 67 ans, flexibilisation des contrats de travail...). En septembre 2011, l’Espagne fut même le 1er pays de l’UE à inscrire dans sa Constitution la « règle d’or » de stabilité budgétaire réclamée par Bruxelles. Résultat, depuis 2014, la croissance pointe à nouveau le bout de son nez, les marchés sont contents (youpi !), les agences de notation relèvent la note du pays après l’avoir fortement dégradée 2 ans plus tôt. Ça, c’est pour les pages business des journaux.

La réalité est tout autre. Le taux de chômage bondit, passant de 8 % en 2008 à 27 % en 2013 – le 2e taux le plus élevé des pays de l’Union européenne, derrière la Grèce... Le chômage touche aussi près d’1 jeune sur 2, un record absolu ! Et les 3/4 des jeunes qui ont un emploi sont des précaires : on les surnommait mileuristas (« ceux qui gagnent 1 000 € par mois »). En 2012, ils sont devenus les « nimis », pour « ni mismo », « pas même » 1 000 € par mois, et cela concerne aussi bien les diplômés que les moins qualifiés. L’Espagne tient d’ailleurs le record, en UE, du taux d’émigration des jeunes...

Dans ce contexte, ce n’est pas un hasard si, dès mai 2011, les manifestants qui squattent en masse la Puerta del Sol, à Madrid, les fameux Indignados, appelaient à un monde différent. Si le mouvement purement citoyen a perdu en visibilité, il a généré dès fin 2011 un parti politique, Podemos, qui tente de porter les mêmes convictions (avec un certain succès : une belle percée lors des élections européennes comme lors des municipales de 2015).

Après 6 années de récession, la reprise s’engage dès 2013. Après sa réélection en 2016, Mariano Rajoy dévoile ses priorités : maintenir le cap de la rigueur budgétaire, consolider la reprise, augmenter le salaire minimum.

La chute du gouvernement Rajoy, remplacé en 2018 par une coalition dirigée par le socialiste Pedro Sánchez, n’entame pas la reprise. Le déficit repasse sous la barre des 3 % (pour la 1re fois depuis plus de 10 ans), la croissance se hisse à 2-3 % entre 2015 et 2019 et le taux de chômage est en baisse constante pour atteindre 16,5 % en 2017 et 13,6 % en 2019 (30 % chez les moins de 25 ans). Un chiffre qui reste toutefois supérieur à la moyenne des autres pays de l’Union Européenne et ne masque pas une réalité difficile : le salaire minimum se monte à 900 € par mois et 93 % des embauches sont des contrats temporaires, le CDI étant en voie de disparition...

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