Sri Lanka, des plages du Sud aux plantations de thé

29 mai 2012

Depuis 2009, le Sri Lanka a retrouvé la paix et la croissance économique. Après plus de 30 ans de guerre civile, ce joyau de l’océan Indien renaît enfin de ses cendres tel un Phoenix oriental. Un vent d’espoir et de renouveau souffle sur cette île qui ouvre en grand ses portes au tourisme.
Olivier Page, un des auteurs du nouveau Guide du Routard Sri Lanka qui vient de paraître, a exploré la capitale, les villes, les plages de la côte et les montagnes de l’intérieur. Il nous fait part de ses découvertes et de ses coups de cœur.



À Colombo, le vieux portier « doorman » du Galle Face Hotel

En réalité, peu de voyageurs y séjournent longtemps car dans le méli-mélo de cette cité tumultueuse, encombrée, étalée sur des kilomètres le long de l’océan, il est difficile de trouver ses marques, comme si les traits et la destinée (le karma) de cette cité avaient été fixés dès l’origine.
Cette ville sans cesse changeante est aujourd’hui en pleine renaissance économique depuis la fin de la guerre civile (en 2009, des accords de paix ont été signés entre le gouvernement du Sri Lanka et la guérilla tamoule). Il y subsiste des lieux intemporels et immuables comme le Galle Face Hotel, un vieux palace de légende construit en 1864 face à l’océan Indien.
À l’heure du thé, impossible de rater le « doorman des princes ». À plus de 90 ans, Mr Kottarapattu Chattu (photo), surnommé Mr K.C., est la mémoire vivante de l’hôtel où il est entré en 1942, alors que Ceylan était encore la perle de l’Empire britannique. Vétéran des employés, le vieux portier hante le hall d’entrée, où il a croisé toutes les gloires du vieux monde, stars, vedettes ou têtes couronnées, de Duke Ellington à Ursula Andress, du maréchal Tito à l’Aga Khan.
Avec sa noble moustache de lord britannique, sa crinière argentée et son élégant uniforme blanc couvert de pins et de médailles décoratives, le gentleman-portier des princes fait partie du génie de Ceylan.
Negombo : du jus de fruit dans les voiles

Christianisme, bouddhisme, hindouisme et islam cohabitent plutôt bien ensemble. Dispersées ici et là dans la végétation tropicale, des églises portugaises aux couleurs pastel se dressent dans le paysage, héritage de l’histoire coloniale européenne. La religion chrétienne a marqué la physionomie du village et lui a donné une personnalité à part. Negombo ne serait-elle pas la petite jumelle de Goa en Inde, elle aussi créée par les marins portugais ?
Station balnéaire recherchée, mais d’abord port de pêche, elle vit au rythme des vents et de la mer, qui peuvent être tantôt nonchalants tantôt violents. La longue plage de sable bordée de nombreuses guesthouses n’a pas été défigurée par des barres en béton, la ville n’a pas vendu son âme au diable du progrès à tout prix.
Observons l’océan. On y voit de curieuses feuilles mortes, d’étranges papillons bercés par les vagues. Un mirage ? Des boutres de Zanzibar égarés ? Non, ce sont d’authentiques catamarans traditionnels de pêche (photo), tout en bois, équipés de voiles rectangulaires aux couleurs rouille et ocre des feuilles mortes.
Pour obtenir cette couleur, les artisans locaux utilisent une teinture végétale provenant d’un fruit rouge. Un liquide en est extrait qui aurait la propriété d’imperméabiliser les voiles et d’empêcher le vent de passer au travers des toiles. À Negombo, la chimie ne fait pas aussi bien que la nature… C’est ce qui s’appelle : mettre du jus de fruit dans ses voiles !
À Galle, sur les traces de Nicolas Bouvier

Nous voici à Galle à 116 km au sud-est de Colombo. Ce nom se prononce « Gaulle » à l'anglaise ou « Gallé » à la cinghalaise. Des rues étroites se coupent à angle droit, peu de voitures, une circulation ralentie réduite au ballet ronronnant des tuk-tuk, de belles places ombragées par d’immenses banyans, des églises baroques et des maisons coloniales de style hollandais du XVIIIe siècle patinées par le temps et les embruns. Il est très agréable de rester quelques jours dans cette cité de caractère, qui résume quelques siècles d’histoire sri-lankaise, avant d’aller sur les plages de Unawatuna et Mirissa, plus à l’est.
À la recherche de mes chers fantômes, je découvre au 22, Hospital Street, une maison discrète patinée par le temps, comme en retrait du monde. L’écrivain suisse Nicolas Bouvier y séjourna 7 mois en 1955, après avoir traversé pendant 2 ans les pays du Moyen-Orient et l’Inde. Il vécut dans une chambre en soupente (photo), payant un loyer de 1 roupie par jour.
Cette soupente est toujours là, intacte et misérable, rien n’a changé : murs bleus décrépis, plancher percé, deux lits poussiéreux, une table usée… Seul, malade, déprimé, Nicolas Bouvier manqua y perdre la raison. Il relate sa saison en enfer à Galle dans Le Poisson-Scorpion. Cette maison est privée, mais le propriétaire W. R. Crunasekera (il ne parle que le sri-lankais) peut vous montrer la chambre de l’écrivain si vous en faites la demande. Il avait 3 ans quand l’auteur suisse vivait là.
Les plages de la côte Sud

En 2004, le tsunami transforma soudain en cauchemar ce site idyllique. Le paradis se changea en enfer et de nombreux locaux et étrangers y trouvèrent la mort. Depuis ce désastre, la vie a repris ses droits, la station a été reconstruite, et le tourisme est reparti de plus belle.
Le charme indéniable d'Unawatuna tient à son site : une baie aux dimensions raisonnables terminée par une pointe rocheuse coiffée d’un beau dagoba blanc, sorte de monument blanchi à la chaux en forme de cloche bouddhique.
À 4 km après Weligama et à 10 km avant Matara, voilà Mirissa une plage non pas paradisiaque mais belle tout simplement, comme il n'en existe plus beaucoup dans l'île. Quel nom poétique et enchanteur ! Le site n'a pas volé ce nom qui sonne si bien dans ce paysage préservé.
À 3 km à l'ouest de Matara, la plage de Polhena a connu aussi le même épisode dramatique. Près de 110 habitants (sur les 3 000 que comptait ce faubourg) sont morts lors du tsunami de noël 2004. La catastrophe est encore fraîche dans les mémoires. Il suffit d’écouter les récits des propriétaires des hôtels, même si certains ne veulent pas en parler.
À Matara, aujourd’hui, on peut donc se baigner toute l'année sans danger car la baie est protégée par une barrière de corail. Avec masque et tuba, un plongeur peut passer des heures à observer poissons et coraux. La plupart des petits hôtels économiques vous proposent de vous accompagner sur la barrière de corail. Inutile d'y aller les jours de grande marée ou de pleine lune : les fonds sont tellement agités que l'on n'y voit rien, la mer étant mauvaise et redoutable.
Sangeeth Geeshan, héros modeste

Employé de l’hôtel Neptune à Moragalla (près de Bentota), Sangeeth était au repos dans sa chambre au 1er étage quand le tsunami a déferlé dans un fracas épouvantable, et englouti en quelques secondes le rez-de-chaussée du bâtiment. Il entend des voix féminines crier : « Help, help ». Dans la chambre du dessous, une touriste suisse et ses deux jeunes filles sont en train de se noyer. Le niveau de l’eau va bientôt atteindre le plafond. Leurs têtes dépassent encore, mais leurs corps restent coincés.
Sangeeth plonge du premier étage dans la vague noire. Sous l’eau remplie de débris, il nage et atteint péniblement la baie vitrée de la chambre. Verrouillée, elle empêche l’eau de s’évacuer. D’un violent coup de pied, il parvient à casser la vitre, et se coupe l’orteil. La masse d’eau déferle hors de la pièce.
Les trois clientes sont sauvées de justesse et se réfugient hors du bâtiment. D’autres se sauvent en grimpant aux cocotiers. Sangeeth est hospitalisé pendant un mois et amputé de l’orteil. Il reçoit la visite quelques mois plus tard du père de famille venu lui témoigner son immense gratitude. De l’argent ? Sangeeth refuse. Un visa et un travail en Suisse ? Non. Une de ses filles en mariage ? Non.
« Je veux rester vivre au Sri Lanka. Ce que j’ai fait est normal. Il n’y a aucun acte héroïque à sauver des personnes qui appellent au secours ». Humble et chevaleresque héros de l’île aux épices, Sangeeth a perdu son gros orteil mais n’a pas perdu une once de sa noblesse d’âme. Pendant 15 jours nous avons eu la chance de voyager avec ce jeune Sri Lankais exceptionnel. Son témoignage vaut tous les livres écrits.
Le manoir de Trevene à Nuwara Eliya

Bienvenue au royaume de l’air et de la fraîcheur ! Nuwara Eliya profite d’un climat tempéré et doux, loin des chaleurs torrides de la côte sri lankaise. Cette petite station d’altitude a été créée ex-nihilo (ou presque) par les colons britanniques à la fin du XIXe s. Ils ont modelé la cité à l’image d’une petite bourgade anglaise, mariant le style Windsor et Tudor à l’environnement cinghalais. Les Sri Lankais l’ont récupérée intacte au moment de l’indépendance, sans haine, sans armes et sans violence.
Vestige de cette époque, le manoir de Trevene (un nom d’origine galloise, on prononce The Trivine) appartient à un couple sri lankais Nisansal et Dilrushka Pallegedara (photo). Parfaite francophone, Nisa a passé sa jeunesse à Paris où son père, émigré cinghalais, tenait une fromagerie-crèmerie avenue Montaigne. Revenue au pays, par amour du Sri Lanka et par amour tout court, elle a ouvert des chambres d’hôtes dans la gentilhommière familiale de son mari maraîcher-horticulteur.
C’est une famille adorable à l’image de leur belle demeure de caractère. « Ma maison est rare car beaucoup de maisons en bois ont brûlé » dit cette jeune et heureuse maman qui aime ce dicton ancestral de la culture bouddhiste : « La mère est le Bouddha de la famille ».
Le thé, or vert du Sri Lanka

Le premier britannique à faire fortune avec le thé de Ceylan fut Sir Thomas Lipton, dont le nom légendaire a fait le tour du monde. Aujourd’hui, le Sri Lanka reste le 4e producteur mondial. Il exporte plus de 90 % de sa production. Tout commence par un petit arbuste capricieux qui ne se sent à l’aise qu’en altitude.
À 3 km de Nuwara Eliya, la Pedro Tea Estate & Factory n’aurait dit-on que des qualités, d’où sa bonne réputation : très beau site à 1 910 m d’altitude, personnel et guides qualifiés, politique environnementale attentive au développement durable, souci du commerce équitable, thé fin et parfumé, et enfin prix sages au vu de la qualité.
Les champs de thé à perte de vue forment une épaisse moquette verte tapissant les versants des montagnes. La sérénité de ce paysage d’estampe japonaise allège l’âme, mais la cueillette effectuée par les pluckers, des femmes d’origine tamoule, reste le travail le plus dur. Après le ramassage des feuilles, on compte 12 étapes de fabrication, comme le séchage, le broyage (ou hâchage), la fermentation, la cuisson (déshydratation), le triage dans des tamis pour séparer les différentes qualités et permettre de déterminer les appellations des thés.
La meilleure, la plus fine, la plus parfumée des appellations porte le label BOPF (Broken Orange Pekoe Fannings). Il s’agit des plus jeunes et plus vertes feuilles du théier, c’est à dire celles du haut de l’arbuste. Je bois alors une bonne théière et me voilà dans l’antichambre du paradis. Pour parodier Baudelaire, « Là tout n’est qu’ordre et beauthé, luxe, calme et volupthé ! ».
Miss Lizzie, une étonnante spice girl !

Autour de sa pension dans le village d’Ella, délicieux bourg fleuri et frais au cœur des montagnes, elle a aménagé un vaste sous-bois en un jardin d’épices que les promeneurs peuvent découvrir à pied au fil des sentiers ombragés. Pour les instruire, Miss Lizzie a pris soin de planter des panneaux pour désigner les différentes variétés de plantes et d’arbres.
Les poivriers donnent des graines de poivre très utilisées dans la cuisine sri lankaise. Le poivre est d’ailleurs nettement moins cher aujourd’hui que naguère. Au marché de Lisbonne au XVIe s. un gramme de poivre ne valait-il pas un gramme d’or ? Autre épice noble, le clou de girofle procure non seulement une saveur unique aux plats, mais il peut calmer les maux de dents.
Vêtue de blanc, telle la prêtresse d’une scène antique, Miss Lizzie caresse un cannelier, arbre très respectable dans la grande Épicerie ! Ni graine, ni gousse, ni racine, mais une écorce marron qui fournit de la cannelle en poudre après broyage. Délice des gourmets, mais aussi grand purificateur de l’air vicié dans les maisons renfermées. Savez-vous que 75 % de la cannelle consommée dans le monde provient du Sri Lanka ?
Voici à présent l’honorable muscadier, qui délivre chaque année des noix de muscade, et plus loin encore des buissons de cardamome, des touffes de citronnelle (excellente pour chasser les moustiques) et même du safran, cette plante dont est extrait le colorant jaune qui sert à teindre l’habit des moines bouddhistes.
Je quitte la dame aux Épices avec regret. Comme dans un geste symbolique d’initié, elle frotte mon visage avec des feuilles d’aloe vera, réputée pour apaiser les maux de peau…
Les saphirs bleus de Ratnapura

Les plus rares sont les saphirs bleus, qui sont aussi les plus chers en raison de leur beauté et de leur dureté (diamant 10, saphir 9). Modestes mais nombreuses, les mines se trouvent dans les jardins, les champs et aux abords des rivières. Aucune imposante installation, car tout se fait encore de manière artisanale. Un particulier creuse un trou profond dans sa prairie et y découvre un filon : une mine est née.
L’exploitation se fait sous licence du gouvernement qui ne veut pas de mines grandioses, afin de protéger l’environnement. La production n’augmentera pas beaucoup mais au moins l’emploi local sera préservé, car aucune mine industrielle appartenant à une multinationale ne pourra s’y implanter.
Dans les galeries souterraines étayées par des structures en bois, des mineurs torse nu travaillent comme des taupes. Ce rude labeur consiste à racler la terre à l’aide d’une sorte de petite pioche, pas de machine. Des pompes motorisées évacuent l’eau à l’extérieur. Elles sont nécessaires, surtout en saison des pluies, Ratnapura détenant un record national de pluviométrie annuelle (parfois près de 4 mètres/an !).
Par un système de poulies, de chaînes et de cordage, la terre remplie de graviers est enfin hissée à l’air libre. Après le lavage, c’est le triage, et la chasse aux pierres précieuses, pas toujours faciles à identifier. Un travail d’orfèvre immémorial et raffiné, l’alchimie d’une île rare et précieuse : Sri Lanka est un saphir d’exception !
Merci à Hubert Boxho (HBO) et Bertrand Deschamps pour leur aide sur le terrain
Fiche pratique
Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Sri Lanka
Office national de tourisme du Sri Lanka (en anglais)
Comment y aller ?
Vols directs Paris CDG - Colombo avec Sri Lankan Airlines. Sinon, vols en correspondance avec Qatar Airways, Emirates...
Carnet d'adresses
À Colombo :
- Galle Face Hotel : 2, Kollupitiya Road, Colombo 3. Tel : 011-254-10-10 à 16 Single à partir de 138 US$ (102 €). Doubles 150-300 US$ (111-222 €). À 1 km au sud du Fort, sur la longue promenade qui longe le Galle Face Green. Voici l’un des plus anciens hôtels d'Asie (1864), et le seul de Colombo à donner directement sur la plage.
- Grand Oriental Hotel : 2 York Street, Colombo 1. Tel : 011-232-03-20. Doubles 70-108 US$ (52-80 €), sans petit déj. Sans doute le plus vieil hôtel de Colombo encore debout, près du port. Ceux qui aiment la mer, les bateaux, les cargos, les conteneurs et les grues iront y dormir. La plus littéraire et la plus romantique est la chambre n°304, où Tchekhov, écrivain russe, séjourna en 1890 au retour des îles Sakhaline.
À Negombo :
- The Icebear Gueshouse : 103/2 Lewis Place. Tel : 031-223-38-62. Simple à partir de 19 €, double 36-59 € selon emplacement et confort. Repas : 1 500-2 000 Rps. Adresse exceptionnelle, de grand charme et de caractère à des prix raisonnables. Dans un jardin tropical, touffu et luxuriant, cette belle maison ancienne appartient à un Suisse jovial et communicatif.
À Unawatuna :
- Norlanka : Parangiyawatta. Tel : 091-222-61-94. Double 40-60 USD (29-43 €), selon le confort et l’emplacement de la chambre. Sans doute le meilleur rapport qualité-prix de la station. Norlanka ? Nor pour Norvège, Lanka pour Sri Lanka, les deux nationalités de Helge et Anoma, le charmant couple de propriétaires qui tiennent avec soin cette belle maison d’hôtes. Elle est en retrait de la mer, mais pas si loin à pied.
À Mirissa :
- Villa Sea View : Beach Road. POR : 077- 604-66-53. Double 1 500-3 000 Rps selon saison, petit déj en plus. À l’extrémité ouest de la plage, au bout du chemin, avant d’arriver au Mirissa Palace. Un escalier raide y monte par le flanc rocheux de la colline. On aime beaucoup son emplacement en nid d’aigle accroché à un promontoire.
À Nuwara Eliya (montagnes du centre)
- The Trevene : 17, Park Road. Tel : 072-230-42-20. Double 1 000-6 000 Rps (de 10 à 40 €), petit déj inclus, selon confort et saison. Wifi gratuite. On prononce the trivine. Parfaite francophone, la charmante Nisansal (on l’appelle Nisa) a vécu en France où son père tenait une fromagerie avenue Montaigne, à Paris. Revenue au pays, elle a ouvert des chambres d’hôtes dans la gentilhommière de son époux Dilruksha, qui est horticulteur. C’est une famille adorable à l’image de leur belle maison de caractère, entourée d’un vaste jardin fleuri, de potagers, et de serres agricoles.
À Ella (montagnes du centre) :
- Spice Garden (le jardin des Épices de Miss Lizzie Rodrigo) : à Ella, en venant de la gare ferroviaire, prendre le 1er chemin à gauche après Police Station Road. Tel : 057-222-86-43. Ouv tlj, 7h-18h. Entrée libre.
Hôtels dans les plantations de thé
- Upper & Lower Glencairn Bungalows : à 4 km au sud de Hatton, entre Nuwara Eliya et Colombo. Tel : 051-222-23-48. Double env 5 800 Rps (env 39 €) pour 2 pers. en demi-pension. Voici la meilleure adresse de charme pour budget routard au cœur des monts du centre et du royaume du thé ! On adore cet endroit perdu dans les montagnes, au pied du pic d’Adam, au sein de la plantation de thé Dickoya. Il s’agit d’une belle villa coloniale de 1906, entourée d’un paysage magnifique, avec une vue sublime sur le pic d’Adam et le réservoir Castlereigh.
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