Les Canaries, d'île en île

Anne-Marie Minvielle
par Anne-Marie Minvielle

25 février 2013

Côte dans le Parc Rural d'Anaga - Tenerife
Vue sur la côte dans le Parc Rural d'Anaga - Tenerife © Andrii Marushchynets - stock.adobe.com

L’archipel des Canaries est formé de sept îles volcaniques. Appartenant à l’Espagne, elles sont éparpillées sur 500 km, dans l’océan Atlantique au large du Sahara marocain.

Ces sept merveilles différentes, aux volcans sous-marins et montagneux (3 718 m au Teide), ne manquent pas d’attraits quand on s'éloigne de certaines zones bétonnées de Ténérife et Grande Canarie.

Les atouts des Canaries ? Un éternel printemps de 22 °C en moyenne, la plus belle des flores tropicales, des paysages lunaires noirs ou rouges de lave, des plages et des rochers sur 1 500 km côtiers, quatre parcs nationaux et des centaines de réserves naturelles classées. À condition de s’aventurer hors des sentiers battus…

El Hierro, La Palma, La Gomera, Ténérife (photo), Gran Canaria, Fuerteventura, Lanzarote… Difficile de les visiter toutes. Alors, comment choisir ?

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Des îles Fortunées aux Canaries

Centre historique de Santa Cruz - Tenerife
Centre historique de Santa Cruz - Tenerife © Aliaksei - stock.adobe.com

Ne cherchez pas de canaris ici. Le nom des îles vient de Canariae Insulae, îles aux chiens. Chiens sauvages ou phoques chiens de mer ? On ne sait… Les Grecs y situaient le jardin des Hespérides sous le nom des Îles Fortunées.

Les Guanches, d’origine berbère, en furent les premiers habitants. Heureux ou presque, jusqu’en ce début du XVe siècle où le normand Jean de Béthencourt proposa au roi de France de financer une caravelle pour évangéliser les Canaries.

Il fit miroiter leurs richesses, notamment le colorant rouge du lichen orseille, (roccella tinctoria), actuellement protégé. L’Oréal n’existait pas encore…

En quelques années, Béthencourt fut reconnu roi des Canaries, mais par Henri III de Castille. Ces premiers conquistadors laissèrent leur place aux Portugais et aux Espagnols jusqu’en 1479, où les îles Canaries devinrent définitivement espagnoles.

Inutile de préciser que les pauvres Guanches en firent les frais. Entre 1492 et 1498, Christophe Colomb profita de ces nouvelles données géographiques pour y faire escale, facilitant ainsi ses différents voyages vers l’Amérique.

Les Canaries, communauté autonome espagnole, sont actuellement divisées en deux provinces. Las Palmas de Gran Canaria et Santa Cruz de Ténérife se partagent tous les quatre ans la fonction de capitale de l’archipel.

Chaque île est gérée par un Cabildo insular. Avec un niveau de vie faible, malgré le développement industriel portuaire, et une forte immigration clandestine, l’économie canarienne repose avant tout sur les 12 millions de touristes annuels.

El Hierro, la sauvage

Paysage de l'île d'El Hierro - Îles Canaries
Paysage de l'île d'El Hierro - Îles Canaries © dudlajzov - stock.adobe.com

287 km2, 11 000 habitants

À l’ouest, El Hierro dépayse à coup sûr. Une sorte d'île du bout du monde... Ses rochers volcaniques et sombres sont entaillés par un simple débarcadère. Elle vise à être la première île au monde à ne se servir que d’énergies renouvelables.

Une route sinueuse et étroite parcourt la montagne vers la capitale-village de Valverde. Au nord, le Mirador de la Pena, dessiné par César Manrique, face au Roque Salmor, donne sur la dépression fertile d’El Golfo, dominée par des falaises de mille mètres souvent ennuagées.

En contrebas, voici l’écomusée Guinea (photo). Noire sur noir, la lave prédomine autour des cabanes, tranchée du rose des impatiences et des cistes. Les lézards géants, fossiles vivants de la préhistoire, atteignent un mètre. Leurs derniers œufs ont été récupérés dans les failles de la caldeira effondrée, au volcanisme sous-marin toujours actif.

Non loin, un bon fromage de chèvre fumé se déguste à Frontera. Longeant la côte, les bassins naturels de La Maceta et de Charco Azul incitent à une baignade en famille. La route se poursuit vers La Sabinosa, dans un paysage fantastique de génévriers tordus par le vent.

Contournez la pointe désolée de La Dehesa  et la plage de sable rouge Del Verodal. Rendez-vous au phare de Orchilla, référencé au méridien 0 avant Greenwich. Un site époustouflant au milieu des laves tordues !

L’itinéraire du Malpaso (1 501 m) offre un détour pour les amateurs de plongée sous-marine à La Restinga. Le retour peut s’agrémenter du Mirador de La Bonanza, menant au parador.

Les +  :

-  Procession de la Vierge des Rois, tous les 4 ans (6 juillet 2013), ambiance assurée.

-  Randos : El Garoé, laurier légendaire de l’île, depuis San Andrès (3 km) ; pic de Malpaso (4 km) ; le chemin de Jinama du mirador à Frontera (12 km).

-  Site Internet : www.elhierro.travel

 

La Palma, belle île en mer

Santa Cruz sur La Palma - Îles Canaries
Santa Cruz sur La Palma - Îles Canaries © Freesurf - stock.adobe.com

708 km2, 87 000 habitants

Montagneuse, humide et boisée, La Palma, Isla Bonita, est la plus fleurie des Canaries. Sa végétation exubérante en fait le paradis des marcheurs.

Dans la capitale Santa Cruz (photo), les ruelles autour du palais Salazar et les balcons colorés dégagent un indéniable charme colonial. Il est temps de monter au sanctuaire de la Vierge des Neiges (XIVe-XVIIe s), près d’un magnifique ficus millénaire et de profiter de son panorama.

Suivant la météo, continuez vers le nord recouvert de forêts de lauracées. Les ravins y abritent plus de 20 espèces d’arbres endémiques ainsi que les dernières plantations de tabac.

Notre itinéraire descend vers le Mirador de San Isidro pour admirer des dragonniers arborescents, dracaena draco, du nom de leur résine rouge ''sang de dragon''. Le musée de la Céramique du Molino Hoyo de Mazo propose de sobres poteries inspirées des décors Guanches.

Au sud, le cratère dénudé du San Antonio croise le chemin des Volcans (19 km). La vue s’étend sur les vignobles de malvoisie et les plantations de bananiers et d’ananas des coulées de lave de Fuencaliente.

Longer le littoral vers Los Llanos et El Paso où les manufactures de cigares et de soie tendent à disparaître.

Au centre de l’île, la Maison du parc national de la Caldera de Taburiente accueille les visiteurs à El Paso, porte de ce gigantesque cratère boisé, dominé par le Roque de Los Muchachos (2 426 m). Un jardin botanique illustre les plus beaux exemples de cette flore subtropicale qui incite à la randonnée.

Les + :

-  La Palma, musée Insular et caravelle de Colomb. Fête de Nuestra Senora de Las Nieves et danse des nains (tous les 5 ans, début août 2015). Carnaval et bataille de talc à Santa Cruz en mars-avril.

-  Plage : Puerto Nos, en sable noir.

-  Randos : 18 PR, L’île de La Palma à pied, éd. FFRP, 2009

-  Site Internet : www.tourlapalma.com

Le silbo de La Gomera

San Sebastián de la Gomera - Îles Canaries
San Sebastián de la Gomera - Îles Canaries © Sergey Kelin - stock.adobe.com

372 km2, 23 000 habitants

Falaises, précipices et cubes de maisons blanches se succèdent par les vallées morcellées de La Gomera. Un très curieux langage sifflé, ou silbo, inventé par les Guanches, permet de communiquer entre bergers et habitants. D’une portée de 5 km, le silbo est enseigné encore de nos jours dans les écoles de La Gomera.

Devant cette île intimiste, imaginons les émois de Christophe Colomb débarquant en 1498 à la capitale de San Sebastian ! Ne loupez pas le marché municipal, près de la gare routière. Le miel de palmier et le fromage de chèvre y sont parmi les meilleurs des Canaries.

La TF 711, étroite et sinueuse, monte au nord vers les superbes panoramas du Monte Quemada (photo), où les dykes volcaniques fascinent. Descendant vers la côte, le paysage ne laisse aucun répit avec ses cultures en terrasses, arrosées par les alizés.

Un coup de farniente ? Tentez une baignade sur les plages d’Agulo, Villahermoso, Alojera et, plus à l’ouest, Valle Gran Rey. Los Organos, orgues basaltiques, sont à voir en bateau.

Au centre de l’île, la maison d’accueil du parc national de Garajonay, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, explique les richesses naturelles de La Gomera avec un jardin botanique médicinal et un musée ethnologique.

La TF 713 traverse la forêt relicte d’El Cedro. Cette jungle impénétrable, pétrie de lichens et fréquentée par des colombes rabiches et turques, se remet de ses incendies récents.

Au sud, le paysage ruiniforme du Roque de Agando (1 182 m) s’ouvre sur les vallées fertiles méridionales de Santiago et ses nombreuses plages.  

 Les + :

- Plages de San Sebastian, Santiago et Alojera. 

- Démonstration de silbo au restaurant Las Rosas (Agulo).

- Bananeraies de La Hermigua pour déguster le gofio grillé comme du pain.

- Randos : renseignements au parc de Garajonay. La Laguna Grande et ses légendes mystérieuses, Alto de Garajonay ( 1 487 m, 5 h A/R),  sentier El Cedro (3 h) depuis Hermigua.

- Site Internet : www.gomera-island.com

Ténérife, la grande île

Le Teide sur l'île de Tenerife - Îles Canaries
Le Teide sur l'île de Tenerife - Îles Canaries © Pat on stock - stock.adobe.com

2 034 km2, 909 000 habitants

Île incontournable, Ténérife possède des atouts majeurs : le plus haut sommet d’Espagne avec le volcan du Teide (3 718 m, photo) au nord, et d’immenses plages au sud. C’est aussi la plus peuplée des Canaries, avec deux aéroports internationaux.

À l’est, sa capitale Santa Cruz, voisine avec la vieille ville de La Laguna. Sur la côte ouest, deux superbes jardins botaniques, dont le Sitio Litre qui inspira Agatha Christie, veillent aux entrées de l’attrayante Puerto de la Cruz. Balcons coloniaux, littoral de sable et hôtels retiennent les nombreux touristes.

Au sud de l’île, Los Cristianos et son infrastructure hôtelière massive s’adressent aux amateurs de vie nocturne et de belles plages comme la playa de Las Americas.  Pas vraiment routard, tout ça...

Mais la vedette de Ténérife reste le volcan du Teide (4 millions de visiteurs annuels). La vision spectaculaire du plus haut sommet de l’Espagne récompense le parcours de la route sinueuse qui traverse le parc national.

Fougères tropicales, pinède et succulentes font place à un désert de lave aux mille palettes. Les hampes des Tajinastes, rouges au printemps, se font plumets blancs en hiver. Le pinson du Teide donne vie aux collines érodées de lapilli. L’altitude surprend par le froid, mais aussi par le soleil qui surgit souvent au-dessus des nuages, à 2 000 m.

Depuis le parking final, face au parador des Llanos de Ucancas, les colonnes de lave des Roques de Garcia, Doigt de Dieu et Cathédrale, encadrent les pentes du Teide enneigé tel un olympe en majesté.

Les + :

- Musées d’Arrecife. Quartier colonial de La Laguna. Village perché de Masca. Rochers des Géants à Puerto de Santiago. Routes géologiques des monts Anaga. 

- El Teide : Centres des visiteurs à El Portillo et Canada Blanca. Nombreux itinéraires de randonnées, mais prière de rester sur le sentier ! Téléphérique (Tél. : 922 69 40 38, 9-16 h). Observatoire astronomique sur la C 824 (http://www.iac.es/). Ascension depuis le téléphérique. 150 pers. par jour (http://www.reservasparquesnacionales.es/). 

- Nuestra-Senora de La Candelaria, 15 août, avec Guanches costumés. Fête-Dieu d’Orotava, début juin. Bus depuis la gare routière de Santa Cruz.  

- Site Internet : http://www.webtenerife.com/

Grande Canarie, l'île colombine

Puerto de Mogan, île de Grande Canarie - Îles Canaries
Puerto de Mogan, île de Grande Canarie - Îles Canaries © Balate Dorin - stock.adobe.com

1 560 km2, 851 000 habitants

Tous les paysages de l’archipel sont résumés sur la Grande Canarie, même si celle-ci est la plus bétonnée de toutes les îles, particulièrement sur la côte Sud.  Dunes, palmeraies, sommets boisés, ravins volcaniques et architecture coloniale ont bien su retenir Colomb, en 1492 et 1493, lui valant le surnom d’île Colombine. Il en reste encore quelques traces...

Las Palmas, la capitale, possède ses trésors cachés comme le quartier colonial de La Vegueta (photo). Des chiens en bronze gardent la cathédrale de lave et ses voûtes en palmiers.

À la belle Casa Colon, un couple d’aras ennamourés pose devant les photographes. Le patio s’ouvre sur un galion, l’historique des explorations et d’intéressants tableaux. Les musées Canarien et Diocésain, ainsi que le porche plateresque en serpentine de la bibliothèque sont tout proches.

Rejoignez le très vivant marché de la Vegueta, où bananes et papas arrugadas, pommes de terre ''ridées'' locales, s’empilent sur les comptoirs. Question shopping, n’oubliez pas Calle Mayor de Triana, les cigares, rhum au miel et broderies des Canaries.

Au nord de l’île, l’église style Gaudì de Arucas et le jardin botanique de la Marquise sont plus calmes. L’archéologie est le thème de la Cueva Pintada à Galdar ainsi que des troglodytes Guanches d’Artenara, environnés de Miradors.

Traverser le centre de la Grande Canarie par le panorama de la Cruz de Tejeda pour longer le Pozo de las Nieves (1 949 m), avant de descendre vers les grottes du barranco de Guayadeque et le village coloré d’Agüimes (XVe s). Il sera temps alors de se reposer sur les innombrables plages du littoral sud, autour de Maspalomas et Puerto de Mogan.

Les + :

-  Randonnées des Caminos Reales. http://www.tejedaturistica.com/.

-  Playa del Inglès, mecque des gays à Maspalomas. Plages de Carpinteras, Montana Arenas, et Triana pour les autres…

-  Sites Internet :http://www.grancanaria.com/ http://www.ecoturismocanarias.com/ et www.gay-grancanaria.fr

 

Les plages de Fuerteventura

Playa del Viejo Rey à Fuerteventura - Îles Canaries
Playa del Viejo Rey à Fuerteventura - Îles Canaries © stylefoto24 - stock.adobe.com

1 658 km2, 105 000 habitants

À une centaine de kilomètres des côtes du Sahara, Fuerteventura en reflète l’aspect désertique et plat. Quelques noms de rues et de villages, comme Betancuria, évoquent les premiers conquistadors qui la baptisèrent "Grande aventure". Les touristes arrivent par l’aéroport international low-cost d’El Mattoral, près de Puerto del Rosario, la capitale.

Les plus belles plages de sable fin et blanc, une mer aux eaux turquoise, un ensoleillement permanent font de Fuerteventura le paradis des sports nautiques. Mais attention lorsque le vent chaud du Chergui souffle du Sahara sur les maisons aux toits en terrasse. Pour un peu, on se croirait en Afrique…

À Puerto del Rosario, après la visite de la Maison de l’écrivain Unamuno, l’achat de fromage de chèvre Majojero s’impose au marché. Le bus mène vers le nord et la région du Maxorata, par La Oliva et le musée de la Casa de Los Coroneles (XVIIIe s).

Face à la petite île de Los Lobos, ou phoques-moines, les Grandes Playas du parc naturel s’étendent autour de Corralejo. Le poisson du jour est à toutes les tables du port d’El Cotillo.

Au centre de l’île, le choix se fait entre les musées et l’église baroque de Betancuria, oasis de verdure et de basalte à voir depuis le Mirador Morro Velosa. L’étroite FV-30 serpente par des dykes volcaniques stupéfiants jusquà Pajara. Sinon, une thalasso sur la côte est, à Caleta de Fuste, sera de tout repos.

Vers le sud-ouest, la péninsule de Jandia et son parc naturel sont bordés d’une succession de très belles plages sauvages environnant Morro Jable.

Les +:

-  Tous les sports nautiques. Carte des points de surf dans les OT.

-  Réserve naturelle d’Isla de Lobos. Observation des baleines, dauphins et requins-marteaux. Ferry depuis Corralejo.

-  Plages del Mattoral et de Sotavento à Morro Jable.

-  Site Internet : http://www.fuerteventuraturismo.com/  

 

Lanzarote, l’île insolite

Vignes volcaniques sur l'île de Lanzarote - Îles Canaries
Vignes volcaniques sur l'île de Lanzarote - Îles Canaries © tiero - stock.adobe.com

846 km2, 143 000 habitants

"Le 1er septembre 1730,la terre s’ouvrit soudainement à Timanfaya et une énorme montagne s’éleva des profondeurs…".

Durant six années, 50 villages et hameaux furent enterrés sous 200 km2 de lave, laissant un désert de lapilli hérissé de 300 cônes volcaniques. Lanzarote, île volcanique encore active, est classée au patrimoine de l’Unesco.

Depuis la capitale Arrecife, proche de l’aéroport de Guazimeta, les bus mènent au nord, à Taro de Tahiche. La maison de César Manrique (1919-1992), construite dans cinq bulles de lave, abrite la Fondation et ses collections. Natif de Lanzarote, l’artiste participa activement à la préservation culturelle des Canaries. De Manrique encore, le jardin des Cactus à Guatiza où les figuiers de Barbarie évoquent l’exploitation de la cochenille tinctoriale au XIXe siècle.

Les curiosités du littoral se poursuivent par le port de charme d’Arrieta, le tunnel de lave de la Cueva de los Verdes et l’architecture de Manrique au Jameos del Agua. Le Mirador del Rio fait face à la paisible Isla de la Graciosa.

Vers le sud, la vallée de lave de La Geria (photo) se consacre à la vigne protégée par des milliers de murets en pierre sèche semi-circulaires, ou zocos. Les bodegas de malvoisie blanc sec encouragent à pénétrer l’univers obsédant du parc national de Timanfaya.

Les cailloux sous le sol et les geysers brûlent toujours à l’Islote de Hilario, et le restaurant d’El Diablo, dessiné par Manrique, grille ses viandes sur un barbecue naturel. La route des Volcans (14 km) traverse ce paysage d’enfer, noir et cuivre, où quelques lichens sont sévèrement protégés.

Les + :

-  Arrecife : musée des Arts contemporains au Castillo San José et petite plage. Treguise : musée de la Piraterie. Haria : palmeraie.

-  Parc de Timanfaya, 9-17 h, entrée payante, circuit en bus sur la Route des Volcans. Randos : 10 parcours pédestres avec signalisation. Centre de Mancha Blanca : http://www.mma.es/.

-  Isla Graciosa, ferry : www.biosferaexpress.com

-  Bodegas La Geria, Rubicon et Stratvs à La Geria. De 5 à 7 € la bouteille. Circuits œnologiques.

-  Plages du sud-est : Playa Blanca, Papagayo, Puerto del Carmen.

-  Site Internet : www.turismolanzarote.com/fr

Fiche pratique

las palmas de gran canaria casa colon
Anne-Marie Minvielle

Consulter notre guide en ligne Canaries

Site officiel du tourisme aux Canaries

Office du tourisme d’Espagne

Quand y aller ? 

Face à l’afflux des croisières touristiques en groupe qui peuvent tripler en une journée la population d’une île (!), choisir février-mars pour les carnavals, le printemps pour la flore, ou l’hiver pour éviter les cars du 3e âge de l’automne et l’invasion estivale.
Se déplacer :

Voici le véritable dilemme ! Quand vos amis disent "avoir fait les Canaries", il ne s’agit souvent que d’une seule île, maximum deux.

Pour visiter toutes les îles en une semaine, préférez une croisière et ses sorties organisées. Cela vous donnera l’occasion de choisir votre île –voire deux voisines – et de revenir plus librement en ferry avec location auto.

Suivant cette méthode idéale, un mois au moins sera nécessaire pour les découvrir toutes, avec beaucoup d’organisation et de patience aux embarquements.

Les plus fortunés envisageront les vols intérieurs entre les îles ou le bateau privé.

Ferries : http://www.fredolsen.es/, http://www.navieraarmas.com/ et http://www.trasmediterranea.es/ 

Croisière : Croiseurope propose en une semaine (15 septembre-15 mars) une excellente croisière au bon rapport qualité-prix, avec excursions en car. Un bateau et un équipage à taille humaine, plus agréables que les monstrueuses cités flottantes qui fréquentent les ports de Ténérife ou de Gran Canaria..

Taxis : fixer le prix avant la course.

Où dormir ?

L’hébergement se pratique souvent dans des gîtes ou des maisons d’hôtes (http://www.acantur.com/). Quatre paradors (Ténérife au pied du magique Teide, Santa Cruz de La Palma, La Gomera et El Hierro) : http://www.parador.es/.

Trouvez votre hôtel aux Canaries.

Où manger ?

Préférez les fruits tropicaux, notamment les délicieuses petites bananes (moins de 20 cm suivant la norme) non exportées, sur les marchés municipaux.

Chevreau rôti, pommes de terre "ridées", papas arrugadas, et brochettes dans des sauces vertes et rouges, mojos au persil, paprika ou coriandre, fromages de chèvre assez coûteux accompagnent un vin – de préférence blanc – de consommation locale et qui gagnerait à être travaillé…

S’amuser

Carnavals et musique folklorique dont l’ensemble de réputation internationale Los Sabandenos, à base de séguedilles joyeuses, "folias" cadencées et "tajaraste" rythmé.

Le culte de la corrida n’est pas pratiqué ici malgré quelques arènes, les Canariens étant un peuple paisible et pacifique.

 Petit lexique de vulcanologie

Andésite : lave visqueuse à structure porphyrique.

Basaltique : lave fluide à base de basalte.

Bombe volcanique : lave projetée lors de l’éruption et refroidie suivant différentes formes.

Caldeira : dépression circulaire de plusieurs kilomètres de diamètre, causée par l’effondrement central du volcan.

Cratère : point de sortie des roches volcaniques remontant par la cheminée du volcan.

- Dyke : lame de roche magmatique.

Éruption : il existe au moins une douzaine de type d’éruptions.

Lahar : coulée boueuse formée d’eau, de tephras et de cendres volcaniques.

Lapilli : fragments volcaniques semblables à du gravier.

- Magma : roche fondue.

Nuée ardente : émanations mortelles à base de gaz volcaniques.

Tephra : cendres et scories.

Volcan : on distingue deux types de volcans, les volcans explosifs ou gris avec éruption de vapeur, et les volcans effusifs ou rouges avec éruption de magma liquide. De façon très générale, les volcans sont classés en volcan bouclier lorsque le diamètre est supérieur à la hauteur, en stratovolcan lorsque le diamètre est équilibré à sa hauteur, en volcan fissural lorsqu’il est formé par une ouverture linéaire.

 

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