La Bolivie, de La Paz aux portes de l’Amazonie

22 novembre 2013

Qui dit Bolivie dit l’Altiplano. Le voici, nu et froid, veillé par les crêtes enneigées de la cordillère Royale, troué par l’immense cuvette aux eaux bleues du mythique lac Titicaca. Les légendes incas y font naître le soleil, sur une île pelée qui lui a donné son nom.
Ici et ailleurs, les fêtes font ressurgir les croyances anciennes, mêlées de christianisme, en une multitude de syncrétismes où cohabitent Jésus, la Vierge et la Pachamama. L’Altiplano, pourtant, n’occupe qu’un sixième du pays.
De La Paz, convulsive et polluée, une route se hisse vers le col de La Cumbre avant de dévaler vers un autre monde : la forêt des nuages des Yungas, noyées dans les nuages et les pluies. C’est ici le bastion des cocaleros. Le goudron devient piste et le voyage se poursuit vers l’Amazonie : autre écosystème, autre mythe.
La Paz, plus haute capitale du monde

Les baraques de brique rouge inachevées s’empilent sur les flancs d’une vallée pentue, rousse et pelée. Plus de 2 millions d’habitants s’entassent dans la fourmilière de La Paz : les plus pauvres sur les hauteurs (froid oblige), les plus riches en bas.
Dévalant d’El Alto (4 050 m), où siège l’aéroport le plus haut du monde, bus, micros, trufis (minibus) et voitures écrasent le champignon sur la double voie qui s’infiltre jusque dans le centre historique. Les fumées de diesel refusent de s’évaporer dans l’air affamé d’oxygène. Le nouvel arrivant respire, aspire, tousse et sent son cœur battre la chamade.
Sur la vaste esplanade de l’église San Francisco, passants et manifestants s’agitent sous le regard impassible des lustrabotas, les petits cireurs de chaussures. San Francisco (1744-84) a vu s’exprimer toutes les joies et les colères du peuple bolivien. Les meetings politiques y succèdent aux concerts, quand les deux ne mêlent pas leurs clameurs…
Jésus, les anges et les sirènes n’en ont cure : ils gardent un œil sur la Pachamama (Terre-Mère) et le mâcheur de coca qui se sont invités, à leurs côtés, sur la splendide façade baroque métissée d’apports indiens.
De la plaza, les pavés glissants de la calle Sagárnaga se hissent vers le vieux quartier indien. Les petits hôtels pour routards y voisinent avec les stands de souvenirs et les ateliers familiaux de zampoñas (flûtes de pan) et de charangos (guitares).
Le ventre de La Paz

Au carrefour de Linares et Santa Cruz, débute le célèbre Mercado de las Brujas, le « marché des sorcières ». Ces bonnes femmes y vendent herbes médicinales, amulettes, grenouilles séchées (un gage de fortune à venir), feuilles de coca, tisanes et… fœtus de lamas desséchés. Ensevelis sous les fondations de chaque construction nouvelle, ils en assureront la protection. Imaginez la taille du troupeau sacrifié à l’essor de La Paz !
Plus bas, plus haut, s’étend le vaste Mercado Buenos Aires. Des enfilades de coiffeurs installés à touche-touche calle Murillo, on progresse entre les stands de costumes pour rejoindre le cœur du Mercado Negro, où s’échangent les articles de contrebande (ou volés).
Drapées dans leurs lourdes polleras (jupes plissées), chapeau melon sur la tête, les cholas (femmes boliviennes) marchandent. Les pajpaku passent, psalmodient leur refrain bonimenteur et disparaissent déjà, l’air dépité. Vendeur itinérant n’est pas un métier aisé.
Du côté opposé de la double voie, la calle Jaén, pavée et aux maisons colorées alignées comme à la parade, joue les cartes postales. Le proche Museo de Etnografía y Folklore expose de fantastiques collections de masques de danse et de parures confectionnées à partir de plumes.
À l’orée de la plaza Murillo, siège des institutions envahi par les pigeons, le Museo de Arte (photo) vaut lui aussi le détour : le palais XVIIIe qui l’abrite s’organise autour d’une splendide cour intérieure aux trois étages d’arcades enserrant une fontaine en albâtre.
En chemin vers le lac Titicaca

Après deux jours en apnée dans la cacophonie paceña, l’envie d’aller respirer un air un peu plus pur se fait irrépressible… Des abords du cimetière, des minibus partent fréquemment pour Copacabana : à 20 Bs le trajet (2,30 €), le porte-monnaie ne souffre guère !
Moins de 2 h après le départ, le bleu profond du lac Titicaca enserre des collines largement pelées sur lesquelles courent de vieux murets de pierre. À 3 810 m d’altitude, cette immense masse d’eaux froides (8 560 km2), étirée sur 200 km, forme le plus haut lac navigable au monde. Une grosse moitié appartient au Pérou, la plus petite à la Bolivie.
Un peu plus loin, le ruban de goudron butte sur le détroit de Tiquina. Large de 850 m et profond de 280 m, il sépare le grand Titicaca à l’ouest du petit Titicaca à l’est. Pour le franchir, il faut embarquer sur des bacs de fortune qui chargent en noria voitures, bus et camions.
Le nom est familier : c’est en l’honneur de la Vierge bolivienne de Copacabana que la plus célèbre des plages de Rio a été baptisée… Héritière de la Pachamama précolombienne, la sainte patronne de la Bolivie réside dans une grande basilique (photo) d’un blanc naturellement immaculé.
On vient lui rendre hommage de tout le pays et d’au-delà, avant d’aller brûler un cierge dans la Capilla de las Velas voisine. Malgré le panneau invitant « si possible » à ne pas salir les murs, on y trace à la cire un message, un cœur, une maison, une voiture ou tout autre objet de convoitise.
Le baptême des voitures à Copacabana

Le 5 août (et le 2 février), Notre-Dame de Copacabana est fêtée en grande pompe. Les fidèles débarquent de tous les horizons, à pied, à cheval, en bus, en moto, en camion. Devant le sanctuaire, les véhicules, souvent péruviens, se pressent dès l’aube, paralysant la circulation. Chacun s’enturbanne de guirlandes de papier crépon, s’orne de fleurs, d’un haut-de-forme coloré !
Certains chauffeurs ouvrent le capot, l’astiquent, y placent une image mariale, des offrandes. Infatigables, le curé et ses aides baptisent à tour de bras, de leur goupillon, voitures et occupants. Les bouteilles de bière giclent, le liquide sacré infuse les prières et les pétards éclatent.
Sur le bord du lac, face aux pédalos en forme de cygnes et de Donald Duck, les familles fraîchement bénies consultent les yamani — des guérisseurs œuvrant à mi-chemin du christianisme (ils portent la croix) et des traditions des grands Kallawayas (sorciers) Aymaras. Les Boliviens sont plus de 80 % à s’en remettre régulièrement à eux. Les yamani lisent l’avenir dans le plomb fondu et soignent en aidant à rééquilibrer la relation de l’homme avec son milieu.
Les plus volontaires se hissent, péniblement, jusqu’au sommet du Calvario, une colline en pain de sucre qui domine la ville et le lac. Là-haut, dans une odeur d’encens, d’autres yamani attendent. Sur les tables cérémonielles, d’autres offrandes implorent la Vierge d’exécuter d’autres prières : il y a là des taxis, trufis et camions miniatures, de faux dollars par liasses, des maquettes de maison, d’immeuble, de cabinet dentaire…
Isla del Sol, le berceau du soleil

Le jour se lève à peine lorsque le réveil sonne. Le premier bateau de Challapampa part à 8 h 30. Comme chaque jour de l’hiver austral, le ciel affirme une pureté implacable. Deux heures durant, l’embarcation progresse le long des côtes desséchées de la péninsule de Copacabana, avant de franchir le détroit la séparant de la Isla del Sol (l’île du Soleil).
C’est ici, affirme la mythologie inca, que Viracocha, le grand ordonnateur de l’univers, donna naissance au soleil, Inti. Ici que vinrent au monde son fils Manco Cápac et sa fille Mama Ocllo, fondateurs de Cuzco.
Du village de Challapampa, un sentier sinuant à travers champs grimpe doucement vers la pointe nord de l’île. Du site sacré entre tous, il ne reste pas grand-chose : une roche vénérée, une table sacrificielle et, en contrebas, les ruines de Chinkana — palais, ou acllahuasi, où résidaient les Vierges du Soleil.
De Chinkana, le sentier des Crêtes entame la haute traversée de l’île. Il offre de fabuleux panoramas sur les pentes nues, les anses au sable clair baignées par des eaux turquoise, le lac Titicaca et, en toile de fond, la barrière aux sommets enneigés de la cordillère Royale.
Au sud, au village de Yumani, blotti dans ses eucalyptus, les innombrables marches de l’escalier de l’Inca rejoignent une source sacrée que les conquistadores prirent pour la Fontaine de Jouvence. L’embarcadère, d’où l’on rejoint Copacabana, est juste en face.
VTT sur la route de la Mort

Le minibus toussote dans la montée, puis double à la vitesse de l’escargot un bus comme figé sur place. La Paz s’éloigne et, bientôt, le col de La Cumbre (4 660 m) est atteint. Un petit lac y reflète quelques sommets andins. Des névés épars piquettent le paysage nu et battu par les vents.
Le froid est saisissant. Enfourchant le VTT, on se prend à se demander quelle mouche nous a piqué de tenter pareille aventure… Très vite, la question ne se pose plus. Dévalant en épingles à cheveux vers une auge rocheuse, la route goudronnée dégringole déjà vers les terres basses de l’Amazonie.
Après vingt minutes, la végétation apparaît. Moins d’une heure plus tard, un splendide manteau tropical recouvre tout : la très humide forêt des nuages, nourrie par les pluies et les brumes incessantes.
Voilà enfin le vif du sujet : la route de la Mort (photo). Délaissant le goudron de la nouvelle carretera, la piste, tantôt boueuse, tantôt caillouteuse, se précipite vers l’aval. Progressant à flanc de montagnes, elle grignote par endroits la falaise, se rétrécit à d’autres jusqu’à laisser tout juste le passage d’une voiture, s’ébroue sous une cascade bien nourrie.
Des rochers épars témoignent des fréquentes chutes de pierre. Le vide est omniprésent, le vertige assuré, les mains moites sur le guidon. Aux plus grandes heures de sa légende, la route de la Mort fut responsable de 200 à 300 décès par an ! Des carcasses de camions gisant dans les ravins en témoignent encore. Le parcours s’achève à Yolosa, 3 500 m plus bas, avec un soupir de soulagement.
Les Yungas et les plantations de coca

À 15 minutes de colectivo de Yolosa, Coroico se perche sur un balcon naturel, à 1 525 m d’altitude. Si les soirées hivernales sont fraîches sur la plaza pavée, les journées sont chaudes dans la selva environnante. Une randonnée classique mène aux Tres Cascadas, une autre aux Pozas del Vagante : deux occasions de se plonger dans des eaux revigorantes.
Coroico est une base privilégiée pour la pratique du canyoning et du rafting. On peut aussi marcher jusqu’au village noir de Tocaña. Le bourg regroupe quelque 150 habitants, descendants d’esclaves africains qui survécurent aux mines de Potosí. Menés par leur propre roi, ils ont donné naissance à la saya, rythmée par les tambours — à l’origine de la lambada.
En chemin, on passera quelques plantations de coca, qui font la richesse de la région. Les spécialistes estiment qu’elles occupent quelque 20 000 ha des Yungas, sur les 31 000 cultivés à l’échelle nationale. Un tiers l’est légalement pour fournir les tisanes, la coca à mâcher et la matière première des incontournables sodas locaux (Coka Quina et… Coca Colla).
Depuis son élection en 2006, le président Evo Morales, ancien dirigeant d’un syndicat cocalero, n’a eu de cesse de promouvoir l’usage de la petite feuille en Bolivie et à l’étranger. À défaut de pouvoir l’exporter, il vient au moins d’obtenir de l’ONU le droit de la commercialiser en Bolivie pour les usages traditionnels. Mais beaucoup de sacs se perdent pour rejoindre les laboratoires clandestins…
Rurrenabaque, porte de l’Amazonie

De Coroico, le voyage n’est pas de tout repos : il s’agit désormais de gagner Rurrenabaque, à 350 km au nord. Au programme : colectivo jusqu’à Yolosita, 1 bonne heure d’attente, puis 15 h de bus sur une sorte de Camino de la Muerte bis (au début), un poil plus large, où les véhicules circulent à contresens… ceux qui descendent côté précipice, naturellement !
Il est 6 h du matin lorsque le bus se gare enfin dans la touffeur tropicale de Rurrenabaque (photo). La bourgade encore endormie s’étend gentiment le long du large río Beni. Sur les berges, des familles venues des communautés indiennes des environs déchargent de lourds régimes de bananes.
De Rurrenabaque, on accède aisément à deux milieux très différents : la pampa des environs de Santa Rosa del Yacuma, à la faune particulièrement abondante, et la vaste parenthèse forestière de Madidi, le plus accessible des parcs nationaux amazoniens de Bolivie.
Ajoutons à cela une mosaïque de zones protégées, parmi lesquelles la réserve privée de Serere, fondée par l’une des pionnières locales de la défense de l’environnement. Il faut environ 2 h 30 de bateau sur le río Beni, puis une demi-heure de marche, pour rejoindre son campement, établi auprès du lago San Fernando.
Derrière leurs moustiquaires, les bungalows rustiques, éparpillés dans la forêt alentour, sont investis par le concert incessant des insectes. La proche Casa Grande, illuminée à la bougie, baigne, elle, dans l’odeur poivrée du bois vermoulu et l’âcre de la fumée du bois humide.
Immersion en forêt

Rogelio désigne du doigt l’ombre furtive de trois aras survolant la canopée, le tronc massif aux racines butoirs des géants de la forêt, la bauge où les pécaris (sangliers) se sont vautrés, l’empreinte probable d’un jaguar…
Une troupe de singes capucins passe d’arbre en arbre, laissant pleuvoir au sol fruits à demi mangés et branches cassées. Surgissant du vert impénétrable, un vent puissant se lève, comme pénétrant une cheminée. Il enfle, semble une tôle ondulée qu’on secoue, un évier qui se vide goulûment : les singes hurleurs se chamaillent. Invisibles, mais si audibles.
Plus tard, la barque glisse sur le miroir des eaux. De grands hérons, des cardinaux, un cormoran s’envolent, puis deux, puis dix. Sur les berges, trois sereres (hoazins, photo) piaillent, battent des ailes pour éloigner l’intrus de leur nid. Ces drôles d’oiseaux à la tête bleue, coiffés d’une crête, seraient le chaînon manquant entre dinosaures et oiseaux, comme le laissent supposer les griffes que les jeunes ont au bout des ailes pour s’accrocher aux branches.
Au centre du lac, un tronc semble flotter. C’est un caïman noir, aux aguets. La barque s’approche : le périscope des yeux s’efface d’une bulle pour reparaître trois brasses plus loin. La lumière dorée du couchant vire au rose.
Dans le ciel, les trajectoires se font moins rectilignes : les chauves-souris remplacent les oiseaux. Par dizaines, puis par centaines, elles écument la surface du lac en quête de mosquitos blancos. Certaines foncent sur l’embarcation avant de s’en détourner, in extremis, d’un coup d’aile. La nuit avale les dernières formes : il faut regagner le campement.
Fiche pratique

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Comment y aller ?
Pas facile de rejoindre directement la Bolivie ! Les vols transitent généralement par le Pérou ou les États-Unis, souvent avec de substantielles attentes.
Une fois dans le pays, l’avion permet de gagner beaucoup de temps et n’est pas trop cher ; il s’avère très pratique pour rejoindre l’Amazonie (avec Amaszonas, TAM ou Aerocon).
Le bus dessert les quatre coins de la Bolivie, mais n’est pas réputé pour sa très grande sécurité… Les accidents sont en effet assez communs sur les routes de montagne non asphaltées et les trajets peuvent être coupés par les crues pendant la saison des pluies — surtout en Amazonie. Côté positif, les liaisons sont nombreuses entre les grandes villes et les tarifs bas, voire très bas selon la classe de confort que vous choisirez (siège simple, incliné ou semi-incliné).
Quand y aller ?
Même s’il fait froid sur l’Altiplano durant l’hiver austral (juin-septembre), c’est la saison la plus agréable pour découvrir la région en raison du soleil toujours au rendez-vous et des belles lumières dorées. Il suffit de venir bien couvert (0 °C la nuit à 20 °C en journée environ).
En Amazonie, on circule alors sans peine et, à l’exception de quelques coups de frais, le mercure tourne plutôt autour de 25-30 °C, voire davantage. La saison des pluies dure de novembre à mars ; il ne fait alors guère plus chaud sur l’Altiplano mais, dans les terres basses, la touffeur et l’humidité règnent.
Où dormir ?
Les petits budgets seront ravis : on trouve à se loger pour trois fois rien en Bolivie ! En basse saison ou dans les secteurs moins touristiques, il n’est pas rare de trouver un lit pour moins de 3,50 € (!) et une chambre double dès 7-8 €, voire moins, dans les alojamientos et autres hospedajes. Bien sûr, à ce prix, les murs pèlent fréquemment, la lumière est glauque et la douche partagée…
Les hostales offrent en général un meilleur confort, souvent avec une salle de bains privée (eau tiède à chaude selon les endroits, avec quelques défauts de chauffe-eau récurrents dans tout le pays, y compris là où il fait froid). Pour avoir le chauffage sur l’Altiplano ou l’air conditionné dans les terres basses, il vous faudra privilégier les hôtels chic !
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Où manger ?
Bon, soyons honnêtes… Ce n’est pas le point fort de la Bolivie !
La pomme de terre (les pommes de terre devrait-on dire plutôt), parfois sous forme de frites, et le maïs sont incontournables, accompagnés peut-être de riz, de quinoa, d’œufs, de viande (poulet frit, bœuf, lama ou alpaga surtout).
Les soupes figurent à presque tous les menus bon marché du midi (env 1,50-2 €). Les plats ont pour avantage d’être particulièrement roboratifs ; ils pourraient souvent nourrir deux personnes au lieu d’une !
Parmi les en-cas bon marché, citons les classiques anticuchos (brochettes de cœur de bœuf), chicharrones (couenne de porc frite) et salteñas (sortes d’empanadas, des chaussons fourrés à la viande ou aux légumes, bons et brûlants). On trouve des jus de fruits frais sur tous les marchés (mieux vaut vérifier la propreté du stand).
Liens utiles
Bolivia Travel : site officiel du tourisme en Bolivie (avec version française).
Bolivia en tus Manos : portail très utile présentant infos touristiques, horaires des bus et vols.
Bolivian Thoughts : intéressant site anglophone présentant un ensemble de points de vue sur la Bolivie, sa société, sa culture et sa politique.
Bolivia.com : l’actualité (en espagnol) vue de Bolivie.
Madidi Travel : l’agence qui gère la visite de la réserve de Serere.
Balatours : un tour opérateur sérieux disposant de ses propres lodges pour des excursions en forêt ou dans la pampa.
Tours opérateurs spécialisés dans les excursions au parc national de Madidi, gérés par des communautés indiennes ou des familles qui en sont issues
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