Voyager fauché

05 janvier 2009

Votre copain Martin revient d’Amérique du Sud, où il n’est parti qu’avec quelques euros en poche. Il vous fait le récit épique de ses nuits sous la tente, en plein hiver austral, de sa traversée de la cordillère des Andes, calé entre deux lamas à l’arrière d’un camion. Vous ouvrez une bouche béante et admirez secrètement cet aventurier des temps modernes. Votre point commun avec lui : vous n’avez pas d’argent. Mais ça s’arrête là. Jamais vous n’oserez prendre de tels risques !
Que faire alors ? Rester à la maison ? Non ! Découvrez nos tuyaux pour voyager sans argent, ou presque, et sans pour autant passer pour un inconscient suicidaire. Transports, hébergement, nourriture, visites : avec un minimum d’imagination, vous pourrez vous en tirer pour pas grand-chose. Que vous partiez en stop ou que vous vous fassiez héberger chez l’habitant, vous pouvez compter sur la générosité de ceux que vous croiserez en chemin. Rendez-le leur, en étant affable et serviable : ils n’attendent de vous qu’une rencontre, un échange culturel.
Car voyager fauché est une façon alternative de voir du pays, souvent plus authentique et interactive que si l’on se contente de suivre les sentiers touristiques déjà tracés. Partez pauvre, mais revenez riche d’une belle expérience humaine !
Comment se déplacer pour pas cher sans user ses semelles ?

À moins d'avoir des fourmis dans les jambes, pas besoin de faire Paris-Barcelone à pied pour voir du pays. En revanche, mieux vaut ne pas être pressé ! À condition d'être flexible et prêt à faire quelques détours, il existe différentes façons de voyager pour presque rien, en fonction de son degré de "fauchage".
Pas de sous du tout ? Faites du stop
Bien qu'il soit très économique et qu'il permette de faire des rencontres, le stop véhicule souvent une image inquiétante. On a peur d'embarquer un voyou dans sa voiture ou, au contraire, d'être pris par un dangereux psychopathe. Quant à l'image d'Épinal de l'auto-stoppeur attendant des heures sous la pluie devant le flot insensible des voitures, elle n'est pas toujours exagérée…
Pourtant, beaucoup le privilégient, pour son parfum de liberté et d'aventure que recherchent les vrais baroudeurs. Le stop expose à l'imprévu, avec ses mauvaises surprises (que l'on peut éviter avec quelques précautions élémentaires), mais surtout les bonnes, si on tombe sur un conducteur sympa. Et puis, le stop peut mener loin. Nadir, par exemple, a ainsi traversé l'Europe en moins de deux mois. Parti de Londres, il est allé jusqu'en Pologne via la France, le Luxembourg et l'Allemagne, puis il a poussé jusqu'en Lituanie, est monté à Amsterdam avant de retraverser la France jusqu'à l'Italie, la Slovénie, la Croatie…
Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici les principaux tuyaux à retenir
- Prévoyez de quoi passer les heures d'attente : tenue adaptée au climat, de quoi manger, de quoi boire et un bon bouquin.
- Emportez une carte routière, qui vous permettra de vous orienter si on vous dépose avant votre point de chute, ou télécharger en amont une application mobile de plans qui vous permettra de consulter des cartes sans connexion internet.
- Postez-vous à un endroit stratégique, où les conducteurs vous verront de loin et auront la place de s'arrêter, près d'un rond-point par exemple. Vous aurez plus de chances d'être pris à la sortie d'une ville qu'en plein centre. Les stations-service sont aussi un bon plan pour demander à des automobilistes de vous embarquer.
- Mettez-vous d'emblée d'accord sur votre point de chute : si on ne vous emmène pas jusqu'à votre destination, demandez à être déposé quelque part où vous pourrez facilement refaire du stop, pas sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute !
Question sécurité, ne tentez pas le diable. Le stop est déconseillé aux femmes seules, même si certaines n'hésitent pas à tenter l'aventure. Avant de vous lancer mesdames, consultez notre dossier Voyager au féminin. À vous de juger si vous avez assez d'aplomb pour rembarrer un chauffeur un peu trop pressant. De manière générale, n'hésitez pas à refuser de monter dans une voiture dont le conducteur ne vous inspire pas confiance.
Dans certains pays, il n'est pas rare qu'on vous demande de l'argent pour vous faire monter dans sa voiture. Ce n'est pas scandaleux, vous participez aux frais de carburant. Pour éviter les mauvaises surprises, renseignez-vous à l'avance sur les mœurs locales, et mettez-vous d'accord avec votre chauffeur. Vous n'osez pas lui demander tout de go ? Utilisez les sous-entendus. Si, à votre " Merci, je n'ai plus un sou en poche et j'ai bien cru que j'allais moisir ici ", il répond par un démarrage en trombe avant même que vous n'ayez touché la poignée de la porte, c'est qu'il n'était pas prêt à faire du bénévolat.
Bon plan stop
- Sur le site de l'association Aventure du bout du monde, retrouvez les conseils des adhérents, pays par pays.
Pour en savoir plus, consulter notre dossier pratique sur le stop.
Un petit peu de sous ? Choisissez le covoiturage
Solution qui a le vent en poupe, pour son côté écolo et économique, le covoiturage comporte un avantage par rapport au stop : vous savez exactement quand vous partez et où vous allez. Le principe : des voyageurs en voiture proposent les places libres dans leur véhicule pour faire le trajet à plusieurs. La plupart du temps, ils demandent une participation aux frais d'essence et de péage, même s'il arrive qu'ils ne cherchent que des compagnons de route pour animer leur trajet et ne demandent aucune contribution financière. Si vous avez votre propre véhicule, c'est aussi une bonne solution pour partager vos frais.
Il y a souvent des annonces de covoiturage affichées dans les auberges de jeunesse, mais Internet est la solution la plus pratique. Connectez-vous sur des sites spécialisés dans les annonces de covoiturage comme BlaBlaCar. Celles-ci précisent les points de départ et d'arrivée, le nombre de personnes qui peuvent être emmenées et le montant de la participation demandée. À savoir également : les organisateurs de certains festivals mettent en relation leurs spectateurs pour organiser des covoiturages jusqu'à l'endroit de la fête.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier pratique sur le covoiturage.
Vous pouvez également passer une annonce ou consulter celles des routarnautes sur nos petites annonces de covoiturage.
Pas beaucoup de sous ? Les low cost
La SNCF propose des billets à prix réduit sur Internet avec OuiGO vers 41 destinations en France.
Le phénomène des compagnies aériennes low cost (à bas coût) a le vent en poupe et représente près d'un quart du marché aujourd'hui. Ne croyez pas toutefois que l'affaire du siècle soit (toujours) à portée de clic. Pour tomber sur un tarif réellement intéressant, il faut vous y prendre suffisamment à l'avance et ne pas voyager pendant les périodes de pointe. Attention aussi aux suppléments en tous genre (enregistrement bagages notamment) qui peuvent alourdir l’addition.
Une solution, donc, à envisager en gardant la tête froide. Pour trouver un tarif imbattable, il faut aussi compter sur la chance.
- Pour en savoir plus, consultez notre dossier low cost.
Promo aériennes
Une astuce : pour se tenir informé des dernières promos, abonnez-vous aux newsletters des différentes compagnies. Pensez également à vous créer des alertes pour dénicher les meilleurs prix.
Consultez notre dossier l'Avion pas cher.
Comment se loger gratuitement en voyage ?

Rencontré au cours d'un voyage au Québec, Samuel, jeune conteur breton, sillonnait les routes, sac au dos et flûte à la main. Il avait décidé de ne dépenser d'argent ni pour les transports (on l'a pris en stop), ni pour l'hébergement. Il vivait au jour le jour, sans savoir où il dormirait le soir même, comptant sur l'hospitalité des Québécois. Pour cela, il avait son truc : il frappait chaque soir à une porte, et demandait le gîte en échange d'un conte. Et ça marchait ! Grâce à cette jolie démarche basée sur la réciprocité, chacun trouvait son compte. Le voyageur, qui avait un endroit chaud où dormir, et ses hôtes, qui passaient une soirée pas banale.
On pourrait multiplier les exemples d'hospitalité proposée par des personnes rencontrées sur la route. Mais pour les plus frileux, c'est tout de même angoissant de ne pas savoir où dormir. Rassurez-vous, il est aussi possible de planifier un hébergement gratuit, grâce à des réseaux de solidarité principalement développés sur Internet et fondés sur l'échange.
L'échange d'hospitalité
Le principe : mettre en relation des personnes prêtes à accueillir gratuitement des voyageurs, pour quelques nuits ou plus. Celles-ci mettent à disposition une chambre d'amis, un canapé ou un coin pour poser sa tente. Il suffit de vous inscrire sur une base de données, le plus souvent sur un site Internet, ou auprès d'associations qui publient la liste de leurs adhérents. En général, on vous demande de vous engager à recevoir vous aussi des voyageurs, mais ce n'est pas systématique.
Le but affiché par les promoteurs de ce concept est de favoriser les échanges culturels, la compréhension mutuelle, la tolérance. Bien plus qu'un simple coup de pouce entre voyageurs, il s'agit donc d'une démarche militante visant à promouvoir la paix.
À vous de coller à cet état d'esprit ! Évitez de vous comporter comme à l'hôtel chez votre hôte. Accordez-vous à l'avance sur les conditions d'hébergement : la durée, si vous êtes nourri ou non… Dans l'affirmative, si vous restez plusieurs jours, proposez de participer aux courses, et pourquoi pas de cuisiner l'une de vos spécialités. Donnez un coup de main pour la vaisselle, ne laissez pas traîner vos chaussettes sales au milieu du salon… Bref, respectez les règles élémentaires du savoir-vivre.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur le couchsurfing.
Un site à ne pas manquer
- CouchSurfing : www.couchsurfing.com.
Revendique près de 12 millions de membres dans 200 000 villes du monde. Littéralement " surf sur canapés ", ou comment voguer d'un canapé à l'autre… Vous créez votre profil gratuitement et accédez à ceux des autres surfeurs. Vous pouvez ne vous engager qu'à offrir un café à vos futurs invités, à leur faire visiter les environs, ou bien à leur offrir un bout de canapé.
Plus ciblé
- Pasporta Servo : www.pasportaservo.org.
1 294 hôtes dans 89 pays… et tous parlent l'esperanto ! C'est en effet la condition pour intégrer ce réseau. La liste d'adresses s'achète, pour 16,50 €, auprès de la World Esperanto Association, mais si vous vous engagez à devenir hôte, vous la recevrez gratuitement.
- Warm Showers List : www.warmshowers.org.
" La vélo-hospitalité sur le Web ", dixit le site français. Depuis 1993, rassemble des internautes disposés à offrir l'hospitalité aux cyclotouristes. Inscription gratuite et basée sur la réciprocité.
D’autres sites
- www.bewelcome.org
- www.letmestayforaday.com
L'échange d'appartements
Si vous possédez ou louez un appartement ou une maison, vous pouvez le troquer pendant vos vacances contre un logement à l'autre bout de la Terre. L'échange est simultané, c'est-à-dire que pendant que vous squatterez chez votre correspondant à New York, lui se la coulera douce dans votre deux-pièces parisien. Vous pourrez même utiliser sa voiture, si vous vous accordez à l'avance ! Moins enrichissant, donc, sur le plan humain, que l'échange d'hospitalité, mais tout aussi économique et pratique, surtout si vous tenez à votre indépendance.
Pour trouver un logement à échanger, il existe deux solutions. Vous pouvez faire vos recherches sur sites d'annonces comme sur routard.com par exemple. L'avantage est que vous ne dépensez pas un sou.
Sinon, vous pouvez passer par une agence Internet spécialisée, qui vous fera payer des frais d'inscription (l'échange en lui-même reste, par définition, gratuit), mais qui présente l'intérêt de réunir un plus grand nombre d'offres et de demandes. Une fois que vous avez sélectionné la maison qui vous intéresse, c'est à vous de contacter la personne qui souhaite l'échanger. Si le troc se concrétise, vous remplirez un contrat spécifiant les modalités de l'échange (nombre de personnes qui logeront dans la maison, utilisation du téléphone et de la voiture, etc.). Attention, les agences déclinent toute responsabilité quant aux actes des annonceurs qu'elles publient. Tout repose donc sur la confiance mutuelle.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur l'échange d'appartements. Vous pouvez également utiliser nos petites annonces d'échanges d'appartements pour passer une annonce ou consulter celles des routarnautes.
Quelques sites Internet
- SwitcHome : www.switchome.org.
Cette association française, gérée par des bénévoles, offre l'avantage d'une inscription gratuite. Vous n'aurez donc rien à payer du tout pour échanger votre maison ! Les annonces couvrent 76 pays.
- HomeExchange : www.homeexchange.fr.
Leader mondial de l’échange de maisons et d’appartements entre particuliers, HomeExchange permet de voyager de façon abordable dans 187 pays. 400 000 logements sont déjà répertoriés. Comptez 130 € pour l’abonnement à l’année.
- HomeLink : www.homelink.fr.
Frais d'inscription annuels : 125 € pour une annonce déposée sur le Web et imprimée gratuitement dans un des deux catalogues annuels. Le petit plus : publie aussi des annonces d'échange d'hospitalité, d'échanges pour une année sabbatique, ou encore pour garder une maison en contrepartie de l'hébergement (échange unilatéral).
D’autres sites
- www.trocmaison.com.
- www.echangersamaison.com
L'hébergement contre services : le WWOOFing
Vous avez l'esprit écolo ? Vous êtes prêts à user de l'huile de coude pour obtenir un toit et trois repas par jour ? Vous pouvez proposer vos services, un peu partout dans le monde, auprès d'une exploitation biologique, en échange du gîte et du couvert. Les hôtes qui proposent cette formule sont le plus souvent des fermiers, mais il peut aussi s'agir de particuliers qui veulent créer un potager biodynamique, de patrons de chambres d'hôtes prônant un accueil bio et nature… Ils sont regroupés au sein d'une organisation internationale, le WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms : offres d'emploi mondiales dans des fermes biologiques), qui possède des antennes dans différents pays, notamment WWOOF France.
Si vous voulez " WWOOFer " dans un pays, vous devez adhérer à l'antenne nationale pour obtenir la liste des hôtes locaux. L'adhésion est valable un an, son tarif varie selon les pays. Compter de 15 à 30 €. C'est à vous de contacter les hôtes que vous choisissez, et de déterminer avec eux les modalités de votre séjour. En général, on vous demande de travailler quatre à six heures par jour. Le logement va du coin pour poser sa tente à la chambre privée.
Bien sûr, ce ne sont pas totalement des vacances, mais vous avez du temps en dehors du travail pour visiter la région. Avec de la chance, c'est même votre hôte qui vous servira de guide. L'expérience humaine reste l'attrait principal de cette formule.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site international de WWOOF et consultez notre dossier sur le Wwoofing.
Home-sitting
Après le baby-sitting et le dog-sitting, voici un nouveau concept : en français, le gardiennage de maison. Les home-sitters sont majoritairement des personnes à la retraite qui proposent leur aide bénévolement. Ces sites permettent aux propriétaires de logement qui partent en voyage de faire garder leur maison par un retraité. Pour faire d’une pierre deux coups, le gardiennage d’animaux est également possible.
Le « gardien » est logé gratuitement en échange de tâches comme l’entretien des plantes du jardin ou la surveillance des animaux domestiques.
Sites :
- www.homesitting-homesitter.com ;
Ils ont osé le faire !
- Un site rigolo publié par une Canadienne qui a passé pas mal de nuits dans les aéroports : www.sleepinginairports.net. Vous y trouverez un classement des meilleurs aéroports du monde où dormir !
- Le site Internet de Samuel Allo, notre conteur nomade : http://samuelallo.com.
Comment se remplir l'estomac sans vider son porte-monnaie ?

Entre resto à tous les repas (solution rapidement ruineuse, même dans les pays où les prix semblent ridiculement bas) et nouilles chinoises déshydratées matin, midi et soir, voici quelques solutions intermédiaires pour manger bien et à prix modéré.
Repas gratuits
L'avantage du WWOOFing est que vous êtes non seulement logé, mais aussi nourri gratuitement. La formule varie en fonction des habitudes de votre hôte. Certains vous convient à la table familiale, d'autres fournissent les ingrédients de base et c'est à vous de vous faire la popote. Dans tous les cas, c'est la meilleure façon de faire des repas complets, équilibrés, souvent bio (mais pas toujours), et gratuits !
En cas de gargouillements déchirants de votre estomac, il existe des solutions d'extrême urgence, comme les monastères bouddhistes qui distribuent des repas simples et gratuits à leurs visiteurs. Autre astuce : certains bars organisent chaque semaine une soirée barbecue gratuite pour attirer un max de clients friands de merguez. Souvent, les routards qui traînent dans le coin depuis quelque temps connaissent par cœur le calendrier de ce genre d'opérations. N'hésitez pas à vous renseigner auprès d'eux pour glaner des bons plans.
Dans les auberges de jeunesse avec cuisines collectives, il y a toujours une caisse avec de la nourriture laissée par les voyageurs et dans laquelle on peut se servir librement. Mais c'est souvent du sel, des pâtes et, avec un peu de chance, du beurre. Faites gaffe au lait qui a tourné…
Dans les pays dits " pauvres "
Mangez comme les locaux. Évitez à tout prix les restaurants pour touristes qui proposent une cuisine internationale. Franchement, pourquoi aller manger une pizza ou un hamburger en Asie ? Même si les tarifs sont plus bas qu'en France, ils sont généralement bien plus élevés que ceux des restaurants dans lesquels les locaux mangent. De plus, cela vous permettra de faire des expériences culinaires intéressantes.
N'hésitez pas à acheter une bonne soupe ou une grillade dans les petites échoppes qui pullulent le long des rues passagères ou dans les marchés. C'est bon, copieux et pas cher. Un truc universel pour reconnaître un bon produit : la longueur de la file d'attente devant l'étal ! Attention toutefois à l'hygiène : préférez les plats chauds, les viandes bien cuites et les boissons à base d'eau purifiée pour éviter d'engloutir un vilain parasite.
Destinations onéreuses
En Amérique du Nord, en Australie et dans une grande partie de l'Europe notamment, le prix des biens de consommation courants est quasiment le même qu'en France. À la maison, vous n'allez pas au resto tous les jours ? Moralité : faites comme à la maison. Choisissez une auberge avec cuisine collective, et faites vos courses au supermarché. Prenez de quoi faire vos petits déj' s'ils ne sont pas compris dans l'hébergement, des sandwiches pour le midi et un bon repas le soir. Puisque ce sont les vacances, vous pouvez faire une entorse à votre régime bio et n'acheter que les conserves au premier prix des produits sans marque.
Enfin, la boisson représente un budget non négligeable, surtout dans les pays chauds. Si l'eau est potable (renseignez-vous bien avant), remplissez votre bouteille au robinet, au besoin avec un purificateur d'eau style Micropur®, c'est bien plus économique (et écolo) que d'acheter trois bouteilles en plastique par jour. Pour être sûr de ne pas faire de bêtises, consultez notre dossier sur l’eau en voyage. En revanche, pour la bière, désolé, mais on n'a pas de solution miracle…
Comment visiter un endroit sans se ruiner ?

Dommage de visiter Paris sans mettre les pieds dans l'un de ses monuments-phare, comme le Louvre. Pourtant, quand on voit le prix d'entrée exorbitant de nombreux sites, il y a de quoi décourager les plus fauchés. Pour découvrir le patrimoine touristique de la destination qu'on a choisie, mieux vaut donc faire preuve d'imagination et de flexibilité. Trouver des lieux de visite moins chers ou des bons plans pour entrer gratuitement. Bref, s'adapter à son budget et sortir un peu des sentiers battus
Quelques tuyaux
- Étudiants : pensez à la carte ISIC. Destinée aux collégiens (à partir de 12 ans), lycéens, étudiants et personnes en formation à temps complet, cette carte d'étudiant internationale coûte 13 €. Elle est valable du mois de septembre au 31 décembre de l'année suivante. Grâce à elle, vous obtiendrez des réductions un peu partout dans le monde, sur les transports et l'hébergement, mais aussi les entrées dans les musées. Vous ne paierez ainsi, par exemple, que moitié prix dans les musées et sites historiques d'Égypte ou au Machu Picchu au Pérou, et pourrez entrer gratuitement dans le site archéologique de Knossos, en Crète.
- Si vous comptez rester plusieurs jours dans une ville et écumer ses attractions touristiques, les offices du tourisme vendent souvent des cartes pass qui offrent un accès aux principaux monuments pour un prix unique. Cher sur le coup, mais économique au final si vous rentabilisez en multipliant les visites.
- Privilégiez les monuments et musées dont l'entrée est gratuite. En Angleterre et au Pays de Galles par exemple, tous les musées nationaux le sont, tout comme beaucoup de musées en Australie.
- Renseignez-vous également sur les horaires des musées : souvent, ils organisent des nocturnes gratuits. En France, tous les musées nationaux sont gratuits le premier dimanche de chaque mois (mais préparez-vous à faire la queue, car vous n'êtes pas les seuls petits malins à y avoir pensé !).
- Faites les festivals. L'été, nombre d'entre eux sont gratuits, du moins en partie, lorsqu'il s'agit de musique ou d'art des rues. À Montréal par exemple, on peut se divertir gratuitement presque tout l'été grâce à un enchaînement de festivals à la programmation irréprochable : concours international de feux d'artifice, festival international de jazz, Francofolies, Nuits d'Afrique, etc. Même chose en France où les " off " des festivals proposent souvent des spectacles gratuits.
- Évitez les circuits touristiques de " masse ", qu'on vous présente comme incontournables et qui sont souvent très chers. Par exemple, à Tadoussac (Québec), le must est d'observer les baleines qui viennent squatter l'embouchure du Saint-Laurent de juillet à septembre. Une armada de bateaux et de Zodiac proposent des excursions sur le fleuve pour photographier de près les grosses bébêtes. Pourtant, en restant sur la berge, on les voit aussi. D'un peu plus loin, c'est vrai, mais c'est gratuit et on ne les stresse pas avec le bruit des moteurs qui leur tournent autour comme des mouches.
- Attention toutefois à comparer le prix des excursions avec le coût d'une visite effectuée par ses propres moyens. Ça fait mal de le dire, mais en comptant les droits d'entrée et les transports, il est parfois plus intéressant de se mêler à un troupeau de touristes entassés dans un bus climatisé, car ils auront droit à un tarif de groupe. En prime, ils auront un guide.
- Un guide touristique bien documenté en main et une bonne paire de chaussures aux pieds, une balade au cœur de la ville vous apprendra autant qu'une visite guidée ou un Citytour en bus.


