Canada, nos coups de cœur

29 septembre 2017
Les forêts profondes de résineux, les lacs aux eaux émeraude, les sommets des Rocheuses, les ours, les orignaux et les baleines… Qui n’a jamais rêvé de parcourir, au moins une fois dans sa vie, les grands espaces du Canada ?
Si la mythologie canadienne a encore de beaux jours devant elle, le 2e plus vaste pays du monde ne saurait se résumer à ses sublimes paysages naturels. En fait, le Canada a bien plus à offrir qu’une collection de cartes postales.
Partez découvrir des villes où la culture se pare des couleurs du monde, des festivals vibrants, des musées parmi les plus importants d’Amérique, un patrimoine historique où se mêlent l’Ancien et le Nouveau Monde et même une gastronomie audacieuse que l’on peut accompagner de vins locaux…. Le Canada n’a pas fini de vous surprendre !
Pour en savourer le meilleur, voici nos coups de cœur, de la Nouvelle-Ecosse à l’île de Vancouver… à compléter par les vôtres, glanés au cours d’un prochain voyage au Canada.



Québec et Provinces maritimes
Les festivals de Montréal, les villages acadiens du Nouveau-Brunswick, la route panoramique du Cabot Trail… Des expériences inoubliables à vivre dans l’Est du Canada.
Montréal : des festivals toute l’année
Près de 150 festivals par an, des animations en toute saison, des spectateurs passionnés par milliers ! Qui dit mieux ? À Montréal, on aime la culture et faire la fête. Depuis deux décennies, les festivals connaissent un essor sans précédent dans la métropole québécoise, qui est devenue l’une des capitales culturelles d’Amérique du Nord.
A Montréal, culture rime avec plaisir et partage, en toute convivialité, hiver comme été, car la programmation, très riche, s’étend sur toute l’année. Musique, théâtre, cinéma, cultures du monde, gastronomie, danse… Il y a des festivals pour tous les goûts et tous les publics, avec de nombreuses manifestations gratuites et en plein air l’été. L’occasion idéale pour rencontrer des Montréalais et partager de bons moments avec eux !
Parmi les temps forts de l’année : Montréal en lumière (février), l’un des plus grands festivals d’hiver au monde mêlant spectacles (musique, cirque, théâtre, danse) et gastronomie ; en juillet, le formidable Festival international de jazz avec plus de 1000 concerts (la plupart gratuits et en plein air) et 2 ,5 millions de spectateurs, suivi par les Francofolies (chanson), Juste pour Rire (comédie), Nuits d’Afrique (musique du monde) et Divers/Cité (gay pride). Et, quand arrive l’automne, on continue avec le Festival des films du monde (septembre), celui du Nouveau Cinéma (octobre) et les chansons du Coup de cœur francophone (novembre).
Gaspésie : le spectacle de la nature à Gaspé, aux monts Chic-Chocs et au parc du Forillon
En Gaspésie, à 650 km à l’est de Montréal, le Québec rencontre la baie du Saint-Laurent et l’Atlantique. Sur la côte, la mer offre son immensité au regard du voyageur. À l’intérieur des terres, montagnes et collines forment des paysages à l’état sauvage, où les forêts abritent notamment castors, ours et caribous.
Pour profiter d’un spectacle naturel inoubliable, il faut se rendre, de mars à octobre, à Percé, à l’extrême est de la Gaspésie. Face à ce coquet port de pêche, plus de 100 000 fous de Bassan, des oiseaux marins aux magnifiques yeux bleu clair, viennent nidifier sur les falaises de l’île Bonaventure : leur colonie s’étend à perte de vue, tel un immense duvet blanc animé et bruyant. N’oubliez pas vos jumelles !
Autre site incontournable de la Gaspésie, la réserve faunique des Monts Chic-Chocs est un superbe terrain de jeux pour les amateurs de nature. S’étendant sur 1130 km2 au cœur des montagnes de l’extrémité nord des Appalaches, elle abrite 100 km de pistes cyclables, pas moins de 4 000 élans, une large palette d’activités (randonnée, ski, pêche, observation de la faune…) et de superbes chalets lodges où se reposer. Plus à l’ouest, il ne faut pas manquer le parc national de Forillon, qui s’étend entre le golfe du Saint-Laurent et la baie de Gaspé, à l’endroit où d’abruptes falaises plongent dans la mer. Intactes, la forêt boréale et la toundra servent de refuge à une faune exceptionnelle, dont les stars sont l’orignal, le renard roux, le castor, le lynx et l’ours noir. En mer, phoques, dauphins, rorquals et baleines à bosse cohabitent avec plus de 200 espèces d’oiseaux. Magique !
Nouveau-Brunswick : les marées de la baie de Fundy
Les manuels de géographie sont tous d’accord : les plus grandes marées du monde se déroulent au Canada, plus précisément dans la baie de Fundy, un gigantesque bras de mer de 290 km entre Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Ecosse. Les chiffres donnent le tournis ! Hautes de 10 m en moyenne à l’orée de la baie, les marées peuvent atteindre par endroits 16,5 m, voire un record de 17,4 m. À pleine vitesse, la mer monte de 1 mètre en 13 mn !
Nulle part ailleurs sur la planète, en fait, le déplacement d’eau n’atteint celui de la baie de Fundy. Chaque cycle de marées déverse l’équivalent des rejets quotidiens de tous les fleuves et rivières de la Terre : 100 km3, soit 100 milliards de tonnes d’eau ! Oui, vous avez bien lu…
À chaque reflux, la baie dévoile d’immenses estrans, qui s’étendent sur plus de 1 km lors des équinoxes. Entre la fin juillet et la mi-août, la baie de Fundy devient un gigantesque abri pour plus de 2 millions d’oiseaux migrateurs. Sous l’eau, la prolifération en chaîne du phytoplancton et du krill (avec un demi-million de ces mini-crevettes dans 1 m3 d’eau !), attire poissons, oiseaux, cétacés, ainsi que dauphins et marsouins.
A proximité de la baie, le parc national de Fundy permet d’admirer cette merveille de la nature, avec 120 km de sentiers de randonnées et de pistes cyclables. Incontournable, tout comme le site de Hopewell Rocks, célèbre pour ses rochers à la base laminée par l’érosion, évoquant de gigantesques pots de fleurs de 30 m de haut. A marée basse, on se promène à leur pied au fond de l’océan tandis qu’à marée haute (16 mètres), on pagaye en canoë au milieu de leurs formes étranges. Préparez votre appareil photo !
Nouveau-Brunswick : rencontres avec les Acadiens

L’Amérique en français ne se vit pas seulement au Québec. Nous avons aussi des « cousins » d’outre-Atlantique au Nouveau-Brunswick : les Acadiens, qui représentent un bon tiers de la population de cette province, la seule officiellement bilingue du Canada.
Pour découvrir leur culture et les rencontrer, cap sur Moncton, Shediac et surtout Caraquet – leur bastion – dans la péninsule Acadienne, bordée par la magnifique baie des Chaleurs (nord-est du Nouveau-Brunswick). Ici, des drapeaux bleu-blanc-rouge marqués d’une étoile flottent sur les maisons, on se régale de délicieux homards fraîchement pêchés et on parle le « chiac », un français savoureux, pimenté d’anglais…
Jolie petite bourgade de 5 000 habitants, Caraquet est aussi un port de pêche très actif où l’accueil est des plus chaleureux. A proximité, le Village historique acadien reconstitue l’Acadie d’antan et fait découvrir l’histoire mouvementée de ce peuple. Une visite passionnante.
En août, c’est la fête à Caraquet avec Festival acadien. Pendant 15 jours la culture acadienne est célébrée, avec de la musique et des spectacles à gogo, et le 15 août, Caraquet s’enflamme pour le Tintamarre, un défilé traditionnel où l'on doit faire du « train », c'est-à-dire le plus de bruit possible. Un tourbillon de joie de vivre, de générosité et de bonne humeur, où vous vous ferez sans doute de nouveaux amis.
Nouvelle-Écosse : road trip sur le Cabot Trail
Imaginez une route de corniche, creusée à flanc de colline, qui serpente sur près de 300 km entre forêts parsemées de lacs et océan Atlantique… Le Cabot Trail, qui fait le tour de l’île du Cap-Breton, au nord de la Nouvelle-Ecosse, est l’un des moments forts d’un voyage au Canada !
Cette route, qui compte parmi les plus belles du monde, se parcourt tranquillement en 2 à 3 jours. Il faut prendre son temps pour admirer le paysage et faire des haltes dans les beaux villages du Cap-Breton comme Baddeck, Ingonish ou Cheticamp. En chemin, il n’est pas rare de croiser des orignaux, des ours ou des aigles, tandis qu’en mer des bateaux emmènent observer des baleines (de mi-mai à mi-octobre).
Parmi les sites à ne pas manquer : le Skyline et sa randonnée de 7 km sur une falaise abrupte plongeant dans la mer ; les superbes plages de sable blanc d’Ingonish et le panorama du cap Smokey ; le port de Pleasant Bay, meilleur spot d’observation des baleines, ainsi que les adorables villages de pêcheurs de Bay Saint-Lawrence et de Cheticamp… où l’on parle français.
Nous avons un petit faible pour la Scenic Loop : un itinéraire alternatif entre South Harbour et Ingonish, qui passe par des coins reculés et magnifiques comme White Point ou Neil’s Harbour. Un vrai bout du monde !
Nouvelle-Écosse : les sites historiques de Louisbourg et Lunenburg
Le vent de l’histoire souffle très fort en Nouvelle-Ecosse ! Prenez Louisbourg, par exemple. Cette forteresse, qui s’élève au bord de l’Atlantique au nord-est de la Nouvelle-Ecosse, témoigne de l’une des pages les plus importantes de l’histoire du Canada… et de la France.
De dimension colossale, la forteresse de Louisbourg, que l’on surnommait à l’époque le « Gibraltar du Nouveau Monde », a été construite par les Français en 1713. En 1745, au terme d’un siège de 40 jours, cette ville close est prise par les Anglais, qui la rasent en 1760.
Partiellement (et parfaitement) reconstruite, la forteresse est aujourd’hui ouverte à la visite, avec ses remparts, ses canons, ses bâtiments d’époque… Au fil du parcours, des comédiens costumés et francophones recréent la vie de la cité au XVIIIe s. L’une des plus fascinantes machines à remonter le temps en Amérique du Nord !
Pour continuer son voyage dans l’histoire, cap ensuite sur le port de Lunenburg, à 50 km d’Halifax. Classé à l’Unesco, c’est l’une des plus belles villes des Provinces maritimes. Le vieux Lunenburg, avec ses maisons colorées, semble n’avoir pas bougé depuis le XVIIIe siècle, quand la ville fut fondée pour accueillir des colons protestants venus d’Europe.
Ne manquez pas le passionnant musée des Pêches de l’Atlantique, qui rend hommage à la longue tradition maritime locale. A Lunenburg, le Nouveau Monde prend les couleurs de l’Ancien… Inoubliable !
Ontario
Côté ville ou côté nature, voici nos coups de cœur dans la province de l’Ontario !
Ontario : les musées d’Ottawa
La capitale fédérale du Canada ne se contente pas d’être le siège du somptueux Parlement néo-gothique et des ministères du Canada. Ville agréable aux confins de l’Ontario et du Québec, Ottawa mérite d’être visitée pour ses musées nationaux aux collections d’une exceptionnelle variété.
Commençons par le musée des Beaux-Arts du Canada (National Gallery), un must absolu ! Reconnaissable à sa tour vitrée et sa sculpture d’araignée géante sur le parvis, signée Louise Bourgeois, il recèle la plus grande collection d’art canadien du monde. On peut aussi y admirer aussi de nombreuses peintures et sculptures européennes du Moyen Âge au 20e s. (Rembrandt, Degas, Cézanne, Renoir, Van Gogh…), un fonds de 20 000 photographies et de fascinantes sculptures des Premières Nations.
Autre incontournable, le musée canadien de l’Histoire fait découvrir toute la richesse culturelle, ethnographique et historique du pays. Cœur du musée, la Grande galerie en verre présente de superbes totems et des pirogues. Elle ouvre sur des salles consacrées à la culture des premiers peuples de la côte Nord-ouest du Canada. L’occasion d’admirer la beauté des sculptures sur bois, des totems ou des masques. La salle du Canada, quant à elle, nous plonge dans l’histoire contemporaine du pays.
Les passionnés d’histoire ne manqueront pas le musée canadien de la Guerre qui aborde l’histoire du Canada à travers les conflits qu’a connu le pays (dont les deux guerres mondiale) en mettant l’accent sur l’aspect humain. Et, si vous êtes en famille, les animaux du musée canadien de la Nature ou les engins volants du musée de l’Aviation et de l’espace du Canada séduiront petits et grands, tout comme les écluses du canal Rideau, un site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, qui relie, depuis le XIXe s., Ottawa au port de Kingston sur le lac Ontario.
Ontario : la nature préservée du parc Algonquin
Le Canada dont on rêve, immense, celui où la nature règne en maître, des forêts profondes et des lacs cristallins, où l’on se sent loin de tout… C’est en Ontario, à 250 km de Toronto qu’on peut le vivre, dans les grands espaces du parc Algonquin.
Cet immense parc provincial (7 630 km2, presque la superficie de la Corse) abrite une nature sauvage et intacte, parsemée de plus de 1500 lacs. Oubliez votre voiture, c’est à pied ou, mieux encore, en canoë que l’on se déplace, au fil des 1 200 km de voies navigables. L’expérience, parmi les plus fortes que l’on peut vivre au Canada, vous laissera un souvenir inoubliable.
Du côté de la faune, quelque 2 000 ours noirs peuplent le parc, mais vous aurez plus de chance de croiser des orignaux (environ 2 600 recensés), des cerfs, des daims et, pour les plus chanceux, des castors ou des loups.
Accessible à tous, le parc Algonquin possède des sentiers de randonnées de tous niveaux. Une quinzaine, bien tracés et balisés, sont faisables en une journée, tandis que trois sentiers de grande randonnée, longs de 6 à 88 km, permettent de partir à l’aventure.
Mais le must du parc Algonquin reste le canoë, qui permet de naviguer entre les lacs reliés par des voies naturelles. A la nuit tombée, on peut griller au feu de bois un poisson que l’on a pêché dans le lac, en écoutant le murmure de la forêt. Pour vivre cette expérience inoubliable, on peut opter pour les excursions de Voyageur Quest, qui propose des balades accompagnées de 3 à 5 jours en canoë ou kayak et des nuits à l’intérieur de lodges nichés dans des coins reculés du parc. De quoi se prendre, le temps d’une balade, pour un trappeur d’antan et savourer pleinement la quiétude de la nature canadienne…
Ontario : Toronto, ville branchée et gastronomique

Toronto a le vent en poupe. Peuplée de 6,1 millions d’habitants venus du monde entier, la Ville-Reine de l’Ontario est désormais l’une des têtes d’affiche de la vie culturelle nord-américaine. Festivals, shows dignes de Broadway, créateurs de mode, galeries d’art et restos aux saveurs internationales… Bienvenue dans une métropole vibrante et créative, où l’on sait s’amuser !
Avec ses centaines d’adresses qui servent – multiculturalisme oblige – toutes les cuisines du monde, Toronto est aussi devenue une destination de choix pour les foodies. Restos, food trucks, comptoirs de street-food, fusion ou ethnique, l’offre a de quoi ravir tous les palais. Faites un tour, du côté de Chinatown ou de Kensington Market pour vous mettre en appétit !
En soirée, l’ambiance est très chaude dans les nombreux bars de la ville qui proposent des concerts live. Pour prendre le pouls de la hype torontoise, direction Queen Street West, longtemps épicentre de la mode locale, où les bars et lounges ne désemplissent pas.
Après avoir goûté à l’une des délicieuses bières artisanales produites en Ontario, on continue plus à l’ouest, du côté de West Queen West et sur Ossington Avenue (entre Queen et Dundas) devenu le fief du Toronto in avec d’innombrables galeries d’art, des boutiques et des restos trendy. Autre quartier qui bouge, le Gay Village aligne bars et boutiques branchées qui en font l’un des secteurs les plus festifs de la ville.
Amateur de spectacles ? Le cœur de la scène théâtrale torontoise bat au sud de Queen Street West dans l’Entertainment District, l’endroit idéal pour assister à un spectacle et à de grandes comédies musicales comme Dirty Dancing ou Le Roi Lion. C’est carrément Broadway sur le lac Ontario !
Ontario : le grand frisson aux chutes du Niagara
Les chutes du Niagara : un site mythique à la frontière américano-canadienne, immortalisé par le cinéma et connu dans le monde entier. On rêve tous d’y aller un jour et, sur place, le site, grandiose, laisse béat d’admiration. L’incroyable largeur des chutes, - 675 m (!) pour celle du Fer à cheval (la plus grande) – surprend le visiteur, tout comme le vrombissement ahurissant de l’eau. Le débit des chutes dépasse les 2 800 m3 par seconde !
C’est du côté canadien que le point de vue se révèle le plus saisissant. Pour vivre le grand frisson, il faut s’approcher des chutes en bateau : la croisière Hornblower, sans doute la plus impressionnante, mène jusqu’au pied du Fer à cheval, au cœur même du fracas aquatique. Si vous n’avez pas le pied marin, l’immense balcon du Table Rock donne directement sur les chutes, tandis que le White Water Walk conduit au pied de la rivière Niagara.
Les amateurs de sensations (encore plus) fortes peuvent observer les chutes en hélicoptère avec Niagara Helicopter Tours (12 mn de vol) ou s’élancer à 70 km/h sur la WildPlay's MistRider Zipline, une tyrolienne de 670 mètres de longueur face aux chutes. Une expérience inoubliable à condition d’avoir le cœur bien accroché !
Pour se remettre de ses émotions, on se rend à Niagara-on-the-Lake pour goûter à l’un des secrets les plus délicieux de la région de Niagara : ses vins, dont l’ice wine (vin de glace), un nectar sucré typiquement canadien. Au départ de Niagara-on-the-Lake, une route des vins relie une soixantaine de domaines où l’on peut faire des dégustations, comme au très réputé vignoble Inniskillin… avec modération bien entendu !
Ouest canadien
Notre sélection de sites et d’expériences incontournables en Alberta, en Colombie-Britannique et dans le Yukon.
Alberta : Icefields Parkway, l’une des plus belles routes du monde
Prêt pour l’un des plus beaux road trips du monde ? Direction l’Alberta, sur la Promenade des Glaciers, une route de 232 km qui traverse les paysages grandioses des Rocheuses canadiennes, entre le lac Louise et Jasper.
Les panoramas sont d’une beauté à couper le souffle, offrant un festival de sommets acérés encadrant de larges vallées, de forêts profondes, de lacs aux eaux émeraude, de chutes tumultueuses et de glaciers gigantesques.
Il arrive, par moments, de rouler sans croiser de voiture sur des kilomètres, avec l’impression d’être seul au monde dans un décor très Far West. Les paysages, préservés, sont pratiquement dénués de présence humaine. Seuls quelques auberges de jeunesse, de rares campings, une poignée d’hôtels et une seule station-service ponctuent la route, en parfait état.
Les baroudeurs seront comblés, tout comme les marcheurs. Tout le long de la Promenade, des dizaines de sentiers offrent l’occasion de superbes randonnées. Parmi les joyaux de la Promenade des Glaciers, les lacs, notamment les photogéniques Bow Lake et Peyto Lake, sont à ne manquer sous aucun prétexte, tout comme les spectaculaires chutes Sunwapta et Athabasca.
C’est sans doute le Glacier Columbia (et son voisin Athabasca) qui vous laissera le souvenir le plus mémorable. Cette imposante calotte glaciaire s’étend sur 250 km2 et dépasse par endroits les 300 m d’épaisseur, soit l’équivalent de la tour Eiffel. Et on peut même aller y faire un tour en bus… Comme sur la banquise !
Yukon : la ruée vers l’or dans le Klondike
Se prendre pour un chercheur d’or dans le Grand Nord canadien… Un rêve de gosse à vivre au Yukon, dans le Klondike. C’est dans un ruisseau de cette région que des prospecteurs ont, en 1896, trouvé de l’or, déclenchant la fameuse ruée vers l’or !
Aujourd’hui, on peut partir sur les traces des chercheurs d’or en visitant le Yukon et les principaux sites où s’est déroulée l’épopée aurifère. Le parcours débute à Carcross, une pittoresque bourgade où le premier prospecteur a vu le jour, et se poursuit vers le nord jusqu’à Dawson où l’or a été trouvé la première fois. Comptez une bonne semaine de voyage dans des paysages et une ambiance dignes des meilleurs westerns.
En route, vous pouvez monter à bord du mythique train de la White Pass & Yukon Route, visiter les petits villages de Carmacks et de Pelly Crossing, emprunter la fameuse Silver Trail Road où se trouvent les vestiges d’anciennes mines d’argent, et visiter les pittoresques villes de Whitehorse ou Dawson, avec leurs adorables maisons en bois qui nous font remonter le temps.
Et, pour en savoir plus sur l’histoire et la culture du Yukon, il ne faut pas manquer les passionnants musées de la région, comme le musée MacBride avec son exposition sur la ruée vers l’or, le musée Jack London qui évoque le séjour de l’écrivain à Dawson, le fort Selkirk, les lieux historiques nationaux du Klondike ou les centres culturels des Premières Nations à Teslin, Whitehorse, Haines Junction et Dawson.
Colombie-Britannique : Vancouver, une ville au naturel
Entre Pacifique et montagnes, Vancouver jouit d’un cadre naturel exceptionnel, sans doute unique au monde. Rares sont les villes où l’on vit autant en symbiose avec la nature. Des forêts aux arbres centenaires recouvrent une partie de la métropole qui abrite, en bordure de l’océan, le plus grand parc urbain au monde.
Vancouver est la seule ville au monde où l’on peut faire du ski et se promener sur une plage de sable le même jour. Et on trouve même une plage naturiste à deux pas du campus de l’université de Colombie-Britannique ! Rien d’étonnant à ce que Vancouver soit régulièrement plébiscitée pour sa qualité de vie.
Pour goûter à la douceur de vivre locale, faites une balade à Stanley Park, à pied ou à vélo. Situé au bout de la presqu’île de Vancouver, ce poumon vert de 400 hectares s’étend entre les tours de verre du centre-ville et l’océan.
Difficile de croire, en se baladant dans le parc, que l’on se trouve dans la 3e ville du Canada. Recouvert de forêt primaire aux arbres centenaires, Stanley Park compte de nombreuses espèces animales (dont des castors), des totems amérindiens et même deux magnifiques plages de sable !
Deux autres spots naturels incroyables de Vancouver méritent d’être visités : le canyon de 137 m de Capilano que l’on traverse via un pont suspendu à 70 m de haut, et Grouse Mountain où l’on monte en téléphérique… car il s’agit d’une montagne de 1 250 m en pleine ville ! D’en haut, le panorama est magnifique et, en hiver, on peut y skier avec, en face, l’océan Pacifique...
Colombie-Britannique : Into the Wild sur l’île de Vancouver
Vancouver, c’est aussi une île… de taille ! Elle est d’ailleurs plus grande que la Belgique, avec une superficie de 32 134 km2, mais nettement moins peuplée : la majeure partie de Vancouver Island reste inhabitée. Un paradis pour les voyageurs en quête d’espaces inexplorés.
La population de l’île se concentre dans sa partie Sud, autour de Victoria. À quelques dizaines de kilomètres plus au nord, la nature reprend tous ses droits. Deux routes seulement traversent l’île, l’une vers Tofino à l’ouest, l’autre vers Port Hardy au nord.
L’île de Vancouver déploie des paysages sauvages et parfois mystérieux : une végétation impénétrable, d’immenses plages de sable et une incroyable faune (ours, pumas, baleines, orques…). Les forêts évoquent de fantastiques cathédrales végétales et, d’ailleurs, l’une d’entre elles se nomme Cathedral Grove : ses arbres millénaires, les plus vieux du Canada, ont l’âge de nos églises.
Pour profiter pleinement de la nature, le sentier de randonnée du West Coast Trail traverse sur 75 km le Pacific Rim National Park entre forêt primaire et littoral : une randonnée d’exception à faire en une semaine.
Au bout de la route, à 4 h 30 de Victoria, le petit port de Tofino reste le must de l’île de Vancouver : l’endroit idéal pour les alternatifs, les surfers et les voyageurs en quête d’horizons lointains. Mais aussi pour observer les lions de mer et les baleines en mer (mars-octobre), les ours noirs sur les rivages du Clayoquot Sound ou faire du surf sur la magnifique Long Beach…
Colombie-Britannique : Whistler, la Canada tout schuss !
A deux heures de route de Vancouver, Whistler, mondialement célèbre depuis les Jeux Olympiques d’hiver de 2010, fait partie des stations de montagne les plus réputées d’Amérique du Nord. La destination idéale pour les amateurs de ski et de sports d’hiver.
Dans un cadre naturel grandiose, le domaine skiable de Whistler est le plus grand d’Amérique, avec plus de 3300 ha, quelque 200 pistes s’étendant sur 250 km et une verticale de 1 609 m. L’autre atout de Whistler : son enneigement, parmi les plus importants au monde (11,63 m), qui permet de faire du ski de novembre à mai… mais aussi sur le glacier Horstman en été. Avec 37 installations, la station dispose aussi de la plus grande flotte de remontées mécaniques en Amérique du Nord.
Whistler figure dans le Guinness Book of Records pour son téléphérique hors norme le Peak2Peak : la plus longue remontée mécanique du monde avec un parcours de 4,4 km. Suspendu à 500 m au-dessus du vide, il relie les deux sommets de la station, offrant un panorama à 360° sur les montagnes.
Après le ski, la journée n’est pas finie, car Whistler n’est pas une station qui se couche tôt. Le village compte une bonne vingtaine de bars et de boîtes, mais aussi nombre de boutiques élégantes pour faire du shopping.
Quant aux gourmets, ils seront à leur aise. Fait rare pour une station de montagne, Whistler est réputée pour sa gastronomie, avec des restos pour tous les budgets et des tables classées parmi les meilleures du Canada. Pour découvrir la richesse culinaire de Whistler, l’idéal est de faire la visite guidée gastronomique du Whistler Tasting Tour en compagnie d’un connaisseur local. De quoi se requinquer après une bonne journée de randonnée ou de ski.
Colombie-Britannique : le charme british de Victoria
Victoria doit son nom à la reine d’Angleterre et cela se voit ! Située à plus de 10 000 km de l’Europe, la petite capitale de la Colombie-Britannique dégage un irrésistible charme british… avec vue sur le Pacifique. Le carillon du parlement de la province imite même Big Ben !
Fondé en 1843 au sud de Vancouver Island, cet ancien comptoir de la Compagnie de la Baie d’Hudson a conservé tout son cachet et son atmosphère très « vieille Europe », avec ses coquets jardins fleuris, ses maisons victoriennes, ses buildings néoclassiques et ses entrepôts en brique.
L’histoire a laissé des traces partout : dans les salles du Royal BC Museum, les couloirs du Parliament Building (fin 19e), la maison natale du peintre Emily Carr dont les œuvres sont exposées à l’Art Gallery of Greater Victoria, au château de Craigdarroch, à Fisherman’s Wharf, un ravissant village de maison flottantes et colorées, et même dans le Chinatown local qui est l’un des plus anciens d’Amérique. Ne manquez pas Fan Tan Alley, la ruelle la plus étroite du Canada !
Envie d’un peu de verdure ? Direction les jardins Butchart, un autre endroit délicieusement british, à 20 km de Victoria (navettes depuis le centre-ville). Ouverts de mars à octobre, ces ravissants jardins thématiques (roseraie, jardin submergé, plantes japonaises…) offrent de belles balades sur 22 hectares.
Et, pour se mettre vraiment à l’heure anglaise, l’hôtel Fairmont Empress (début du 20e s.) mérite le détour pour un 5 o’clock tea d’anthologie (avec des scones à se damner !)… à compléter par des emplettes sucrées chez Rogers’ Chocolates qui régale le tout-Victoria depuis la fin du 19e siècle. Oh my god !
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