Visiter Forêt classée de Nazinga, Voyage Burkina Faso
Activités à faire, lieux à voir - Tourisme Forêt classée de Nazinga, Sud-Est
ATTENTION : Situation sécuritaire au Burkina Faso (Mars 2026)
En raison d’un contexte sécuritaire extrêmement dégradé, incluant une menace terroriste et un risque d’enlèvement très élevés sur l’ensemble du territoire, tous les voyages au Burkina Faso sont formellement déconseillés par le ministère des Affaires étrangères français et d’autres gouvernements. Les informations ci-dessous sont fournies à titre documentaire et historique, la visite de la forêt de Nazinga étant actuellement impossible et dangereuse.
Située au sud du Burkina Faso, à proximité de la frontière avec le Ghana, la forêt classée de Nazinga s’étend sur une superficie d’environ 97 000 hectares. Cet espace, également connu sous le nom de Ranch de Gibier de Nazinga, a été fondé en 1979 dans le but de protéger la faune locale face au braconnage, en expérimentant un modèle de gestion qui allie conservation, tourisme de vision et utilisation durable des ressources.
Localisée à environ 200 kilomètres de Ouagadougou, la réserve est gérée par l’Office national des aires protégées (OFINAP), qui dépend du ministère de l’Environnement. Elle est particulièrement réputée pour abriter l’une des plus importantes populations d’éléphants de toute l’Afrique de l’Ouest, ce qui en faisait un site d’observation privilégié pour cette espèce emblématique. La topographie est principalement composée de savane arbustive et de points d’eau qui attirent une faune abondante, notamment durant la saison sèche.
Un patrimoine naturel et faunique exceptionnel
La principale richesse de Nazinga est sa faune. Les éléphants sont les véritables vedettes de la réserve, et il était fréquent de les observer, en particulier entre décembre et avril. Le site constitue un refuge pour une grande diversité de mammifères. On pouvait y découvrir de nombreuses espèces d’antilopes, telles que l’hippotrague (ou antilope rouanne), le cobe de Buffon, le cobe Defassa (waterbuck) et le bubale.
La réserve abrite également des buffles, des phacochères, ainsi que trois espèces de primates : le babouin, le singe patas et le vervet. Les différents points d’eau permettaient l’observation de crocodiles. La flore, caractéristique de la zone soudano-guinéenne, se compose d’une savane parsemée de grands arbres comme le baobab ou le caïcédrat. Le réseau de pistes, qui s’étend sur près de 600 kilomètres, facilitait la découverte de ces paysages.
Les activités autrefois proposées
Les activités au sein de la réserve étaient centrées sur la découverte de la nature et de la faune sauvage.
- Observation de la faune : L’activité principale consistait en des safaris-vision pour observer les animaux dans leur habitat naturel. Toutes les visites se faisaient obligatoirement en compagnie d’un guide, à bord d’un véhicule 4x4 robuste pour parcourir les pistes.
- Randonnée pédestre : Des randonnées accompagnées d’un guide pouvaient être organisées, offrant une approche différente pour découvrir la brousse.
- Pêche sportive : La réserve proposait également des activités de pêche sportive dans certains de ses points d’eau.
- Éducation environnementale : Des programmes de sensibilisation à l’environnement figuraient aussi parmi les activités possibles sur le site.
Les sites d’intérêt dans la région
Plusieurs sites d’intérêt se trouvent dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres autour de la réserve.
- Le Parc National Kaboré-Tambi : Situé à proximité, cet autre parc national, anciennement nommé parc national de Pô, offre des paysages complémentaires.
- La ville de Pô : Localisée à une vingtaine de kilomètres, cette ville était la porte d’entrée principale pour accéder à la réserve et servait de point de base pour organiser sa visite.
- La forêt classée de la Sissili : Jouxtant la réserve de Nazinga, cette forêt classée fait partie du même complexe écologique.
Informations pratiques (avant la dégradation sécuritaire)
- Comment s’y rendre ? L’accès depuis Ouagadougou se faisait par la route, mais la partie finale du trajet empruntait des pistes. Un véhicule tout-terrain était fortement recommandé. Cet itinéraire est aujourd’hui impraticable en raison de l’insécurité.
- Quelle était la meilleure période pour la visite ? La saison sèche, particulièrement de décembre à avril, était la plus propice à l’observation des animaux, qui se regroupaient autour des points d’eau.
- Fallait-il un guide ? Oui, la présence d’un guide officiel était obligatoire pour toutes les visites à l’intérieur de la réserve.
- Quelles étaient les conditions de visite ? Bien que des efforts de relance locaux aient pu être évoqués par le passé, le contexte sécuritaire global rend la zone inaccessible et dangereuse pour tout visiteur extérieur. Les infrastructures touristiques ne sont pas opérationnelles.
- Où trouver les tarifs et horaires ? Les informations pratiques n’étant pas centralisées, il était conseillé de consulter les canaux officiels de l’Office national des aires protégées (OFINAP) ou du ministère du Tourisme pour obtenir des renseignements.
FORMALITÉS
- passeport
- visa
- vaccin
DÉCALAGE HORAIRE
DURÉE DE VOL DIRECT
- Papiers (UE) :
- passeport valide au moins 6 mois après la fin prévue du séjour ;
- visa.
- Vaccin obligatoire : fièvre jaune.
- Vaccins très fortement conseillés :
- vaccin universels (DTCP, hépatite B) ;
- méningite à méningocoque (indispensable) ;
- paludisme (indispensable) ;
- fièvre typhoïde ;
- hépatite A.
- Meilleure saison : de décembre à février (saison sèche).
- Durée de vol direct : 5h40 pour Ouagadougou.
- Décalage horaire : - 1h en hiver, - 2h en été.
Infos pratiques
Bons plans voyage Burkina Faso
Photos Forêt classée de Nazinga








































