S'expatrier à 57 ans

Forum Expatriation

Bonjour tout le monde,
Voilà, je souhaite m’expatrier, pour avoir enfin un travail. Cela vous semblera incroyable, mais j’habite en Suisse et je n’ai jamais eu un travail à durée indéterminée. Du coup, des expériences courtes, non valorisées, et avec l’âge, plus aucune opportunité, mon dernier poste qui a duré 2 ans remonte à 8 ans. Évidemment, pas d’argent, car après le chômage, tombée dans les griffes de l’aide sociale. Le jeunisme ambiant est invincible ici. Ma formation? 3 masters en art et archéologie, + un doctorat histoire de l’art, + 5 langues maîtrisées parfaitement (enfin disons 4,5: mon allemand est quand même un peu boîteux, niveau B2-C1). Je suis guide touristique et interprète, mais ce sont des missions sur appel, ultra précaire. De surcroît, les bons suisses allemands sont froids puissance 10 avec les “déchets” bien trop salissants à leur goût qui polluent leur société où tout reluit, surtout les apparences. Ici je suis seule de la manière la plus absolue. Je n’ai jamais été aussi seule de toute ma vie que depuis que je vis en Suisse allemande. Où aller avec ma culture, mes langues, mes goûts, et mes deux chats ? J’ai pensé aux pays touristiques d’Afrique-Afrique du nord ou d’Amérique Latine (mon espagnol a quasiment le niveau d’une langue maternelle, car moitié italienne). Ne me dites pas l’Italie: c’est le plus beau pays du monde, mais les salaires ne permettent absolument pas de vivre, si on a un loyer à payer (genre 1400 € pour minimum 700 € de loyer à Florence, car c’est dans ce genre de villes que je trouverais un débouché). Surtout, je me questionne sur la pertinence de la démarche, à 8 ans de la retraite. Je ne sais pas si c’est une bonne idée, ou juste un ras-lo-bol colossal qui me fait y penser, et qu’une fois sur place je perdrais tous mes maigres acquis (un appart dans un quartier paisible ou mes chats sortent en sécurité) et que je regretterai le petit tombeau suisse dans lequel je vis en sécurité somme toute, car il ne me manque rien de matériel ici. Et si c’est quelques choses que j’aurais dû faire avant. Car je partirais seule, avec mes deux chats. En même temps, rester dans ma situation équivaut à attendre la mort, ni plus ni moins, sachant que mes cotisations ne me permettront pas de me libérer du service social même durant la retraite. Je sais que ma situation est difficile à évaluer, mais je n’ai personne avec qui en parler. Est-ce que vous connaîtriez quelqu’un qui cherche un guide multilingue quelques part ? Merci à tous :slight_smile:

Bonjour. Il n’y a pas d’âge pour s’expatrier, je suis partie en Guyane à 57 ans(c’était toujours la France, même si très différent, et je suis Française, je trouvais en effet dommage de perdre tous mes droits à la retraite pour quelques années), et je suis maintenant installée à 65 ans en Turquie où j’ai pris ma retraite.
Je pense à 2 choses. S’expatrier si on est attiré par une destination c’est super. S’expatrier sans savoir où, pour fuir, je ne suis pas sûre qu’on n’emporte pas ses problèmes avec soi. A méditer.
2e chose : soyons concret, pour être guide, il faut connaître la destination. Et plutôt bien. De nombreux pays demandent des étude poussées pour pouvoir exercer la profession. Voire la nationalité. Commencer par étudier la législation canalisera déjà vos recherches. Vous ne serez pas guide dans un pays que vous découvrez… (fort heureusement pour les touristes)
Une question à se poser : qu’est-ce que je pourrais apporter qu’ils n’ont pas sur place ? Les langues ce n’est malheureusement plus un “plus”, car on peut les apprendre très vite.
Mon conseil serait : soyez concrète. N’attendez pas des autres qu’ils vous apportent le job de rêves sur un plateau, si ça existait ils l’auraient déjà pris pour eux… Bon courage à vous et bonne chance.

Bonjour, il n’y a pas d’âge pour s’expatrier, je l’ai fait très tôt, pas pour raison économique, mais plutôt pour raison philosophique. Je suis ingénieur aérodynamicien, un grand titre pour dire que je m’y connais très bien en ventilation. J’ai fait un peu le chemin à l’envers, j’avais un boulot bien payé en Belgique, mais j’ai décidé de partir en Suisse pour faire un travail plus adapté à ma formation et à une de mes passions. Je suis parti travailler dans la région de Zurich pendant quelques années, mais je n’ai pas trouvé l’expérience concluante même si j’ai appris beaucoup pour mon métier et l’expérience de vie. Aujourd’hui, je suis expatrié en Croatie, je suis un des rares étrangers à m’être parfaitement intégré , j’y gagne très bien ma vie, je travaille un peu partout dans le pays mais mon poste principal est à une demi-heure de mon domicile. Bref je m’y plait et je ne regrette rien.
Mais ce n’est pas de moi que je veux parler. Je constate que vous avez une formation très intéressante et que quelqu’un comme vous pourrait aussi trouver son bonheur dans mon pays d’adoption. En effet, je crois que je n’aurais pas suffisamment de vie pour tout voir et visiter ce qui est historique ici en Croatie. Je croise régulièrement des guides touristiques, en saison, qui font visiter à leur manière des cites historiques et archéologiques, mais je commence à voir émerger une nouvelle manière de faire visiter le pays. Certaines personnes, souvent étrangères, pour ne pas dire toujours, aident les touristes à leur trouver un hébergement et à organiser leur séjour en fonction de leurs désirs. Certains lieu ne sont même pas connu des autochtones, mais ces guides, qui connaissent la Croatie autrement, font découvrir des lieux inconnus des guides classiques.
C’est pourquoi, je me demande si ça ne serait pas intéressant pour vous de chercher un emploi, dans le pays que vous voulez et faire un truc dans le genre.
J’ai justement rencontré un couple de Suisses l’année dernière, ils ont décidé de créer un glamping pour vivre en Croatie, même si je trouve leurs arguments sur la Suisse un peu fallacieux, ils ont voulu changer de vie et c’est tout à leur honneur. Le seul hic, si j’ai bien compris, vous concernant, ce sont les finances. Il vous faudrait prendre un boulot, quel qu’il soit, pour avoir de la tune ce qui est nécessaire pour débuter sa vie un peu partout.
Rien que pour le loyer.
Aujourd’hui, je ne regrette rien et suis heureux tant dans ma vie familiale que professionnelle.
J’ai connu la guerre ici en Croatie, je m’y suis marié et eu des enfants, deux ce sont expatriés par amour, un en Belgique, l’autre en Serbie, un est resté, mais habite de l’autre côté du pays.
Partir à l’étranger, c’est un défi personnel, mis tout se surmonte, même l’apprentissage de la langue, le plus c’est la partie culturelle, c’est vraiment quelque chose qui est difficile, s’intégrer est le plus gros problème et souvent négligé par les gens qui s’expatrient, le reste n’est que du détail.

Une expatriation ce n est pas non plus une fin en soi.
La majorite de ceux qui decident de partir c est sur un coup de blues.
C est parcequ ils ne supportent plus leur travail, leur patron, leur collegue de travail, leur famille etc…
C est pareil pour les retraites.
Ils savent que la mort est proche et en allant dans un pays chaud ils pensent que leur fin de vie sera plus gai et moins deprimante.

Si ca peut rendre les gens plus heureux un depaysement , c est mieux que de deprimer tout le temps et de taper sur ses enfants, sur sa femme ou sur son mari.

Mais partir de la ou sont ses racines c est comme une plante qu on deracine et qu on replante ailleurs , pas sur qu elle repousse correctement.

Et il faut savoir que quand on part quelques annees et qu on revient plus rien ne sera comme autrefois. Il faut y penser.

S expatrier c est une experience et on peut faire plein de pays d expatriation dans sa vie, tout en sachant que quand on part de son lieu natal, c est fini.
Y revenir on ne retrouvera plus les senteurs d autrefois et decus on n y reviendra plus.

Bonjour Hugo, merci pour votre message circonstanciel. Comme vous le dites, je n’ai pas la tune pour entamer quoi que ce soit. Je suis complètement à terre. Je suis aussi inscrite en HEP pour la formation pédagogique pour l’enseignement, mais le service social s’oppose à ce que je me forme: 2-3 ans c’est trop long à leur goût, selon eux je dois “trouver un travail” !!! Personne ne pointe du doigt l’incohérence et la perversité de ce système, donc je me consume jour après jour sous des coups comme celui-ci. Il faudrait un miracle pour que je m’en sorte. Et en Suisse, il n’y en a pas. On meurt sous l’indifférence générale, on ne regarde pas pour ne pas s’éclabousser ses habits du dimanche. Je vais m’arrêter là, chaque mot qui sort ne fait du mal qu’à moi. Bonne continuation

Bonjour Catherine, merci pour la réponse, assez trouble-fête je dois dire, je n’ai pas vraiment besoin de 4a. Oui, il me faut un job sur un plateau d’argent, car j’ai tour essayé, tout. Sauf la prostitution. Rien ne marche. Sur un point vous avez raison: mon idée était nulle. Oui je sais vous ne l’avez pas dit, mais c’est tout comme. Je ne sais pas où aller, je veux fuir cette destruction qu’est le chômage chronique, l’aide sociale perverse narcissique, mais la réalité c’est qu’il n’y a pas d’issue. Il n’y en a juste pas.

Je ne souhaite pas partir sur un coup de blues, car je n’aime pas mon travail. Je n’ai pas de travail, je dépéris depuis 8 ans sans que personne ne deigne regarder ni faire quoi que ce soit. Je ne suis pas d’ici, donc me déraciner, merci, c’est déjà fait. Non on ne trouve pas ce qu’on a laissé quand on part, ça aussi je connais. Mais la Suisse, le jour o?u je la quitte, je ne reviendrai plus jamais.

@viajante68
Je ne connais pas la Suisse mais ils sont bizarres.
Il y a quelques annees j avais mis une caravane dans un camping permanent en Catalogne (j y habite maintenant) , ou j y allais tous les weekends.
Je travaillais pas loin dans les Pyrenees Orientales.
Dans ce camping il y avait beaucoup d etrangers plus que des espagnols , de passage ou semi permanent.
Un couple suisse a achete un mobilhome et la 1ere chose qu ils ont faite c est de s entourer d une barriere , de se fermer completement alors que personne ne le faisait.
S ils avaient eu un petit chien ou un jeune enfant cela aurait pu se comprendre , mais non c etait des retraites.
Et apres avoir ferme leur territoire et s etre replie dans leur mobilhome ils se sont mis a peindre des soleils partout sur leur mobilhome , curieux dans un pays ou il fait beau toute l annee.
C etait pas la peine d en rajouter.
J ai quitte apres ce camping pour mettre la caravane ailleurs dans un camping avec uniquement des espagnols.
La les gens ne se fermaient pas sur eux memes , tout etait ouvert. Et le soleil ils le vivaient , ils ne le peignaient pas.
J ai pense en voyant le couple suisse que le pays La Suisse devait etre a leur image.

Bonjour je lis avec intérêt le sujet expat’.
Pas de solutions à te proposer et encore moins un plateau d.argent quand on n’est pas née avec un cuillère en or dans la bouche ! La vie peut se résumer à cela !

Plutôt que se plaindre, et rejeter toute idée proposée, même qd on est au bout, il faut se relever et positiver.
Je pense à Catherine qui a changé 2x sa route, p-e peux tu regarder en Dom les emplois ? C’est francais donc facile pr les papiers, surement des pistes à exploiter. Le chat suivra, il jouera avec les iguanes …
Au dela il faut aimer les tropiques, les couleurs sous toutes ses formes, et être très humble d’atterrir sur une terre inconnue pour se faire accepter.
Je dis ça / je dis rien.

Bonjour,

Peut etre pourriez vous regarder les offres d emplois dans les pays limitrophes Allemagne, France, pourquoi pas Belgique, Luxembourg etc.

Avec votre CV et vos competences vous devriez pouvoir trouver et cela vous redonnerais confiance ?

Ou alors pourriez vous envisager de réaliser une formation pour vous meme ?

Je viens de passer presque 2 ans en Suisse et pour moi retour au bercail !

Bonne suite à vous.

Sujets suggérés