Nous étions allés 15 jours en famille à Cuba il y a 4 ans.Nous avions adoré.Cette année , après 1 mois au Gujarat puis 1 mois au Nicaragua , retourner 1 mois à Cuba nous tentait bien.Notre programme : 1 semaine à La Havane, quelques jours à Varadero ( ou plutôt à Santa Marta) , 5 jours à Santiago et 11 jours à Baracoa.
La Havane : du changement en 4 ans . Beaucoup de restauration de maisons dans le Habana Vieja transformées en galeries d’art ou expositions .Va t-on vers une ville qui va perdre son âme ou est-ce un bien ? Grand débat …Enormément de touristes …La ville garde tout de même son charme , on ne se lasse pas d’admirer et d’être étonnés par telle ou telle façade ou immeuble.
Santiago : on ne connaissait pas ; ville sympathique mais pas extraordinaire.Nous y étions lors d’un festival de la “trova” donc bonne ambiance dans les rues !
Baracoa : grand , grand coup de coeur pour cette ville et ses environs.Paysages EXTRA ORDINAIRES, plages de rêve encore désertes ou presque.
POURTANT…nous ne retournerons pas à Cuba …Si les accueils dans les casas ont été sympathiques et chaleureux , il n’en a pas été de même dans la rue , les restos, les taxis etc …Nous revenons déçus et écoeurés : que des rapports d’argent avec la population , population qui affiche un mépris évident pour les touristes ( “argentés” bien sûr ) que nous sommes.Les cubains ne nous voient que comme des personnes “à plumer” et, à aucun moment, personne ne s’est adressé à nous sans être interessé ( proposition de nous guider, demande de faire le chauffeur, demande d’argent, de vêtements, de savon …)
Nous voyageons beaucoup , nous n’avons jamais été autant arnaqués.La dernière entourloupe, constatée au retour : nous pensions avoir “sympathisé” avec un orchestre d’un resto oû nous sommes allés plusieurs soirs; nous avons acheté leur CD , 10 CUC : il est vierge!! Le prix des taxis est faramineux et les entrées des parcs nationaux hallucinants ( 21 CUC par personne pour pouvoir escalader le Yunque et se baigner dans les cascades) .
On peut chercher des explications et essayer de comprendre l’attitude des cubains car les conditions de vie sont très dures et très compliquées : magasins vides, manque d’essence, personnel payé honteusement ( 30 à 40 CUC mensuels pour un médecin ou un pharmacien), peu de travail… mais tout ça n’excuse pas le mépris que nous avons ressenti. Dans les voyages, il y a les paysages mais aussi les contacts - d’où notre désenchantement …
Nous aurions plein d’histoires à raconter mais je n’ai pas envie de faire un catalogue.,
Mon but n’est pas de décourager les visiteurs, loin de là , mais de faire un constat et d’exprimer notre ressenti .
Clair… et assez réaliste.
Mais vous ne découragez aucunement le futur voyageur car chacun doit se faire sa propre opinion et avoir son propre ressenti. Au contraire, il faut y aller pour voir et essayer de comprendre…
Perso, je suis du même avis que vous, même ressenti… pourtant je suis très content d’y avoir été (même si sur place j’ai parfois pesté !), très instructif.
Mais pourquoi y retourner ? pour quels motifs ?
Bonjour,
L’argent est une obsession quotidienne pour les cubains. Le touriste l’incarne. D’où la sollicitation permanente.
Cela a toujours existé à Cuba. Mais la pression est encore plus forte depuis la chute du Venezuela.
Autrefois c’était sortir quelques dineritos par ruse. Aujourd’hui c’est parfois du lourd.
Double monnaie, peu ou pas d’affichage des prix, aucune idée du cout de la vie sur place…Les touristes ont du mal à appréhender ce pays. Et les cubains savent en profiter.
Hasta pronto.
chavitomiamor
Bonjour,
Abaracoa et santiago aussi vous avez eu ce sentiment ? 
je rentre de Cuba, je comprends votre ressenti mais il faut aussi comprendre que le système D fait partie de la vie des cubains et que les cubains ne savent le même jour s’ils pourront manger le lendemain. Nous avons eu la chance de connaître la vie vraie cubaine car ma cousine a un ami cubain et je peux vous dire que j’ai souvent eu le coeur gros en voyant la manière dont ces gens vivent. Et malgré tout ils gardent le sourire et sont très accueillants.
A Baracoa et Santiago , mêmes attitudes malheureusment ( cf CD non gravé et prix faramineux des taxis).
Je pense que tout change dès que l’on a une connaissance cubaine.Nous sommes restés 1 mois mais avec le statut permanent de “touristes” et les cubains ont perdu la curiosité de connaître l’étranger ( différent du Gujarat et du Nicaragua où nous étions en janvier et février.
Loin de moi , l’idée de décourager les visiteurs : nous avons adoré la région de Baracoa, La Havane continue de nous séduire et la musique de nous transporter. Mais, j’apprends beaucoup sur les forums et il m’a paru “honnête” d’avertir sur ce plan …
Bonjour
les cubains s’accommodent très bien du système dans lequel ils vivent, et veulent dans leur grande majorité, qu’il persiste.
Alors, il ne faut pas s’apitoyer sur leur compte.
En vérité, le but d’un Cubain, c’est d’avoir de nombreux amis OUT SIDE, afuera, au dehors pour en profiter et conserver ce système qui tout compte fait leur sied bien. Trop bien!
Dans le cas contraire depuis longtemps tout aurait changé.
Le gouvernement à un but bien précis, qu’au minimum 30 % ou plus de la population ai des relations avec des familles "d’aide " à l’étranger, ou bien qu’une personne par famille soit marié avec un étranger, comme cela rien ne bougera en interne.
Il y a même mis en place des programmes pour envoyer des recharges téléphoniques. Un programme pour envoyer de la viande, des poulets, des téléviseurs, et des boîtes de conserves et du fil à coudre.
Vous pouvez même acheter pour eux dans les supermarchés depuis ici même et leur envoyer le bon d’achat… ou encore leur donner un crédit mensuel d’achat… et faire livrer vos commandes par camion dans les coins les plus reculés du pays…
Alors la vie est belle à Cuba, pourquoi se plaindre dans ces conditions ! Ne cherchez pas à obtenir la nationalité, c’est impossible.
De partout il y a les box de récupération de l’envoi d’argent (remisa) des GD (gentils donateurs), même dans les coins les plus reculés du pays, par l’intermédiaire de la boite américaine Western Union qui dans ce cas là, ce n’est plus considéré comme un ennemi.
Alors, je répète, il ne faut pas s’apitoyer sur leur compte, ils sont accoutumés à vivre ce qu’ils veulent vivre.
Et ce n’est pas ceux qui prennent les voiles pour le large qui ont envie de faire bouger les choses.
Jacques DEPOLLIER du JD SDF a Cuba.
22 ans de Cuba / 80 voyages
Un des coins les plus reculé La MAQUINA sur la route MAISI on trouve Westen Union, la bien nommée
Bonjour,
“Alors, il ne faut pas s’apitoyer sur leur compte.”
Votre absence d’empathie dénote une profonde méconnaissance de la vie quotidienne des cubains.
Dans votre vision de l’économie cubaine, vous omettez de parler du tourisme sexuel qui fait partie intégrante de celle-ci. De tous ces messieurs-dames du vieux continent qui fréquentent l’île régulièrement, parfois pendant plusieurs années, pour profiter des faveurs tarifées de jeunes cubains/es.
Dans ce cas précis, inutile d’avoir de spots w.u, les clients apportent directement le cash sur place, même dans les pueblecitos les plus reculés. A pied, en coche, ou à scooter…
Hasta pronto.
chavitomiamor


