Découverte de l'Alsace en 3 semaines

Forum Alsace


Une fois n’est pas coutume, c’est un voyage de découverte d’une partie de la France que nous avons entrepris après la Colombie l’an dernier et, cette année, au printemps notre balade en République Tchèque.

Avant d’atteindre l’Alsace, où nous passerons trois semaines, nous avons fait étape trois jours en Bourgogne, entre Beaune et Dijon.

Itinéraire

Etape 1 : Sur la route - Beaune et sa région
Etape 2 : Mulhouse et sa région
Etape 3 : Colmar et sa région
Etape 4 : Strasbourg et sa région
Etape 5 : Sur la route du retour - Gannat

Etape 1 : La Bourgogne – Du 27 au 30 août
Jour 1 - Après un peu plus de 660 km de route, nous sommes arrivés dans le petit village de Villers-la-Faye. Une fois installés et après avoir reçu un chaleureux accueil du propriétaire et de son chien (les gîtes de cour Rémond), nous sommes partis à la découverte de cette petite bourgade. Rien de mieux pour se dégourdir les jambes que ce cadre paisible et agréable entre vignes et colline ! Notre petite chienne, qui fait le voyage avec nous, s’en donne à cœur joie, gambade, renifle et apprécie la promenade.

Jour 2 : Balades à Beaune et entre Beaune et Dijon.
Aucun doute, nous sommes bien en Bourgogne ! Des vignes à perte de vue, et les vendanges ont commencé. Ce matin, après les orages et fortes pluies de la nuit, une accalmie est arrivée un peu avant 10h, puis le ciel s’est dégagé jusqu’à la fin de la journée.

Comment aller à Beaune sans visiter ses Hospices (superbes), et se balader dans les rues, et sur les remparts ?! Les panneaux des « amis des remparts de Beaune » donnent les informations indispensables pour mieux comprendre et visualiser les sites historiques ! Et, bien sûr, nous sommes passés voir la célèbre (et fameuse !) moutarderie Fallot !

La matinée est passée très vite et comme nous logeons à quelques kilomètres de notre location, nous y sommes rentrés pour le déjeuner.

Nous avons ensuite consacré l’après-midi à nous promener au milieu de grands noms de la Bourgogne comme Aloxe-Corton et Nuits-Saint-George où nous avons suivi le parcours de découverte de la ville (« Sur les traces de François Thurot, corsaire 1727-1760 »), façon Terra Aventura (Réf à la Nouvelle Aquitaine). Intéressant !

Anecdote : nous, qui avons une forte sensibilité « rugby », avons été surpris de voir l’équipe de France militaire de rugby accueillie par la mairie de la ville.

La journée s’est terminée sous l’orage et la pluie.

Jour 3 : Dijon, l’abbaye de Cîteaux et les sites de Vergy
Sur la route de Dijon, nous nous sommes arrêtés, en bord des vignes, pour admirer le célèbre château Aloxe-Corton. Bon, comme ce vin n’entre pas dans notre budget, nous avons poursuivi notre trajet pour rejoindre la capitale… de la moutarde… et assurer notre rendez-vous avec la chouette !

Pour cela nous avons suivi son parcours, une bonne partie de la matinée, et sur presque 7 km. Le soleil bourguignon nous a accompagné jusque vers 13h, et nous avons terminé sous la grisaille autour de 14h ravis d’avoir pu découvrir cette ville de façon aussi ludique (et instructive).

Point d’attention (pour ne pas dire de vigilance !) : pour que son vœu se réalise, il faut caresser la chouette de la main gauche avec la droite posée sur le cœur !

Puis nous avons pris la direction de l’abbaye de Cîteaux à proximité de Nuits-Saint-Georges. Nous n’avons pas pu la visiter car cela n’est possible que sur réservation et avec un guide. Toutefois, le chemin, sur quelques centaines de mètres, entre le parking et l’abbaye permet de remonter le temps et de suivre son histoire très intéressante sur de belles plaques gravées.

Nous sommes ensuite partis visiter le site très isolé du château de Vergy (commune de Reulle-Vergy) où nous avons découvert une jolie chapelle et les vestiges d’un château enfouis dans la végétation, dont le démantèlement a été ordonné en 1610 sur ordre du roi Henri IV. A cet endroit, des panneaux pas très rassurants indiquent la présence de loups et de chiens dressés à la chasse aux loups.

Notre court séjour en Bourgogne s’est terminé sous la pluie.

Demain cap à l’est où nous rejoindrons Willer-sur-Thur près de Mulhouse.

Etape 2 : Mulhouse et sa région – Du 30 août au 06 septembre

Jour 4 : Route de Dijon à Willer-sur-Thur
Petit saut de puce d’environ 220 km pour passer de Villers-la-Faye à Willer-sur-Thur, quitter la Bourgogne, et faire nos premiers pas en Alsace.

Nous avons profité du trajet, et d’une accalmie au niveau de la météo (beaucoup de pluie en effet aujourd’hui !) pour s’arrêter à Belfort (citadelle, lion, …).

Et comme nous avions du temps avant de nous installer dans notre nouveau logement, nous avons visité la cité de l’automobile à Mulhouse.
Immense ! Certains vieux modèles sont étonnants et les passionnés de l’histoire de l’automobile s’y régalent. Quant à moi, pas particulièrement passionné, j’ai trouvé ce musée très intéressant.

En fin d’après-midi nous avons rejoint notre nouvelle location où nous avons été accueillis chaleureusement par sa propriétaire, Stéphanie.

Jour 5 : L’écomusée d’Alsace à Ungersheim.

Sous un chaud soleil de fin d’été, nous avons passé la journée en compagnie de ma filleule de L’Envol (association et mécénat sociétal de La Banque Postale dont l’objectif est de promouvoir l’égalité des chances auprès de jeunes élèves talentueux issus de milieux modestes) et d’une partie de son adorable famille dans le très beau et intéressant écomusée d’Alsace.
Ce fut une très très belle journée ! Nous avons réalisé cette visite un dimanche et avons pu profiter des animations proposées par l’écomusée. Echanges amicaux et isntructifs avec le monsieur de la dégustation de café, possibilité de balade sur la remorque d’un tracteur (pas fait), balade en barque (fait en fin de journée avec Maney et sa famille), découverte et échanges avec les dentelières à l’ombre d’un arbre au bord de l’eau face à la scierie, …

Je connaissais l’écomusée de Landes de Marquèze. Si la superficie des deux écomusées m’a paru sensiblement identique, il y a, ici, beaucoup plus de maisons anciennes à visiter : maison des coiffes, du barbier (en activité), de paysans avec les animaux, de différents artisans, etc. C’est vraiment une très belle visite. J’ai toutefois été surpris de ne pas y voir de banc reposoir alsacien.

Jour 6 : Mulhouse
Ce matin, nous sommes restés dans notre appartement car il pleut. Le soleil étant prévu pour l’après-midi, nous avons décidé d’aller visiter Mulhouse. Nous y avons suivi le parcours des graffitis repéré sur une application en ligne. Ce circuit va nous permettre de découvrir son centre-ville, des fresques et des sculptures ainsi qu’une originale fontaine en toute fin.

Jour 7 : Le Sundgau (Première partie)
Aujourd’hui, sous un ciel ensoleillé (parfois), couvert (souvent), mais sans pluie, nous avons découvert cette partie du sud de l’Alsace. Nous nous sommes arrêtés à quelques kilomètres de la Suisse et de Bâle. Nous découvrons aussi les noms de villages alsaciens !

Pour commencer, ce matin, nous nous sommes arrêtés à Obermorschwiller : vieilles maisons à colombages des XVIème et XVIIème siècles. Le donjon de l’église date de 1267.

Puis nous nous sommes promenés dans le village fleuri de Hirtzbach ou plutôt nous avons longé un petit ruisseau qui le traverse. Charmant !

De là, nous sommes partis à Bettlach pour parcourir le sentier des casemates, vestiges de la ligne Maginot. Ici elles n’ont jamais eu d’utilité puisque les combats se sont déroulés plus au nord, du côté de Colmar. Les casemates ont d’ailleurs été abandonnées et les troupes (artilleurs essentiellement) réaffectés sur d’autres sites de défense après l’attaque allemande.

Avant dernière étape de la journée, le château-fort (enfin ses ruines) de Landskon. Nous y découvrirons l’histoire de son prisonnier. Officier d’origine américaine, il fut rapatrié en France lors de la session de la Louisiane par Louis XIV. A son retour il fut affecté à la cour du roi. Il y tomba amoureux d’une belle courtisane. Mais cet amour partagé ne plut pas à un des ministres du roi qui le fit emprisonner ici. Il y restera 21 ans. Libéré à la Révolution, après interventions de son amoureuse qui n’avait jamais renoncé à le retrouver tout au long de ces longues années, mais aussi parce qu’il était considéré comme prisonnier politique, il put revoir sa belle. Malade, très affaibli et devenu fou à la suite de sa longue et dure détention, il mourut très vite après à l’hôpital de Strasbourg où il avait été transféré pour y être soigné.

Du haut de son donjon, superbe vue sur la région : d’un côté la Suisse et la ville de Bâle, de l’autre le Sundgau alsacien.

Nous avons terminé cette journée à Wolfersdorf, le long du canal du Rhône au Rhin, afin d’y découvrir une échelle d’écluses. 12 écluses se succèdent sur 3 km pour franchir un seuil de 30m.

Jour 8 : Le Sundgau (deuxième partie) - Ferrette et le Jura Alsacien
Début de journée sous un ciel très gris et, ouf, dès le milieu de matinée, le soleil ne nous a pas quitté !

Village de Feldbach : nous y avons visité l’église de St Jacques le Majeur (1144). Elle est réputée pour sa finesse, son élégance et sa sobriété. A vous de juger ! A nous elle nous a beaucoup plu… mais il faut dire que nous avons un faible pour le style roman !

Nous avons enchaîné par une agréable balade le long de l’Ill dans le village d’Oltingue (pas de photo).

Puis direction Férette située entre les collines du Rossberg et du Schlossberg. La ville est dominée par les ruines d’un château-fort. En fait ce sont 2 châteaux qui se dressent sur la colline du Schlossberg (612m) reliés entre eux par des travaux de fortification réalisés au XVème siècle. Du haut du donjon, très beau panorama sur les vallées et belles vues sur la ville basse. Dans cette partie de la ville, hors les murs du château, belles bâtisses où chaque maison semble avoir une histoire à raconter. A droite de l’église, la raide rue du château permet de rejoindre la ville haute. Par cette rue on croit remonter le temps. De remarquables maisons se succèdent dans ces anciens faubourgs non fortifiés : N°10, 12-14, 34, l’hôtel de ville du 16ème (n°38) et l’ancien tribunal (n°48). De la place des Comtes ornée d’une vieille fontaine, il faut prendre à gauche pour rejoindre le château.

Férette marque le début du Jura alsacien, la partie la plus sauvage du Sundgau.

L’heure du pique-nique a largement sonné et nous nous installons dans le village de Winkel, près de la source de l’Ill (et non près des sources du Nil…!).

A quelques centaines de mètres de là, en se rendant vers le Petit Kohlberg par une petite route forestière, nous découvrons le ‘sentier des Marocains’. Ici, un régiment de tirailleurs marocains surveillait les travaux de réalisation de la ligne Maginot, qui ne seront finalement jamais achevés. Nous profitons de cet endroit pour faire une jolie balade en forêt d’environ 5,5 km et découvrir en bord de route de nouvelles casemates.

Retour par le village de Pfetterhouse qui de 1871 à 1914 était posé sur 3 frontières (Suisse, Allemagne, France).

Jour 9 : circuit le long du Rhin
Ce matin, la pluie nous avait donné rendez-vous et le Ballon d’Alsace se cachait dans les nuages.
Nous avons dû nous adapter (car demain la météo pourrait être meilleure !). Et nous avons pris la direction du canal d’Alsace et du Rhin pour aller voir des écluses. Encore me direz-vous ?! (J’aime bien me faire les questions et les réponses moi-même !) Oui mais cette fois, c’est pour voir une écluse dessinée par Le Corbusier (cela a même été sa première commande publique) dans le petit village de Kembs.

Puis nous avons pris la direction d’Ottmarsheim, sommes passés devant la centrale hydroélectrique et avons pu nous poser au-dessus de l’écluse à deux sas accolés. Nous y avons observé le passage d’une péniche et d’un petit bateau de plaisance. La pluie s’étant arrêtée et nous avons même eu droit à quelques brins de soleil !

Nous en avons profité pour pique-niquer sur l’île du Rhin juste à côté. En face de nous, le village de Vieux-Brisach en Allemagne.

Et comme nous n’en étions qu’à quelques kilomètres, nous avons enchaîné avec la visite de la place forte de Neuf-Brisach. Elle est considérée comme étant l’œuvre la plus aboutie de Vauban et figure parmi les 12 sites de Vauban inscrits au Patrimoine de l’Unesco. Nous y avons débuté le parcours d’un petit circuit pédestre au départ de la place d’Armes (plan à retirer à l’office du tourisme). Mais rattrapés par la pluie, nous avons décidé de ne pas le terminer. Nous y reviendrons probablement la semaine prochaine.

Sur le chemin de retour, nous sommes passés devant l’écluse à double sas de Vogelgrun. Elle doit permettre d’absorber le trafic de 20 000 bateaux et péniches / an. Nous avons pu y voir une œuvre du sculpteur Raymond Couvègnes, la nymphe Electricité.

Finalement la journée aurait pu être pire compte-tenu de la météo et nous avons pu trouver des sites intéressants à visiter.

Jour 10 : Autour et sur le Ballon d’Alsace
Ce matin la météo s’annonce meilleure que celle d’hier, aussi nous tentons notre balade vers le Ballon d’Alsace.

Premières étapes dans la vallée de la Doller, dans les villages de Masevaux et de Rimbach-près-Masevaux situés sur la route des orgues et églises alsaciennes.

Promenade dans les rues de Masevaux et découverte de l’intérieur de son église plutôt surprenant par sa modernité. Village au centre de terribles combats pour les troupes de libération en route vers l’Allemagne nazie qui ont provoqué morts et destructions. Pour le second, village en cul-de-sac et pas grand-chose à raconter. Sans aucun doute un point de départ intéressant pour de belles randonnées.

Nous passons ensuite devant le lac glaciaire de Sewen, sous la pluie. Arrêt au lac d’Alfeld qui surplombe la vallée. Sa digue longue de 30m a été construite par les allemands, à la fin du XIXème siècle.

Nous poursuivons notre route vers le Ballon d’Alsace, plus haut sommet des Vosges, à 1247m. Nous avons de la chance car nous n’aurons plus de pluie jusqu’à ce que nous redescendions du côté de la haute vallée de la Moselle. J’ai même pu emprunter le sentier de découverte de 4km qui fait le tour du sommet avec une dizaine de tables d’orientation réparties tout au long du parcours. Jolis points de vue sur les vallées. Bon, c’est évident que si le ciel avait été plus dégagé cela aurait été mieux ! Mais bon, compte-tenu du contexte, c’est déjà bien comme ça.

Pique-nique à côté du parking du sommet et retour par Saint Maurice. Malheureusement la pluie nous rattrapera devant le parc de Wesserling et nous avons renoncé à visiter ce ’jardin remarquable’. Tant pis !

Etape 3 : de Mulhouse à Colmar
Jour 11 : Entre Willer-sur-Thur et Ammerschwihr
Aujourd’hui nous quittons notre logement de Willers-sur-Thur pour rejoindre notre nouvelle location à Ammerschwihr.

Lors de cette courte étape de quelques dizaines de kilomètres, j’ai prévu de nombreux arrêts pour des visites plus ou moins longues à la basilique de Thierenbach et dans les villages de Guebwiller, Rouffach, Gueberschwihr, Eguisheim et Turckheim pour terminer. Nous sommes en plein sur la route des vins d’Alsace. Des vignes à perte de vue.

Dans la commune de Jungholtz, la basilique Notre-Dame de Thierenbach est un haut lieu de pèlerinage qui remonte au 8ème siècle (730). De style baroque autrichien, l’église construite en 1723 abrite plus de 800 ex-voto offerts à la Vierge dont le plus ancien remonte à 1680.

Sur les flancs de colline du village de Guebwiller, les vignes sont entourées de murets. Il se dit ici qu’il a fallu plus de pierres pour les édifier que pour construire la cathédrale de Strasbourg. Aujourd’hui, 4 maçons sont employés toute l’année à temps complet pour les entretenir.

Rouffach a conservé un riche patrimoine architectural. La place pavée de la République, cœur de la ville, est bordée d’édifices remarquables : l’ancien hôtel de ville, juste derrière la tour des Sorcières, l’ancienne halle aux blés, …

Gueberschwihr n’est pas encore envahie par les touristes. Sa place centrale est dominée par un clocher roman, et ses ruelles sont bordées de maisons des 17ème et 18ème siècle. Charmante !

Eguisheim est la star de la journée. Très touristique, cette cité médiévale, dont les rues s’enroulent autour de son ancien centre, est considérée comme le berceau du vignoble alsacien. La place du château est le cœur du village. A voir en son milieu la fontaine St-Léon, une des plus grandes d’Alsace. La chapelle St-Léon de style néo-roman a pris la place de l’ancien donjon en 1894.

Turckheim est un des villages préférés des français avec ses belles maisons Renaissance et ses oriels en bois sculptés (comme celui de l’hôtel des deux clés (3 rue du Conseil) ou en grès (comme celui de l’auberge « Au bœuf rouge », 14 Grand’Rue). Ici, pendant toute la saison estivale, un veilleur de nuit (bénévole), fait sa ronde tous les soirs dans les ruelles de la ville à 23 heures. Il part du corps de garde (construit en 1580) situé dans l’hôtel de ville.

Jour 12 : Colmar
La zone piétonne du vieux Colmar est l’une des plus vastes d’Europe. Le Moyen-Âge a laissé dans la vieille ville de superbes exemples d’architecture gothique comme la collégiale St Martin ou l’église des Dominicains.
Nous avons suivi le circuit tracé au sol sur les traces de Bartholdi. Je vous propose donc de partager notre balade d’environ 8 km dans les rues de Colmar à la découverte de la maison des têtes, des maisons Pfister et Adolph, de l’entrée du musée Bartholdi (il est originaire de Colmar), de la collégiale Saint-Martin qui honorait ce matin St Fiacre (patron des maraîchers et des horticulteurs), d’une copie du Manneken-Pis offerte à Colmar par la ville de Bruxelles. Et bien sûr, nous nous sommes baladés dans le quartier de la petite Venise qui figure parmi les plus touristiques de la ville. Il commence derrière le Koïfhus, passe par le quai de la Poissonnerie, rejoint les ponts Turenne et Saint-Pierre. Il se situe au début de la Krutenau, autrefois lieu de cultures maraîchères (Krut signifie chou). Et de bien d’autres choses…

Jour 13 : Villages de Kientzheim et Kaysersberg
La journée a débuté sous la pluie. Après le déjeuner, le soleil est de retour et nous partons visiter Kientzheim. C’est un véritable coup de cœur. Village viticole ceint de remparts, doté de charmantes rues pavées, et épargné par le tourisme de masse.

Nous enchaînons avec le village de Kaysersberg situé un kilomètre plus loin. Ici, il y a plus de monde mais c’est quand même très joli ! Il a reçu le titre de village préféré des Français en 2017. C’est l’une des plus belles cités alsaciennes. Nombreuses maisons remarquables à découvrir au fil des rues : rue de l’église, la maison à oriel (N°3) est l’une des deux plus vieilles de la ville (15ème s.) ; rue de l’ancien hôpital, l’ancien manoir d’Etienne de Bavière et de Claire de Hunawhir possède un porche crénelé décoré des armes des époux ; rue de la commanderie, la maison située au N°6 date de 1594 ; impasse du Père Staub, la maison Bohn date de 1601 ; rue du Gal de Gaule, celle au N°65 est du 15ème s. avec sous la loggia une vierge baroque peinte du 18ème s., au N°88 une ancienne maison de tonnelier (1593-94) et au N°101 la maison d’un forgeron (1592) ; au bout de la rue du collège, la maison Voltz, située au fond d’une cour date de 1618 (Renaissance), possède un des puits les plus célèbres d’Alsace où il est inscrit en allemand : ‘Bois modérément du vieux vin subtil, je te conseille, et laisse-moi mon eau’.

A voir également dans le village : l’hôtel de ville (1605) avec à l’intérieur un puits de 1521 ; l’église Ste Croix et la chapelle St-Michel (voute décorée de peintures du 16ème s.). Dans son cimetière attenant, oratoire à gauche de la porte en sortant qui date de 1474 (le plus ancien d’Alsace) ; la place Jean-Geiler ; le pont fortifié entre la rue de l’Oberhof et du Général de Gaule qui enjambe la Weiss depuis le début du 16ème s. et, à proximité du pont, l’ancienne Hostellerie du Pont et la chapelle de l’Oberhof ; le château impérial où on peut bénéficier du haut de ses ruines médiévales d’un magnifique point de vue sur la ville.

Pour terminer la journée, et permettre à notre petite chienne de se dégourdir les pattes sans être tenue en laisse, nous avons improvisé une promenade dans les vignes au départ de Kientzheim.

Jour 14 : Route des vins – de villages en villages
Après une nuit de quasi-tempête, nous nous sommes réveillés avec une météo agréable. Et du coup, nous avons pu visiter les villages de Riquewhir, Hunawhir, Ribeauvillé et Bergheim.

Riquewhir : très joli mais beaucoup de monde. Cette cité fortifiée est vraiment très belle avec son centre historique constitué de maisons du 15ème au 18eme siècle.

Hunawhir : ce petit village très discret situé entre Riquewhir et Ribeauvillé n’en est pas moins un beau village avec son église fortifiée qui surplombe les vignes alentours. Particularité de cette église qui est aussi un temple ? C’est donc une église simultanée. Le cimetière catholique se trouve dans l’enceinte fortifiée et le protestant juste hors des murs de l’enceinte.

Ribeauvillé : ce sera la déception de notre journée. Beaucoup, beaucoup (trop ?!) de monde et selon nous le moins intéressant et moins beau de tous les villages de cette journée. Mais ce n’est que mon avis et il en faut pour tous les goûts ! Cette impression est probablement due par un peu de saturation liée à l’enchaînement de visites des villages mais aussi du fait des tribunes et aménagements restant dans les rues après la fête des ménétriers organisée le week-end précédent notre visite.

Ribeauvillé est dominé par 3 châteaux forts construits par les Ribeaupierre : Saint Ulrich (le plus ancien), Gisberg et Haut-Ribeaupierre (le plus haut).

Bergheim : la quasi-totalité des maisons de ce village datent de la période Renaissance de l’époque baroque ou néo-classique. Balade agréable sur ses remparts qui datent du 14ème siècle. Nous sommes accueillis dès la porte d’entrée du village par une stèle représentant un fugitif qui montre ironiquement ses fesses à ses poursuivants. Explication : Bergheim offrait un droit d’asile reconnu depuis 1531. Ainsi la ville, de 1530 à 1667, a accueilli 744 réfugiés coupables de délits ou crimes non prémédités ou excusables.

Ce village permet également de découvrir l’un des plus beaux cadrans solaires d’Alsace. Ah et j’oubliais : il est complètement à l’écart de la foule, et franchement cela fait du bien de pouvoir se promener tranquillement !

Jour 15 : La vallée du Munster (villages et paysages)
Première étape de la journée, la plus petite cité médiévale d’Alsace, à savoir Soultzbach-les-bains. Jolie petite promenade dans ce tout petit village de 735 habitants. La mairie propose un petit guide papier (1€) très intéressant et qui permet de disposer des explications sur le patrimoine du village.

Puis en route pour Munster et la maison du fromage située très exactement à Gunsbach. Nous y assisterons par hasard à une répétition de cor des Alpes. L’origine du Munster remonte au 7ème siècle lorsque les moines de l’abbaye St Grégoire inventent un fromage pour conserver le lait cru (de vache). Ce fromage à pâte molle et à croute lavée, est toujours fabriqué artisanalement par les marcaires l’été dans les fermes d’altitude.
Nous nous sommes ensuite arrêtés dans le centre-ville et y avons découvert, dans son église Saint-Léger, une très belle horloge astronomique dont les quatre cadrans sont l’œuvre de Didier Chanut. L’horloge est haute de 7 mètres et pèse une demi-tonne. Tous les midis avant l’angélus, le coq bat des ailes et chante 3 fois en référence au reniement de St Pierre.

De là, sous un ciel de plus en plus bas et menaçant, nous sommes montés au Petit Ballon (1272m). Pluie. Attente au col du Ballon que cela passe. Et après un petit casse-croute, je suis monté à son sommet. Belle vue panoramique et observation de pratiquants d’aéromodélisme sur ce site parmi les plus réputés de France.

En descendant du col, petite balade en forêt (superbes sapins !).

Attirés par des panneaux de signalisation, nous avons visité deux sites mémoriels : la nécropole nationale de Chêne Millet (14/18), puis le site très impressionnant du mémorial du Linge. Nous avons pu visiter son musée (grâce à la gentillesse du monsieur à l’accueil bien que nous soyons très proche de l’heure de la fermeture), mais aussi parcourir un des circuits avec panneaux explicatifs sur les combats qui se sont passés ici dans les tranchées.

Jour 16 : la route des crêtes
Cette journée a malheureusement été sous le signe de la pluie, du vent, du brouillard, et du froid.
La météo annonçait une relative belle journée. Nous sommes partis confiants sous le soleil, et plus nous approchions du Grand Ballon, moins ça allait.
Au sommet le vent soufflait très fort, la pluie tombait abondamment et nous étions dans les nuages. La température est descendue à 7° ! Tout faux pour apprécier les points de vue et faire des balades autour des lacs. Dans ces conditions, impossible de pique-niquer. Nous nous sommes donc réfugiés dans la ferme auberge Glasborn Soultzeren et avons pu nous réconforter d’une bonne soupe aux légumes (vu les ’yeux’ qui flottaient’, pas de doute qu’il n’y avait pas que des légumes lors de la cuisson !) suivi d’un roigebrageldi bien garni.
En sortant de l’auberge, le soleil tentait de timides apparitions. Nous en avons profité pour faire une marche digestive en forêt puis apprécier quelques jolis points de vue du côté du col du Bonhomme.

De retour à notre appartement, pour profiter d’une agréable fin de journée, je suis parti en balade au-dessus du village où nous logeons (Ammerschwihr) au milieu des vignes. Soleil, arc en ciel…

Jour 17 : Nouveaux villages sous le soleil
Aujourd’hui, pour notre dernier jour du coté de Colmar, le soleil est de retour avec une température variant de 16 à 23° !
Nous avons visité deux petits villages viticoles. Rodern pour commencer. Village méconnu à l’habitat dense (car il ne faut pas trop empiéter sur les terres agricoles et les vignes !), dominé par le château du Haut Koenisbourg. Ici les maisons des vignerons sont du 16ème au 18ème siècle.
Nous avons enchaîné avec le village, bien plus grand, de Saint-Hippolyte, également dominé par le château du Haut-Koenisbourg. Ici également de belles maisons de vignerons sur lesquelles apparaissent l’emblème du propriétaire, car il était important de savoir à qui l’occupant devait payer sa redevance.

Après-midi passé à Neuf-Brisac pour terminer la visite de la citadelle que nous avions dû abandonner la semaine dernière à cause du mauvais temps.

Etape 4 : de Colmar à Strasbourg
Jour 18 : Entre Ammerschwihr et Soultz-les-Bains
Aujourd’hui, journée de transition entre ces deux villages au cours de laquelle nous en avons profité pour visiter le château du Haut-Koenigstbourg et le village de Kintzheim.

Ce château a été érigé au 12ème siècle. Il fut détruit en 1462 par des chevaliers brigands qui l’avaient pris aux Habsbourg. Confié en 1479 aux Triestein, il est reconstruit et agrandit. 1633, année de siège, pillage et incendie. Abandonné pendant 2 siècles, ses ruines sont classées monument historique en 1862. Acheté en 1865 par la ville de Sélestat, elle offre ces ruines à l’empereur Guillaume II en 1899 suite à l’annexion de l’Alsace à l’Allemagne en 1871. Puis, de 1900 à 1908, Guillaume II le fait restaurer complètement. Et en 1919, devenu propriété de l’Etat français, il devient Palais national. En 1993, le château est classé monument historique dans son intégralité. Enfin, en 2007, sa propriété est transférée au département du Bas-Rhin.
Ce site est extrêmement visité. Par exemple, en 2023, il a accueilli 596 708 visiteurs !

Après un peu plus de 2 heures de visite, nous sommes descendus dans le village de Kintzheim. Pique-nique et découverte de son circuit du patrimoine.

Nous rejoignons ensuite Soultz-les-Bains où cette semaine nous logerons dans le moulin d’Agnès et Pierre Muller. Accueil chaleureux. Agnès et Pierre nous donnerons quelques conseils et idées de visites pour notre semaine chez eux. Notre petite chienne va beaucoup se plaire ici ! C’est la première fois que nous dormirons dans un moulin situé sur une petite ile. La propriété, à la sortie du village, donne directement sur les vignes et sur de belles pistes cyclables.

Jour 19 : Strasbourg
La journée avait commencé sous un timide soleil. La pluie nous a rattrapé pendant notre déjeuner fort heureusement à l’abri à la terrasse d’un restaurant de la place du marché Gayot. Et le soleil nous a accompagné tout au long de l’après-midi de la place de la cathédrale à la ’petite France’, du barrage Vauban au parlement européen (en résumé car si les cartes mémoire de nos appareils photo ont un peu chauffé, nos chaussures également !).

Pas de longs discours, les photos parlent d’elles-mêmes. C’est quand même bien plus agréable de se promener sous un ciel bleu quasi sans nuage !

Jour 20 : d’Obernai au Mont Sainte Odile
J’ai débuté cette journée par une très agréable balade matinale sur les coteaux au-dessus du moulin. Cela deviendra une habitude et cette balade deviendra de plus en plus longue… pour le plus grand plaisir de notre petite chienne !
Puis nous sommes partis visiter Obernai en suivant le parcours proposé par l’Office du tourisme. Intéressant et instructif.

Au détour d’une ruelle, sur la fin du parcours, nous avons été attirés par la décoration extérieure d’une façade. Pendant que nous en admirions la collection d’horloges (mais pas que !), le propriétaire est sorti pour discuter avec nous. Ce monsieur possède une collection d’environ 150 horloges, 60 machines à écrire et calculer, etc. Il nous a même proposé d’entrer chez lui. Des horloges partout sur les murs y compris dans sa cage d’escalier, et plein d’autres choses. Son épouse s’est jointe à lui plus discrètement. Il nous a expliqué l’origine de ses collections, objets amassés depuis ses 25 ans. Et comme il en a plus de 80… collections de toute une vie qui n’intéresse pas ses enfants, 17 petits-enfants et 5 arrière-petits-enfants (enfin je pense que pour ces derniers, c’est un peu tôt pour savoir !). Il aurait même demandé au maire d’Obernai un petit local pour en faire un musée, sans succès.

Nous avons ensuite pris la route du Mont Ste Odile. Plus nous avancions, plus la météo se dégradait. Arrivés au sommet, pluie, vent fort… nous avons tranquillement attendu dans la voiture que cela passe… et puis c’est passé… Nous avons donc pu visiter le site au sec (mais dans la grisaille) et découvrir toute l’histoire de Ste Odile.

Jour 21 : Route des vins de Marlenheim à Chatenois
Belle journée au cours de laquelle nous avons pu nous promener dans de nouveaux villages viticoles alsaciens.
Pour commencer et se mettre en jambe, nous sommes montés à la chapelle du Marlenberg, par le chemin de croix, qui domine le village de Marlenheim, au-dessus des vignes. Le toit de la chapelle, dit « à l’impériale », est surmonté d’un clocheton.

Puis direction Rosheim, charmante cité située sur la route Romane alsacienne. Son église est un vrai bijou et le village est très joli.

Nous avons enchaîné avec le village de Mittelbergheim classé parmi les plus beaux villages de France. Nous avons pu y admirer de très belles enseignes de vignerons, mais aussi un magnifique moulin à huile et un pressoir du XIIIème siècle.

Quelques kilomètres plus loin, nous nous sommes arrêtés dans le village de Dambach-la-Ville. C’est le plus grand village viticole d’Alsace, très coloré. Et nous sommes montés (en voiture) à la chapelle Saint-Sébastien, isolée au milieu des vignes.

Enfin, nous avons terminé cette belle journée à Châtenois, village à double enceinte médiévale avec son étrange clocher à échauguettes et tuiles vernissées.

Jour 22 : La Suisse d’Alsace : et si, entre autres, on jouait au jeu des blasons ?
Ce territoire méconnu se situe à 30 mn de Strasbourg entre vignoble et montagne.

Wasselonne : rendez-vous à l’office du tourisme pour y récupérer le guide du circuit des blasons. Cette jolie bourgade médiévale est en effet réputée pour sa forte densité d’enseignes et blasons des métiers d’autrefois. La particularité ici, c’est qu’ils sont sculptés dans le granit rose ou sur une poutre. Nous avons ainsi pu découvrir ceux des boulangers, tanneurs, cordonniers-bottiers, aubergistes, meuniers, barbiers, tonneliers, d’un maréchal-ferrant, et d’un charpentier. C’est un moyen très original et intéressant de découvrir ce patrimoine.

Marmoutier : visite de son abbatiale.

Dabo et son rocher : du haut de la tour de la chapelle, superbes vues sur la région. Anecdote : c’est ici que F. Mitterrand et le chancelier H. Kohl se sont rencontrés pour discuter de l’indemnisation des 'Malgré nous’, ces alsaciens et mosellans enrôlés de force par l’armée allemande et envoyés sur le front russe. Autre anecdote : un ami m’a dit que c’est ici qu’a été trouvée la chouette d’or après de nombreuses années de recherche.

Wandebourg-Egenthal : par ici, les fermes et chalets sont dispersés dans la nature. C’est un coin qui attire de plus en plus de vacanciers. Nous avons visité en fin d’après-midi le château fort médiéval de Wandebourg. Autre anecdote : c’est du village de Wandebourg que le Général De Gaule est parti pour rejoindre l’Angleterre et lancer quelques temps plus tard son appel du 18 juin.

Jour 23 : Châteaux, bateaux, et autres
Saverne : la journée a débuté par sa visite dont le centre d’intérêt majeur est le palais de Rohan. A noter que Louise Weiss (journaliste, écrivaine, féministe, et doyenne des députés au Parlement européen) a fait de cette ville sa légataire universelle.

De là nous sommes partis découvrir les ruines du château du Haut-Barr du XIIème siècle et à environ 200m du château, une ancienne tour Chappe du réseau de l’ancien télégraphe Chappe.

Graufthal : nous avons ensuite pris la direction de ce village pour y visiter ses maisons troglodytes ou maison des rochers. Classées monument historique, on peut y visiter les maisons des familles Wagner, Weber et Otterman. Cette dernière a été habitée durant toute leur vie par Madeleine (1858-1947) et Catherine (1876-1958), sans eau ni électricité et s’éclairant uniquement à la lampe à pétrole. La chambre de Madeleine est la seule dotée d’un plancher en bois.

A voir aussi les fenêtres de la fabrique d’allumettes (au-dessus des maisons), les ruines de l’ancienne abbaye et les deux églises, protestante (construite avec les pierres de l’abbaye) et catholique (construite pour accueillir tous les catholiques des villages alentours dans cette contrée à majorité protestante).

Le plan incliné de Saint-Louis/Artzwiller : il remplace à lui seul 17 écluses. Aujourd’hui malheureusement, seulement 2 péniches par an empruntent le canal qui relie la Marne au Rhin. Ce sont donc surtout les 9 000 passages annuels de plaisanciers qui animent et rentabilisent cet ’ascenseur à bateaux ’.

Enfin arrêt à la cristallerie Lehrer pour visiter sa grande boutique (700m2) et regarder le travail des souffleurs de verre.

Jour 24 : journée quasi sans voiture
Aujourd’hui, à la veille de notre départ, nous avons décidé de rester à Soultz-les-Bains.
J’en profite le matin pour faire une longue et belle promenade dans les vignes au-dessus du moulin.

Et l’après-midi, j’ai décidé de découvrir le circuit des casemates de Soultz-les-Bains. C’est une belle randonnée de 7 ou 8 km entre vignes, forêts et champs de maïs et de tournesol. Plusieurs panneaux explicatifs permettent de comprendre comment les armées allemandes s’étaient installées ici pour surveiller toute la plaine jusqu’à Strasbourg.

En rentrant au moulin, Pierre me dira qu’il a fait partie des personnes ayant aménagé ce circuit il y a quelques années.

Etape 5 : le retour
Jour 25 : De Soultz-les-Bains à Gannat en passant par Gérardmer
Nous avons quitté Soultz-les-Bains en milieu de matinée et sous un beau soleil. Les propriétaires du moulin n’arrivaient pas à nous laisser partir pour rentrer à la maison par le chemin des écoliers.

Passage et arrêt pique-nique à Gérardmer : beaucoup de monde et compétition de pirogues sur le lac.

Puis assez longue route jusqu’à cette étape à côté de Vichy.

Jour 26 : Gannat : petite promenade le temps d’une accalmie
Découverte de l’église Ste Croix qui est inscrite dans le circuit des églises peintes du Bourbonnais.
Construite entre le XIIème et XVème siècle. Restaurée entre 2014 et 2019 avec reprise du décor XVIIème pour la nef romane et XIXème pour les chapelles.

C’est ainsi que se termine notre découverte de la Bourgogne, de l’Alsace et cette courte étape en Auvergne.

J’espère que ce carnet de voyage vous a plu. N’hésitez pas à réagir, compléter ou rectifier si besoin ce que j’ai pu raconter. Et à m’envoyer des questions si vous le souhaitez.
Merci d’avance pour toutes vos réactions.
A très bientôt pour un prochain carnet qui sera très différent car nous partons dans quelques mois au Mexique.

3 « J'aime »

Merci @phil31600 pour ce carnet absolument magnifique !

Je vais garder le lien précieusement car j’ai découvert beaucoup d’endroits dont je n’avais jamais entendu parler et que j’espère pouvoir visiter.
Ce voyage avec de belles photos et des explications très intéressantes a été un vrai régal :blush:.

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Merci beaucoup pour ces commentaires ! N’hésite pas à me contacter si besoin !
Ph.

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