Bonjour,
La carte postale du Cuba des plages et des cocotiers est belle. Mais l’envers du décor emprunte une route dangereuse, celle de la poudrière.
Il y a deux monnaies, deux mondes qui se côtoient. Le Cuba de la divisa, des touristes qui croient loger chez l’habitant, mais qui en fait ne fréquentent que des commerçants. Le Cuba des chauffeurs-guides-interprètes aux IMC démesurés, engraissés aux commissions.
Et le Cuba du peso. Le monde des salaires fantômes et du frigo désespérément vide. Ce monde que le touriste-yuma ne comprend pas, et la plupart du temps ne voit pas.
Oui, le tourisme augmente. Logiquement les devises qui rentrent devraient améliorer le quotidien des cubains. Malheureusement le tourisme (de masse) est concentré aux mêmes endroits. Et ne profitent qu’à ces lieux. L’augmentation du tourisme a un effet pervers, il engendre une poussée inflationniste sur les denrées alimentaires de production locale. Mais plus grave encore, il aggrave les pénuries dans les zones non touristiques.
On ne parle toujours pas politique, mais on parle economie. On ressent comme un malaise dans le Cuba authentique. Beaucoup d’interrogation sur la fracture qui s’ouvre sous leurs pieds.
Je ne vous parle même pas de la jeunesse qui ne rêve que de consommer et de “vivir a fuera”…
L’île est faussement nonchalante
Dansons la salsa sur un volcan !

