Vélo en Europe : les plus belles pistes cyclables

17 juillet 2025

Le voyage et la randonnée à vélo se sont réinventés depuis la dernière décennie en Europe. Des milliers de kilomètres ont été aménagés à travers le continent pour permettre de rouler en toute tranquillité.
L’activité se décline tout à fait en famille, entre amis, à chacun son rythme et son coup de pédale. L’arrivée du vélo électrique a encore largement contribué à l’essor populaire de l’activité qui s'envisage comme une forme douce du tourisme itinérant.
Cette sélection présente dix parcours incontournables à travers toute l’Europe, des Pays-Bas à l’Italie, de l’Irlande à l’Allemagne, des pionniers du Danube et du lac de Constance jusqu’aux tracés les plus récents.
A lire aussi : L'Europe à vélo, l'album du Routard avec une sélection de 30 superbes itinéraires à travers l'Europe
Le Danube à vélo (Autriche)

Créée il y a plus de 40 ans, la piste cyclable du Danube, Donauradweg, est la plus fréquentée des véloroutes européennes. Le long du beau Danube bleu, la balade prend des airs de valses de Vienne, tant les bords du fleuve sont romantiques à souhait.
On roule ainsi en se laissant bercer par le rythme des méandres du Danube, à la découverte des sites et des villes qui le bordent, notamment de Passau en Allemagne jusqu’à Vienne, sur le tronçon le plus célèbre de ce périple qui peut s’envisager jusqu’à Budapest et même au-delà, sur un itinéraire parfois moins aménagé.
Depuis la frontière bavaroise, on se laisse aller et griser par la beauté du fleuve. À Schlögen, un méandre lui donne l’aspect d’un lacet en montagne et offre un panorama spectaculaire. Un peu plus loin, passé Linz, le Danube devient plus étroit et tumultueux, entouré de collines et de forêts. Melk et son abbaye bénédictine, puis les vignobles de la Wachau s’offrent ensuite. Le plus majestueux est à venir, quand le Danube s’élargit sur le plateau de Tullnerfeld, avant de redevenir plus modeste en forêt viennoise.
Une fin de parcours en apothéose nous attend à Vienne où, entre les souvenirs de l’empire Autrichien, l’architecture de la Sécession et les grands parcs, l’intérêt historique et patrimonial est partout.
Lire aussi La vallée du Danube à vélo
Longueur : 325 km (Passau – Vienne).
Durée : 7 jours.
Difficulté : 2/5. La piste est bien aménagée et à l’écart de la circulation, le dénivelé est faible et les étapes plutôt modulables grâce à de nombreux hébergements : c’est plutôt facile !
Parcours : www.visugpx.com/S6qvbGkGLt
La Loire à Vélo (France)

Itinéraire pionnier, La Loire à Vélo reste la véloroute la plus fréquentée en France, et l'une des plus belles. Son parcours suit le plus grand fleuve de France sur 900 km, entre Nevers et Saint-Nazaire, plus précisément entre Cuffy (Nièvre) et Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique).
On roule tranquillement le long de l’eau, dans la région des plus fameux châteaux de la Loire, typiques de la Renaissance française et du règne de François Ier. L’ensemble du parcours pourrait être classé monument historique !
Le tracé traverse aussi des villes intéressantes, comme Tours, Saumur ou Angers, ainsi que de nombreux villages qui conservent une belle architecture construite avec une pierre claire et lumineuse.
Pour un long week-end, nous vous conseillons particulièrement le tronçon entre Tours et Angers qui, sur 130 km, vous fera découvrir les châteaux et aussi le charme du vignoble de Saumur et du Val de Loire tout en réservant de splendides vues sur le fleuve.
Longueur : 900 km.
Durée : 20 jours dans sa totalité.
Difficulté : 2/5. Quelques pentes sur les coteaux, mais dans l’ensemble un parcours très abordable et parfaitement aménagé et le plus souvent à l’abri de la circulation automobile.
Parcours : www.loireavelo.fr
La Loire à Vélo reste un itinéraire pionnier dans le tourisme cycliste et ses aménagements et services sont à la pointe. Ainsi, c’est ici que s’est développé le label « Accueil vélo », aujourd’hui national, qui regroupe restaurants, hôtels, campings, offices de tourisme et lieux de visite qui possèdent des services adaptés à l’accueil des cyclistes : garages à vélo, pompes, kit de réparation… Ils sont plus de 600 à être répertoriés sur le parcours !
Via Claudia Augusta (Allemagne, Autriche, Italie)

La Via Claudia Augusta reprend le parcours d’une voie romaine, créée en - 15 av. J.-C. par le général Drusus, fils adoptif de l’empereur Auguste, puis terminée sous les ordres de son fils, l’empereur Claude.
Le parcours actuel suit de près ce tracé antique qui se divisait déjà en deux branches reliant l’une la plaine du Pô, l’autre la côte adriatique, à la Rhétie antique, donc au Danube.
En partant d’Augsburg, en Allemagne, à la croisée du Danube, on file le long de la Lech vers la frontière autrichienne, bientôt dominé par les premiers sommets des Alpes bavaroises. On est déjà plongé dans l’ambiance : près de Füssen, on découvre la silhouette du château de Neuschwanstein, idéal romantique. Le cours de la Lech nous guide vers l’impressionnante forteresse d’Ehrenberg, où est installé un non moins spectaculaire pont himalayen, le plus long d’Europe.
Voici bientôt le Fernpass, le premier grand col du parcours, en surplomb des lacs de Blindsee, Weißensee et Mittersee. Les villages aux façades peintes, coquets et bucoliques, se succèdent, toujours dominés par les Alpes du Lechtal.
La montée vers le col du Reschenpass, ou Resia, pour basculer en Italie, s’annonce. On grimpe en dominant les gorges de l’Inn pour parvenir à une belle vallée aux horizons dégagés, avant d’entreprendre une longue et douce descente, côté italien, vers Bolzano.
Après avoir franchi les Alpes, on pourra poursuivre vers la plaine du Pô en passant par Vérone, ou bien à travers les vignes du Prosecco, Trévise et enfin Venise et les rives de l’Adriatique, sur deux options qui réservent chacune leur lot de découvertes naturelles et patrimoniales.
Longueur : 750 km.
Durée : 15 jours.
Difficultés : 4/5. Bien qu’abordable, ce voyage n’en constitue pas moins une grande traversée des Alpes. Il faut donc s’attendre, même si on traverse les massifs en douceur, à quelques dénivelés, notamment au Tyrol. Certains passages, sur les pentes du Fernpass, ne sont pas bitumés. Dans le Sud-Tyrol, la piste cyclable est parfaite.
Parcours : www.viaclaudia.org
Wild Atlantic Way (Irlande)

Quelle bonne idée d’avoir balisé l’ensemble des petites routes côtières irlandaises pour créer l’itinéraire touristique Wild Atlantic Way. Depuis 2015, on peut ainsi se laisser guider, du sud au nord du pays ou à l’inverse par ces panneaux et découvrir paisiblement tout le charme de cette côte sauvage et découpée. Cette route touristique se prête tout à fait au vélo. On y roule tranquille, sur des petites routes à faible circulation le plus souvent.
Au départ de Cork, on pédale vers Mizen Head, tout au sud du pays. Puis le parcours nous emmène, de pointes en falaises et de villages en collines, vers l’extrême ouest de l’île verte.
Les falaises de Moher sont un temps fort. Ces blocs de roche surplombent l’océan culminent à 214 m d'altitude et abritent plus de 20 espèces d'oiseaux marins. On pose les vélos pour s’y promener en contemplant les panoramas marins sur les îles d'Aran, la baie de Galway, la chaîne de montagnes des Twelve Bens et la péninsule de Dingle. Inoubliable ! Après Galway, on entend parler davantage le gaélique que l’anglais, tout respire les embruns et la culture celtique.
Après une incursion sur les collines du Connemara, on fera halte dans les villes de Mayo puis de Sligo, où les sons de la musique et le goût d’une Guinness nous réchaufferont le cœur. Il est temps d’aborder les dernières pentes jusqu’à la pointe nord du pays, la rude et sauvage Malin Head, au bout du Donegal, sous le regard des blancs moutons qui peuplent la campagne.
Lire aussi Irlande, sur le Wild Atlantic Way et Irlande : le Wild Atlantic Way, côté Nord
Longueur : 2 500 km.
Durée : 25 jours.
Difficulté : 4/5. Les collines de la verte Irlande se méritent. La côte découpée particulièrement vallonnée déroule ses montagnes russes et l’enchaînement des jours de vélo est physique.
Parcours : www.ireland.com/fr-fr/destinations/experiences/wild-atlantic-way
La route du Rhône (Suisse)

La route du Rhône est le pendant suisse de la ViaRhôna. Encore peu connu des Français, cet itinéraire cycliste parfaitement aménagé part des sources du fleuve, naissant en cascade de l’impressionnant glacier. Il parcourt la vallée principale du Valais puis les rives du lac Léman où le Rhône se fond jusqu’à la frontière française.
Le début est alpin : depuis la station d’Andermatt, on grimpe les lacets inclinés du col de la Furka (le VAE est conseillé !) avant de filer en descente vers le glacier du Rhône, où le fleuve prend sa source. La visite de la grotte est plus que conseillée, tout comme la photo de l’emblématique hôtel Belvédère.
Depuis Obergesteln démarre une journée encore montagnarde, même si le profil est globalement descendant. On alterne pistes et petites routes, proche du jeune Rhône, en traversant des villages pittoresques avant de parvenir à Brigue, ville historique au pied du Simplon.
De là, on traverse la vallée principale du Valais, ses vergers, ses vignobles, toujours sur une piste cyclable bien protégée, avant de filer vers les châteaux de Sion et de profiter du centre-ville de Sierre, à la frontière linguistique.
L’étape suivante reste facile et agréable, à travers la vallée dominée par les Dents du Midi. Arrêts conseillés à Sion et ses impressionnantes forteresses avant de repartir le long du fleuve vers Martigny et ses quartiers historiques de La Bâtiaz et Vieux Bourg.
Les rives du Léman s’annoncent ensuite, après Martigny et Saint-Maurice, où il faut s’arrêter pour visiter musées et grotte aux fées, au coude du Rhône.
Le fleuve disparaît ensuite dans le lac, que l’on longe d’abord devant le fameux château de Chillon puis l’on traverse Montreux, la Riviera lémanique et Vevey.
On reprend un peu de hauteur pour une étape en montagnes russes entre le vignoble de Lavaux et les rives du lac Léman, en passant par les villages coquets et la ville de Lausanne.
Puis l’on admire la vieille ville de Nyon, les bourgs de Morges et Rolle, avant de rejoindre Genève pour conclure le périple… ou poursuivre vers la ViaRhôna en France !
Longueur : 322 km.
Durée : 7 jours.
Niveau : 2/5. Un itinéraire accessible, même s’il faut compter sur un profil alpin sur les deux premiers jours et quelques bonnes pentes dans les vignobles ensuite. L’itinéraire est entièrement balisé (panneaux bleus « 1 », Rhone Cycle Route, EuroVelo 17). Il se déroule principalement sur des pistes cyclables hors circulation, avec quelques passages sur des petites routes et de rares sections sur des routes plus empruntées.
Parcours : https://schweizmobil.ch/fr/suisse-a-velo/itineraire-1
Le tour du lac de Constance (Allemagne, Autriche, Suisse)

Entre Suisse, Allemagne et Autriche, le lac de Constance est une destination vélo particulièrement populaire : de splendides paysages lacustres entourés de sommets alpins et ceints de vignobles et de vergers à travers lesquels il fait bon rouler.
Le parcours déroule aussi une belle liste d’attraits touristiques : la ville conciliaire de Constance et son centre historique épargné par les bombardements, l’île fleurie de Mainau et son arboretum, celle de Reichenau et son abbaye, l’église rococo de Birnau, sans compter tout un chapelet de villages typiques et les villes de Lindau et de Friedrichshafen, côté allemand, mais aussi Bregenz côté autrichien ou Rorschach (également point de départ de la belle Route des Lacs suisse) côté helvétique.
C’est assurément un parcours romantique, où le regard est captivé par l’eau et les cimes. Ses pistes plates et bien aménagées, parfaitement balisées, en font aussi une destination parfaite pour un voyage à vélo en famille, pour petits et grands !
On pourra en effet facilement composer des étapes d’une vingtaine de kilomètres, avec des hébergements adaptés et profiter des activités, baignades et visites notamment, autour de cette boucle cycliste parfaite.
Longueur : 263 km.
Durée : 8 jours.
Difficulté : 1/5. Un terrain le plus souvent plat et des pistes bien aménagées, à l’abri de la circulation. Une bonne introduction à l’itinérance à vélo.
Brabant Wallon – Réseau RAVeL et points nœuds (Belgique)

La Wallonie devient une destination privilégiée du tourisme à vélo. De très nombreux parcours, boucles et itinéraires sont possibles et bien balisés.
On peut ainsi combiner les pistes, faciles à rouler, du réseau RAVeL, aménagées sur des anciens chemins de fer, avec les réseaux « points nœuds » : 1 600 km de petites routes et de pistes balisées avec des numéros. Les bords des canaux, typiques et agréables, sont aussi des lieux privilégiés pour rouler en toute tranquillité.
Chacun peut construire son parcours : partons de Louvain-la-Neuve, à 30 km de Bruxelles. Premier arrêt après quelques pistes forestières au musée Hergé. Le lieu, dans une nature bucolique, permet de découvrir l’univers du créateur de Tintin.
Le réseau des canaux et des voies vertes nous mène ensuite à Nivelles, avec sa collégiale, son automate du fameux personnage de Jean sonnant la cloche et ses jolies ruelles médiévales.
Plus loin, on découvre le château de Seneffe, après quelques tours de roues tranquilles le long d’un canal autrefois industrieux. Au bord du canal du centre, on s’émerveille devant le fameux ascenseur à bateaux, merveille d’ingéniosité. Les découvertes s’enchaînent dans la douceur bucolique de la Wallonie, en remontant vers Bruxelles, capitale aux mille visages.
Lire aussi La Wallonie à vélo
Longueur : 1 550 km (réseau RAVeL) ; 17 itinéraires thématiques ; de nombreux parcours possibles.
Difficulté : 1/5. Les parcours sont globalement plats et bien protégés de la circulation.
Parcours : https://ravel.wallonie.be/home.html et visitwallonia.fr
Routes Van Gogh Drenthe et Van Gogh Brabant (Pays-Bas)

La Hollande, c’est l’autre pays du vélo ! Ici, la petite reine est bel et bien souveraine, tant les pistes cyclables quadrillent le pays et ses nombreux canaux. Si on pense bien sûr au vélo urbain, dont Amsterdam et les autres grandes villes bataves furent pionnières, les Pays-Bas proposent aussi de belles échappées touristiques qui mettent en valeur les paysages et les campagnes.
Parmi eux, la route Van Gogh Drenthe, tout juste mise en place en 2024, constituée de trois pistes cyclables parfaitement aménagées et tracées à travers la région, où l’artiste séjourna trois mois à la fin de l’année 1883, se révèle tout à fait typique et… pittoresque !
Sur les traces du peintre, qui travailla ici avec ardeur et fut inspiré par ces paysages qui n’ont guère changé depuis son passage, on roule tranquillement entre les canaux et les villages, chapelles et bien sûr, quelques moulins !
A noter aussi : les itinéraires Van Gogh à travers le Brabant (10 boucles). L'un d'entre eux vous fait passer par des sites qui ont marqué le peintre Vincent Van Gogh, qui était originaire du Brabant-Septentrional. Un circuit propre à chaque étape vous est proposé. À Zundert, sa ville natale, se trouve la Vincent Van GoghHuis, maison où la vie et l’œuvre de l’artiste sont évoquées et où sont organisées des expositions temporaires consacrées à des créateurs qu’il a inspirés.
Lire aussi Les Pays-Bas à vélo
Longueur : 150 km (trois boucles de 50 km) piur Van Gogh Drenthe. 435 km au total (10 boucles) pour les itinéraires Brabant.
Durée : 3 jours par itinéraire.
Difficulté : 1/5. Des parcours plats et bien sécurisés que l'on peut aborder en famille.
Parcours : www.vangogh-drenthe.nl/fr/itineraires-pedestres-et-cyclistes
Le Dalsland et le canal Göta (Suède)

Le Dalsland, région rurale de l'ouest de la Suède, est un paradis pour le gravel. Son réseau de pistes non bitumées, entretenues grâce à un système de subventions, offre un terrain de jeu idéal.
Depuis Göteborg, un train mène à Åmål, au bord du lac Vänern. Les pistes commencent dès la sortie de la petite ville. Sous un soleil estival, les prairies fleuries et les forêts bordent un parcours vallonné. L'allure est sportive, on se défie au fil des nombreuses montées, mais les pauses permettent d'admirer les paysages d’une campagne suédoise rêvée.
Une halte à Not Quite, un centre d'art installé dans une ancienne usine, offre une pause culturelle et gourmande. L'étape se termine au bord du lac Laxsjön, avec un dîner au manoir de Baldersnäs. Le coucher de soleil, tardif, sur les eaux calmes, est un doux spectacle.
Les jours suivants, on roule à travers des paysages variés, toujours entre prairies et forêts, hameaux colorés et fermes isolées. La pause à l'aqueduc de Håverud et son écluse est obligatoire, tant le site est pittoresque. Les pentes s’enchaînent à bon rythme : plus de 1 000 m de dénivelé positif sont franchis dans une journée.
Le Lelången Trail, que l’on suit un moment, offre un tracé de 180 km sur des pistes parfaites pour le gravel. Les pauses sont réconfortantes ; on vous conseille la micro-brasserie de Brukskällan Bryggeri ou le camping de Ragnerud, au pied du plateau de Kroppefjäll.
Une dernière journée sur le Vänerleden, le parcours cyclable autour du lac Vänern, peut conclure cette découverte, avec 37 km de pistes et de petites routes à travers des paysages toujours aussi joliment vallonnés. Le retour à Göteborg se fait à regret.

Autre parcours remarquable élu « meilleur itinéraire de l’année 2025 » : le Göta Kanalleden. Ce parcours national bien balisé s'étend sur environ 220 km, reliant Sjötorp, sur le lac Vänern, à Mem, près de la mer Baltique.
Suivant le tracé historique du légendaire canal Göta, cet itinéraire exceptionnel est divisé en sept étapes, permettant ainsi aux cyclistes de choisir des trajets plus courts ou de parcourir l'ensemble du parcours à leur propre rythme. Une grande partie de la piste cyclable se situe le long d’un sentier de halage sans voitures, offrant ainsi une expérience cycliste paisible.
Longueur : variable ; le réseau de piste du Dalsland couvre plusieurs centaines de kilomètres ; 220 km pour le Göta Kanalleden.
Difficulté : 5/5. Si les pistes (et quelques petites routes goudronnées) sont très praticables et bien entretenues, parfaitement adaptées au vélo gravel et au VTC, le profil est très vallonné, avec des côtes assez fortes. Les bosses s’enchaînent et les descentes demandent un minimum d’attention et parfois de technique même si cela reste très abordable. 2/5 pour le Göta Kanalleden.
Parcours : www.vastsverige.com/naturupplevelser/cykla/gravelcykling
Strade Bianche de Toscane (Italie)

La Toscane, célébrée par tant d’artistes à travers les siècles, donne toujours cette impression unique de se mouvoir dans un tableau de la Renaissance italienne lorsque l’on s’y balade.
La balade cycliste s’y est fortement développée ces dernières années, notamment en gravel grâce aux fameuses strade bianche, ces pistes tracées au milieu des vignes du Chianti ou encore à travers les collines du val d’Orcia. Elles sont souvent communes ou parallèles à des parcours pédestres historiques comme la Via Francigena que l’on peut ici parcourir quasiment intégralement à vélo.
C’est avant tout la renommée de l’événement cycliste au look « rétro », l’Eroica, né dans les vignes du Chianti en 1997, qui a porté cette expansion de l’offre cyclotouristique toscane. Cette course à part – où les coureurs s’exercent sur des machines anciennes – qui fait aussi la part belle au vin et à la gastronomie, a essaimé partout dans le monde.
Aujourd’hui, plusieurs de ces parcours sont balisés et ouverts en permanence, permettant à encore bien plus de cyclistes de découvrir – à leur rythme – le plaisir de rouler sur ses pistes carrossables au décor digne d’un tableau de maître, tout en s’arrêtant comme il se doit dans les villages pittoresques et en goûtant la gastronomie locale. Un programme alléchant, non ?
Longueur : différents itinéraires possibles.
Difficulté : 3/5. Les itinéraires – notamment sur les Strade Bianche – sont abordables et à l’abri de la circulation, mais restent néanmoins assez exigeants, étant donné leur dénivelé et leurs surfaces un peu irrégulières.
Parcours : www.terraeroica.cc/en
Les EuroVelos, l’Europe en tous sens !

EuroVelo est un réseau de 17 itinéraires cyclables ou véloroute longue distance qui sillonnent l'Europe. Créé à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes, il représente plus de 91 500 km de parcours balisés. Ces itinéraires de longue haleine, transnationaux, maillent le Vieux Continent et offrent plein de possibilités de voyage à vélo au long cours.
Les pistes possèdent toutes leur propre numéro et leur itinéraire, ainsi la 1 (Atlantic Coast Route) suit la côte Atlantique de France au Portugal, la 10 celle de la Baltique, la 12 la mer du Nord. La 2 (Véloroute des Capitales) relie la façade ouest de l’Irlande à Moscou, via Berlin, en passant par plusieurs capitales. La 13 (Véloroute du Rideau de Fer) part de Finlande et longe ensuite l’ancien rideau de fer jusqu’au sud.
D’autres reprennent les itinéraires des grands pèlerinages pédestres historiques : la 3 (Véloroute des Pèlerins) le Saint-Jacques et la 5, la Via Francigena vers Rome, ou encore la 6 qui file de la France à la Roumanie, en incluant la véloroute du Danube.
Pour des voyages à vélo de plusieurs mois, ce réseau offre d’exceptionnelles possibilités, le tout sur des voies cyclables majoritairement ou sur des routes peu fréquentées.
L’ensemble des itinéraires peut être consulté sur le site EuroVelo.
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