Les plus belles randonnées du Finistère

02 juillet 2025

Tout au bout de la Bretagne, à l’extrême ouest du territoire français, le Finistère porte bien son nom. À la fin des terres, devant nous, se dresse l’océan ; mais pour mieux admirer les flots, des centaines de kilomètres de sentiers côtiers spectaculaires se prêtent à merveille à la randonnée.
Plus à l’intérieur des terres, les reliefs érodés des monts d'Arrée et des montagnes Noires offrent d’autres belles découvertes où la lande et les roches jouent avec le vent et – parfois – à cache-cache avec les nuages.
Découvrez notre sélection des meilleures randonnées du Finistère, côté mer et côté terre.
Tour de la presqu’île de Crozon

La presqu’île de Crozon, avec sa forme de croix caractéristique, se situe au sud de Brest, entre la rade de Brest et la baie de Douarnenez. Elle est réputée pour offrir parmi les plus beaux paysages côtiers de Bretagne. Ce tour, qui suit principalement les GR®34 et 37, ne le dément pas.
Au départ du Faou, nous empruntons le pont de Térénez, unique pont à haubans circulaire, marquant l’entrée de la presqu’île. Les rives de l'Aulne, la forêt de Landévennec et l'embouchure de l’Aulne offrent des panoramas apaisants, en prélude à l’émerveillement de la côte.
On entre ensuite dans le vif du sujet ; le sentier côtier révèle des criques spectaculaires, des anses pittoresques. La pointe des Espagnols, avec ses vestiges militaires, offre un panorama imprenable sur la rade de Brest.
Le lendemain, les pointes autour de Camaret-sur-Mer se succèdent sur un parcours bien bosselé. Celle de Pen Hir, avec ses Tas de Pois, et celle de Dinan, et son château de roches, sont sans doute les plus spectaculaires.
Le lendemain, on effectue depuis le pittoresque village balnéaire de Morgat, avec ses villas Belle Époque et sa plage attirante, un aller-retour vers le cap de la Chèvre, d’abord par les terres, puis, après avoir admiré le site et la vue sur l’océan, un retour le long de la côte sous les pins, dans un décor presque méditerranéen.
Après une autre journée sur la côte, on rejoint Le Faou en passant, sur le GR®37, par le sommet du Menez Hom, pour épouser du regard le parcours effectué les jours précédents avant de rentrer par la forêt de Trégarvan et les rives de l’Aulne.
Longueur : 174 km
Durée : 7 jours
Difficultés : technique : 2/5 ; physique : 4/5. Le parcours, qui suit les GR®34 et 37 (communs au GRP tour de la presqu’île-de-Crozon), se révèle très vallonné. Les montées et descentes sont certes courtes, mais leur accumulation rend les étapes assez éprouvantes. La longueur de certaines étapes est aussi à prendre en compte.
Parcours : rando-etapes.bzh
Menez Hom

L’ascension de Menez Hom, l’une des montagnes sacrées de l’Armorique, point culminant des montagnes Noires bretonnes, est un incontournable pour les marcheurs finistériens.
Certes, son sommet, gentiment arrondi, ne culmine guère qu’à 330 m, mais elle n’est qu’à 6 km de la côte et sa silhouette domine bien les lieux et la vallée de l’Aulne que nous rejoindrons ensuite.
Au sommet, c’est une vue fantastique à 360° qui s’offre à nos yeux. Par temps clair, on peut admirer la rade de Brest et même la presqu’île de Crozon.
Cette boucle, qui culmine sur la cime, surnommée le Yed, permet de découvrir la campagne vallonnée et boisée alentour, d’admirer quelques chapelles champêtres et même une fontaine miraculeuse !
Longueur : 19 km
Durée : 6 h 20
Difficulté : technique 3/5 ; physique : 3/ 5. Une belle randonnée à la journée, émaillée de bonnes pentes, notamment celle qui mène au sommet.
Parcours : menezhom-atlantique.bzh/
GR de Pays d’Iroise

Depuis Saint-Renan, jolie ville médiévale accueillant encore le plus grand marché du Finistère, partons vers le nord. À travers une belle campagne rythmée par les bois, les lacs et les petits manoirs, on rejoint les rives de l’aber Ildut puis celles de la côte d’Iroise.
Dès lors, sur un parcours commun au GR®34, on navigue de pointe en village côtier, en admirant de très beaux points de vue sur les larges, les récifs et les îles. On marche cap au sud, pour atteindre la pointe de Corsen, qui est le point le plus occidental du Finistère, de la Bretagne et de la France. Elle est plus à l’ouest encore que la pointe du Raz, plus célèbre. Au-delà, c’est l’Amérique ! Sans pouvoir voir cet autre continent d’ici, on peut tout même apercevoir Molène et Ouessant au loin.
Ce bout du monde ne marque cependant pas le bout de la randonnée : on poursuit encore vers la pointe de Kermorvan et son étonnant phare carré. On découvre ensuite Le Conquet, où il fait bon faire étape.
Une côte toujours aussi découpée et pittoresque mène ensuite à la pointe Saint-Mathieu, où le phare semble veiller sur l’ancienne abbaye, dominant des falaises abruptes. Le lieu est romantique à souhait et on peut encore mieux l’admirer en grimpant les 163 marches du phare. L’effort est récompensé par la vue qui s’étend aussi sur les écueils des Vieux Moines et la chaussée des Pierres noires.
On parvient ensuite sur la côte sud du pays d’Iroise, rythmée par les forts et les anciennes constructions militaires.
Après la pointe du Diable et la plage de Sainte-Anne, parfaite l’été pour une dernière pause baignade, on repart à travers champs pour rejoindre Saint-Renan.
Longueur : 91 km (1 100 m +)
Durée : 5 jours
Difficultés : technique : 2/5 ; physique : 3/5. Un itinéraire varié, entre champs, forêts et littoral, comportant de nombreuses bosses !
Parcours : toutcommenceenfinistere.com
Tour de l’île d’Ouessant

Ouessant, située à 25 km au large du Finistère, légèrement au nord de Brest, est un petit bout de terre posé au milieu de l’océan, révélant des paysages battus par les vents, vertes prairies et côte découpée.
Le tracé de son sentier côtier, souvent au plus près de la côte, est parfait pour marcher les pieds sur terre et le regard entre ciel et mer. On y croise aussi quelques moutons, qui semblent être les maîtres des lieux.
Le soir venu, à la fin de chaque étape, on rentre par une diagonale vers le centre de l’île et le bourg de Lampaul, qui concentre la majorité des jolies maisons bretonnes qui semblent se blottir ici à l’abri des tempêtes, pour savourer une nuit dans ce bout du monde océanique, avant de reprendre le tour de l’île où on l’a laissé, le lendemain.
Les lieux résonnent encore de légendes de naufrages et de trésors. Parmi les cinq puissants phares qui entourent désormais l’île, celui du Creac’h, au bout de l’île, et le phare de la Jument, en pleine mer à 2 km au sud-ouest, l’un des plus fameux « enfers » (les phares de pleine mer) bretons, sont les plus emblématiques. Cette randonnée permet de les admirer, sous le soleil ou la tempête !
Longueur : 33 km
Durée : 2 jours
Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 3/5. Un sentier côtier sauvage et assez vallonné, mais tout à fait abordable.
Parcours : visugpx.com
Roscoff : le circuit des lavoirs

Roscoff, au nord du Finistère, à l’ouest de la baie de Morlaix, est un ancien repère de corsaires et de contrebandiers. Un petit Saint-Malo qui conserve bien des atouts. Son patrimoine en premier lieu, puisque, outre son vieux port fortifié très bien conservé, on admire des maisons d’armateurs construites entre les XVe et XVIIe siècles, le phare et les très pittoresques chapelles Sainte-Anne et Sainte-Barbe. Au-delà de cet aspect historique, c’est toute la cité qui charme par ses rues commerçantes, ses boutiques de déco et de créateurs, son atmosphère de vacances et son littoral.
Ce circuit des lavoirs permet de parcourir ses ruelles pittoresques, de découvrir les anciens lavoirs et le petit patrimoine rural des abords de la commune, avant d’admirer la côte pour revenir vers le port. Une belle balade mi-urbaine, mi-littorale, particulièrement facile et agréable.
Longueur : 8 km
Durée : 3 h
Difficulté : technique : 1/5 ; physique : 2/5. Des terrains faciles pour un parcours très abordable
Parcours : roscoff-tourisme.com
Tour de l’île de Batz

Au large de Roscoff, dans le Finistère, l'île de Batz est une destination idéale pour une excursion d'une journée. La traversée est rapide : à peine vingt minutes. Dès la sortie du bateau, une plage bordée de maisons révèle un aspect plus habité que d'autres îles du Ponant, sans pour autant altérer son charme. L'île de Batz est vivante, avec une population locale active, entre agriculteurs et habitants permanents.
Le contournement du jardin botanique Georges Delaselle, malheureusement endommagé par la tempête Ciaran, précède la découverte de la côte nord. On peut le visiter en saison : il compte 2 000 espèces exotiques !
Le sentier côtier, facile et agréable, longe plages et rochers. Le ciel clément permet d’admirer les côtes environnantes et les champs cultivés, où choux et même un cheval paissant face aux vagues témoignent de l'activité agricole de l'île.
La progression révèle plusieurs petites pointes avant d'atteindre le phare, dominant l'île depuis une éminence. On peut également y grimper pour admirer un panorama imprenable.
Des vaches dans un pré renforcent l'atmosphère champêtre. Le sentier devient ensuite plus étroit et rocheux en direction de l'extrémité ouest, l'île Lester, reliée à Batz par un étroit corridor de terre. Le Toull Ar Zarpant, un amas granitique spectaculaire, évoque la légende de saint Pol terrassant un dragon. L'endroit conserve un caractère sauvage.
Le retour vers l'île principale offre des vues sur la côte, les vagues et quelques bâtiments isolés. Le sentier longe à nouveau la grève, menant au point de départ et à une pause bien méritée dans une crêperie.
Longueur : 12,5 km (60 m +)
Durée : 3 h 45
Difficulté : technique : 1/5 ; physique : 2/5. Une randonnée très abordable, sols souples et dénivelés plus que raisonnables.
Balisage : quelques panneaux, mais l’itinéraire est simplissime ; on suit au plus près la côte.
Parcours : roscoff-tourisme.com
Côte des Légendes, entre Meneham et la pointe de Brignogan

Au nord du Finistère, la côte des Légendes, ses rochers, son littoral découpé où sévissaient autrefois les naufrageurs, s’étend sur 15 km de Guissény à Goulven. De nombreux sites sont le cadre de légendes locales, d’où son nom. Se balader ici procure une belle évasion : le regard peut se perdre dans les eaux turquoise, l’imagination s’envoler en contemplant les rochers aux formes étranges. Parmi une vaste proposition de balades, nous avons retenu celle qui relie le site de Meneham à la pointe de Brignogan.
Ce trait de côte est l’un des plus charmants de Bretagne : rochers, plage et belle vue nous accompagnent, sur le sentier des douaniers, jusqu’au phare de Pontusval. Ce monument maritime, classé, date du milieu du XIXe siècle. Érigé sur une petite pointe, en bout de plage et encerclé de rochers impressionnants, il a du cachet.
Après cette balade côtière, on rentre par les terres, sur de petits sentiers agricoles, qui délivrent encore de belles vues et font découvrir la chapelle Saint-Pol et son calvaire, si typiquement bretons, ainsi qu’une ancienne guérite de douanier, qui surveille les lieux du haut de son rocher.
Enfin, on rentre sur Meneham et on en profite pour visiter cet ancien village de pêcheurs, goémoniers et douaniers restauré récemment. Son corps de garde, construit entre les rochers en 1756, est hautement pittoresque !
Lire aussi Le Finistère, côté nord : de Brest à la côte des Légendes
Longueur : 8 km
Durée : 2 h 30
Difficultés : physique : 1/5 ; technique : 1/5. Dénivelé faible et terrains aisés.
Parcours : visorando.com
GR®380 Tour des monts d’Arrée

Les monts d’Arrée dominent le Finistère, au Ponant de la Bretagne. Ce GR®380 propose une véritable immersion en pays breton, là où les croix de chemins inspirent des airs celtes, où la lande est pleine de bruyères et les forêts sont verdoyantes. Ici s’étend l’Argoat, la Bretagne intérieure, par opposition à l’Armor, celle de la côte et des flots.
C’est à Morlaix, capitale du pays Léon, que l’itinéraire débute. Il nous emmène à l'intérieur des terres de ce nord Finistère. De doux vallons nous accueillent d’abord, semés de champs, de bois et surtout de villages abritant de très intéressants enclos paroissiaux, notamment à Saint-Thégonnec, Guimiliau et Lampaul-Guimiliau.
On remarque aussi, en suivant la rivière du Queffleuth, l’abbaye du Relecq, fondée en 1132, dont l’architecture austère évoque bien la règle des cisterciens.
Un peu plus loin, le GR®380 aborde les premières pentes des monts d'Arrée. La lande s'étend maintenant devant nos pas et les pentes sont raides.
Ces belles collines, qui se sont formées au Dévonien et présentent des escarpements de roches quartzites caractéristiques, culminent aujourd'hui à 383 m d’altitude (le Roc’h Ruz et le Roc’h Trébudon revendiquent cette hauteur).
Le sentier livre de beaux panoramas, terriens et maritimes. On gravit le Roc’h Trévezel, le Roc’h Trédudon puis l’on monte au mont Saint-Michel de Brasparts, couronné par sa chapelle.
Les zones boisées succèdent à la lande, et l’on découvre avec bonheur les vertes rives de l'Elorn, ainsi que l’espace naturel autour du lac du Drennec.
Plus loin, on pénètre la forêt d'Huelgoat pour parcourir ses chaos rocheux, spectaculaires et moussus, bordant la rivière d’argent, dans la vallée du Fao.
Le GR®380 nous ramène ensuite vers Morlaix à travers la réserve naturelle des landes du Cranou, et ses vastes étendues ouvertes, composées de landes et de tourbières.
Une Bretagne bien moins connue que celle du littoral, mais qui surprend à chaque pas.
Longueur : 240 km (3 900 m +)
Durée : 11 jours
Difficultés : technique : 2/5 ; physique : 3/5. Un vrai trek au cœur de la Bretagne ! Sur des terrains abordables et des dénivelés raisonnables ; attention tout de même à la boue et aux conditions météo.
Parcours : mongr.fr
Mont-Saint-Michel de Brasparts

Oubliez les polémiques, ce mont Saint-Michel est bien breton. Oui, celui-ci (calmez-vous, amis Normands !) puisque nous sommes au cœur des monts d’Arrée, à un gros jet de pierre vers l’est de la presqu’île de Crozon, dans cet Argoat (comprenez l’intérieur des terres), pays de légendes où l’on verrait bien surgir quelques korrigans à côté du sentier.
Le mont Saint-Michel de Brasparts s’élève à 381 m d’altitude et reste l’un des sommets les plus emblématiques de ces vestiges du massif armoricain, grâce à sa forme conique qui lui donne une vraie belle allure de montagne, à défaut d’être vraiment le plus haut.
Sur cette randonnée aux airs de montagne, d’Ecosse et d’Irlande, on est frappé par la beauté sauvage des lieux, la lande qui s’étend à perte de vue, les bruyères, les roches qui affleurent. Un dernier effort et nous voici au sommet.
Il offre un exceptionnel panorama sur le lac de retenue de Saint-Michel, mais aussi sur la crête quartzitique rectiligne du Roc'h Trévézel ; ainsi que sur les tourbières du Yeun Elez et le lac de Brennilis, et au-delà, sur le massif granitique de Huelgoat. Enfin, la ligne de crête des montagnes Noires et le bel arrondi du Menez Hom, se dessinent à l’horizon vers le sud.
Si la chapelle a été érigée au XVIIe siècle, ce sommet mythique, dont la forme se détache particulièrement bien sur la chaîne des monts d’Arrée, semble avoir été un lieu de culte depuis des temps immémoriaux : les Celtes y célébraient semble-t-il un culte au soleil.
Après l’incendie de l’été 2022, le site a rouvert en 2023, même si les stigmates de la catastrophe demeurent. La chapelle, restaurée, présente un nouveau mobilier conçu par le designer Ronan Bouroulec, un intérêt culturel de plus pour cette rando au (petit) sommet.
Longueur : 7,3 km (130 m +)
Durée : 2 h 15
Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 1/5. Un dénivelé sensible, mais rien de très méchant non plus ! Terrains faciles, parfois boueux.
Parcours : komoot.com/
Forêt d’Huelgoat

Au centre du Finistère, bien à l’intérieur des terres, la forêt d’Huelgoat et ses chaos rocheux enflamment les imaginations depuis plusieurs siècles. L’origine mystérieuse de ces rochers de granit entourés d’arbres et leurs formes fantasmagoriques ont inspiré de nombreuses légendes locales. Un géant aurait été à l’origine de leur formation, les korrigans, ces petits lutins celtes, y auraient élu domicile.
Ce véritable musée minéralogique en plein air, entouré de hauts chênes et de hêtres, a de quoi impressionner et inspirer. La forêt d’Huelgoat reste l’une des hypothèses le plus souvent avancées pour localiser la mythique forêt de Brocéliande de la légende arthurienne !
Sur ce circuit d’une dizaine de kilomètres, facile d’accès, on découvre parmi les sites incontournables de la forêt, depuis le moulin du Chaos, ancien moulin à grains du XIVe siècle jusqu’à la grotte d’Artus, qui aurait hébergé les chevaliers de la Table Ronde, en passant par la grotte du Diable, probable porte de l’Enfer et la mare aux fées, où au crépuscule se coiffent, toujours selon la légende, de jolies fées aux cheveux d’or. Même si l’on ne croit pas aux mythes, la beauté des lieux, malgré la récente tempête qui a couché de nombreux arbres, est saisissante.
Distance : 9,8 km (130 m +)
Durée : 3 h
Accès : arrêt de bus La Coudraie, Huelgoat, D769 A. Possibilité de parking à proximité.
Niveau : facile. Quelques côtes, les terrains peuvent être boueux.
Carte : IGN 0617 OT
Parcours : visugpx.com
Pointe du Raz

La pointe du Raz reste pour les Français le « bout du monde » par excellence. Tout au bout du Finistère, le lieu reste la terre la plus à l’ouest de l’Hexagone. Entre ciel et mer, par vents et marées, on marche ici vers la fin des terres.
On démarre depuis la pointe du Van, petite sœur de la pointe du Raz, qui nous plonge dans l’ambiance. De vastes landes, des rochers dont le chaos se mêle à l’océan. La chapelle Saint-They donne encore plus de cachet aux lieux. Les vues se succèdent, sur la lande et l’océan. Voici la baie des Trépassés :on ne peine pas à imaginer les naufrages sur cette côte découpée et rocheuse.
La remontée vers la pointe du Raz est raide, mais à mesure que l’on s’élève, la vue sur la baie est de plus en plus belle aussi. La statue de Notre-Dame-des-Trépassés nous l’annonce, on touche au but. À la pointe, le panorama est magique : une côte découpée, des rochers qui affleurent, le ballet des oiseaux de mer, des vagues et des nuages. Devant nous, le phare de la Vieille, battu par les flots, se dresse telle une sentinelle.
On descend ensuite vers le petit port naturel de Bestrée, où un panneau rappelle l’accident du bateau qui reliait l’île de Sein, dans les années 1970. Pas engageant, mais l’endroit est calme et apaisant, tout comme les petits hameaux disséminés autour du village de Plogoff. Un joli crochet permet de mieux découvrir la lande, où la végétation rase rappelle à quel point les vents sont forts ici. La chapelle Saint-Tugdual rend ce passage encore plus romantique avant de rejoindre la pointe du Van.
Lire La pointe du Raz, au bout du monde
Distance : 17 km
Durée : 6-7 h
Balisage : rouge et blanc (GR®34) et jaune (PR)
Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 2/5. Quelques côtes sur le parcours.
Parcours : altituderando.com
Fouesnant : l’anse de Penfoulic

Le sud du Finistère révèle aussi de très belles balades, sur une côte un peu moins accidentée mais toujours spectaculaire. Du côté de Fouesnant, les anses se succèdent à bon rythme, créant des zones naturelles particulièrement riches et intéressantes notamment pour les oiseaux migrateurs.
L’anse de Penfoulic, que nous parcourons sur cette balade entre la côte et les terres, entre Fouesnant et La Forêt-Fouesnant, accueille ainsi de nombreuses oies bernaches en hivernage. Vous aurez peut-être la chance de les observer, sans les déranger, mais de toute façon, les découvertes sont nombreuses dans cette zone de marais, joliment boisé.
Les vues côtières, sur le port de plaisance de Port-la-Forêt et le cap Croz, l’arbre girafe, remarquable chêne pédonculé, ou encore les belles propriétés bordant le sentier sont les autres atouts de cette randonnée entre littoral et marais.
Longueur : 10 km (50 m +)
Durée : 3 h
Difficulté : technique : 1/5 ; physique : 1/5. Une randonnée très accessible comportant peu de dénivelé.
Parcours : visorando.com
Tro Breizh®

Le Tro-Breizh® relie sept villes, dans les pas des saints fondateurs de la Bretagne. Ce « tour de Bretagne » était un pèlerinage important dès le Moyen Âge et il connaît un bon succès aujourd'hui, en plongeant le marcheur à travers les côtes, mais surtout les terres et les landes bretonnes.
Son parcours relie donc Saint-Malo fondée par saint Malo (ou Maclou), Dol-de-Bretagne fondée par saint Samson, Saint-Brieuc fondée par saint Brieuc, Tréguier fondée par saint Tugdual, Saint-Pol-de-Léon fondée par saint Pol Aurélien, Quimper fondée par saint Corentin et Vannes fondée par saint Paterne (ou Patern).
Il fait la part belle à la campagne de l’Argoat, sans oublier quelques passages côtiers sur l’Armor. Il a la particularité, pour un itinéraire chrétien, de constituer une boucle, à la façon d’une kora bouddhiste. On peut tout à fait envisager ce voyage d'une traite, ou participer à l'événement estival qui effectue, en groupe, une étape.
En Finistère, le parcours débute au pied de la cathédrale Saint-Corentin à Quimper. On rejoint ensuite Locronan puis Douarnenez, à travers champs, avant de grimper vers le Menez-Hom. Après Landévennec, on rejoint Le Faou pour marcher à travers la forêt du Cranou et ses beaux chênes, puis de parcourir les landes des monts d’Arrée.
Après la chapelle du mont-Saint-Michel de Brasparts, on explore encore la campagne et ses églises aux riches enclos paroissiaux, avant de retrouver la côte vers Roscoff puis d’atteindre Saint-Pol-de-Léon et sa cathédrale. On longe la baie pour arriver à Morlaix, puis Locquirec dont les jolies plages font office de fin de parcours finistérien.
Longueur : 380 km
Durée : 15 jours
Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 4/5. Un parcours aux terrains variés, non dénué de dénivelés. Plusieurs options sont possibles en se concentrant sur le chemin principal (le « hent ») ou les options et détours qui mènent à des points d’intérêt (la « ribin »).
Parcours : toutcommenceenfinistere.com
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