Cyclades : quelle île choisir ?

Claude Hervé-Bazin
par Claude Hervé-Bazin

28 février 2025

Paros
Náoussa - Paros ©kite_rin - stock.adobe.com

Plage, culture, randonnée ou farniente : quelle île des Cyclades choisir pour cet été ?

Qui dit îles grecques dit souvent Cyclades : montagnes minérales, cohortes de murets, vallons plantés d’oliviers ou de vignes, criques turquoise ourlées de petits ports, de galets ou de sable fin…

Au centre de la mer Égée, l’archipel aux 250 îles (24 habitées) a vu s’ébaucher et se construire les plus anciennes civilisations grecques : cycladique dès 3200 av. J.-C., puis minoenne à partir de 2700 av. J.-C. Pas étonnant que chaque caillou, ou presque, soit attaché ici à un épisode de la mythologie — ou à une hométrique colère de Poséidon. L’archipel était au centre d’un monde maritime composé d’une myriade de colonies s’éparpillant toujours plus loin en Méditerranée. L’importance du site sacré de Délos, alter ego du Delphes continental, en témoigne.

Si on retrouve des vestiges antiques sur plusieurs îles, c’est le ballet des navigateurs et des envahisseurs qui leur ont donné leur physionomie actuelle. Phéniciens. Égyptiens. Romains. Vénitiens, Francs puis Turcs ont arraché certaines Cyclades aux Grecs. Puis leur ont laissé un peu d’eux-mêmes, dans des proportions variables. Résultat : sous une apparente uniformité, aucune ne se ressemble vraiment.

Reste une question, essentielle : quelle île(s) choisir, alors ? Suivez le guide.

Préparez votre voyage dans les Cyclades avec nos partenaires
Plus de services

Cyclades : quelle île choisir pour la plage ?

Pour commencer, une bonne nouvelle : la température de l’eau ne descend jamais en-dessous de 15°C en hiver en mer Égée, pour culminer vers 25°C à la fin de l’été (elle franchit les 18°C dès le mois de mai).

Si on se baigne partout dans les Cyclades, on y a souvent un peu mal aux pieds. Méditerranéennes par essence, les îles sont caillouteuses et leurs plages souvent nappées de galets.

Cela étant dit, chaque île ou presque compte au moins quelques tapis de sable. Où se trouvent les plus beaux ?

Naxos

Plage Plaka - Naxos
Plaka Beach © vivoo - stock.adobe.com

Tout dépend des points de vue, bien sûr, mais la large Plaka, sur la plus grande île des Cyclades, figure sur le podium des plus belles plages, avec ses 4 km de sable fin et clair desservis par une piste poussiéreuse au long de laquelle ont poussé restaurants et hébergements. Pas de structures trop envahissantes ici, même si certaines sections sont couvertes de chaises-longues et parasols (peu génant).

La côte ouest de Naxos regroupe la plupart des plages de sable, notamment Agia Anna (belle aussi mais plus développée) et Agios Prokopios, la plus animée (aux eaux peu profondes parfaites pour les enfants) — on peut y pratiquer tous les sports nautiques possibles et imaginables. L’été, les nudistes se donnent rendez-vous à l’extrémité sud de Plaka, plus tranquille, adossée à une discrète lagune.

Au-delà, la péninsule d’Alyko, soulignée de courtes falaises, est entaillée de belles criques au sable très fin assez peu fréquentées… mais dominées par une affreuse structure en béton inachevée !

Plus loin au sud-ouest, Agiassos, surtout sableuse, est extrêmement large et isolée, avec juste quelques dizaines de maisons en toile de fond. Les plages du nord-est sont de galets, mais, du coup, bien moins fréquentées.

Paros

Plage Kolympithres - Paros
Plage Kolympithres © saiko3p - stock.adobe.com

Juste à l’ouest de Naxos, Paros n’est pas en reste côté plages, loin s’en faut.

La plus incontournable ? Kolympithres, au nord, où se dessinent 4 anses sablonneuses successives nichées dans un chaos de rochers polis par l’érosion, face à des eaux turquoise et peu profondes. Paddle, planche à voile, kayak, le lieu se prête à de nombreuses activités et des beach bars offrent chaises longues et parasols. Des bateaux-taxi y conduisent aisément depuis le joli port de Naoussa, avant de poursuivre vers la belle Monastiri, veillée par un… monastère, plus étendue, au sable doux et bien protégée. L’eau y est très peu profonde, parfaite pour les  jeunes enfants. En saison, par contre, vous n’y serez pas seuls !

On peut louer un kayak pour explorer les plages désertes de la péninsule voisine, déclarée zone naturelle (avec la belle Tourkou Ammos).

Plage Santa Maria - Paros
Plage Santa Maria - Paros © jsk12 - stock.adobe.com

De Naoussa, les bateaux-taxis desservent aussi la plage de Laggeri, étroite mais reativement sauvage, où se retrouvent les adeptes du naturisme. Juste de l’autre côté de la péninsule, Santa Maria est vaste et baignée par des eaux peu profondes, adaptées aux sports nautiques et aux enfants — même si en été, lorsque le meltémi souffle fort, mieux vaut lui préférer Mikri Santa Maria, mieux protégée.

Sur la côte orientale, Molos est longue (1 km), assez bien abritée et largement sauvage. À 3 mn à pied, se cache Kalogeros, au cadre 100% naturel, au sable doux et doré. On y dilue l’argile des falaises à l’eau de mer pour s’en faire un masque de beauté : peau douce garantie (mais rincez sans trop tarder) !

Au sud-est, Chrissi Akti, alias Golden Beach, est très populaire, avec beach bars et activités nautiques, mais suffisamment large pour qu’on y trouve un coin à soi. Son sable est très fin. Attention, en été, le vent y souffle puissamment… ce qui en fait un bon spot de windsurf et de kitesurf.

À l’ouest, Parasporos (pas géante) est l’un des lieux de rendez-vous préférés des jeunes, qui fréquentent aussi pas mal la plage de Livadia, le port principal, où se trouve un camping. Autre incontournable, pour tous les âges : Agia Irini, pas bien grande, étroite et vite remplie, mais joliment ombragée par des palmiers dattiers et idéalement protégée du vent en été (beach club et taverne).

À 10 mn de ferry à l’ouest, la petite île d’Antiparos ne manque pas de plages non plus. Parmi les plus accessibles (15 mn à pied du quai du ferry), la longue Psaraliki se distingue par son cadre naturel, ses eaux très calmes et l’ombre qu’apportent ses tamaris. Par contre, le sable y est grossier. Ceux qui sont motorisés ou prêts à prendre le bus rejoindront Soros ou Vathis Volos au sud.

Mykonos

Plage Elia - Mykonos
Plage Elia - Mykonos © sognolucido - stock.adobe.com

Île de la fête par excellence, Mykonos attire, en temps normal, près d’1 million de visiteurs chaque année. Du joli port dominé par ses 7 emblématiques moulins à vent, les hédonistes filent en bateau-taxi vers les plages de Psarou, Paradise, Super Paradise, Agrari et Elia, assommées de décibels par les DJs de beach bars lookés à la blancheur éclatante. Des quais s’avancent vers l’onde pure, couverts de tapis rouges pour mieux accueillir les fêtards fortunés débarquant des yachts et voiliers…

Agrari et Elia sont à la fois très gay-friendly et clothing-optional (nudistes). Dans la seconde moitié d’août s’y tient d’ailleurs le festival XLsior, rendez-vous par excellence de la communauté gay. Séjourner ici en saison, vous vous en doutez, n’est vraiment pas bon marché !

Pour une longue plage de sable plus tranquille et moins construite, on peut rejoindre Kalafati, plus à l’est, isolée de la (petite) route par une épaisse rangée de tamaris.

Ios

Plage Mylopotas - Ios
Plage Mylopotas - Ios © hydraviridis - stock.adobe.com

Ios, c’est un peu la petite sœur de Mykonos. Une île jeune, festive, qui bouge beaucoup entre juin et septembre, mais en version moins snob. Difficile de dormir avant l’aube, à cette époque, si on loge dans le village de Hora ! Une fois n’est pas coutume, le bourg s’implante juste en retrait des côtes, à l’orée d’une longue plage bordée de tamaris (Gialos) — à moins de 200 m du quai des ferries….

Véritable QG balnéaire, la belle et proche Mylopotas est aussi large qu’un aérodrome ! Largement de quoi installer chaises longues et parasols en palmes. La côte au-delà est entaillée de criques étroites et discrètes, dont certaines ne peuvent être atteintes qu’à pied ou en bateau.

En caïque ou par la piste, on rejoint, tout au sud de l’île, Manganari, aux deux anses jumelles séparées par une courte langue de sable et un îlot. Avec ses quelques constructions éparses, elle est loin d’être envahie, même en plein été. On y sieste d’ailleurs souvent au son des clarines des chèvres et des moutons !

À l’est, les anses ne manquent pas, mais le sable est plus grossier. Kalamos est longue, large, belle et naturelle. Plus au nord, on aime bien Agio Theodoti, surtout hors saison. Elle se paye un luxe rare : les galets éparpillés sur le sable chaud sont de marbre blanc !

Milos

Plage Sarakiniko - Milos
Plage Sarakiniko - Milos © Haris Andronos - stock.adobe.com

On adore les falaises blanches de Milos façonnées par l’érosion et sa terre d’où émergent des éclats d’obsidienne. On ne le sait pas assez : cette jolie île en forme de fer à cheval, enserrant le superbe golfe d’Adamas — occupant un ancien cratère submergé —, offre près de 70 plages !

La plus renommée est sans conteste Sarakiniko, au minuscule triangle de sable s’ouvrant sur un long bassin turquoise en écharde enchâssé entre les rochers volcaniques blancs. Spectaculaire (mais vite envahi) !

Les mêmes formations rocheuses ont donné leur nom à Kleftiko, aux eaux claires et peu profondes formant une sorte de lagune délimitée par 2 gros îlots rocheux. Plus que pour la baignade, on s’y rend pour explorer les falaises et leurs grottes marines, au cours d’une excursion en bateau à moteur ou en voilier au départ du port d’Adamas (pas d’accès terrestre).

La côte sud est soulignée par interruptions d’un étroit ruban de sable gris. On y aime bien Tsigrado, formant une sorte de petite encoche entre les falaises. On y descend… par une échelle ! Plus à l’est Kiriaki est longue, populaire, en majorité sableuse et encore relativement naturelle, tout comme Paliohori, bornée à l’ouest par de courtes falaises blanc et rouille (sable épais).

Hangars à bateaux de Mandrakia
Hangars à bateaux de Mandrakia © markus thoenen - stock.adobe.com

Sur la côte est, Thiorichia, isolée, est attenante à une mine de souffre abandonnée ! À l’extrémité nord-est de l’île, à côté du port, la plage de Pollonia est longue, légèrement incurvée, de sable fin et plantée d’arbres apportant une ombre salvatrice.

Pas très loin à l’ouest, Papafragas forme une sorte de mini-calanque bornée par de hautes falaises et reliées à la mer par une arche, mais l’accès étant dangereux, il est désormais interdit de s’y baigner. La plagette grise située dans l’encoche suivante (Kapros) est plus sûre ; dommage que les courants y déposent des déchets.

Sur la côte nord, de part et d’autre de Sarakiniko, signalons encore Alogomandra (sable fin mais exposée), les hangars à bateaux de Mandrakia, la sereine plage de Firopotamos (mi-galets mi-sable, prévoir des chaussons de plongée), bordée de quelques bâtisses traditionnelles, l’adorable petit port de Klima, la longue plage incurvée d’Achivadolimni au cadre naturel.

Ceux qui ont un bateau pourront rejoindre la Paralia Sikia sur la côte ouest : une large alcôve de roche reliée à la mer par une arche, avec une petite plage à l’intérieur !

À noter, Milos est une des meilleures destinations plongée des Cyclades avec ses multiples grottes marines, ses failles où batifolent mérous et barracudas et ses.. sources chaudes sous-marines.

Les autres îles des Cyclades

Plage Achla - Andros
Plage Achla - Andros © stockbksts - stock.adobe.com

Tout au nord, Andros, la seconde plus grande île des Cyclades (176 km de côtes !), ne manque pas de plages elle non plus (près de 80 !), même si ce n’est pas forcément la raison principale du séjour.

Les plus familiales se trouvent sur la côte ouest, alignant eaux peu profondes, sable doré et tamaris pour un peu d’ombre, mais la route passe juste derrière — ainsi à Golden Sand, à Kypri et au port de Batsi… On leur préfère Agios Petros, la plus longue de l’île (près d’1 km), toutefois envahie de bars et parasols en été.

Sur la côte est, à Hora, Paraporti est la plus jolie (large, un peu d’ombre, venteuse en été), mais il faut la partager avec canards et cygnes qui barbottent dans l’estuaire de la principale rivière d’Andros !

Pour avoir l’impression de quitter la civilisation, filez vers Achla, où débouche un torrent permanent : sable épais et pas un poil d’ombre, mais la plage est longue et large et déserte, aux eaux presque toujours calmes. Même topo du côté d’Ateni, avec un unique beach bar en prime.

Au nord-ouest, Fellos est longue et principalement sableuse. Au nord-est, on aime beaucoup Zorkos, sauvage, solitaire, avec juste un beach bar (chaises-longues et parasols).

Au sud-est, Grias Pidima est différente : on y descend par un sentier pentu (5 mn) pour découvrir une petite plage grise veillée par de courtes falaises et une colonne rocheuse plantée dans l’eau claire.

Plage Kolimpithra - Tinos
Plage Kolimpithra - Tinos © aerial-drone - stock.adobe.com

On se rend rarement à Tinos, QG catholique des Cyclades, pour ses plages. Du coup, celles qui existent (principalement sur la côte ouest) restent largement sauvages ! Citons la longue Apigania (15 mn à pied) ; Agios Petros, divisée en deux parts inégales (sable d’un côté, galets de l’autre) par un promontoire surmonté d’une chapelle ; Kalivia (tamaris). Mais s’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait Kolimpithra, nichée au fond d’une baie de la côte nord, avec une grande plage sauvage et une petite semée de caïques. Sur la côte est, Pachia Ammos est délicieusement déserte, mais écrasée de soleil et de vent l’été.

Piscine naturelle - Koufonissia
Piscine naturelle - Koufonissia © YiannisMantas - stock.adobe.com

Syros, l’île « administrative », capitale des Cyclades, très peuplée, n’est souvent qu’une escale entre 2 ferries. Elle possède pourtant son lot de plages, souvent assez développées (préférez Galissas au sable presque chocolat, Kini ou Megas Gialos). Au nord-ouest, Delfini et longue et plus sauvage, mais mêle sable et galets. Diverses criques désertes soulignent la côte nord-ouest, atteinte en bateau.

Encore inconnues il y a 20 ans, les 4 îles habitées des Petites Cyclades, nichées entre Naxos et Amorgos, attirent un nombre croissant d’hédonistes en quête de calme. Elles possèdent toutes d’agréables plages, mais les plus belles sont à Koufonissia — où l’on trouve aussi de délicieuses piscines naturelles creusées dans le rocher (dont une baptisée « l’œil du diable »). En second choix : Schinoussa, puis Donoussa.

Santorin Red Beach
Red Beach - Santorin © klemen - stock.adobe.com

Pour changer de couleur, il y a Santorin. On n’y vient certes guère pour les plages mais, quitte à être là, autant aller faire trempette un jour à Red Beach (étirée au pied de très hautes falaises rouges) et un autre à Black Beach (plus galets que sable), sur la péninsule d’Akrotiri ! Entre les 2, il y a aussi la mal nommée White Beach (ce sont les falaises qui sont blanches, le sable est gris).

Sur la côte sud-est, la station balnéaire de Périssa épouse la seule vraie grande plage de l’île (7 km !), au sable gris-noir.

Cela dit, quitte à se baigner, pourquoi ne pas le faire à l’endroit même où le volcan bouillonne encore ? Pour ça il faut s’embarquer pour les îlots noirâtres des Kaménès, émergeant au centre de la caldeira. Ils sont apparus bien après l’éruption cataclysmique qui disloqua l’île : le plus petit (Paléo Kaméni) au IIe s av. J.-C., le plus grand (Néa Kaméni) en… 1573 ! On plonge du bord dans les eaux sulfureuses.

Chapelle d’Agia Ana - Amorgos
Agia Anna chapelle © LabbePhotography - stock.adobe.com

Amorgos ne satisfera guère les plagistes invétérés. Certains se baignent sur la côte sud, au pied de la chapelle d’Agia Ana, en contrebas des falaises du monastère de Hozoviotissa, mais il n’y a là que des rochers. Mouros Beach, atteinte par des escaliers, y ajoute quelques mètres carrés de sable gris.

Une « vraie » plage, avec chaises longues et parasols ? Il n’y a guère que Kalotaritissa, à l’extrémité nord-ouest de l’île, bien protégée. Mieux vaut prévoir des chaussons de plongée pour entrer dans l’eau (peu profonde). Amorgos, en fait, attire surtout les plongeurs, dans le sillage du Grand Bleu, tourné en partie ici.

Folégandros, follement accidentée, n’est pas une île balnéaire ! Ses rares plagettes sont rocailleuses ou, au mieux, couvertes de galets et beaucoup ne sont accessibles qu’à pied ou en bateau. Si vous voulez vraiment vous baigner, filez à Agios Nikolaos (tamaris, taverne…), au sud.

Grèce Kythnos Plage de Kolona
Plage Kolona - Kythnos © Mike - stock.adobe.com

Dans les très rocailleuses Cyclades de l’Ouest, la reine des plages est sans conteste Kolona, à Kythnos. Plus qu’une plage, c’est un tombolo, un isthme sablonneux long de 300 m qui relie l’île à la presqu’île de Vriokastro ! Autant dire deux plages dos à dos. L’île est par ailleurs réputée pour ses sports de plongée sous-marine.

À Sifnos, Kamares est familiale à souhait, adossée à de vieux tamaris et de courtes dunes, au centre d’un amphithéâtre rocheux. Même si elle est attenante au port des ferries, on la préfère à Platis Gialos (côte est), soulignée sur tout son long de maisons et restaurants.

Serifos a elle aussi son lot de plages, à commencer par la longue Livadakia, proche du port, et Psili Amnos, un peu plus au nord (côte est).

Pour autant, si l’on recherche uniquement un séjour balnéaire, mieux vaut privilégier d’autres îles. Kea, l’île la plus proche d’Athènes, est vite envahie le week-end , mieux vaut y venir en semaine. Parmi ses plages les plus connues figurent Koundourous (aménagée) et Pisses (la plus développée). On leur préfère la petite Xyla (au nord-ouest, cadre naturel, chaises longues) et plus encore Sykamia (isolée au nord-est) délicieusement tranquille et adossée à une grosse touffe de tamaris.

Cyclades : quelle île choisir pour la culture et l’histoire ?

De la mythique Atlantide à Santorin au fameux monastère à flanc de falaise d’Amorgos, des millénaires d’histoire et plusieurs civilisations sont à explorer dans certaines îles des Cyclades…

Santorin, aux sources de l’Atlantide

Grèce Santorin Oia
Une taxe jusqu'à 20 € par passager à Santorin © Patryk Kosmider - Fotolia

Santorin est la destination phare des Cyclades. Leur porte-étendard et, en même temps, leur opposé. Là où toutes les îles de l’archipel moutonnent en montagnes entaillées de terrasses, Santorin est une blessure béante. Une île disloquée par une éruption cataclysmique survenue vers 1450 av. J.-C., concomitante du naufrage de la civilisation minoenne et de l’émergence du mythe de l’Atlantide. Il faut idéalement y débarquer en ferry pour ressentir la magnitude de ce cratère explosé, envahi par la mer, et découvrir du bord le liseré blanc des villages soulignant les interminables falaises.

Les courageux s’enquillent les 587 marches du sentier en épingles à cheveux reliant le petit port de Skala à Thira, le chef-lieu — tout blanc et bleu, comme il se doit. Au-delà, à Imerovigli, l’église Agios Minas toise les profondeurs de la baie du plus haut promontoire de l’île. Puis vient Oia, 3 lettres seulement pour l'un des bourgs les plus photographiés de Grèce. Les plus belles demeures, bâties à la fin du XIXe siècle par des capitaines marchands, font face au vide. Entassées les unes sur les autres, elles sont souvent coiffées de toits ronds et en partie creusées dans la roche tendre. Du bout de la pointe, occupée par les ruines d'un vieux château, la vue est incomparable : plus qu'ailleurs, elle révèle la forme circulaire, parfaite, de l'anneau de pierre cerclant la baie.

Vestiges Akrotiri - Santorin
Vestiges Akrotiri - Santorin © THIERRY - stock.adobe.com

Ces panoramas vus, il faut remonter le temps. Visiter les musées préhistorique et archéologique de Thira, puis filer au site d’Akrotiri, le Pompéi cycladique, où les archéologues ont mis au jour, sous 40 m de cendres et de pierre ponce, les vestiges bien préservés d’une cité commerçante de l'âge du bronze, influencée par la culture minoenne — avec ses ruelles sinueuses, ses canalisations en argile, ses fondations de maisons et palais, de superbes vestiges de fresques et des dizaines de pithoi, de grandes jarres peintes, toujours en place.

Des grondements annonciateurs durent avertir les habitants, car Akrotíri n'a livré ni restes humains, ni objets de valeur.

Lire aussi notre article Santorin, nos coups de cœur

Naxos et Paros, les îles de marbre

Grèce Naxos Portara
Portara du temple d'Apollon - Naxos © Freesurf - stock.adobe.com

Certains choisissent Naxos et Paros pour leurs plages. D’autres y cherchent — et trouvent — de touchants témoignages de la Grèce antique. À cette lointaine époque, les deux grosses îles, voisinant au centre de l’archipel, étaient réputées pour la finesse et la blancheur de leur marbre, extrait par les esclaves des carrières de Marathi (Paros), notamment. La Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace et l'Hermès de Praxitèle en sont nés.

Le riche musée archéologique de Naxos présente notamment de splendides et rares stuatuettes cycladiques. Quant au musée de Parikia, à Páros, il conserve un fragment de la célèbre « Chronique Parienne », une dalle de marbre gravée retraçant l'histoire de la Grèce au IVe siècle av. J.-C.

A Náxos, le lien au passé est très tangible. Sur l’îlot de Palatia, relié au chef-lieu actuel par une étroite chaussée dallée, se dressent les vestiges photogéniques du temple d’Apollon. À Sangri, ceux du temple de Démeter ont été restaurés.

Plus étonnant cependant, sur les hauteurs du petit port d’Apollona, on découvre, encore ancrée au sol, dans une carrière antique, la majestueuse ébauche d’un grand kouros — une statue de jeune homme nu — de 10 m (VIe s av. J.-C.), abandonné après qu’il se soit fissuré. Une autre de ces statues inachevées, plus modeste, repose dans un verger de Flério, sur la route de Potamia.

Panagia Ekatontapiliani - Paros
Eglise de la Panagia Ekatontapiliani © Arseniy Krasnevsky - stock.adobe.com

Plus tard, les Byzantins trouvèrent dans les îles le matériau de leurs sanctuaires : parements et colonnes en marbre (de remploi souvent), comme à la prestigieuse Panagia Ekatontapiliani, à Paros — l’église des Cent Portes, fondée au VIe s sous la conduite de l’architecte de Sainte-Sophie de Constantinople (rien que ça !). Plusieurs autres églises très anciennes se regroupent aux abords du charmant village de Halki, dont la touchante Panagia Drossiani, du VIe-VIIe s, dessinant des sortes d’alvéoles sur l’arrière.

Enfin, ne négligeons pas les apports vénitiens. Au début du XIIIe s, la 4e croisade vit la chute des Byzantins et la fondation d’un Empire latin de Constantinople et du duché de Naxos. Les Vénitiens s’accrochèrent aux Cyclades jusqu’à ce que les Turcs les en chassent aux XVIe-XVIIe s. Un temps largement suffisant pour y imprimer leur marque, comme en témoignent encore à Naxos le kastro (citadelle), ses demeures médiévales et la plus ancienne cathédrale catholique de l’archipel. La maison-musée Della Rocca offre, elle, une vision plus intime des nobles familles vénitiennes qui firent souche.

Paros possède son propre kastro (à Parikia), charmant avec ses ruelles blanches, mais envahi par les boutiques et les bars.

Délos, l’île sacrée

Ruines de Délos
Ruines de Délos © vivoo - stock.adobe.com

Lieu de naissance mythologique d’Apollon et de sa sœur jumelle Artémis, la minuscule Délos (5 km2), atteinte depuis Mykonos, fut à l’époque classique un des plus importants centres religieux de Grèce. Tous les quatre ans y était célébrée la fête des Délias ; les pèlerins, affluant par dizaines de milliers, contribuèrent à la richesse et au développement de la puissance politique et commerciale de l'île. Athènes, jalouse, la conquit puis imposa un ukase destiné à affaiblir son pouvoir temporel : sous couvert de purification, il fut « interdit d'y naître et d'y mourir »…

Malgré cela, Délos, bénéficiant de sa situation privilégiée sur la route de l'Asie Mineure, ne cessa de gagner en importance. Sous la coupe romaine, elle bénéficia même du statut de port franc ; il s'y tenait alors un marché aux esclaves connu dans toute la Méditerranée…

Temple d'Isis, mont Cynthe - Délos
Temple d'Isis, mont Cynthe - Délos © vivoo - stock.adobe.com

Ses très nombreux édifices ont malheureusement été détruits par Mithridate au Ier s av. J.-C. Leurs fondations, colonnes, chapiteaux et frises s’entassent au sol dans l’ancien quartier des sanctuaires, rejoint depuis l’ancien port sacré (sur la côte ouest) par la voie processionnaire — et jadis centré autour d’un étang sacré asséché. Les lions de pierre qui y veillaient ont été transférés au musée archéologique du site, aux côtés d’autres trouvailles locales. Les vestiges du petit sanctuaire de Dionysos proche est précédé de deux phallus de pierre tronqués…

Au sud-est, dans le quartier du théâtre, plusieurs villas hellénistiques, plus ou moins restaurées, ont conservé des mosaïques montrant notamment des dauphins et Dionysos chevauchant une panthère ou un lion. Au-delà, le sentier grimpe vers la terrasse des divinités étrangères, où les commerçants venus d’Orient érigèrent des temples à leurs propres dieu, puis jusqu’au sommet du mont Cynthe, offrant une vue à 360° sur l'île et les Cyclades voisines. Zeus y assista à la naissance d'Apollon et Artémis.

Tinos, la foi chevillée au corps

Panagia Evangelistria - Tinos
Panagia Evangelistria - Tinos © Wirestock - stock.adobe.com

Moins connue que les précédentes, Tinos est, avec Naxos, l’île qui a conservé la plus forte empreinte vénitienne. Normal : la Sérénissime parvint à s’y maintenir jusqu’en 1715 (soit 4 siècles) !

Relativement peu fréquentée par les étrangers, Tinos attire par contre beaucoup de Grecs religieux, qui viennent prier l’icône miraculeuse de la basilique de la Panagia Evangelistria. C’est un peu le Lourdes orthodoxe grec et, autour du 15 août, c’est la folie ! Certains remontent même à genoux la rue Megalohori et les marches conduisant au sanctuaire…

Autre site sacré incontournable, le monastère de Kechrovourno date, lui, du XIIe s. Outre ses charmants villages blancs aux placettes ombragées par de vieux platanes, Tinos se distingue par le grand nombre de ses pigeonniers vénitiens émaillant la campagne. Très bucolique !

Amorgos, vertigineuse et intacte

Grèce Amorgos Monastère Chozoviotissa
Monastère de Hozoviotissa - Amorgos © Martin M303 - stock.adobe.com

Amorgos abrite un site assez unique : le monastère de Hozoviotissa, enchâssé à flanc de falaises, 300 m au-dessus de la mer. Pourquoi ici ? Parce qu’une icône de la Vierge, brisée en deux par des mains impies quelque part en Orient, aurait flotté jusqu'au pied du rocher, où elle se serait miraculeusement reconstituée… Parce que, au IXe s, des moines presécutés venus de Jéricho y auraient vu des similitudes avec leur communauté d’origine, préfèrent les historiens.

Pour atteindre ce lieu, il faut emprunter un sentier aux marches interminables. Le site est assurément spectaculaire : fortifié à la fin du XIe siècle après plusieurs attaques pirates, il se compose de multiples pièces et d’une chapelle troglodytiques. En contrebas se serrent quelques étroites terrasses, où les moines cultivent fruits et légumes.

Les plus beaux villages des Cyclades

À chaque île des Cyclades son village perché, ou presque. Au Moyen-Âge, les hommes, menacés par les Croisés, puis par les Turcs, se sont repliés sur les sommets rocheux, où s’amarrent encore les principaux bourgs, répondant presque tous au simple nom de Hora (« village »). Leurs maisons blanches, aux cubes adoucis chaque printemps par le passage du balai à rechauler, s’y soudent les unes aux autres, dans une débauche d’escaliers, de ruelles tortueuses, de dômes d’églises bleus, de lauriers roses et de chats paresseux. Sous cette apparente uniformité, pourtant, tous ne sont pas aussi séduisants.

La carte postale d’Oia, à Santorin, a depuis longtemps fait le tour du monde. Mais Firosteni et Thira ne manquent pas de charme non plus, malgré leur commercialisation à outrance.

Lefkès - Paros
Lefkès - Paros © aterrom - Adobe Stock

Les plus beaux villages de l’archipel se trouvent, à notre avis, à Naxos. L’île, grande et très accidentée, regorge de hameaux perchés atteints par des petites routes tortueuses à souhait, où l’on dépasse rarement les 30 km/h. L’éloignement des plages les a préservés du tourisme de masse. On adore Halki, Koronos et Apiranthos, aux ruelles pavées de marbre, entre lesquelles s’insinuent placettes ombragées et passages voûtés. Un grand platane par ici. Une chapelle ou une vénérable église par là.

Au centre montagneux de l’île de Paros, Lefkès est assurément le plus joli village, étagé, avec son dédale de ruelles piétonnes pavées (de marbre par endroits) bordées de maisons blanches, ses placettes, ses treilles et ses balcons fleuris. Beaucoup de plantes en pots et de bougainvillées ici ! De part et d’autre, Kostos et Marpissa (ce dernier sur la côte est) sont aussi très sympathiques.

Moulins - Mykonos
Moulins - Mykonos © Jenifoto - stock.adobe.com

Le bourg blanc et perché de Hora, à Amorgos, est l’un des plus jolis des Cyclades. Il s’adosse à un piton rocheux en forme de pain de sucre coiffé par les ruines d'une vieille forteresse.

Si Mykonos est indissociable de ses plage(tte)s bondées et des fiestas estivales, c’est aussi, hors saison, un adorable petit port recroquevillé autour de la vieille église de la Panagia Paraportiani. Au-delà du charmant quartier de la Petite Venise, 7 moulins restaurés, coiffant les crêtes, complètent la carte postale.

Klima, Olaka - Milos
Klima, Olaka - Milos © Mike - stock.adobe.com

Ah Milos ! Si ses côtes forment l’attrait principal de l’île, il faut déambuler dans les ruelles en escaliers de l’adorable village de Plaka, perché sur son piton, entre des maisons blanches aux barrières de bois et le dôme bleu de l’église — dont le parvis attire foule à l’heure du coucher du soleil. Là-haut, sur une place encadrée d'acacias, le petit musée archéologique doit se contenter d'une copie en gypse de la célèbre Vénus de Milo, déterrée dans un champ de l’île en avril 1820 et rapidement achetée par l’ambassadeur de France. En contrebas, l’adorable petit port de Klima aligne des maisonettes de couleurs vives.

Plus arrosée en raison de sa position plus septentrionale, plus verdoyante, Andros est cisaillée de vallées centrales inhabituellement fertiles, où se cachent quelques jolis villages. Les torrents, canalisés, y irriguent des terrasses plantées d’oliviers, de figuiers ou de citronniers — comme dans le délicieux hameau de Lempira, où l’eau, à la fontaine, jaillit d’une tête de lion vénitien. On aime bien aussi Strapouriès, Ipsilou et, plus près de la côte est, Sténiès. Sans oublier la belle Hora, sur le littoral.

Pyrgos - Tinos
Pyrgos - Tinos © Georgios Alexandris - stock.adobe.com

À Tinos, il faut quitter le chef-lieu pour parcourir les petits villages de l’intérieur. Beaucoup sont très mignons, comme Arnados, Kechros et plus encore Volax, au noyau de maisons traditionnelles niché parmi un chaos de gros rochers. Citons aussi Skalados, Agapi, l’attachant Ktikados avec son lavoir, Kardiani (dominant la mer) et enfin Pyrgos, spécialisé dans la sculpture sur marbre.

Ce n’est pas un village, mais une ville dotée de son port, plaque tournante du trafic maritime dans les Cyclades. À Syros, Ermoupoli s’agrippe joliment à deux collines jumelles, l’une orthodoxe, l’autre catholique, écrasant de leur blancheur une cité basse aux élégants édifices néoclassiques — notamment du côté de Vaporia, où habitaient les armateurs. Un dédale qui se prête à l’exploration.

Cyclades : quelle île choisir pour le calme et la sérénité ?

Elles sont les moins connues, les îles des initiés, les secrets bien gardés que l’on essaye de ne pas trop divulguer. Des terres promises de calme et de sérénité, au plus près de la Grèce éternelle.

Anafi

Hora - Anafi
Hora - Anafi © milangonda - stock.adobe.com

Petite, très accidentée, Anafi est aussi l’une des îles les plus isolées et les moins peuplées (270 habitants), située à l’est de Santorin, tout au sud des Cyclades. Au-delà, il n’y a que la Crète. Le port se résume surtout à un quai et une rue, prolongée par une petite route en épingles à cheveux qui se hisse jusqu’au bourg de Hora, dont l’agglomérat de maisons blanches cycladiques, aux toits plats ou bombés, toise la mer. Pas de bleu ici, très peu de vert, rien que du blanc, éclatant !

Quelques plages sableuses soulignent la côte sud, comme Klissidi et les belles Roukounas et Monastiri, ombragées par des tamaris (accessibles en caïque). Les 2 petits monastères de l’île se plantent au-dessus : celui d’en « bas », actif et… pas si bas, fleuri de géraniums et de genêts émergeant de la rocaille, et celui d’en « haut » (Panagia Kalamiotissa de son nom), microscopique et déserté, perché périlleusement au sommet d’une falaise XXL offrant une vue spectaculaire sur toute l’île. Le nord, tout de falaises noires et rouille entaillées par endroits de terrasses abandonnées, est pour ainsi dire inhabité. Quelques chapelles solitaires y admirent la mer.

Folégandros

Hora et Panagia - Folégandros
Hora et Panagia - Folégandros © Vasilis - stock.adobe.com

Plus petite encore qu’Anafi, à mi-chemin d’Ios et Milos, Folégandros a longtemps barboté dans la rudesse des terres isolées (on y déporta jadis les prisonniers politiques), avant de basculer dans la douce béatitude des îles oubliées. Elle en a connu un regain de vitalité qui voit désormais les hébergements se multiplier…

Il faut dire que l’on a vraiment envie d’y poser ses bagages, en particulier dans le bourg de Hora, agrippé au rebord d’une falaise haute de 200 m, face à la côte nord. Son centre, aux adorables maisonnettes blanches précédées de balcons en bois déclinant diverses tonalités de bleu, occupe l’ancien kastro vénitien du XIIIe s, ponctué de plusieurs placettes ombragées de grands arbres. Charmant !

Et comme si on n’était pas déjà assez haut, un chemin grimpe (en 15 mn environ) vers la vénérable église de la Panagia. En allant vers le nord, les habitations se raréfient. Quelques vieux moulins, quelques chapelles se plantent ici et là, jusqu’à rejoindre Ano Meria (sympathique musée du Folklore).

Pour ne rien gâcher, Folégandros possède quelques plages. Rien de vraiment spectaculaire, mais bien assez pour faire trempette et bronzer. Il y a Vardia au dos du port, Katergo (à 1h de marche) pour ceux qui n’ont pas peur des galets, Agali sur la côte sud et les criques dans le prolongement (bateaux-taxis), Agios Georgios, Ampéli et Livadaki au nord.

Sikinos

Port de Sikinos
Port de Sikinos © vivoo - stock.adobe.com

Coincée entre Folégandros et Ios, Sikinos est aussi petite qu’elle est peu peuplée (275 habitants). Elle se résume à un port (Alopronia) grandi autour d’une petite plage et à un village perché à l’approche de la côte nord, divisé en deux noyaux se regardant en chiens de faïence. Son nom ? Hora, évidemment. Difficile de faire plus cycladique avec ces maisons blanches basses et carrées, ces toits terrasses et ces flancs de montagnes entaillés d’un incroyable succession de terrasses anciennes.

Au-dessus, un petit monastère à clocher ajouré s’y dore la pilule face à une terrasse panoramique en diable. Et vers l’ouest, une petite route, filant (doucement) entre ciel et mer, court (presque) jusqu’à l’église solitaire d’Episkopi (XVIIe s), à la romantique décrépitude. Sa façade est soutenue par 2 colonnes antiques de remploi ! Un mini-ermitage (Agios Georgios) se dresse un peu au-dessus.

La journée se termine souvent, sur le chemin du retour à Hora, au bar panoramique du vigneron Manalis, face au soleil couchant. Dernière précision : les plages sont rares ici et la principale, Agios Georgios, n’est accessible qu’à pied (1h) ou en caïque.

Les Petites Cyclades

Stavros - Donoussa
Plage de Donoussa © milangonda - stock.adobe.com

Regardez bien entre Naxos et Amorgos : un troupeau de 6 petites îles s’y inserre au milieu d’une flottille d’îlots rocheux et déserts. Quatre sont habitées : Iraklia, Schinoussa, Koufonissia et Donoussa.

On préfère y aller à bord de l’Express Skopelitis, un petit ferry exploité par la même famille depuis l’après-guerre (rassurez-vous, plusieurs modèles ont défilé !), véritable cordon ombilical de l’archipel. Encore méconnues au début des années 2000, les Petites Cyclades attirent un nombre croissant de visiteurs pour leurs plages et leur sérénité (de moins en moins assurée en plein été…).

Des 4, la plus visitée est aussi la plus basse et la plus petite : Pano Koufonissi (sa voisine Kato Koufonissi abrite juste un restaurant). Les réseaux sociaux ont trouvé ses jolies plages et ses piscines naturelles…

Excentrée vers le nord-est, Donoussa (150 habitants) n’est desservie qu’un jour sur deux par le Skopelitis. Encore un peu hors des sentiers battus, elle possède quelques plages et des grottes marines. Pas mal de jeunes Grecs y campent en saison près de la plage de Kedros.

Enfin, citons Keros, au sud de Koufonissi. L’île, interdite de débarquement, fut habitée dès le IIIe millénaire av. J.-C. Les archéologues y ont mis au jour certaines des plus célèbres statuettes de la civilisation cyladique, dont deux figurant des joueurs de flute et de harpe (exposées à Athènes).

Les Cyclades de l’Ouest

Chapelle des sept Martyrs, Kastro - Sifnos
Chapelle des sept Martyrs, Kastro - Sifnos © photo_stella - stock.adobe.com

Parmi les moins connues, les 4 Cyclades de l’Ouest s’étirent en ligne presque droite entre le cap Sounion et Milos.

Kea, tout au nord, est très fréquentée par les Athéniens et, à ce titre, moins séduisante. Les 3 autres, Kythnos, Sérifos et Sifnos, sont assez semblables : très rocailleuses, plutôt arides, entaillées de multiples terrasses en grande partie abandonnées et relativement peu développées (même si ça change).

On avoue un petit faible pour le calme de Kythnos, mais aussi pour son extraordinaire plage-tombolo à Kolona et ses attachants bourgs de Diopida et… Hora (bien sûr !).

Sérifos s’enorgueillit de quelques vallons fertiles où l’on cultive (notamment) la vigne et se prête bien à la randonnée, notamment vers le monastère des Taxiarques.

Davantage touristique, Sifnos est aussi un peu plus verdoyante. Réputée pour sa richesse dans l’Antiquité (mines d’or et d’argent), elle se distingue aussi par un plus grand nombre de monastères. Autre spécificité : ici, le village principal ne s’appelle pas Hora, mais Apollonia ! On aime bien son quartier supérieur, Artémonas, typiquement cycladique, typiquement labyrinthique — et joliment fleuri. Et il faut aussi déambuler dans les étroites ruelles de Kastro, sur la côte orientale. Une vraie carte postale, tout en bleu et blanc ! Un long escalier y dévale jusqu’à une chapelle perchée au-dessus de la mer. La Grèce éternelle.

Cyclades : quelle île choisir pour la randonnée ?

D’abord une mise en garde, que certains trouveront inutile tant elle est évidente : compte tenu de l’absence presque générale de végétation sur les sentiers, on ne randonne pas dans les Cyclades en plein été, à moins d’être immunisé contre les coups de soleil et la déshydratation !

Tout juste peut-on alors raisonnablement s’offrir quelques balades courtes le matin tôt ou en fin d’après-midi quand se lève le meltémi. Pour le reste, préférer les jolis mois d’avril et mai (tout fleuris) et mi-septembre à octobre.

Andros

Sentier - Andros
Sentier - Andros © Mazur Travel - stock.adobe.com

On pense rarement aux Cyclades du Nord quand on envisage de randonner dans les îles. C’est pourtant là que l’on trouve les réseaux de sentiers les plus étendus, en particulier sur la grande Andros (env 150 km).

On peut choisir parmi une vingtaine de routes classiques bien balisées, la plupart explorant la région de Hora et les vallées centrales verdoyantes, plantées d’ifs, agrumes et oliviers, où l’on découvre de vieux ponts médiévaux.

Parmi les plus emblématiques, celle menant au monastère de Panachrantou, dans les collines centrales (11 km, env 4h30), emprunte de vieux chemins pavés, entre murets et chapelles. Bucolique !

Et pour un vrai coup de vert, offrez-vous la boucle d’Arni (5 km), dans la forêt des monts Kouvara, bercée par le glouglou des sources et des rus, ou celle de Menites (3 km), si délicieusement verdoyante.

Site sur la randonnée à Andros

Tinos

Pigeonniers - Tinos
Pigeonniers - Tinos © vanRies - stock.adobe.com

C’est l’autre bonne surprise du Nord, avec là aussi quelque 150 km de sentiers répertoriés, dessinant une dizaine de boucles balisées et autant de parcours de liaison !

La plupart explorent la partie centre-sud de Tinos, autour des villages et hameaux de Falatados, Koumaros, Xinara (vestiges du château d’Exombourgo, ex-capitale médiévale dont il ne reste presque rien), Mountados, Messi, Loutra, etc. Les paysages sont entaillés d’un dense réseau de terrasses étagées, encombrés de formations granitiques et semée de chapelles.

On aime bien aussi la boucle reliant Potamia à la plage de Lichnaftia (7,8 km, env 3h), avec son pont de pierre, ses pigeonniers vénitiens et sa belle vue sur Mykonos. Et les balades dans le nord, autour de Pyrgos, avec les chemins pavés et les murets constitués de marbre (coin des anciennes carrières) !

Site sur la randonnée à Tinos

Sérifos

Escalier à Hora - Sérifos
Escalier à Hora - Sérifos © Rawf8 - stock.adobe.com

On y fait de bien jolies balades, surtout au nord. Classique d’entre les classiques, l’itinéraire 1 va de Hora au monastère fortifié des Taxiarques (XVe-XVIe s), proche de Galani (aux ruelles emberlificotées). Il est habité par un moine solitaire (env 3h) — pas toujours présent (mieux vaut venir le matin). On peut plus simplement y monter depuis le hameau de Pyrgos, par un chemin bordé de pigeonniers et de chapelles, redescendre vers la plage isolée de Sykamia, puis remonter à Panagia par la belle vallée verdoyante de Dipotamata. Les plus courageux boucleront la boucle en revenant jusqu’à Hora (encore 3h).

Site sur la randonnée à Sérifos

Sifnos

Sentier dans la vallée d’Erkies - Sifnos
Sentier dans la vallée d’Erkies - Sifnos © Florian Calvat - stock.adobe.com

Pas de doute, parmi les Cyclades de l’Ouest, Sifnos offre les plus beaux itinéraires. Une dizaine sont balisés, mais ils ne sont pas les seuls.

Parmi les musts, ici, il y a la grimpette d’Appolonia au vieux monastère du Profitis Ilias (1650), par un sentier pierreux glissant entre les broussailles. Du sommet de ce nid d’aigle, panorama imprenable garanti ! On peut choisir de redescendre vers la baie de Vathy pour une baignade bien méritée et un coup d’œil à sa chapelle sur le quai (compter 5-6h tout compris).

Plus aisé : d’Appolonia, rejoindre la plage et les tavernes de Platis Gialos via la jolie vallée d’Erkies et le monastère de Vrissi (2-3h) — avec option de prolongation vers la côte ouest à Vathy par les vieux chemins ruraux, ou jusqu’à la plage de Fikiada, à la pointe sud (ajouter 3-4h).

Le plus beau, peut-être : Appolonia-Kastro via le monastère de Poulati (face mer) et/ou Kastro-baie de Faros par un joli sentier en balcon (4h en tout).

Site sur la randonnée à Sifnos

Milos

Sentier entre Klima et Plaka - Milos
Sentier entre Klima et Plaka - Milos © aerial-drone - stock.adobe.com

Pour profiter de la vue sur le golfe d’Adamas, rien ne vaut la courte balade entre l’adorable petit port de Klima et le joli village de Plaka enlaçant son piton. On passe de la brochette de maisonnettes colorées baignée par des eaux turquoise à la chapelle rupestre d’Agia Paraskevi, puis aux catacombes paléochrétiennes — les plus longues de Méditerranée après celles de Rome ! Le théâtre antique est au-dessus et la Vénus de Milo a été découverte tout près… Une sacrée concentration de sites, à explorer à son rythme avant d’entreprendre la grimpette finale jusqu’à Plaka par un chemin encadré de murets de pierres sèches.

Au nord-est, on peut explorer la côte, ses criques, ses arches et ses formations rocheuses blanches polies par l’érosion, assez lunaires, entre la plage de Sarakiniko et le site minoen de Fylakopi (pas vraiment de sentier).

Site sur la www.milostrails.com

Kimolos

Champignon rocheux de Skiadi - Kimolos
Champignon rocheux de Skiadi - Kimolos © Lefteris Papaulakis - stock.adobe.com

La petite voisine de Milos, relativement abritée des grands mouvements touristiques, offre un saut dans le temps et l’occasion d’une jolie randonnée à la journée, depuis le village principal jusqu’aux étranges champignons rocheux de Skiadi, au nord-ouest de l’île (2h40/3h A/R), avec retour optionnel par la longue et belle plage de sable de Mavrospilia, idéale pour un bain rafraîchissant (4h-5h dans ce cas). Une partie de l’itinéraire emprunte un vieux sentier pavé et taillé dans la roche.

Au nord, la plage de Monastiria mélange des galets à son sable mais fait aussi l’objet d’une belle randonnée, dans un coin encore plus isolé, aux paysages de roches volcaniques sombres ; juste au nord, on pousse jusqu’à la crique de Soufi.

Paros

Sentier côtier Monastiri - Paros
Sentier côtier Monastiri - Paros © pkazmierczak - stock.adobe.com

Conjugant plages, sites culturels et vieux villages, Paros est l’une des îles les plus diverses de l’archipel. Si les sentiers balisés y sont encore assez peu nombreux (35 km seulement), cela ne signifie pas que les balades y soient impossibles.

Parmi les itinéraires phare, celle entre Lefkès et Prodromos par un « chemin byzantin » dallé de marbre, vieux de 1 000 ans, est aussi facile (6 km, env 1h30 en descente) qu’incontournable. Dommage que le début de l’itinéraire ait pâti d’incendies…

Rien n’interdit de poursuivre jusqu’aux plages de Piso Livadi et même d’intégrer cette section dans une traversée complète de l’île entre Parikia (côte ouest) et Piso Livadi (côte est), par Marathi — soit 21 km (env 6h) entrecoupés de vieux villages, églises et ponts, de moulins en ruines, de pigeonniers et d’oliviers.

Autre classique : la grimpette au monastère d’Agii Anargiri depuis l’église de la Panagia Ekatontapiliani à Parikia, à travers les pins (5 km A/R, env 1h30).

Au nord de l’île, 3 sentiers faciles ont été balisés sur la péninsule rocailleuse de Detis, classée parc naturel, du côté des belles plages de Monastiri et Tourkou Ammos (chapeau et eau essentiels !). Et pour une balade exclusivement côtière, pourquoi ne pas relier la plage de Logaras à Dryos, au sud-est de l’île ?

Naxos

Kouros de Mélanès - Naxos
Kouros de Mélanès - Naxos © r_andrei - stock.adobe.com

Serait-ce le haut lieu de la randonnée dans les Cyclades ? Naxos offre en la matière de superbes options, à commencer par l’ascension du mont Zeus (1 004 m), le point culminant de l’archipel, depuis le village de Filoti. On passe par la source d’Arion et sa fontaine ombragée par un très vieux platane aux branches courant à l’horizontale, puis par la « grotte du jeune Zeus », souvent accompagné par des chèvres. Compter 700 m de grimpette et environ 5h de marche en tout.

La courte balade ombragée vers le kouros (statue) de Mélanès est aisée et bucolique, et peut se prolonger vers le kouros de Faragi (un peu plus haut sur la montagne), le beau village verdoyant d’Ano Potamia (tout de marbre vêtu !), voire ceux de Tsikalario et Halki, plus à l’est, en passant près des vestiges du nid d’aigle vénitien d’Apano Kastro, à l’abandon.

On aime aussi beaucoup la balade des vieilles églises byzantines partant, justement, de Halki en direction de Kaloxilos (7 km, env 3h), qui passe par la vénérable Panagia Drossiani (VIe s). Tout le secteur est sympa.

De Danakos, par exemple, une piste et un sentier en escaliers grimpent en 20-30 mn au monastère fortifié de Fotodotis, d’où l’on redescend vers le joli village d’Apiranthos (3h env).

Temple de Déméter - Naxos
Temple de Déméter © LabbePhotography - stock.adobe.com

De Keramoti, un sentier facile conduit aux jolies chutes de Routsouna pour un peu de fraîcheur printanière (6 km A/R). Et juste au sud-ouest, du village de Kinidaros, entouré de carrières de marbre, on peut rejoindre la même verte vallée, franchie par un vieux pont formant une arche, puis la petite église byzantine d’Agios Dimitrios et, à deux pas, l’étonnante Agios Artémios, aux 3 chapelles parallèles (XVIIIe s).

Plus à l’ouest, on débouche à Eggares, avec son ancien moulin et son musée de l’Olive (env 3h). Plus près de la côte ouest, d’Ano Sagkri, une marche facile de 4 km mène aux ruines évocatrices du temple antique de Démeter, posées sur un plateau écrasé de soleil, via la belle chapelle d’Agios Nikolaos. La balade réserve une surprise : un olivier millénaire aux multiples ramures (certains lui donnent plus de 5 000 ans !). On peut revenir en dessinant une boucle par la très ancienne chapelle de la Panagia Arkoulou et la tour de Bazeos (XVIIe s), soit 9 km en tout (env 4h).

Iraklia

Iraklia
© great_photos - stock.adobe.com

La plus occidentale des Petites Cyclades offre l’occasion d’une balade à travers un maquis sec et sans ombre jusqu’à la grotte d’Agios Ioannis (env 2h), qui cache stalactites et autres concrétions. On y entre à quatre pattes (prenez une torche puissante) ! Elle abrite un autel et un pèlerinage s’y déroule chaque 29 juin.

Amorgos

Sentier en direction du port d’Aegiali - Amorgos
Sentier le long du littoral à Aigiali © Klaus Heidemann - stock.adobe.com

Le caractère sauvage d’Amorgos se prête bien à la randonnée, mais attention, l’ombre est quasi inexistante ici !

Huit sentiers ont été balisés. Le plus long (20 km, env 5-6h), assez ardu et très caillouteux, est aussi le plus inoubliable : il relie depuis toujours le délicieux village perché de Hora au port d’Aegiali en passant par le monastère Hozoviotissa.

L’itinéraire n°2, bien plus aisé, relie les 2 ports (Aegiali et Katapola).

Le n°4 (9 km) explore les environs d’Aegiali, grimpant à Langada par un sentier dallé de marbre vers la mignonne église de la Panagia Epanochoriani, puis jusqu’aux maigres vestiges de l’acropole de Tholaria.

Le n°5 poursuit de Langada vers le monastère abandonné d’Agios Ioannis Theologos (XVe s) et la chapelle basse de Stavros, amarrée au rocher sur une crête venteuse dominant la mer, avant de dévaler vers une mine abandonnée (on peut se passer de cette section).

Autre option dans le coin, le sentier n°7, rocheux et vertigineux, explore les ruines des moulins de Langada (5 km). À signaler encore, la balade pas trop exigeante sur l’ancienne voie pavée reliant les sites antiques d’Arkessini et de Minoa, dans le coin de Katapola.

Santorin

Santorin Sentier Oia à Fira
Sentier Oia à Fira - Santorin © smallredgirl - stock.adobe.com

On n’imagine pas forcément pouvoir randonner à Santorin, assez densément peuplée. Et pourtant, on y trouve une des plus belles balades des Cyclades : 3h de marche (10 km) au sommet des falaises par la crête de Mouzakia, entre Oia et Thira. Panorama imprenable garanti sur la caldeira ennoyée, notamment depuis le bastion avancé du rocher de Skaros, à Imerovigli (sujets au vertige, attention !).

De Pyrgos ou d’Emborio, au sud, une autre jolie balade (3h-3h30) débutant à travers les vignes permet de grimper jusqu’au sommet du mont du Prophète Élie (partagé par un monastère et… plein d’antennes) pour un panorama à 360°, puis de redescendre sur le versant opposé jusqu’au site archéologique de Théra. On rejoint ensuite la station balnéaire de Périssa (plage de sable noir), sans manquer de faire un arrêt photo auprès de l’adorable chapelle de la Panagia Katefiani, blottie sous un auvent rocheux. Le sud se prête à d’autres balades, notamment vers la Black Beach.

Dernière option sympa : s’embarquer pour l’îlot habité de Thirassia et y longer les crêtes avant de redescendre vers la chapelle isolée du prophère Élie, tout au sud-est, pour y découvrir un panorama « inversé » imprenable sur la caldeira (env 3h30).

Folégandros

Agali - Folégandros
Agali - Folégandros © vivoo - stock.adobe.com

Le caractère sauvage de l’île se prête idéalement à la randonnée au long d’une vingtaine de km de sentiers empruntant pour partie d’anciens chemins pavés. La plupart des balades sont assez courtes (2h-4h).

Parmi les classiques, citons la descente de Hora vers la plagette de Fira et le hameau de pêcheurs d’Agali (3,5 km), que l’on peut prolonger vers la chapelle d’Agios Nikolaos par un sentier en balcon, avant de remonter vers le village d’Ano Meria, plus au nord (3 km).

La plupart des autres itinéraires partent d’Ano Meria : vers les plagettes d’Ampeli (2 km) et Livadaki (3,5 km) à l’ouest (plus le phare d’Aspropounta), ou vers celle d’Agios Georgios (2,5 km) au nord à travers les terrasses soulignées par endroits de figuiers de barbarie.

Tous ces endroits sont interconnectés et peuvent faire l’objet d’une rando plus longue via l’église de Zoodochos Pigi. De Livadi, on peut aussi rejoindre à pied la jolie plage de galets isolée de Katergo.

Site sur la  www.folegandros.gr/en/the-island/paths-trails/

Psst... En plus, il y a un cadeau à l'inscription à nos newsletters !

Le meilleur de nos reportages, idées et carnets de voyage

Réductions, gratuités & actualités voyage à ne pas manquer

Les idées Week-ends, les derniers reportages dans les Cyclades

Milos, bijou volcanique des Cyclades

Milos, bijou volcanique des Cyclades

A 40 minutes d’avion d’Athènes, Milos est l’île habitée la plus à l’ouest de l’archipel des Cyclades. Moins prisé que ses lointaines voisines, Santorin ou Mykonos, ce joli caillou de 150 km2, aussi...
Donoussa, l'île discrète des Cyclades

Donoussa, l'île discrète des Cyclades

Donoussa est la plus orientale de ces petites Cyclades qui gravitent dans l’orbite de leur « grande » voisine, Naxos. On aime sa tranquillité, car même si Donoussa est loin d’être un désert l’été,...
Amorgos, grand bleu dans les Cyclades

Amorgos, grand bleu dans les Cyclades

Amorgos est une île à part dans les Cyclades. Pas parce qu’elle associée au Grand Bleu, le film de Luc Besson (1988), mais parce que ses particularités ainsi que sa situation géographique en font une ...
Páros, l’île au cœur des Cyclades

Páros, l’île au cœur des Cyclades

Depuis l’Antiquité, la 3e plus grande île des Cyclades (196 km²), au centre de l’archipel, ne laisse personne de marbre, un matériau qu’elle exportait à travers toute la Méditerranée. La Vénus de Milo...
Naxos : 5 raisons d’y aller

Naxos : 5 raisons d’y aller

Dans les Cyclades, Naxos est l’île des superlatifs : la plus grande (430 km2), la plus haute (1001 m), la plus gâtée en ressources naturelles. Normal quand on a été le berceau des dieux. Zeus y aurait...

Bons plans voyage Cyclades

Les Cyclades en Immersion
Les Cyclades en Immersion
Créez votre voyage personnalisé aux Cyclades avec Comptoir des Voyages, l'agence N°1 du Voyage sur Mesure et en Immersion. Avec plus de 30 ans d'expertise et un taux de satisfaction de 94%, découvrez avec nous le Voyage en Immersion.
Voir l'offre