Sur les routes de l'histoire

05 janvier 2013

Que sont devenues nos grandes routes historiques ?
Militaires, pèlerins, commerçants, émigrés, ingénieurs ont tracé les routes de la France. Certaines ont traversé le temps, reliant l’histoire ancienne et les transports modernes.
Un véritable jeu de piste où l’on croise monuments, pavés, bornes, panneaux, gués et ponts... mais aussi la mémoire des gens du pays.
En route à travers l’histoire et les paysages de France !
Cartes et itinéraires

Les routes de France et leurs cartes, c’est toute une histoire !
Savez-vous que la carte la plus ancienne, dite Table de Peutinger (IV e s), couvrait l’Empire romain ? Elle fait suite à l’Itinéraire d’Antonin décrivant quelque 372 voies romaines en partie sur certains chemins gaulois. On retrouve encore des tronçons de leur tracé, sur les plateaux de Picardie et de Langres, en Limousin ou en Lubéron, et même creusé dans la roche alpine.
Au Moyen Âge, ces itinéraires se développent suivant le commerce, les foires et les pèlerinages, mais sans cartographie. Plus tard, Louis XI institue les routes militaires et le réseau de poste français.
La Renaissance voit le pavage des premières rues urbaines bordées d’arbres, et aux itinéraires transfrontaliers. La Guide des chemins de France, premier Routard au féminin, paraît en 1553 à des milliers d’exemplaires, suivi par la cartographie de Mercator (1585) et les cartes routières de Nicolas d’Abbeville au XVII e s.
Les routes royales se multiplient sous l’égide de Colbert. Les cartes colorées des Cassini, en 1750-80, ont la légèreté et l’élégance du siècle des Lumières. La lithographie précisant les reliefs, les cartes à usage militaire ou touristique du XIX e s., accompagnent le développement des routes impériales et nationales.
Enfin, l’Institut géographique national (IGN), créé en 1940, réalise une cartographie réputée être la meilleure au monde, dont les fameuses 1:25 000° indispensables au marcheur.
La Domitienne, voie romaine - Languedoc-Roussillon

30 km par jour, et même 80 km en cas d’urgence, avec 40 kg de barda sur le dos, ça use un légionnaire !
Sur les 100 000 km de voies publiques construites par les Romains, celles de France sont encore visibles par endroits. Elles étaient bordées d’oppida, ou relais, de bornes milliaires tous les 1 460 m et de villas. La plupart des musées archéologiques de son parcours en conservent les vestiges.
La plus ancienne, la Domitienne, ou via Domitia, relie les Alpes aux Pyrénées, du Montgenèvre au Perthus. Inaugurée en 118 avant J.-C. par Domitius, consul à Narbonne, elle emprunte l’itinéraire légendaire d’Héraclès, plus sûrement celui d’Hannibal, le long de la N9 et de l’A9.
À voir sur la route :
- Nombreux milliaires (clos des Melettes, Gard), entre Beaucaire et la ville romaine de Nîmes.
- Oppidum d’Ambrussum (Villetelle, Hérault) pour une balade romaine sur les pavés et le vieux pont, ambrussum.fr
- Pont de Saint-Thibéry (Hérault) et chemin de ballast.
- Pont Vieux de Béziers (Hérault) sur l’Orb, www.beziers-mediterranee.com
- Col-carrefour du Malpas (Colombiers 34) avec milliaire et centre culturel.
- Oppidum de Nissan-lez-Ensérune (musée, Hérault), monuments-nationaux.fr
- Narbonne (Aude) : tronçon pavé place de l’Hôtel de Ville (musée).
- Peu connu, un magnifique chemin creusé d’ornières, au nord de Roquefort-des-Corbières (Aude). D205 vers Fraïssé, panneau Via Domitia, puis 500 m, www.legrandnarbonne.com
- Site archéologique de Ruscino (Pyrénées-Orientales).
Pour en savoir plus : www.ladomitienne.com
Consulter notre guide de voyage Languedoc-Roussillon et les photos du Languedoc-Roussillon.
Les 7 chaussées Brunehaut - Nord-Pas-de-Calais / Picardie

Selon la légende, Brunehaut, princesse wisigothe devenue reine des Francs (mais qui ne régnera que sur l’Austrasie) est entrée dans l’histoire en faisant la route. Elle a repris d’anciennes voies romaines ou gauloises, donnant leurs noms à 7 voies de la Gaule Belgique.
À voir sur les routes :
- Dans le Nord, la colonne de Bavay près de Valenciennes, surmontée de la statue de Brunehaut, indique sur ses sept faces, les directions de Tournay, Amiens, Soissons, Reims, Trèves, Cologne et Utrecht. Plaques à Estrées et Englefontaine sur la D932 de Bavay-Nauroy.
- Dans le Pas-de-Calais, la D341, ancienne voie romaine Arras-Thérouanne-Boulogne-sur-Mer, reprend l’intégralité d’une Chaussée Brunehaut. Entre les vallée de la Canche et de l’Authie, on retrouve les dénominations de Chaussée Brunehaut sur la voie D129, également voie romaine.
- Dans la Somme, trois chaussées Brunehaut à partir d’Amiens reprennent en partie la via Agrippa vers Brimeux. À voir sur les 28 km de ligne droite de la D108 vers Surcamps et autour d’Amiens, sur la D1029 vers Vermand, et la D934 à Bouchoir.
- Dans l’Oise, la voie romaine-Brunehaut traverse Senlis, la forêt de Chantilly et Luzarches.
- Dans le Val d’Oise, entre Meulan et Marines.
De quoi vous mener par la RN2 et la N6 belge, empruntant les anciennes voies Brunehaut, en direction de la Wallonie. Attention, ces routes en ligne droite sont souvent sujettes à des excès de vitesse !
Pour en savoir plus : www.tourisme-nordpasdecalais.fr
Consulter notre guide de voyage Nord-Pas-de-Calais et les photos du Nord-Pas-de-Calais.
Chemins de pèlerinage

Les voies pour les pèlerins se multiplient à l’époque médiévale, et pas seulement en direction de Saint-Jacques-de-Compostelle. Alors prenez votre bâton, car ils existent toujours !
À voir sur les routes :
- Les Chemins de Saint-Martin-de-Tours, reconnus par le Conseil de l’Europe en 2005, retracent les parcours du charitable soldat Martin, venu de Hongrie au IVe siècle. Devenu évêque à Tours, son tombeau marque le départ de trois chemins balisés en Touraine : vers Trèves (168 km), vers Poitiers (236 km), vers Chinon (114 km). À tester avec plaisir et solitude…
Topoguides sur www.saintmartindetours.eu
- Best-seller, le pèlerinage de Compostelle est fréquenté par des millions de Jacquets depuis le IXe s. Il comporte 4 voies principales en France qui se réunissent en Espagne en Camino Francès.
Topoguides sur www.ffrandonnee.fr
Plus d’infos : www.chemins-compostelle.com
- Au Xe siècle, La Via Francigena, "voie des Francs", traverse les Alpes vers Rome, par le col du Grand-Saint-Bernard. Reconnue par le Conseil de l’Europe en 1994, déjà équipée en Italie, elle est en cours de balisage dans l’Est de la France.
La Via Francigena en Italie, éd. Lepère, 2012
Plus d’infos : www.francigena-international.org
- Vers l’ouest, les Miquelots suivent sur 550 km le GR 22 du Mont-Saint-Michel à Notre-Dame de Paris par la campagne paisible de la Manche et de l’Orne.
Chemin vers le Mont-Saint-Michel, éd. FFRP, 2012
Plus d’infos : www.lescheminsdumontsaintmichel.com
- Le Tro Breiz, circuit médiéval de 600 km, honore les sept saints fondateurs de Bretagne à Saint-Brieuc, Saint-Malo, Dol-de-Bretagne, Vannes, Quimper, Saint-Pol-de-Léon et Tréguier. De nos jours, une seule ville en alternance est désignée par an. Les sept boucles seront terminées en… été 2017.
Plus d’infos : www.trobreiz.com
Consulter nos guides de voyage Alpes, Auvergne, Bretagne, Normandie, Châteaux de la Loire
La Regordane, voie du commerce - Auvergne / Languedoc-Roussillon

Transporter, vendre et acheter… Dès le Moyen Âge se développent les voies de liaisons nécessaires aux grandes foires et au commerce.
Les marchands de vin et muletiers au travers du Massif central, les sauniers du sel croisant les faux-sauniers et les gabelous en Franche-Comté, les mareyeurs ramenant le poisson frais du Nord à Paris sur les voies du Chasse-Marée… Ils ont tous leur itinéraire.
La plus ancienne voie, la voie Régordane ou chemin de Saint-Gilles, reliait l’Île-de-France au Languedoc et à Saint-Gilles-du-Gard, réputé pour sa foire et son port sur la Méditerranée. Dès le IXe siècle, on y croisait les pèlerins, les bergers, les marchands et, plus tard, les hommes et leurs idées.
De nos jours, le GR 700 reprend au mieux son tracé sur 240 km balisés blanc-rouge entre le Puy-en-Velay et Saint-Gilles-du-Gard. Le randonneur traverse les magnifiques plateaux volcaniques du Velay et du Gévaudan, les drailles de Lozère, le bassin des Cévennes et les garrigues de Nîmes. Plusieurs monuments sont classés au Patrimoine mondial de l’Unesco.
À voir sur les routes :
- Haute-Loire (43) : cathédrale du Puy-en-Velay, hospice de Pradelles.
- Lozère (48) : monuments de Langogne, forteresse de Luc, maisons fortes de la Garde-Guérin et de Villefort, ornières de Prévenchères.
- Gard (30) : village camisard de Génolhac, pont de Rastel, château fort de Portes vigile de la Régordane, site d’Alès, village fortifié de Vézenobres, vieux pont de Ners, arènes de Nîmes (30), abbatiale de Saint-Gilles du Gard.
Topoguide Le chemin de Régordane, éd. FFRP, 2012
Plus d’infos : www.chemin-regordane.fr et http://regordane.fr
Consulter nos guides de voyage Auvergne et Languedoc-Roussillon
Les routes royales

À la suite de Sully et du premier budget des Ponts et Chaussées, Colbert développe les voies de communication en France.
Vers 1765 les ingénieurs Trudaine et Perronet établissent des poteaux indicateurs et des bornes kilométriques numérotées depuis Notre-Dame de Paris, sur un réseau routier de 32 000 km.
Les routes, divisées en trois classes, étaient surtout fréquentées par les messageries royales, les militaires et les diligences.
À voir sur les routes :
- Le Chemin de la Mâture, sur le GR 10 en vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques), taillé dans le roc. Face au fort du Portalet, son à-pic vertigineux ne laisse pas d’impressionner. Les ingénieurs de Colbert et 3 000 ouvriers accomplirent cet exploit pour ramener les troncs des sapins nécessaires aux mâts de la marine royale.
- Plaque de la borne O, visible sur le sol du parvis de Notre-Dame de Paris.
- Bornes royales. Elles sont 250 à être répertoriées le long des anciennes routes royales. En pierre, hautes de 1,30 m, elles sont ornées d’une fleur de lys en bas-relief, voire d’un bonnet phrygien après la Révolution, comme à Tremblay (93). Implantées toutes les mille toises (2 km), elles sont placées sur le côté gauche de la route depuis Paris, à la vue du postillon. Le numéro gravé correspond à la distance en toises depuis l’origine de la route.
À voir notamment sur la N 20, sur la N 34 à Chelles, et dans le nord et l’est du bassin parisien à Dammartin-en-Goële, Meaux, May-en-Multien, Dammarie-les-Lys, Nesles, Chessy, Maison-Rouge, Vulaines-lès-Provins, Montry, Nemours, Ormesson, etc… Ouvrez l’œil !
Consulter nos guides de voyage Pays basque et Béarn et Île-de-France
Les routes du XIXe siècle

Napoléon Ier entreprend le percement des montagnes. Les routes du Simplon, de la Grande Corniche, du Somport sont de véritables épopées pour l’époque.
En 1824, des 14 routes impériales, il sortira 229 routes royales, renumérotées nationales suivant un classement inchangé jusqu’en 1970.
Le rail concurrence la route ? Sous la IIIe République, le Touring Club de France relance les routes des Alpes, des Pyrénées et de la Corniche de l’Estérel, ouvrant ainsi l’ère nouvelle au tourisme.
À voir sur la route :
- La Route Thermale. Créée par Napoléon III, qui se rendaient souvent aux eaux avec sa fragile Eugénie, elle regroupe quatre routes thermales à travers les stations des Pyrénées, passant par les cols les plus élevées, tel celui du Tourmalet (2 115 m). Pour l’architecture remarquable des stations thermales, entre Saint-Christau (Pyrénées-Atlantiques) et Bagnères-de-Luchon (Hautes-Pyrénées). Déclassée en RD 918 et RD 618.
- La route des Quarante Sous, ancienne route royale, intrigue par son nom. Il s’agit de la N13 déclassée en D113, entre Saint-Germain-en-Laye et Mantes-la-Jolie (Yvelines). Sur la rive gauche de la Seine, les panneaux routiers évoquent les 40 sous du salaire quotidien des ouvriers entre 1827 et 1853, avec un Smic plutôt bas…
Consulter nos guides de voyage Midi-Pyrénées, Pays basque et Béarn et Île-de-France
Les routes des métiers

Corporations et migration ont créé leurs propres routes historiques. La plus connue, celle du Tour de France des Compagnons, se pratique encore.
Au XIXe siècle, les migrations internes tracent les routes vers la capitale, à la recherche de quelque fortune, tels les flotteurs du Morvan, les maçons de la Creuse et les conducteurs de calèche de Maurienne, qui deviendront taxis.
Routes des métiers également, pour les douaniers (sentier du littoral GR 34), les facteurs, les colporteurs et… les contrebandiers !
À voir sur les routes :
- Le Tour de France des Compagnons est un périple d’apprentissage. Les novices passent de ville en ville, accueillis par les Mères dans des auberges, se formant auprès des employeurs-compagnons. Cette tradition médiévale est encore pratiquée, élargie de nos jours vers les pays étrangers.
Le sentier du Saint-Pilon (6,5 km) depuis l’hôtellerie de la Sainte-Baume (Var), monte par la grotte de Marie-Madeleine, halte des Compagnons. Traversant la forêt, recherchez les graffitis des Compagnons sur les troncs séculaires du bois Sans-Pareil ou sur la pierre. Nombreux musée, dont Paris et Tours.
- Le sentier des Colporteurs de l’Oisans. Chargés de lourdes malles, ils vendaient de la vaisselle en bois "blanche" des Bauges, des rubans et des images pieuses, des graines et des plantes médicinales. Leur arrivée dans les villages alpins était un événement… à suivre par la Via Ferrata des Perrons, 5 h depuis Venosc (Isère), ancien village de colporteurs, et le parking de la télécabine.
Consulter nos guides de voyage Côte d’Azur et Alpes
Les voies du souvenir

Route Napoléon (N85 entre le golfe Juan et Grenoble), routes des fortifications en Finistère ou à Belfort… Les voies historiques du souvenir militaire ne sont que trop nombreuses.
L’année 2014 met à l’honneur celles de Première Guerre mondiale.
À voir sur les routes :
- Le Chemin des Dames, entre Soissons (N2) et Laon, du nom des filles de Louis XV, fut bouleversé lors des combats de l’Aisne (02) en 1914-1918. Giono, Appollinaire et Aragon y étaient. "Adieu la vie, adieu l’amour…", chantait-on sur le plateau de Californie à Craonne… Ne manquez pas le panorama de la Royère et le musée de la Caverne du dragon.
Plus d’infos : www.chemindesdames.fr
- La Voie sacrée de Verdun, artère principale de la bataille de Verdun ou RD1916, relie Bar-le-Duc à Verdun (Meuse) sur 60 km. Bornes casquées marquées NVS, musées et mémorial de Verdun, marches commémoratives.
Plus d’infos : www.voie-sacree.com
- Circuit du Souvenir de la Bataille de la Somme (1916). Historial de la Grande Guerre à Péronne. Musées à Albert et Villers-Bretonneux. Nécropoles françaises, allemandes, britanniques et américaines à Longueval, Pozières, Thiepval, Beaumont-Hamel, La Boisselle.
Plus d’infos : www.somme14-18.com et www.cheminsdememoire.gouv.fr
- La Voie de la Liberté commémore la libération de la France en 1944. De grandes bornes kilométriques colorées depuis Sainte-Mère-Église (borne O) et Utah Beach (borne 00) en Basse-Normandie jusqu’à Bastogne en Belgique, marquent l’itinéraire de la 3e armée américaine commandée par le général Patton sur 1 145 km. Cimetières militaires, musées, mémorial de Caen, randonnées du souvenir.
Plus d’infos : www.voiedelaliberte.fr
Les routes historiques labellisées

L’appellation des Routes Historiques peut prêter à confusion. 24 itinéraires culturels sont reconnus par le Conseil de l’Europe (Institut Européen des Itinéraires Culturels).
9 Routes Historiques en France participent à la Fédération nationale des routes historiques. Bien peu si l’on considère les dizaines de Routes Historiques labellisées il y a quelques années…. www.routes-historiques.com
À voir sur les routes :
- La Route Jacques Cœur
Crée en 1954, la route Jacques Cœur est la plus ancienne des Routes Historiques labellisées. Sur le thème de Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII au XVe s, elle traverse le Berry de Gien à Bourges par des détours sur 100 km environ. Les coups de cœur sont multiples, à commencer par la façade gothique flamboyante du palais Jacques Cœur à Bourges, le site romantique de l’abbaye cistercienne de Noirlac, le château de Meillant et la forteresse de Culan. Les animations se succèdent sur le parcours : orpaillage à Saint-Amand-Morond, souvenir écossais à Aubigny-sur-Nère, fête médiévale à La Chapelle-d’Angillon, musée de la chasse à Gien. Admirez les pétales or et framboise de l’iris Jacques Cœur dans les jardins d’Ainay-le-Vieil, tout en dégustant un verre de sancerre ou de Menetou-Salon, sinon de Château Meillant. Un velours !
Plus d’infos : www.route-jacques-cœur.org
A savoir :
Les Routes Historiques ne doivent pas être confondues avec Les Routes Touristiques, destinées à faire connaître un terroir. Fluctuantes, ces dernières se résument parfois à une opération commerciale ponctuelle : se renseigner auparavant.
www.franceguide.com
À lire sur la route :
G. Reverdy, Atlas historique des routes de France, 1986 et Les routes de France du XIXe siècle, 1993, éd. École des Ponts et Chaussées, 1986.
A.-M. Minvielle.- La France à pied, éd. Arthaud Flammarion, 1993.
F. Trystram.- En route ! La France par monts et par vaux, éd. Découvertes Gallimard, 1996
Consulter notre guide de voyage Berry
Psst... En plus, il y a un cadeau à l'inscription à nos newsletters !
Les derniers reportages

La Grèce hors des sentiers battus

Angleterre : virée dans la verte campagne du Kent

Les plus beaux hôtels de Saint-Barth
guillaume_grasset_3cbf796810.jpg)
Les plus beaux hôtels de Megève



